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X BIS

De
252 pages
   Etre un élève juif à la prestigieuse École polytechnique en 1941, l’un des cinq ayant passé la barre des 3% du numerus clausus imposé aux « Israëlites », n’allait pas sans poser des problèmes à l’administration, soucieuse de respecter tout à la fois la stricte méritocratie qui faisait la réputation de l’école, et la lettre, sinon l’esprit, des lois anti-juives de Vichy.
   Bernard Lévi, sortant du lycée et des « prépas » la tête pleine de Virgile et de Verlaine et qui se trouve avoir deux grands rabbins de France dans son ascendance, va se retrouver « élève bis ». C’est-à-dire intégré à la vie de l'Ecole mais mis en marge des classements, comme si ses résultats ne comptaient pas. Ce traitement de défaveur suscite peu de réaction de la part de ses camarades de promotion : il le rapproche de certains d’entre eux, mais pour la plupart c'est l'indifférence. C'est sans uniforme qu'il combat alors l'ennemi, puis sous la tenue de midship qu'il traque ensuite les sous-marins allemands.
   Son récit, où se mêlent humour et émotion, reconstitue grâce à des correspondances et à l'agenda d'un camarade de sa promotion une époque où l'un de ses condisciple « Français israëlite » était ainsi décrit par le général dirigeant l’école : « Type sémite caractérisé au physique comme sans doute au moral. Ne peut être considéré comme une recrue de classe pour les services de l’Etat »… 
   Le livre est dédié aux polytechniciens de sa promotion, juifs ou non, qui sont morts pour la France en 1944 et 1945.
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   Etre un élève juif à la prestigieuse École polytechnique en 1941, l’un des cinq ayant passé la barre des 3% du numerus clausus imposé aux « Israëlites », n’allait pas sans poser des problèmes à l’administration, soucieuse de respecter tout à la fois la stricte méritocratie qui faisait la réputation de l’école, et la lettre, sinon l’esprit, des lois anti-juives de Vichy.
   Bernard Lévi, sortant du lycée et des « prépas » la tête pleine de Virgile et de Verlaine et qui se trouve avoir deux grands rabbins de France dans son ascendance, va se retrouver « élève bis ». C’est-à-dire intégré à la vie de l'Ecole mais mis en marge des classements, comme si ses résultats ne comptaient pas. Ce traitement de défaveur suscite peu de réaction de la part de ses camarades de promotion : il le rapproche de certains d’entre eux, mais pour la plupart c'est l'indifférence. C'est sans uniforme qu'il combat alors l'ennemi, puis sous la tenue de midship qu'il traque ensuite les sous-marins allemands.

   Son récit, où se mêlent humour et émotion, reconstitue grâce à des correspondances et à l'agenda d'un camarade de sa promotion une époque où l'un de ses condisciple « Français israëlite » était ainsi décrit par le général dirigeant l’école : « Type sémite caractérisé au physique comme sans doute au moral. Ne peut être considéré comme une recrue de classe pour les services de l’Etat »… 
   Le livre est dédié aux polytechniciens de sa promotion, juifs ou non, qui sont morts pour la France en 1944 et 1945.
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