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Théorie critique de l'histoire

De
150 pages

Comment les individus sont-ils fabriqués comme différents les uns des autres ? Quelles sont les opérations à l’œuvre dans la construction des identités de « classe », de « genre », de « race » ou « sexuelles » ?
Dans les trois essais qui composent ce livre, considérés comme des références majeures de la réflexion contemporaine, Joan Scott s’interroge sur la production des catégories et des identités, et sur leur articulation. Elle discute la manière dont les grands historiens marxistes définissaient la notion de « classe » en faisant l’impasse sur le genre ou la race. Elle insiste également sur le fait que l’analyse des identités doit se concentrer sur les discontinuités, sur la transformation des catégories.
C’est tout l’édifice classique de l’Histoire qui se trouve ainsi ébranlé. Joan Scott propose de renouveler la pratique historique en la mettant au contact des instruments les plus radicaux issus de la psychanalyse, des études postcoloniales, des travaux sur le genre et la sexualité ou encore des œuvres de Foucault ou Derrida. Contre la tendance actuelle à promouvoir un type de travail centré sur les « faits » et se réclamant des valeurs d’impartialité et de neutralité, elle appelle à une Histoire résolument théorique et politique – c’est-à-dire critique.



Historienne mondialement célèbre pour ses travaux sur le genre, Joan W. Scott est membre de l’Institute for Advanced Study de Princeton (Etats-Unis). Elle est l’auteure notamment de La Citoyenne paradoxale. Les féministes françaises et les droits de l’homme (Albin Michel, 1998) et de Parité ! L’universel et la différence des sexes (Albin Michel, 2005).

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Comment les individus sont-ils fabriqués comme différents les uns des autres ? Quelles sont les opérations à l’œuvre dans la construction des identités de « classe », de « genre », de « race » ou « sexuelles » ?
Dans les trois essais qui composent ce livre, considérés comme des références majeures de la réflexion contemporaine, Joan Scott s’interroge sur la production des catégories et des identités, et sur leur articulation. Elle discute la manière dont les grands historiens marxistes définissaient la notion de « classe » en faisant l’impasse sur le genre ou la race. Elle insiste également sur le fait que l’analyse des identités doit se concentrer sur les discontinuités, sur la transformation des catégories.
C’est tout l’édifice classique de l’Histoire qui se trouve ainsi ébranlé. Joan Scott propose de renouveler la pratique historique en la mettant au contact des instruments les plus radicaux issus de la psychanalyse, des études postcoloniales, des travaux sur le genre et la sexualité ou encore des œuvres de Foucault ou Derrida. Contre la tendance actuelle à promouvoir un type de travail centré sur les « faits » et se réclamant des valeurs d’impartialité et de neutralité, elle appelle à une Histoire résolument théorique et politique – c’est-à-dire critique.



Historienne mondialement célèbre pour ses travaux sur le genre, Joan W. Scott est membre de l’Institute for Advanced Study de Princeton (Etats-Unis). Elle est l’auteure notamment de
La Citoyenne paradoxale. Les féministes françaises et les droits de l’homme (Albin Michel, 1998) et de Parité ! L’universel et la différence des sexes (Albin Michel, 2005).
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