//img.uscri.be/pth/22dbeaba2e0a21cbed2711ae32ad136cd5f96656
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 2,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB - MOBI

sans DRM

Scène et Idylles

De
42 pages

PERSONNAGES :

MAURICE.
LUCIE.

MAURICE.

Je vous aime, Lucie, et je voudrais vous plaire :
A mon âge, il est vrai, c’est un vœu téméraire.
Entre nous, j’ose à peine en convenir tout haut,
Vous avez dix-huit ans, moi quarante bientôt :
Cependant, orpheline et n’ayant, que je sache,
Aucun engagement ailleurs qui vous attache,
Voulez-vous m’épouser ?

LUCIE.

Vous épouser ? Vraiment,

Ne vous offensez pas de mon étonnement,
J’ai de l’affection pour vous, je vous vénère
Comme un homme excellent.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


Voir plus Voir moins
À propos deCollection XIX
Collection XIXest éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.
Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF,Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes class iques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse… Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Louis Maignen
Scène et Idylles
MAURICE. LUCIE.
LE CÉLIBATAIRE
PERSONNAGES:
MAURICE. Je vous aime, Lucie, et je voudrais vous plaire : A mon âge, il est vrai, c’est un vœu téméraire. Entre nous, j’ose à peine en convenir tout haut, Vous avez dix-huit ans, moi quarante bientôt : Cependant, orpheline et n’ayant, que je sache, Aucun engagement ailleurs qui vous attache, Voulez-vous m’épouser ? LUCIE. Vous épouser ? Vraiment, Ne vous offensez pas de mon étonnement, J’ai de l’affection pour vous, je vous vénère Comme un homme excellent... MAURICE. Dites mieux, comme un père. C’en est assez, Lucie, et je n’ai pas besoin, Pour comprendre un refus, que vous alliez plus loin. Ne me soupçonnez pas de vous garder rancune, Si je traîne après moi ma mauvaise fortune : Non, cet échec de plus ne m’aura rien appris, Et je devais m’attendre à ce dernier mépris. LUCIE. Moi, je passe, Monsieur, de surprise en surprise, Et je ne croyais pas qu’on eût tant de franchise, Se disant amoureux, d’avouer sans détour Qu’on n’en est plus encore à son premier amour. MAURICE. Et pourquoi, s’il vous plaît, en ferais-je mystère, Quand je m’excuse ainsi d’être célibataire, Et prouve, par des faits qu’on ne me peut nier, Si j’ai mieux demandé que de me marier ? Je veux qu’on sache bien que, dans toute famille Où j’ai pu rencontrer et connaître une fille Honnête, belle, ayant la grâce et la bonté,
Comme son prétendant je me suis présenté. LUCIE. Et l’on vous a toujours refusé ? MAURICE. Sans m’entendre. LUCIE. Vous riche, jeune alors, c’est à n’y rien comprendre ! MAURICE. Effacez le mot riche, et vous comprendrez mieux. Je ne dois rien, Lucie, à mes humbles aieux ; Ma jeunesse fut pauvre, et triste, et solitaire ; Je ne pouvais offrir que mon travail austère, Mes veilles, mon espoir ; mais où sont les parents Qui signent un contrat sur de pareils garants ? C’est une chose indigne, et cependant commune,