Une vie de voyou

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A 61 ans, Michel Ardouin se décide enfin à parler. Ardouin ? Un mètre quatre-vingt-cinq et cent trente kilos de muscles, plus connu dans le milieu, sous le surnom de « Porte-Avions », l’une des figures du grand banditisme français.

Pour la première fois, « Porte-Av » raconte sa vie – bien remplie – de voyou. L’histoire d’un fils de famille qui a mal tourné, passé de l’institution Sainte-Croix-de-Neuilly aux bars de la pègre, du Premier prix de français aux calibres les plus variés.

Ardouin ne cache rien. De ses premiers pas de proxénète et de casseur dans le milieu parisien des années soixante au trafic international de cocaïne entre la Colombie et la France, en passant par son équipée avec Jacques Mesrine, l’« ennemi public numéro un », avec lequel il écumera plusieurs dizaines de banques et qu’il fera évader. Sans oublier ses années de Quartier de Haute Sécurité, ses meurtres de « collègues »… Bref, une épopée de braquages (et autres trafics), de cavales et de règlements de comptes sanglants, où l’on croise caïds, porte-flingues et filles de joie.

L’histoire de « Porte-Avions », c’est aussi celle du milieu français de ces quarante dernières années.
Publié le : mercredi 20 avril 2005
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EAN13 : 9782213640914
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Table des Matières
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;OElig;uvres de Jérôme Pierrat
Epigraphe
Avant-Propos
Un fils de bonne famille
Premiers pas dans le Milieu
Les pros du braco
Latino Connection
La cavale se poursuit
Les années Mesrine
Quartiers de haute sécurité
D'une centrale à l'autre
Les affaires reprennent
En direct de Colombie
Un petit tour en hélico
Table des Matières
© Librairie Arthème Fayard, 2005. 978-2-213-64091-4
;OElig;uvres de Jérôme Pierrat
Les Hommes illustrés, le tatouage des origines à nos jours, avec Éric Guillon, Larivière, 2000. Une histoire du milieu. Grand banditisme et haute pègre en France de 1850 à nos jours, Denoël, 2003. L'Andrologue, in Les Français peints par eux-mêmes, collectif, La Découverte, 2003. Les Gars de la Marine, avec Éric Guillon, Larivière, 2004.
Les vrais, les durs, les tatoués
, avec Éric Guillon, Larivière, 2004.
À M. Richard Pallain, vice-président du tribunal chargé de l'instruction, et à M. Michel Legrand, procureur, juge d'instruction en 1986, qui sont les deux seuls magistrats – et j'ai eu à en connaître – qui m'ont toujours regardé dans les yeux et ne m'ont pas traité comme un sous-homme.
Avant-Propos
Le papier à lettres est caractéristique, avec ces lignes tracées par l'administration pénitentiaire. Au dos de l'enveloppe, l'adresse de l'expéditeur ne laisse aucun doute : 42, rue de la Santé. En cet automne 2003, Michel Ardouin est détenu dans la prison parisienne depuis plusieurs mois. Mon ouvrage sur l'histoire du Milieu lui a donné envie de m'écrire. Non, les frères Zemmour n'étaient pas si redoutables, et Claude Génova, dit « le Gros », abattu en 1994, n'était pas son ami… Ces vérités rétablies, nous avons correspondu. Et l'idée d'un livre est née. Michel Ardouin, dit « Porte-Avions », souhaitait y dénoncer la manipulation policière dont il se disait victime. La loi interdisant d'évoquer des affaires en cours l'en empêchait. Mais sa vie, ses quarante années passées dans l'univers du crime, voulait-il les raconter ? Il a finalement accepté, après s'y être refusé pendant vingt ans.
C'est ce récit que vous allez lire. Brut, avec ses mots à lui. Non pas dicté depuis sa cellule : nous avons attendu sa sortie, en février 2004, pour commencer. L'homme était prêt à tout raconter – ou presque. Ça tombait bien : c'était l'une des conditions. Non pas livrer mois après mois toutes ses aventures malfrates – il y aurait fallu quatre volumes –, mais ne rien occulter de sa vie de voyou. Pas question de tomber dans le romantisme canaille, celui du truand qui porte le code de l'honneur en bandoulière. Michel Ardouin casse le mythe et dévoile le vrai visage du Milieu : celui des coups bas, des trahisons, du sang, des règlements de comptes, des amendes distribuées aux collègues que l'on « fragilise » pour mieux les saigner, des coups de calibre qui effacent les contrariétés et pansent les susceptibilités…
« Porte-Av' » n'est pas Robin des bois. Il ne s'en cache pas : proxénète, braqueur, trafiquant de drogue, meurtrier… il a tout fait en quarante ans. Bref, une vie de malfrat bien remplie. Et un « cas » pour les criminologues. Mais, surtout, un récit qui dissuadera le plus intrépide des « loulous » de plonger dans le Milieu, un panier de crabes où les coups de pinces sont souvent fatals.
Jérôme PIERRAT.
Un fils de bonne famille
– Qu'est ce que vous avez là, Ardouin ?
– Je ne sais pas, monsieur, mon portefeuille !
– Je ne parle pas du portefeuille, mais de ce que vous avez derrière. – Je ne vois pas ce que vous voulez dire, monsieur. – Ardouin, j'ai mené des hommes au combat en 14-18, je suis dans l'enseignement depuis quarante ans, vous êtes le premier élément que je rencontre qui n'ayez aucun cœur ! C'est dommage, mais vous finirez sur l'échafaud.
La peine de mort, je l'ai risquée quarante fois dans ma vie. Ce mec, en 1957, aurait pu dire : « Ardouin, vous finirez gigolo ou joueur professionnel. » Non, lui, il a vu l'échafaud. Malgré mes quatorze ans, mes origines sociales et le collège Sainte-Croix de Neuilly dont je suis alors élève et qui accueille tous les rejetons de la noblesse française. Ce visionnaire, c'est M. Wandenberg, le préfet des études, à qui mes parents se sont confiés. Ils ne savent plus quoi faire de moi. Nous habitons rue de Saint-Senoch, dans le e XVII arrondissement de Paris ; mon père est un petit industriel et ma mère est au foyer. Je n'ai pas vraiment le profil du gosse de la zone. Encore moins celui d'un futur voyou. Mes frasques les fatiguent. Il n'est pas rare que je rentre à 20 heures, quand ce n'est pas entre deux flics. Après cette ultime mise en garde, je suis une fois de plus foutu à la porte. Comme des six ou sept établissements précédents. J'ai toujours été voleur. À sept ans, pour Noël, j'ai offert des cendriers en plâtre à toute ma famille, une quinzaine en tout. À la grande-tante, au grand-oncle, aux grands-parents… L'année suivante, ils ont eu un stylo Waterman plaqué or chacun. Ma mère n'a rien dit, pour ne pas gâcher la fête. Mais, le lendemain, j'ai pris deux tartes dans la gueule. – Où as-tu volé ça ?
Comme un con, je me suis mis à table. J'avais fait au moins cinq papeteries en trois mois pour les réunir. Ma mère m'a traîné à la Plume d'oie, un magasin de la place Aimé-Maillard.
– Madame, mon fils est un petit voleur. Il vous a pris des stylos, etc.
Et l'enculée de caissière :
– Ah oui, il en a volé plus d'une dizaine, on a compté.
Chez elle, j'en avais pris que quatre… J'ai alors compris deux choses : qu'il ne fallait jamais se mettre à table, et que la commerçante était peut-être plus malhonnête que moi. Mais j'ai continué de chouraver. Je volais dans les magasins à Paris, je volais quand je partais en colonie de vacances sous le patronage de l'église Saint-Ferdinand. Dans les boutiques de souvenirs. Des boules de la Sainte Vierge avec la neige qui tombe. J'en rapportais dix ou douze. Je volais aussi du vin de messe au curé pendant qu'il dormait. Quand les copines de ma mère viennent à la maison, elle met leurs sacs sous clef dans sa chambre. Je passe par la corniche extérieure. Ce doit être la faute au cinéma. Ma génération a été nourrie de films de cape et d'épée, de westerns italiens, des policiers d'Eddie Constantine. Des polars et encore des polars où les gangsters sont sublimés. On s'étonne, après, que certains gamins aient suivi ce chemin-là. Lorsque les mecs de ma génération passent aux assises, on devrait faire venir les producteurs de films afin qu'ils partagent leur sanction : – Condamnés à vingt ans : dix pour le producteur de films qui vous a intoxiqué, dix pour vous !
Vers quatorze ans et demi, quinze ans, j'échoue dans un cours pourri. Les professeurs sont des tarés qui ont été virés de partout, et les élèves les résidus de tous les lycées alentour. Ça s'appelle le cours Du Guesclin, rue de Turin. Pendant la pause-déjeuner, de midi à 14 heures, je fréquente les petits voyous de Clichy et ceux du Sacré-Cœur de Montmartre, qu'on appelle le « Sactos ». Je fraternise avec, je me sens proche. Sauf que le plaisir de ces blousons noirs, c'est de casser la tête de la bande de la Trinité. Et que le mien, c'est – déjà – de remonter de l'oseille. Je me rapproche alors de la bande qui traîne au square Carpeaux. Des petits voleurs qui cassent les chambres de bonnes, qui trafiquent un peu. Je me joins à eux. Un jour, je me bagarre dans le passage Lathuile, près de Clichy. Je voulais à tout prix un revolver, j'ai été attiré dans un piège par les trois mecs qui devaient me le vendre. L'un a sorti un cran d'arrêt, un autre une chaîne de vélo… Je me suis battu comme un lion. Ils n'ont pas eu mes deux cents balles.
Peu après, je suis à nouveau viré.
L'étape suivante, c'est un collège à Sézanne. Un vrai bordel. La fille du principal tombe enceinte d'un élève, bientôt suivie des trois filles de l'Assistance publique qui servent à table, puis de deux élèves de seconde… Moi, je passe mes jeudis à voler des livres de poche dans les magasins. Et à les lire. Près de trois cents, la collection complète. On engourdit aussi des cigarettes, on trafique, on se démerde. Ce collège reste pour moi un merveilleux souvenir. Lors du spectacle de la Saint-Charlemagne, je monte ivre mort sur scène. Ils essaient de me mettre à la porte, mes bonnes notes en français me sauvent. Pour la distribution des prix, Eugène Saigne, le directeur, invite Vladimir d'Ormesson, ancien grand résistant comme lui. D'Ormesson est sourd comme un pot. Lorsqu'on m'appelle pour le prix de français, il me serre chaleureusement la main. Eugène Saigne lui glisse alors à l'oreille : – C'est un très mauvais élève, maître, il est mis à la porte. L'autre comprend que dalle et continue à me serrer la main encore plus fort, à me féliciter. Saigne répète : – C'est un très mauvais élève, maître. Etc. Pas de réaction. Enfin, il lui hurle à l'oreille. L'autre me lâche brusquement la main, le regard apeuré. La vision du Malin ! Une heure après, je suis sur la route avec mon caisson et ma valise, à faire du stop pour rentrer à Paris.
Comme c'est les vacances, je pars en voyage linguistique en Allemagne. La famille d'accueil me fait chier. Je me sauve : auto-stop, balades, Francfort… Je reviens au bout de trois jours, sans une tune. Et je me rifle de nouveau avec eux. Du coup, j'embarque ma valise – il me reste deux jours avant le train – et j'emménage chez Ingrid, une jeune fille de dix-huit ans rencontrée à la piscine. Ses parents sont en voyage en Italie, et moi… je perds mon pucelage. En attendant de me trouver un nouveau collège, mon père m'embauche dans sa petite usine de Pantin. Il y produit du savon industriel distribué aux usines Renault, à la Snecma, à la RATP, à la SNCF… Je suis manœuvre, astreint au chargement. Nous sommes quatre. Les trois autres sont des anciens d'Indochine : sept litres de rouge et trois de bière par jour. On gerbe les uns sur les autres des fûts de savon de cinquante kilos. On charge des vingt, trente tonnes. Le métier me fait les bras. Au bout d'un mois, je monte à la fabrication. Là, ils sont quatre Arabes et il n'y a pas d'alcool. Alors que la médecine du travail oblige à prendre des
douches, les ouvriers français partent en bleu de travail dégueulasse dans des Aronde pourries, bourrés de vin rouge. Les Arabes, eux, se lavent tous les soirs, mettent des petits costumes à cent balles, leur bleu de travail dans un porte-documents, et quittent l'usine pour leur chambre. Ils sont entre huit et douze par piaule. Il y en a un qui fait la gamelle pour les autres. Je partage leur couscous tous les jours ou presque. Je deviens pote avec l'un d'entre eux, Yaya. Je commence à le charrier : – Yaya, qu'est-ce que tu fais le samedi et le dimanche ? Tu vas à Barbès, tu fais la queue pour tirer ton coup ? Yaya, très pudique : – Non, c'est pas ça, je peux pas te dire.
– Allez, tu vas à Barbès…
– Non, je visite le musée du Louvre, mais j'en ai encore au moins pour deux ans pour tout voir, parce que c'est magnifique.
En 1958, il y a un ouvrier maghrébin qui, au lieu d'aller à Barbès, visite tous les week-ends le musée du Louvre dont il est amoureux ! Cinq ans plus tard, ce Yaya retournera dans son pays en ayant pris note de tous les systèmes de fabrication du savon. Et il montera une petite fabrique là-bas. Ça me fera marrer, et très plaisir.
En désespoir de cause, mes parents m'inscrivent dans une école préparatoire aux Arts déco. Ils me prennent une chambre dans une pension, rue de Fleurus, mon père ne supportant plus la présence de mes fiancées à la maison. Les Arts déco se passent surtout au Sélect, brasserie historique de Vavin. Je descends prendre le petit déjeuner en jeans, pieds nus, parfois carrément en robe de chambre.
Dans mon atelier, nous ne sommes que deux garçons de quinze ans pour une trentaine de filles, dont pas mal de provinciales entre seize et vingt ans. Elles ont appartement et voiture, c'est cocagne ! Au Sélect, je rencontre Zouzou la twisteuse, Roy, qui pose pour les magazines de mode, Dalian, un peintre raté qui deviendra le chéri de Saint-Paul-de-Vence… On fréquente également le drugstore des Champs-Élysées pour obtenir des adresses de surprises-parties. On s'y rend en Dauphine volée à trois ou quatre copains. Un Coca à la main, une fille dans les bras et les yeux qui se baladent. On retapisse absolument tous les biens de la baraque… que l'on embarque avant de se casser : fringues, bronzes, argenterie, jade… Bref, tout et n'importe quoi. Je repars même une fois avec un aspirateur sur le dos. Ça, je suis sûr d'en tirer au moins vingt sacs.
On s'incruste aussi dans les rallyes. Les fils de famille arrivent à Solex, attifés du smoking de papa. Nous, on débarque à cinq, accompagnés de deux filles pour entrer. Une bouteille de whisky en guise de cadeau et, une fois à l'intérieur, on retourne tout. On se bat avec tous les cons des grandes écoles, c'est un régal pour moi.
À cette époque-là, je rencontre un type intéressant, Jean G., inscrit, lui, aux Arts modernes. Son père, Albert, est l'ami et le conseiller juridique de Gaston Gallimard. Un homme exceptionnel. Il a acheté quarante-trois chambres de bonnes dans deux immeubles, l'un sur la rue Chanoinesse, l'autre sur le quai aux Fleurs. Il les a réunies, excepté neuf d'entre elles qu'il a données à ses enfants. Ce qui fait qu'avec Jean G. nous jouissons d'un trois-pièces dans l'île de la Cité pour emballer nos fiancées et trafiquer. On traîne à Saint-Michel, Saint-Germain-des-Prés, sur l'île Saint-Louis et surtout à Orléans. Albert G. possède une maison de maître à Saint-Denis-en-Val. Le métayer a ordre de nous préparer un poulet-frites-salade lorsque nous y sommes. Avec des mecs du coin, nous formons un gang de six, sept copains. Je suis le moins balèze et le moins méchant. C'est dire. Faut voir l'équipe ! Les piliers en sont Jean-François,
dont la mère a été tondue à la Libération ; ces histoires de collabos l'ont rendu méchant. Et Jean-Marie, que des histoires familiales ont fait tourner haineux. Lorsqu'on affronte d'autres bandes d'Orléans, ils se prennent cinq, six mecs à deux. On trafique entre Paris et Orléans. À coups de plume, on casse les chambres de bonnes. J'ai des scrupules. Je prends conscience que ce que je vole à une bonniche représente trois mois de son salaire. J'arrête et me replie sur les bureaux de tabac. Moins à plaindre. En allant aux toilettes, je me laisse enfermer dans la réserve, là où ils mettent les parasols. Mon associé m'attend dehors au volant d'une Frégate. Je me fais un sac ou deux de tabac, les timbres fiscaux, les briquets, quelquefois la caisse… Bref, tout ce qui a un peu de valeur. On commence à trafiquer avec les Américains basés autour d'Orléans. Tanavera, un Portoricain, monte des parties de poker à la maison et fait venir des filles à soldats. Ça court à poil dans les couloirs. Je remonte à Paris toutes les semaines pour embrasser ma mère… et lui piquer les clés de sa quatre-chevaux. Le soir, je les rafle sur la table de l'entrée. Le concierge gare sa voiture à la place. Je fonce à Orléans charger la quatre-chevaux de cigarettes et de whisky, et je remonte livrer trois clubs de la rue de Ponthieu. À 6 heures du matin, je tape au carreau du concierge, il retire sa voiture et je gare celle de ma mère non sans avoir refait le plein. On fait également pas mal de cambriolages de résidences secondaires. Mes scrupules reviennent, mais je me laisse entraîner… De temps en temps, je dors chez Jean-Marie qui habite rue des Colombiers, à Orléans. Lui, c'est le souffre-douleur de l'inspecteur principal Robillon qui l'arrête au moins une fois par semaine pour lui coller sur le dos des cambriolages et divers vols… jamais prouvés. Jean-Marie est passé par les maisons de redressement, le flic l'a dans le nez. Un matin, le Robillon se pointe à 6 heures. Il nous emmène à la PJ d'Orléans. On est attachés, comme d'habitude, au radiateur. Arrive le commissaire, accompagné d'une bonne femme. Et, lorsqu'elle nous voit : – C'est eux, je les reconnais ! Des types sont entrés chez elle et sont aussitôt repartis en la voyant. Le commissaire a l'air dubitatif. – Madame, vous portiez vos lunettes ?
– Non, elles étaient sur la table de nuit.
– Votre lampe de chevet était allumée ? – Oui. – Et la pièce dans laquelle sont entrés ces messieurs était éteinte ? – Oui. – Combien j'ai de doigts, madame ? – Attendez… – Non, non, sans les lunettes ! – Trois. – Madame, vous avez d'abord incriminé des Gitans, puis des Arabes, maintenant ce sont eux… De là où vous étiez, vous ne pouviez pas les voir… Et, se tournant vers Robillon : – Détachez-les.
– Patron, c'est de la mauvaise graine !
– Vous pouvez partir.
Alors que l'on sort, la vieille lâche au commissaire :
Les commentaires (1)
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molinajean

beaucoup d humour le lascar on a passe des belles rigolades ensembles surtout chez georges le breton rue de l échiquier. souvenirs souvenirs.lol

samedi 8 octobre 2016 - 21:38

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