Résistance

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L’auteur se fait un devoir de défendre sa terre natale. C’est la raison pour laquelle il écrit : afin de protester contre la façon dont la mémoire des Français d’Algérie est détournée de la vérité et pour être reconnu en tant que Français comme peut l’être un Corse ou un Breton, fier de sa région.
Sa suite de chroniques survole le mandat de Nicolas Sarkozy sans remettre en cause les actions politiques globales du Président, mais en contestant la présentation des événements de la guerre et de l’Exode des Français d’Algérie. Il souligne dans une analyse contradictoire, les propos d’élus de la République, de médias et d’associations, face à l’authenticité de cette Algérie française telle qu’il l’a connue.


Publié le : jeudi 30 mai 2013
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EAN13 : 9782332565709
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Citation

 

 

J’ai voulu, avant que ne vienne l’oubli, avant que ne tombe la poussière, apporter ma pierre là même où les routes n’ont plus été parallèles, mais où demeure le souvenir de notre déchirement.

Ô mon pays perdu…

Edmond Jouhaud
Ô mon pays perdu / Fayard / 1969

Avant-propos

Il y a un temps pour la réflexion après celui de la déception ou de la rancune. C’est une pensée que l’on remâche comme un fruit « amer » dont on veut à tout prix découvrir la saveur particulière et qui nous fera dire : « Il est mangeable. ».

C’est l’impression que j’ai depuis des années : croire trouver dans l’amer des mensonges politiques un peu de goût ; un peu d’agrément à croquer à la pomme « France », mon pays. Je croyais en 2007 à un changement, une rupture… malgré les avis contraires de compatriotes ; leurs sarcasmes face à mes affirmations d’y souscrire ; leur rappel d’une histoire basée sur le bourrage de crâne du peuple contre une mémoire trahie depuis 1962.

J’étais dans le temps des illusions perdues ! Puis, je me suis mis à écrire les lignes qui vont suivre. D’abord au Président de la République, en espérant fléchir ses actions et ses paroles si différentes de ses discours de présidentiable, puis à travers mes chroniques, au fil des années, avant d’arriver à l’avènement du socialisme en mai 2012.

Fallait-il laisser notre épopée algérienne étouffée par le mépris d’une partie de la Métropole depuis cinquante ans et accepter la désinformation historique de certains partis politiques ? Fallait-il sans réagir, accepter d’être critiqués par ceux qui préparent l’avenir de la Nation dans une philosophie humano-socialiste sans horizon ?

Je pense que non. Nous sommes toujours dans le temps de la résistance. S’y soustraire serait comme vendre notre mémoire au diable.

Robert Charles PUIG

Résistance
2007

1962 ! Comme beaucoup de Pieds-noirs je me trouve exposé ou en butte aux mensonges versés comme du fiel sur notre passé, en Algérie.

2007 ! Nicolas Sarkozy se présente aux élections présidentielles. Il me semble, à ce moment là, qu’il va changer la Métropole en quelque chose de meilleur, et qu’il ouvrira la voie de la réconciliation entre Français, en même temps que celle de la vérité sur les événements de « là-bas », d’Algérie…

Janvier 2007. Avant les élections présidentielles, je fais parvenir un mail au secrétariat de l’UMP, où Nicolas Sarkozy est Président. Je crois en ses paroles au point de prendre une carte d’adhérent… Je joue le mauvais numéro ! Cela me sera reproché. Pourtant, le futur candidat à la présidentielle paraît sincère dans ses discours. Pourquoi ne pas le croire, espérer le « changement » qu’il nous promet ?

… Nous sommes nombreux à souhaiter votre victoire. Nous espérons, sans doute égoïstement, qu’elle permettra à notre mémoire pied-noir de retrouver définitivement la sérénité qu’une propagande infâme dans trop de médias et à la télévision nous refusent, en mortifiant le passé de la Nation…

Plus tard, j’écris une seconde missive dont voici des extraits…

… Vous avez fait face, et vous terminez premier d’une compétition où les coups-bas, les médisances et la « diabolisation » de vos gestes et de vos propos furent les seules armes de vos adversaires.

… malgré la forte augmentation du nombre de nouveaux votants, l’appel des « banlieues » et la menace de tout brûler de certains groupuscules communautaires, vous gagnez de haute lutte le privilège de rester un « champion » et de défendre l’ordre, la sécurité et la grandeur de la France, face à une opposition socialiste qui cherche ses voix dans les collectifs communistes, trotskistes et nihilistes.

J’ai approuvé votre projet pour la France : la sécurité des biens et des personnes ; la tolérance dans le respect des lois ; la modification du droit de grève ; la recherche du meilleur équilibre entre le « prix » de l’euro et les petits salaires ou les pensions ; l’éducation ; la politique derelance de notre économie par le travail et beaucoup d’autres points de votre programme.

… votre action de Ministre de l’Intérieur et celle des policiers ont permis d’éviter des bains de sang… Vous avez joué la carte du sang-froid et de l’ordre dans la dignité… (Certains)… mettent en exergue cette manière de vous faire passer pour l’homme « qui fait peur ! » Un jugement de valeur sans fondement, comme ces deux mots : « racaille et karcher », nés du désespoir des banlieues mais répétés à satiété par une opposition sans programme, qui se retranche dans de vulgaires interprétations ridicules et use et abuse en radotant de termes sortis de leur contexte, pour jeter l’anathème.

… balayer l’insécurité des dites-banlieues et donner aux jeunes désabusés la possibilité de prouver qu’ils veulent travailler et évoluer au sein de la nation. Pour cela, la remise à plat de l’Education Nationale sera aussi une priorité.

… entendre parler le français dans les villes, voilà ce à quoi l’Education Nationale doit s’atteler… En finir avec le règne des « grands frères », pour une éducation républicaine et en profiter pour donner un coup de « torchon » à cette vieille ordonnance de 1945 pour une justice plus réaliste concernant les mineurs.

… dans votre programme du « Changement » ou de la « Rupture », je n’ai pas compris votre besoin d’aller à Colombey-les-Deux-Eglises…Un symbole… qui a chagriné mon esprit pied-noir… Nous avons un contentieux grave avec cette période d’avant 62 du gaullisme… J’ai eu comme l’impression que votre geste ne correspondait plus à vos discours et à notre attente, c’est-à-dire cette réhabilitation de notre passé. Nous n’en faisons pas une histoire de nostalgie mais assurément, une question d’honneur.

… trop de lois n’ont été votées que pour étouffer la voix des Français patriotes. Souvenez-vous… Nous chantions la Marseillaise, nous nous mettions au garde-à-vous devant le drapeau aux trois couleurs… et le pouvoir gaulliste nous traita de fascistes avec la gauche « intellectuelle »…

… Les jeunes générations qui se veulent françaises doivent faire leurs preuves dans le respect des Lois de la République, même si la consonance des noms est différente. … si nous leur offrons des droits, restons attentif aux devoirs qu’ils nous doivent.

… que demain, notre place dans le Monde soit celle d’une grande Nation fière de son passé et pleine de l’espoir pour un futur radieux et optimiste, à la hauteur de nos convictions de Français et de Patriotes.

J’ai écrit ces lignes et je me suis trompé ! Je n’ai pas eu la « rupture » attendue. Au contraire ! Avec d’autres compatriotes nous continuons à subir l’ombre d’un gaullisme qui cherche, à travers ses relations avec l’Algérie, à nous accuser des pires actions contre les autochtones, pour plaire aux responsables de cette terre d’Afrique qui souffre de la dictature qu’elle subit.

Conclusion ? Le nouveau Président des Français n’est pas celui que j’attendais !

Le 10 juillet 2007, nouveau courrier à l’Elysée… J’apprends que la cérémonie du 5 juillet en hommage aux morts européens, torturés, assassinés et portés disparus en Algérie, en 1962, a été annulée par le Préfet, à Paris. Je réagis !

Certaines paroles ne sont-elles que « fumée » que le vent disperse ?

Devons-nous, quarante cinq ans après les drames du 26 mars et du 5 juillet, continuer à n’être que des Pieds-noirs haïs, dédaignés, conspués et insultés par une partie de la France qui puise son idéologie dans le défunt stalinisme oudans la fange des intellectuels gauchisants, dont une partie est née « là-bas »…

Non, Monsieur le Président de la République, je ne peux pas croire que vous n’entendiez pas notre voix… que vous occultiez, par préfet interposé, cet honneur que nous revendiquons de donner à nos morts de « là-bas », la place qu’ils méritent dans l’histoire de la France…

Le 1er août je reçois une réponse de l’Etat Major Particulier de la Présidence.

Ma lettre est transmise au Secrétaire d’Etat à la défense, chargé des Anciens combattants, Alain Marleix (Il faisait partie de ceux qui votèrent une cérémonie du 19 mars à l’Assemblée Nationale) et… aucune suite ne sera donnée à mon courrier initial !

Un certain flou traduit le désir du nouveau Président de laisser une page de l’Histoire s’enfoncer dans l’oubli… Des actions que beaucoup appellent « bling-bling » entourent son titre de « Premier Homme de France ». Sa charge contre notre Algérie française, avec l’aide de ses ambassadeurs, véritables cireurs de babouches des instances algériennes, m’offre un visage différent de celui que j’espérais.

Je me suis fait avoir et mes amis me le reprochent… pourtant, ils ont dans la majorité des cas voté Nicolas contre Ségolène…

Au final… mon honneur est sauf… nous sommes tous des dindons !

Cependant, comment faire pour rappeler au Président de la République et à ses troupes que nous existons ? Que nous gardons vivante notre mémoire en combattant les mensonges qui malheureusement essaient de ternir notre honneur de Français d’Algérie, de Pieds-noirs !

Résistance
2008

1830 / 1962. Réflexions sur une terre perdue. Dans cette Algérie française où nous sommes nés, nous avons cru en la France, mais… il faut s’en souvenir…

Il y a les saboteurs de la République ! Des hommes ( ?) de mauvaise foi des partis politiques et des syndicats gauchisants ; des propagateurs de fausses nouvelles ; des saboteurs de convois militaires en partance pour l’Algérie et surtout des complices de rebelles ou des poseurs de bombes, traîtres à l’honneur de la Nation dans son combat contre le terrorisme.

Il y a aussi ces « dits-philosophes », ces faux écrivains et ces artistes dont des ancêtres furent Français par la loi Crémieux de 1870, et qui critiquent minablement le rôle de la France dans les colonies…

Il faut s’en souvenir !

Il y a les médias ! Beaucoup de médias et dans toutes les catégories : radio, télévision et presse écrite. De l’Express de Jean-Jacques Servan-Schreiber, par opportunité anticolonialiste, au Monde et à l’Humanité, subventionnés par l’Etat. Ils furent la voix et la plume de Moscou ; les diffuseurs du stalinisme le plus répressif et le plus démagogique ainsi que les porte-drapeaux et les propagandistes d’un FLN assassin.

Il faut s’en souvenir !

Il y a les barbouzes ! Ces bandits sortis des geôles françaises avec la bénédiction de l’Exécutif parisien et de son Ministre de l’Intérieur Roger Frey qui, dans une intervention parjure à l’Assemblée Nationale, nia leur existence. Pourtant, leur rôle en Algérie fut terrible : exactions diverses, tortures des partisans de l’Algérie française et meurtres. Quelques années après l’indépendance de l’Algérie des charniers, témoignages de leurs basses-œuvres furent retrouvés dans des villas du haut d’Alger.

Il faut s’en souvenir !

Il y a les gendarmes mobiles de Debrosse ! Des militaires aux attitudes S.S. dont ils employèrent les méthodes et même le vocabulaire en s’adressant à leurs victimes en allemand ! Hussein-Dey et les Tagarins à Alger furent leurs centres de tortures et de mort.

Il faut s’en souvenir !

Ce fut le pire des crimes, en sus de ceux des terroristes commis sur cette terre du soleil hissée de la barbarie de 1830 au rang de terre civilisée du vingtième siècle. Oui ! Il faut s’en souvenir ! Après des années de mensonges, le soir du massacre des civils algérois par l’armée française le 26 mars 1962, le général De Gaulle dans son discours télévisé ne dit pas un seul mot de ce drame. Il ne fit aucune allusion à cette tragédie ; ne prononça pas une phrase pour exprimer un quelconque regret des assassinés et des blessés achevés par des hommes en tenue militaire française.

Il faut s’en souvenir !

L’Algérie, ce fut Oran ! Le 5 juillet 62 des centaines de personnes massacrées ou disparues, que l’armée française en poste dans cette ville ignora… Les crimes odieux et les atrocités haineuses du FLN dans le bled, les campagnes, sur des femmes et des enfants ! Des Européens et des Musulmans assassinés d’avoir cru en l’honneur de la France… la Patrie ! Hélas ! C’est aussi les cinq ou six cents militaires français, prisonniers de l’Etat algérien depuis 1962 et dont la France de la cinquième République se désintéresse toujours.

Il faut s’en souvenir !

Un peuple en pleurs, au pied des quais sur les ports ou au pied des passerelles d’embarquement dans les aéroports. Ils ont quitté leur terre pour un autre monde qu’ils croyaient le leur, et furent désespérés de la manière dont ils furent reçus : une France terre de liberté, d’égalité et de fraternité qui voulait les rejeter à la mer comme le souhaita, en séance de l’Assemblée Nationale, Gaston Deferre. Il y eut des valises, des containers de souvenir jetés à la mer par les dockers, à Marseille, à Port-Vendres. Plus honteux encore ! Le renvoi en Algérie, par ordre de l’Exécutif gaulliste, des Harkis et de leurs familles. Ils furent massacrés dès leur retour sur les quais de cette terre devenue leur sépulture.

Des années plus tardQuel désenchantement d’entendre à la radio et de voir à la télévision des informations déformées par la mauvaise foi, sur cette Algérie française ; de suivre des films où les personnages sont toujours les mêmes à plaindre les fellaghas ; des émissions où des intellectuels et des « historiens » gauchisants, rancuniers, ne parlent que de tortures faites par l’armée française, sans mentionner celles du camp opposé, des terroristes du F.L.N : les tueries, les massacres, les supplices infligés à leurs victimes. Les faux penseurs qui ne voient qu’un aspect négatif dans notre présence sur ce sol à construire, ne sont que des Borgia de la République. Ils refusent la réconciliation entre Français et nient toutes les transformations d’un monde en friche, au dix neuvième siècle.

Je regarde la France… Sa population ignorait mon monde de « là-bas »

À Alger, il y avait de meilleures relations entre les autochtones et nous, qu’entre nous et les expatriés métropolitains, ces « parisiens » venus en conquérants sur des terres apprivoisées. Ils avaient leurs clubs privés, leurs plages réservées qui nous étaient interdites, car dans leur imbécillité déplaisante ils appliquaient à notre égard ce qu’ils nous reprochaient, à tort, de faire avec les indigènes : de la ségrégation !

Ne pratiquaient-ils pas une forme de colonialisme en nous considérant avec une espèce de condescendance que nous leur rendions au centuple ? Ces personnages venus de Métropole comprenaient-ils quelque chose à l’Algérie ? La Méditerranée nous séparait ! À leurs sourires figés, nos éclats de rire étaient tonitruants comme le tonnerre de Zeus. À leurs « petits pas » figés et parcimonieux, nous accentuions nos mouvements de manches, nos gestes de moulin-à-vent, notre « tape cinq ! » bruyant qui faisait vibrer l’air. À leur accent pointu d’une France trop vieille, nos voix résonnaient de vibratos chantants. À l’image de cette Métropole emprisonnée dans un archaïsme pantouflard, étouffée par une idéologie venue du froid (de cette Russie stalinienne qui a maintenu son peuple dans la pauvreté et l’ignorance du monde libre) nous étions le feu et l’outrance. Les Métropolitains, gens venus des brumes de l’autre côté de la Méditerranée, se sentaient presque gênés de notre fierté d’être Français. Oui ! Ils étaient les « parisiens » sans pudeur ni sentiment et se prenaient en arrivant en Algérie pour le nombril du monde. Nous ne voyions en eux, trop souvent, que de pauvres minables, pires que les bourricots de la Casbah ! Ils craignaient notre amitié, notre exubérance et se refusaient à considérer que nous appartenions au même monde. Je le dis avec fierté : heureusement ! Heureusement et nous l’avons prouvé !

Rentrés en Métropole, notre intégration se fit dans la douleur et la colère mais elle nous poussa à affirmer notre volonté et notre soif de réussite. Nous retrouvions dans l’adversité le courage de nos aventuriers d’antan, nos ancêtres, et la France profita de notre sang nouveau venu de là-bas ! Je ne me fais pas d’illusion, notre traversée du désert fut longue, mais comme nos parents durant les cent trente deux années d’Algérie, nous avons eu un but : préparer notre nouveau destin.

Etions-nous véritablement des « sales colons », nous les Pieds-noirs ?

Lorsqu’une partie de la Métropole nous affublait de ce « titre », pourquoi ne regardait-elle pas devant sa porte ? Les conditions de vie des travailleurs émigrés arabes dans les bidonvilles de Nanterre et de Puteaux… l’insalubrité… l’entassement miséreux d’hommes partageant des terrains vagues avec des rats qui en faisaient leur royaume.

Voilà une autre facette de ce drame… C’était dans les années 1950 / 60. Pourquoi les laisser dans l’ombre, ces conditions ? Pourquoi nous les fautifs, et seulement nous ?

Bonjour les montreurs du doigt… N’étiez-vous pas, avec ces travailleurs émigrés, parce que vous étiez « la France », des profiteurs de la pire espèce ?

Depuis cinquante ans c’est encore des œillères que de trop nombreux Français portent sur cette époque :

Parce que des ultra gauchistes de tous poils et des médias « torquemadatesques » sont toujours aux commandes des postes-clefs de la communication.

Parce que les livres scolaires déforment la vérité.

Parce que des Ministres, des Secrétaires d’Etat et des Ambassadeurs d’une France qui fait volte-face à son devoir de Nation, adoubent le 19 mars et décrètent symboles interdits nos stèles et nos monuments. Ils abondent à mots couverts mais de plus en plus souvent, à cette repentance que dans ses discours de candidat, le Président de cette cinquième République, Sarkozy Nicolas, semblait avoir proscrit de son vocabulaire, contrairement à la pensée socialiste.

Pour ces raisons, j’écris ces lignes parce que j’ai l’espoir qu’un de mes descendants, reprenne ce combat de l’honneur Pied-noir en péril depuis bientôt un demi-siècle et qu’à travers les archives de cette dramatique période, disponibles seulement dans les années 2070, enfin la Vérité éclate !

2008 ! Une année de surprises où rien n’abonde dans le sens que j’espère.

La France n’est toujours pas celle que j’attends ! Je trouve la trace de mes désillusions et d’une vie non apaisée en Métropole, dans les écrits d’un ancien gouverneur de l’Algérie. Un livre découvert aux puces, au cours Saleya de Nice. Des pages à méditer !

Le livre de Marcel-Edmond Naegelen qui fut Gouverneur Général de l’Algérie de 1948 à 51 : « Une route plus large que longue », édité chez Laffont en 1964 confirme mes impressions sur notre passé falsifié. Pourquoi parler de cet ouvrage ? Parce que pour moi ce fut une découverte de bon sens et de clairvoyance sur nos événements d’Algérie et sur le rôle de Charles De Gaulle et de ses « cire-bottes », durant cette époque.

Les écrits de l’auteur sont bourrés de vérités sur les « accords » d’Evian et la lâcheté de l’exécutif parisien à faire respecter le moindre alinéa des dits accords. Un gouvernement français acceptant tous les affronts de l’Algérie d’Ahmed Ben Bella en continuant, malgré tout, à le soutenir financièrement. Il faut le rappeler ! La France alimenta les caisses de l’Algérie durant une très longue période, sans la contrepartie de la moindre reconnaissance… Que de vérités sur l’abandon du Sahara et de ses populations retournées à la misère et au mépris des nouveaux pachas d’Alger… Que de vérités sur l’abandon de la base de Mers el-Kébir qui coûta des millions aux contribuables français sans que d’aucune manière ne soient respectées les dates de conservation du site par la marine française. Ce fut là encore un lâche abandon face à un Ben Bella de plus en plus socialisant… Que de vérités sur le mépris d’une Métropole peu informée par le pouvoir en place et les médias des exactions du FLN, et qui ne s’en est prise qu’à l’OAS et aux Pieds-noirs, chargés de tous les maux.

L’auteur aborde la question de la guerre 39 / 45 : en 1943, c’est au Général Giraud que les Français d’Algérie accordaient leur confiance, pas à De Gaulle qui fera tout et y réussira hélas, pour éliminer ce valeureux militaire.

C’est avec Giraud, Juin puis de Lattre de Tassigny que les divisions françaises recrutées en Algérie, au Maroc et en Tunisie prennent une part glorieuse aux batailles libératrices de la France. M-E. Naegelen l’écrit : « C’est d’Alger que trois cent mille hommes mobilisés partiront rejoindre les troupes Alliées ; c’est des trois départements français d’Outre-mer que se dessinera la libération de la Nation. ».

Le rôle de De Gaulle (qui n’a jamais reconnu l’épopée glorieuse de l’Armée d’Afrique) est précisé : en 1944, Président du Comité français de libération nationale, il s’installera un temps à Alger, à la villa des oliviers… pour effacer son « passage » à Londres.

Triste présage pensais-je à cette lecture… les « Oliviers » rappellent le Mont du même nom où un traître vendit Jésus pour quelques deniers. De Gaulle ne vendra pas, ne monnaiera pas… il offrira l’Algérie. Il s’installe donc à Alger, nous explique l’auteur, pour apparaître aux yeux de tous comme un Français libre et non comme un exilé en pays ami, sans chercher à connaître cette terre française d’Afrique, mais en continuant à prétendre à un premier rôle. Pour cela, il évince le Général Giraud du titre de chef des armées, à son profit mais, faut-il le rappeler ; Sétif et Guelma… une révolte et des morts… C’est SOUS son gouvernement ! Désolation historique ou humour caustique ? Lorsque nous contestons, à juste titre, les 45000 autochtones tués par l’armée française et proclamés par les médias gauchisants ou la propagande FLN, depuis Ferhat Abbas à Bouteflika, c’est De Gaulle que nous défendons, c’est-à-dire le camp des droites humano-radicales et menteuses, qui nous le rend si mal !

Je découvre dans cette lecture, des pages édifiantes sur l’attitude de Charles De Gaulle s’inclinant devant toutes les exigences de son ex-prisonnier, Ben Bella, dans les châteaux de la République et acceptant de faire passer par pertes et profits les disparus et les militaires prisonniers des geôles de la République algérienne.

Un dernier point du livre confirme pourquoi les Harkis et Supplétifs ont été abandonnés : c’est le télégramme officiel du Ministre de l’Intérieur N° 125/IGAA/CAB, du 16 mai 1962 qui indique à Christian Fouchet, au Rocher-Noir : « Ministre d’Etat demande à Haut Commissaire rappeler que toutes initiatives individuelles tendant à installation en Métropole Français-Musulmans sont strictement interdites ».

Tout à coup, mes espoirs de « ruptures » et de « changements » deviennent obsolètes.

Une décision du gouvernement me fait rejoindre définitivement ceux qui m’avaient averti de la perversion d’un pouvoir qui se veut gaulliste, et pour qui nous ne comptons pas. En effet, après l’interdiction par le Préfet de Paris, de la cérémonie du 5 juillet 2007, pour rendre hommage aux morts européens, torturés, assassinés et portés disparus en ce triste 5 juillet 1962 à Oran, c’est la stèle de Marignane aux « Morts pour la Patrie » qui sera enlevée, sous décision du tribunal administratif de Marseille.

Novembre. L’ADIMAD diffuse le 8, une information indiquant que la mairie allait procéder au démantèlement de la stèle. Une forfaiture pour nous tous. Un scandale et de nombreuses protestations de patriotes en sus de l’ADIMAD : (l’association de défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française)

Le 24 novembre, j’écris – encore – au Président de la République :

Pourquoi si peu d’humanité en cette fin d’année 2008 ? Pourquoi des forces obscures… réussissent-elles cet acte de barbarie : faire « déplacer » le monument à la mémoire des patriotes français d’Algérie du cimetière de saint Laurent Imbert, à Marignane, pour le motif suivant : une stèle qui heurte les usagers !

… Marignane ! Ce dramatique événement qui vient d’avoir lieu en ce 18 novembre 2008, n’aurait jamais dû se passer et le verbe « déplacer » de la sentence exécutoire montre combien il y a un langage sournois qui évoque bien d’autres « déplacements »…

Presque cinquante ans (après) le drame vécu dans ces départements français d’Afrique du Nord, l’opprobre d’une France politicienne nous colle à la peau et nous subissons la haine et la vengeance aigrie d’une nomenklatura progressiste… Où sont les paroles de réconciliations ?

Je dois indiquer qu’à cette occasion… je renvoie ma carte UMP en petits morceaux, directement au Président de la République, à l’Elysée.

Comme quoi, une erreur ou une faute, dirent certaines de mes connaissances, est toujours réparable.

Deux réponses me parviendront en réponse à mon courrier. Des « accusés » de réception sans effet concret.

Le 2 décembre 2008 de Chef de Cabinet du Président de la République :

Je puis vous assurer – qu’il – a pris connaissance avec attention de vos réflexions avant de signaler votre démarche au Secrétariat d’Etat aux Anciens Combattants.

Le 18 décembre du Cabinet du Ministre / Bureau de synthèse des questions combattantes :

J’ai demandé au service compétent d’examiner votre requête.

De belles réponses… style « botter en touche ! » et sans une suite effective.

Il faudra attendre 2012 pour que la stèle, que le maire socialiste avait fait enlever de nuit, sans que l’Etat ne réagisse, retrouve sa place mais… pour combien de temps avec le nouveau pouvoir socialiste ?

Résistance
2009

En cette année 2009, je décide de donner une suite à mes chroniques, voulues comme une défense de notre cause pied-noir soumise à l’étouffement concerté des partis politiques – Tous – et de trop nombreuses associations enragées contre notre passé…

Ils sont pour notre exclusion du paysage de la France un peu comme on peut traiter un délit de faciès… Une sorte de racisme délirant que les médias ne relèvent pas… au contraire. Les journaleux ? Combien sont-ils à prendre la défense de notre mémoire ?

La France ? Depuis l’avènement de la cinquième République, que me reste-t-il de cette fierté d’être Français ? Je le suis et le resterai bien entendu, mais combien de mensonges, combien d’obstacles, de vexations, de trahisons pour garder le cap ?

Pied-noir depuis plus de trois générations, comme un grand nombre de compatriotes, mes premiers parents arrivèrent en Algérie vers 1840 et d’autres ont suivi. Tous avaient ou ont acquis le respect des traditions françaises : garde-à-vous pour saluer le drapeau aux trois couleurs… respect des couplets de la Marseillaise… de l’armée française, hors les événements de mars 62 à Alger et de juillet 62 à Oran. Nos Grands Deuils non reconnus !

Après un grand-père dans les Zouaves en 14/18 et un autre parent revenu invalide, il y eut la deuxième guerre mondiale. Mon père et d’autres parents sont sous les drapeaux, dont un oncle, mort pour la France, à Crépy-en-Valois le 20 mai 1940. Un deuxième plus tard, assassiné ce 26 mars 62. Ceux nés dans les années 1930/40 ont suivi leurs aînés, avec des militaires venus de France dans les combats de 1954/62 pour conserver les départements français d’Algérie au sein de la Nation, et défendre les lois contre le terrorisme. Que reste-t-il de tout cela ? La France d’aujourd’hui est-elle MA France ? L’Etat ne m’offre qu’une politique craintive de son passé colonial et semble complexée d’avoir été une grande Nation présente sur toutes les terres du globe. J’assiste à un pilonnage du passé voué aux hécatombes.

Je devine un désir abject de nous effacer de « l’Histoire », à travers des livres scolaires tronqués ou en démontant au petit jour des stèles à la gloire de héros d’une plus grande France. Je ressens une propagation évidente à plaire à ceux qui nous renient ou nous narguent, dans des manifestations antipatriotiques, en brandissant des drapeaux étrangers au cœur de nos villes, au nom d’un communautarisme agressif et porteur d’exactions diverses !

Parfois, j’ai souhaité croire à des promesses… à des mains tendues. Il ne s’agissait que de chants de sirènes ou d’appeaux… du pipeau, pour me faire rentrer dans le rang de l’immobilisme et de l’oubli.

À quoi suis-je confronté ? Une gauche, dite laïque, qui veut des minarets aux Mosquées (interdiction plébiscitée sur le Figaro du 3 / 12 / 09 par 73 % de lecteurs) et reste opposée à reconnaître le rôle positif des colonies dans l’évolution de terres vierges d’étendard ou de symbole de nation existante ! Un « Modem » sans conviction et des « Verts » prônant un retour à la chandelle ! Une droite élue sur le thème d’une rupture… « oubliée », et qui racole ses politiciens dans une gauche éclatée, déchirée, qui a voté pour une cérémonie du 19 mars 62 ? (Proposition de loi adoptée par l’Assemblée Nationale le 22 janvier 2002 par 205/249 socialistes ; 35/35 communistes ; 21/31 groupe radical, citoyen ( ?) et vert).

Ce 19 mars qui fut le début des plus grands massacres de civils Européens et Arabes que l’Algérie encore française a connu, sans réaction de l’Etat français

Une droite, enfin, qui brandit le miroir aux alouettes : identité nationale… et rappel de la trace de la civilisation chrétienne en France. (Nicolas Sarkozy/Figaro du 09 / 12)

J’ai l’âme et le cœur républicains. Je suis Français, comme un Corse ou un Breton. Je suis aussi un régionaliste comme eux avec cette différence, pour les Pieds-noirs, nos racines n’ont plus de sol, notre régionalisme n’a plus de région, mais il s’étend sur toute la France… Je suis pour brandir le flambeau de nos valeurs passées. Je suis pour que mes enfants, mes petits-enfants, trouvent une place sur cette terre de France, sans craindre le danger de banlieues identitaires ou d’observer des forces de l’ordre matraquées, dans des embuscades lâches et irresponsables.

L’Europe ? Celle qui ne renie pas son origine chrétienne.

L’accueil des étrangers ? Ceux qui respectent nos lois et nos codes de civilisation.

À ces interrogations sur le présent se greffe une question sans réponse : « Mon » Algérie, qui l’a bradée ? Quelles instances de l’ombre, avec De Gaulle ont réussi à provoquer notre exode ? Notre départ dans la crainte des tueries et le désespoir d’abandonner une terre chérie ! »La franc-maçonnique en Algérie française a-t-elle faussé une « possible » autre solution ?

Je ne peux penser à cette terre qui fut mienne, sans me plonger dans les arcanes de la politique politicienne qui nous mena de l’espoir au drame de l’Exode… Les rôles du « général président » et des commis de la République aux ordres, furent prépondérants à préparer cette fin, mais à travers l’histoire de l’Algérie, comment positionner les grandes familles dont, à ne pas douter, certains membres étaient francs-maçons. Ils avaient entre leurs mains les rênes de l’économie, les cartes de la politique algérienne et l’écoute des partis politiques de France.

En Algérie, la franc-maçonnerie était la transposition des loges de France, avec le même cérémonial, une identité de rites et une unité de valeurs affirmées : liberté, égalité… fraternité. A-t-elle subi l’influence de la mouvance gaulliste entre 1958 et 1962 en rejetant la logique d’accords différents et d’un départ dans la dignité ? Des idées « radicales », marxistes. Celles qui saboteront à partir de 1954 toute autre solution que l’indépendance du pays ? Les loges « algériennes » renfermaient une majorité de « frères » d’origine métropolitaine. Ils ont en main le pouvoir et l’argent et adouberont par la suite d’autres Français sans origine « coloniale » : Corps d’Etat divers, cadres ou politiciens venus chercher en Algérie le prestige et la notoriété. Le peuple n’est pas représenté dans les loges.

Emigré du pourtour du bassin méditerranéen, souvent pauvre, parfois inculte, il est exclu de cette nomenklatura du secret : une élite qui n’adhère pas toujours à la mentalité… que l’on finira par appeler « Pied-noir ». Ce fut une des raisons dans le dernier quart du dix neuvième siècle, du rejet d’une gauche progressiste dans les élections en Algérie.

Cette « droitisation » populaire contrariera-t-elle les francs-maçons partisans d’une doctrine différente et s’opposant à un peuple défendant sa foi chrétienne ? Une lutte d’influence cristallisera la cassure, que je considère comme historique, entre les loges et les populations européennes d’Algérie, au racisme exaspéré ? De ce fait, dans le secret de leurs « ateliers », quelle part de responsabilité des notables ont-ils eu dans notre exode, en 1962 ? Faut-il douter de toutes les obédiences d’Algérie et leur attribuer un rôle négatif dans les événements que nous avons vécus (1954/62) ?

L’histoire démontre que les partisans du maintien des trois départements français d’Algérie dans la France – ce que le monde des médias socialo-marxistes nommèrent les « Ultra » ou pire, les « fascistes » en désignant l’OAS – se trouvèrent minoritaires face aux idées véhiculées au sein de cénacles « politisées ».

Dans l’enceinte des temples, des tenues ont-elles été un vecteur ou une des causes de l’agonie et de l’effacement de l’Algérie française ? Je pense que ce problème ne peut être résolu tant que les archives secrètes de ces loges ne seront pas mises à la disposition des chercheurs et des historiens, pourvu que nous ayons affaire à des personnes honnêtes ! Il faudra réécrire l’histoire de l’Algérie française en fonction de la place et du rôle de la franc-maçonnerie sur cette terre et de sa « participation » aux événements de 1954 / 62. Les membres des grandes familles de pensées radicales, souvent contraires au principe des colonies, pouvaient-ils initier une autre solution que la fuite, dans la peur et le désespoir ?

Un écart se creusa entre le peuple pied-noir et celui des « initiés » importés ! Une cassure profonde entre une franc-maçonnerie radicale et socialiste et une population à majorité chrétienne, se méfiant des arcanes de chapelles aux rites incompréhensibles. De ce fait, on peut se demander si, après les guerres 14 / 18 et 39 / 45 et dans le secret de leurs ateliers, la tendance « progressiste » n’aura pas une part de responsabilité dans notre départ en 1962. Les loges ont-elles eu un rôle négatif lors des événements vécus entre 1954 et 62 ? Une influence hostile, défavorable, contre le peuple Pied-noir et l’OAS mis en accusation par une propagande humano-libérale et De Gaulle, alors que leur combat était de conserver l’Algérie à la France. Je me demande toujours, afin de pouvoir pardonner à une partie de ces instances franc-maçonnes, si certaines « tenues » s’opposèrent à cette agonie de l’Algérie française et à l’effacement de 132 ans de présence sur ce territoire sans nom ?

2009 ! Cette année fut pour nous, Pieds-noirs, une année de combat. Il nous a fallu rester vigilants et parfois réagir aux « événements » nationaux nous désignant, à travers les propos d’hommes politiques ou de médias gauchisants, comme une engeance à abattre.

Mars. Il est toujours question de la stèle de Marignane.

Le Cabinet du Secrétariat d’Etat à la défense et aux Anciens Combattants / 13 mars 2009 / CAB / 09 / 4325 / DEF / CAB / SDBC / BSQC / TL / PM / 09 / 17360c, m’écrit :

L’ADIMAD ayant l’accord du maire de Marignane, confirmé par un arrêté municipal du 23 juin 2005, une stèle a été érigée…

Cependant un recours a été formé par le Maire socialiste et le tribunal administratif de Marseille a annulé cet arrêté le 7 juillet 2008…

La stèle est enlevée le 18 novembre 2008 par les services de la mairie ( !)

L’ADIMAD… a entrepris deux actions par voie judiciaire… Le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence (qui se déclarera incompétent le 16 décembre 2008) l’autre recours, en appel au tribunalAdministratif est toujoursen voie d’examen.

Dans l’attente… la stèle a été entreposée dans les locaux de la mairie.

J’ai donc de la part du Cabinet du Secrétariat d’Etat à la défense un simple résumé de l’affaire, sans aucune considération sur la suite espérée. Le 18 mars 2009, j’envoie un dernier courrier pour protester contre cette mollesse gouvernementale face à cet affront que nous subissons. Des lignes exprimant ma colère devant ce manque de réaction du gouvernement, à contre-courant de l’événement et de la forfaiture faites à des morts !

… À cette infamie manifeste, qui rappelle les destructions de certains groupuscules contre des cimetières, s’ajoute le déshonneur qui frappe une partie des Français dont je suis… N’avons-nous pas le droit au même respect que les Allemands ont obtenu en quinze ans ?… La crise que la France subit de plein fouet ne devrait-elle pas incliner le « Pouvoir » en place au rassemblement de ses forces et de tous les patriotes ?

Je n’ai pas pu m’empêcher de répondre à votre courrier particulièrement incomplet parce qu’il se cache derrière une décision de justice qui a failli… Je n’attends pas de réponse… et ne compte que sur le temps pour que l’honneur soit rendu à ces Français des colonies qui méritent tellement d’une France qu’ils ont toujours soutenue dans les pires moments de son...

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