Un douanier sous couverture

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Remonter les filières de drogue depuis la France jusqu'en Espagne, puis au Maroc, infiltrer les réseaux de trafic de la drogue en accompagnant la livraison des stocks du lieu de production jusqu'à leur prise en charge par les importateurs sur le sol français, faire tomber des négociants en leur proposant de leur vendre ou de leur acheter de la marchandise, ce fut la mission d'une équipe de douaniers qui œuvra dans les années 80 pour le compte de la Direction nationale des enquêtes douanières. C'est cette expérience de plusieurs années qui conduisit à la promulgation en 1991 d'une loi encadrant ces pratiques d'infiltration que Jean-Pierre Cazé, alors Contrôleur Divisionnaire des Douanes, raconte dans cet ouvrage.
Publié le : dimanche 19 juin 2011
Lecture(s) : 277
EAN13 : 9782748184501
Nombre de pages : 249
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Titre
Un douanier sous couverture
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Titre Jean-Pierre Cazé
Un douanier sous couverture
L’infiltration des filières de drogue
Essais et documents
Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-8450-5 livre imprimé ISBN 13 : 9782748184501 livre imprimé ISBN : 2-7481-8450-5 livre numérique ISBN 13 : 9782748184501 livre numérique
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Je remercie Richard qui m’a apporté une aide des plus précieuses dans la mise au point du manuscrit, ainsi que tous mes collègues douaniers et amis qui m’ont apporté leur soutien lors de moments très pénibles. Je dois tout particulièrement exprimer ma reconnaissance envers Guy qui nous a quittés, Joël, Patrick, Jean-Marc, Charles et Denis. Je dédie ce livre à mes fils, Olivier et Pierre-Yves.
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Avant-Propos
AVANT-PROPOS
Le 6 mars 1991, j’ai été arrêté et mis en détention pour des opérations spéciales d’infil-tration de réseaux de trafic de drogue comman-dées par l’administration des douanes. Quelques jours plus tard, trois autres collègues étaient à leur tour placés dans la même situation. Au terme d’une instruction qui dura trois ans, nous avons été jugés par un tribunal correctionnel et avons fait l’objet d’un non-lieu. Fin 1991, une loi d’amnistie votée par l’ensemble des groupes parlementaires promul-guait l’extinction de nos chefs d’inculpation. Elle autorisait en outre, sous certaines condi-tions d’encadrement judiciaire, l’utilisation de nos nouvelles méthodes d’investigation, de livraison contrôlée et surveillée, ainsi que l’infiltration. Ces missions qui sortaient du cadre juridique de la loi française ont fait l’objet, dans les années 1990, d’articles et même d’ouvrages qui ont parfois travesti la réalité des faits et ignoré le contexte opérationnel dans lequel elles furent
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Un douanier sous couverture
exécutées. C’est pourquoi, sans manquer à mon obligation de réserve ni au secret professionnel, j’ai décidé de rétablir la vérité et de raconter cette expérience : la recherche initiale de méthodes de travail inédites aux frontières de la légalité, les succès obtenus, les risques encourus, les dérapages dans lesquels nous avons été impliqués, jusqu’à la catastrophe finale et à l’abandon par l’administration d’agents qui s’étaient engagés corps et âme dans un combat contre les trafiquants de drogue. En m’inspirant de plusieurs faits réels vécus au cours de certaines actions, j’ai voulu relater les exemples-types de missions que j’ai réalisées avec mon équipe. Bien sûr les noms, les lieux et tous les détails trop précis susceptibles de permettre l’identification de ces opérations ont été volontairement changés, mais les faits racontés sont authentiques. Ce témoignage met en cause la cohérence des services au plan de l’action, l’engagement des administrations à l’égard de leurs agents et la détermination de l’État à payer le prix néces-saire pour enrayer un des grands fléaux de la société actuelle. Je remercie plusieurs de mes collègues de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) qui ont accepté, parfois, de m’accompagner ou d’assurer ma
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