Sartre, passions cubaines

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Une période totalement méconnue de la vie de Sartre, racontée par des témoignages inédits






Sartre disait de son amie Dolorès Vanetti, qu'elle lui avait donné l'Amérique. Elle fut l'une des femmes qu'il a le plus fortement aimées puisque leur liaison alla même jusqu'à mettre en péril sa relation avec Beauvoir. C'est l'une des surprises de cet épisode peu connu de sa vie. Durant presque dix ans, en effet, cette Italo-Américaine comptera presque autant pour le philosophe que le Castor. Il envisagea même de l'épouser et de vivre avec elle à New York. Certes il proposa le mariage à d'autres femmes, mais jamais sans doute Sartre ne fut aussi sincère qu'avec Dolorès.
Il vécut au lendemain de la guerre, grâce à elle, ce qu'il n'osait même pas imaginer en rêve : connaître New-York aussi bien qu'un Américain, fréquenter Broadway, les hauts lieux de sa culture, ses écrivains, ses artistes, ses peintres, ses musiciens et leur être présentés, toujours grâce à Dolorès, comme l'un des plus grands philosophes du moment. Le cadeau était inestimable, d'autant qu'il se doublait de l'amour tendre de Dolorès. Puis cette dernière alla jusqu'à l'entraîner dans un voyage improbable aux Caraïbes et notamment à Cuba où Sartre a découvert dès 1949, à l'insu de tous, le problème noir et rencontré Ernest Hemingway avant d'y retourner officiellement dix ans plus tard, invité par le journaliste Carlos Franqui et attiré par le spectacle d'une révolution triomphante...
C'est cette passion, cette histoire d'amour qui le lia à la seule vraie rivale de Simone de Beauvoir que raconte ce livre, avec en contrepoint la place que prendra désormais Cuba et sa révolution dans la vie et l'œuvre de Jean-Paul Sartre, là encore à l'initiative de Dolorès Vanetti qui en somme lui donna l'Amérique... de New York à Cuba.
Ce livre abonde en témoignages inédits notamment celui, posthume, de l'écrivain brésilien Jorge Amado, qui fut le confident de Sartre durant l'été de 1960 à propos, justement, de sa liaison avec Dolorès Vanetti. Il montre aussi que la relation entre Cuba et Sartre a d'abord été une histoire de défiance avant de devenir une histoire passionnelle. Rien ne destinait le philosophe à se rendre dans cette île des Caraïbes en 1949 et ensuite à deux reprises en 1960. Pourtant ces trois visites furent pour Sartre des moments passionnants qui débouchèrent sur une cruelle désillusion. Il y rencontra Fidel Castro et Che Guevara et crut sincèrement - mais à tort - que l'expérience cubaine pouvait devenir, pour le monde, le laboratoire de lendemains qui chantent.





Publié le : jeudi 15 septembre 2011
Lecture(s) : 170
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EAN13 : 9782221126431
Nombre de pages : 180
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Sartre, passions cubaines
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