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Régénérer notre monde

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68 pages

« Tout commence par de la compassion. C’est elle qui est au cœur des plus grands moments de bravoure, ceux qui ont été les plus utiles, dans notre Histoire. C’est le secret, le fondement de l’humanisme. J’en suis intimement persuadé. C’est ce qui motive des millions de bénévoles dans le monde, chaque jour, pour guérir, nourrir, réconforter ceux qui en ont besoin.
Où serions-nous sans notre compassion ? Un peu plus profondément encore enserrés entre les griffes des prédateurs du pouvoir et de l’argent. »


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-72790-9

 

© Edilivre, 2014

Régénérer notre monde

 

 

J’écris ce livre comme je jetterais une bouteille à la mer, victime du naufrage de notre société – avec l’espoir de trouver quelqu’un qui partage mon point de vue.

Je m’appelle Nicolas Chelay, j’ai trente ans. Depuis plus de dix années, je milite dans différentes organisations dites « de gauche ». En 2007 notamment, j’ai rejoint la démocratie participative de Ségolène Royal, j’ai participé à des assemblées et réussi à faire remonter quelques idées. J’ai intégré une section du Parti Socialiste, puis sa Commission Administrative. En 2011, las de voir que le social et le commerce éthique n’étaient pas des grandes préoccupations des socialistes, j’ai monté mon propre parti, basé sur la recherche de l’optimum de confort pour tous, à travers la redistribution des richesses, l’humanitaire, la démocratie participative et le commerce éthique – basé sur une économie mondiale de hauts salaires, notamment.

Avant cela, quand j’étais enfant, je me contentais de réfléchir à un monde meilleur, un monde sans pauvreté. J’ai toujours été ainsi, et je ne changerais probablement jamais. Depuis l’éveil de ma conscience humaniste, je me suis documenté, j’ai expérimenté, j’ai participé à des réunions et à des rassemblements. J’ai épluché en commission des budgets municipaux, tracté et distribué, diffusé sur Internet les analyses de lois, de motions et de propositions. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas en paix. En moi bouillonne mon empathie, qui me fait compatir sur la situation des nombreux oubliés du sort, sur Terre. Je ne suis pas le seul dans ce cas-là.

Tout commence par de la compassion. C’est elle qui est au cœur des plus grands moments de bravoure, ceux qui ont été les plus utiles, dans notre Histoire. C’est le secret, le fondement de l’humanisme. J’en suis intimement persuadé. C’est ce qui motive des millions de bénévoles dans le monde, chaque jour, pour guérir, nourrir, réconforter ceux qui en ont besoin.

Où serions-nous sans notre compassion ? Un peu plus profondément encore enserrés entre les griffes des prédateurs du pouvoir et de l’argent. Le triomphe de l’ultralibéralisme/néolibéralisme nous claironne qu’il faudrait être individualiste, que les grands mouvements sociaux n’ont donné que des dictatures et des crises économiques.

Mais qui a financé presque l’intégralité des dictatures, et qui joue avec les crises économiques ? Qui a asservi les peuples en quelques siècles – voire depuis toujours, et financé tous les va-t-en guerre – Pourquoi ? Parce que la guerre crée de la dette. Beaucoup de dette !

Nous sommes des pions, nous débattant variablement, dans un jeu qui nous dépasse. Les financiers auront toujours un coup d’avance, car ils CREENT l’Histoire. Ils la financent ! En accordant une infime partie des richesses financières, de nombreux maux seraient déjà guéris – mais ils ne le veulent pas. La misère des uns est la servilité des autres. Les mêmes endettent les Etats, expatrient leurs capitaux dans les paradis fiscaux, et nous vendent très chers des médicaments ou de la nourriture industrielle.

Il faut de l’argent pour tout. Et ils en ont. Ils le créent même, pour le compte des Etats.

Aujourd’hui, alors que la famine tue environ six millions de personnes chaque année dans le monde, une majorité de la finance, déréglementée depuis une trentaine d’années (les produits dérivés, pour être technique), a atteint un poids de douze fois la richesse annuelle de toutes les nations réunies ! Et encore, en comptant les dettes publiques, on peut faire monter ce rapport à 1 contre 30 ! Cette titanesque somme d’argent représente trente fois le poids économique réel annuel de tous les pays ! L’ONU ne parvient pas à trouver 100 milliards de dollars pour éradiquer la famine, et pendant ce temps, 720 000 (7200 fois plus !) milliards de dollars sont le fondement d’un monstre financier tentaculaire, sécurisé par une soixantaine de paradis fiscaux, et s’occupant de l’endettement des individus et des peuples !

Voilà la situation, la terrible et invisible situation. Vous n’entendrez pas le bruit des bottes, vous ne verrez pas Big Brother à la télévision, vous intimant l’ordre d’obéir. C’est par en-dessous que le Léviathan vous frappera, quand vous voudrez contracter un prêt à la consommation, dont le taux variable va vous étouffer, quand les retraites publiques seront rendues inopérantes – et qui contrôle le système privé de retraite ? – ou lorsque l’Etat augmentera encore, inexorablement, les impôts. Lorsque votre salaire baissera, ou lorsque le prix des matières premières explosera…

Pendant ce temps, les entreprises du CAC 40 sont faiblement taxées : Au maximum, dans des pays au taux d’imposition facial fort, elles le sont à 70 %, mais dans des pays comme la Chine ou l’Irlande, cela descend à 25 %. La Société Générale bénéficie d’une des plus faibles impositions, en France, à seulement 15 % pour 2012. Les gros producteurs sont financés par l’Etat – et récupèrent même, en trichant, une grande partie des subventions réservées aux petits – et tout ce beau monde de chanter en chœur les louanges de l’ultralibéralisme – c’est-à-dire que les plus gros sont soutenus par un Etat ou un super-Etat comme l’Union Européenne – et que toutes les prérogatives d’un pays sont privatisées une par une.

Les privatisations ont certes des effets variés. Il faut les étudier avec attention. Dans le domaine des télécommunications, elles ont pu casser un monopole et faire baisser les prix. Mais veut-on que nos écoles finissent financées par les grandes marques, comme à Harlem, et que les enfants apprennent à lire : “I like to drink Coca-Cola” ? Veut-on, comme en Argentine, que les services publics soient sacrifiés ? Veut-on, comme en Afrique, que les gens renoncent à se soigner par manque d’argent ? De toute manière, c’est déjà ce qui est en train de se produire chez nous… Une étude récente nous rapporte qu’un tiers des français n’ont pas les moyens de se soigner !

La formule la plus récente de récupération du public par le privé concerne les Partenariats Public-Privé (PPP), très nombreux sous Sarkozy. Ceux-ci sont des paiements (sur trente années, habituellement) de bâtiments construits par les grands amis de la droite/gauche de notre pays. Ainsi, dernièrement, un article du Canard Enchaîné rapporte qu’un hôpital PPP coûtera au final trois fois plus cher à l’Etat, et surtout, a été livré avec plus de 6000 malfaçons ! Un hôpital !

Plus importante, plus centrale encore, est la question des retraites. Les pays de l’ex-Union Soviétique, en particulier la Russie, ont souvent eu recours aux retraites privées, par capitalisation. Il faut préciser que les retraites publiques y sont inférieures à 200 Euros par mois ! Le résultat fut l’une des plus grosses escroqueries de l’Histoire : Des millions de souscripteurs ont vus leurs contrats annulés pour des causes grotesques, une rature ou une imprécision, par des cabinets spécialisés dans ce type de magouilles.

Imaginez, comme en Russie, ne pas toucher votre retraite après avoir quitté votre emploi, et vous retrouver ainsi à la merci de la misère ! Au Japon, des retraités sans le sou commettent des agressions et des vols pour être hébergés en prison !

La misère n’est pas drôle. La misère est tout sauf drôle. Elle est inutile dans notre société, absurde économiquement, et surtout, elle est dangereuse. La misère engendre de la violence – voir la situation dans les townships, en Afrique du Sud ! Elle est le terreau de nombre de révolutions et d’explosions sociales, qui n’ont pas donné ce que l’humanité a pu produire de meilleur.

Quelle solution ? TAXER là où la richesse a été siphonnée, dans la finance déréglementée, afin de désendetter les Etats et de développer, enfin, notre monde.

*
*       *

Je jette une bouteille à la mer, parce qu’il n’y a plus rien d’autre à faire ; je vis pour un changement de monde. Nombre de mes amis se sont éloignés de moi, parce qu’ils me trouvaient trop politisé, trop “révolutionnaire”. Si vous voulez vivre misérablement, je vous conseille fortement l’humanisme. Que faut-il pour faire un bon humaniste ? De la compassion, je l’ai déjà écrit. Mais surtout, il faut des connaissances et de l’expérience. Penser au monde est une activité à plein temps ; s’occuper de la politique, française par exemple, c’est lire des projets...