S'indigner ne suffit plus

De
Publié par

Cet ouvrage n'est en rien une suite au remarquable livre de Monsieur Stéphane Hessel. L'auteur n'a pour but que de rappeler l'opinion de plusieurs personnalités politiques de premier rang – dont le général de Gaulle cité ci-après – qui ont, au fil du temps et de celui des républiques, régulièrement fustigé aussi bien les partis "...qui s'efforcent de prolonger le système selon lequel chacun cuit sa petite soupe, à petit feu, dans son petit coin" que les gouvernements: "Nous avons un gouvernement de fantoches. Je dis de politiciens, de polis-petits-chiens", en s'interrogeant ouvertement sur le fait que l'Histoire n'étant qu'un éternel recommencement, n'en est-il pas de même aujourd'hui? Et quelles en seront les conséquences?
Publié le : jeudi 27 novembre 2014
Lecture(s) : 3
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342031065
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342031065
Nombre de pages : 112
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
René Paloc S’INDIGNER NE SUFFIT PLUS France, ta République fout le camp
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0120005.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2014
« Il faut tenir le pot de chambre aux ministres tant qu’ils sont en place, et le leur verser sur la tête quand ils ne le sont plus. »
(Maréchal François de Villeroi) « Si les singes avaient le talent des perroquets on pourrait en faire des ministres »
« Du ban des ministres au ban de la société, il n’y a que l’espace d’un faux-pas »
(Chamfort)
(Henri Jeanson) « En politique, on succède toujours à des imbéciles et on est toujours remplacé par des incapables. »
« Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils en fabriquent »
(Clémenceau)
(Jacques Godfrain, prix de l’humour politique 1993) « Le peuple français est le plus intelligent de la terre, voilà pourquoi il ne réfléchit pas. »
(Edgard Faure)
« Ce n’est pas le choix que fait l’homme du vice ou de la ver-tu qui lui fait trouver le bonheur, car la vertu n’est comme le vice qu’une manière de se conduire dans le monde. « C’est en vain que les lois veulent rétablir l’ordre et ramener les hommes à la vertu ; trop vicieuses pour l’entreprendre, trop imbéciles pour y réussir, elles écarteront un moment du chemin battu mais ne le feront jamais quitter. Quand l’intérêt général des hommes les portera à la corruption, celui qui ne voudra pas se corrompre avec eux luttera donc contre l’intérêt général ; or, quel bonheur peut attendre celui qui contrarie perpétuellement l’intérêt des autres ? « Le vice n’est dangereux qu’à la vertu, parce que faible et timide, elle n’ose jamais rien, mais qu’elle soit bannie de la terre, le vice n’outrageant plus que les vicieux ne troublera plus rien, il fera éclore d’autres vices mais n’altérera plus la vertu. » D.A.F. DE SADE
(Les infortunes de la vertu)
Avant propos Quel songe ! Quelle nuit ! Quel spectacle étrange ! Dans quelle galaxie mon rêve venait-il de me propulser ? Tout ce que je distinguais, tout ce qui contribuait à cette tristesse qui faisait ma colère, cette chute vers l’abîme d’un pays qui m’était si cher, tout cela relevait-il d’une illusion ou bien s’agissait-il d’une cruelle vérité ? En fait, on ne domine pas toujours ni ses sentiments ni ses pulsions, surtout lorsque des années passées sous le soleil des tropiques ont laissé des séquelles enfiévrées. Alors, peut-être à la fin du compte fallait-il s’en tenir à une crise subite de malaria, responsable d’une sorte de coma induisant de folles images se bousculant à qui mieux mieux entre deux phases de lucidité. Ce n’était pas la première fois que je me trouvais dans un tel état. Mais jusque-là, naufragé solitaire sur le point d’en finir avec ma joie terrestre, mes pertes de conscience me condui-saient essentiellement à imaginer des situations personnelles de survie, comme si je ne devais mon salut qu’à un retour à la rai-son, sans que vienne se greffer quelque inquiétude que ce soit pour la communauté dont je faisais partie. Cette fois, allez savoir pourquoi, j’étais en proie à une sorte d’illumination. Ce pays, que j’apercevais de loin, de haut peut-être, s’empêtrait dans une crise qui ne faisait, au fil du temps, que croître et embellir. Alors, un tas d’images se mettaient à
9
S’INDIGNER NE SUFFIT PLUS
défiler. Les situations qui en résultaient se succédaient à vive allure, tissant d’abord un résumé des faits et puis, initiant une sorte de projection préfigurant l’Histoire à plus ou moins long terme. Quel oracle étais-je donc devenu subitement. Je ne pouvais pas prétendre occuper, même provisoirement, le fauteuil de Dieu, mais pourquoi ne pas imaginer que je venais d’être choisi en tant qu’interprète de quelqu’un qui lui serait proche – son fils par exemple – qu’il aurait décidé d’envoyer sur terre en vue tenter une médiation auprès du nouveau Prince qui gouvernait la France. À ce titre, il me revenait donc d’organiser le dialogue en vue de le rendre audible, éventuellement d’y mettre mon grain de sel car toute traduction du langage divin reste subjec-tive, dans le but d’en tirer, certainement pas une moralité, mais au moins un semblant de conclusion accessible au commun des mortels. C’est l’objet des pages qui suivent.
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.