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Le corps qui reste

De
254 pages
Le présent ouvrage apporte une contribution à la pratique plastique de l'art de la performance, qui pourrait se définir comme un art travaillant les normes de la représentation. À partir de cette pratique, il s'agira d'imposer dans le champ de l'art une figure travestie et dansante, interrogeant les normes du genre et du désir.
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Cyril Iasci
LE CORPS QUI RESTE Travestir, danser, résister !
OUVERTUREPHILOSOPHIQUE
Le corps qui reste
Ouverture philosophique Collection dirigée par Aline Caillet, Dominique Chateau, Jean-Marc Lachaud et Bruno Péquignot Une collection d'ouvrages qui se propose d'accueillir des travaux originaux sans exclusive d'écoles ou de thématiques. Il s'agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions qu'elles soient le fait de philosophes « professionnels » ou non. On n'y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique ; elle est réputée être le fait de tous ceux qu'habite la passion de penser, qu'ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou… polisseurs de verres de lunettes astronomiques. Dernières parutions Jean-Michel CHARRUE,Néoplatonisme. De l’existence et de la destinée humaine, 2014. Sylvie PAILLAT,Métaphysique du rire, 2014. Michel FATTAL,Paul de Tarse et lelogos, 2014. Miklos VETO,Gabriel Marcel. Les grands thèmes de sa philosophie, 2014. Miguel ESPINOZA,Repenser le naturalisme, 2014. NDZIMBA GANYANAD,Essai sur la détermination et les implications philosophiques du concept de « Liberté humaine », 2014. Auguste Nsonsissa et Michel Wilfrid Nzaba,Réflexions épistémologiques sur la crisologie, 2014. Pierre BANGE,La Philosophie du langage de Wilhelm von Humboldt (1767-1835), 2014. Marc DURAND,Médée l’ambigüe, 2014. Sous la direction d’Aline CAILLET et Christophe GENIN,Genre, sexe et égalité,2014. Benoît QUINQUIS,L’Antiquité chez Albert Camus, 2014.Catherine MONNET,La reconnaissance. Clé de l’identité, 2014. Jean PIWNICA,L’histoire : écriture de la mémoire,2014. Jacques ARON,Theodor Lessing, Le philosophe assassiné,2014. Naceur KHEMIRI & Djamel BENKRID,Les enjeux mimétiques de la vérité. Badiou « ou /et » Derrida ?,2014. Pascal GAUDET,Philosophie et existence, 2014. Pascal GAUDET,Penser la politique avec Kant, 2014. Pascal GAUDET,Penser la liberté et le temps avec Kant, 2014. Aklesso ADJI,Ethique, politique et philosophie, 2014. Christian MIQUEL,Apologie de l’instant et de la docte ignorance, 2014.Paul-Emmanuel STRADDA,L’Etre et l’Unité, 2 volumes, 2014. Carlo TAMAGNONE,La philosophie et la théologie philosophale, 2014.
Cyril Iasci Le corps qui reste
Travestir, danser, résister !
Photographies de couverture : à gauche :Coma, avec la participation d’Alexandra Hoffer (2009) ; en vignettes :When I dance(2009) etSlow(2003) © Céline Roustant, Denis Ounissi et Cyril Iasci© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02816-3 EAN : 9782343028163
Introduction Lobjet de cette étude est de réfléchir sur le corps travesti et dansant. Corps travesti ou corps dansant, ou parfois corps travesti dansant. Lidée est que nous vivons dans un monde qui ne reconnaît plus les frontières entre le masculin et le féminin, à savoir dailleurs si ces notions de masculinité et de féminité sont des notions vraiment closes sur ellesmêmes ? Ces notions ne sontelles pas, déjà, des notions «dansantes » ence sens que le corps dansant procède dun parasitage des territoires sexués par rapport au corps fixe. Ces interrogations deviennent plus aiguës encore dans notre époque qui traverse depuis quelques temps une ère de subjectivisation du corps. Notre monde napparaît plus régi par une seule tradition: dans ce que nous nommons aujourdhui « postmodernité », les traditions ne sont plus une mais multiples et, dans cette multitude, il na jamais été aussi difficile de «se 1 trouver »une identité. À une telle subjectivisation , une telle relativisation du monde, soutendrait lidée que nous assisterions à un certain repli sur le corps. Cette obsession contemporaine du corps ne serait que le reflet de ce repli sur leMoi; le réel nexisterait plus quà laune du « moi, mon corps ». De ce fait, notre souci de soi nous a peutêtre plongés dans la plus abyssale des solitudes: «le corps est un reste. Il nest plus le signe de la présence 2 humaine, indiscernable de lhomme, il est sa forme accessoire ». La technologie confirmerait de plus en plus les «pouvoirs du Moi» ;aucun fantasme aujourdhui ne semblerait pouvoir être empêché. Lhomme biotechnologique, le « posthumain », est en marche et il semble difficile de larrêter. Ce nest dailleurs pas, directement, notre propos ici, même si en toile de fond nous ne perdons pas de vue que lhumain, tel quil est aujourdhui, fait peutêtre déjà partie du passé. Lhumanité ne peut se contenter de son corps et nous pourrions affirmer cette déception comme le fondement même de son humanité. Aujourdhui, non seulement elle ne peut plus sen contenter, mais elle voudrait quil disparaisse, à jamais. Ainsi, il y a dans l’œuvre plastiquedOrlan ou de Sterlac, figures majeures de lart dit « corporel » aujourdhui, une volonté de pallier à la contingence du corps qui nous est donné par la technologie. Notre corps contemporain est en perte de repère « identitaire » nous répètet on inlassablement. Les « rôles » de lhomme et de la femme ne sont plus les mêmes, il semble même que cela constitue des comportements « dépassés », autrement dit qui persistent mais qui sont voués à être bouleversés, « Car en ce qui concerne lidentité idéologique, politique, sexuelle, professionnelle, 1 «Le sujet devenu l’individu se croit en droitde se demander si, mis à part sa perception subjective du monde, il existe bel et bien quelque chose de l’ordre d’une extériorité («en soi »)», Miguel Benasayag,Le Mythe de l’individu¸ Paris, La Découverte, 2004, p. 19. 2 David Le Breton,Anthropologie du corps et modernité, Paris, PUF, 1990, p. 46. 5
cest plutôt à desincertitudes immédiatesl queon est confronté de nos 1 jours ». Dès lors, ces incertitudes forment le terreau de ce que lon nomme la crise de la représentation que nous pourrions voir comme un espace constitué dscène »objets communs et de symboles, une «en quelque sorte, où lon jouerait symboliquement des rôles. Questce quêtre un homme ou une femme ? Il semble que lon ne se soit jamais autant interrogé sur la question. Depuis (au moins) leDeuxième Sexede Simone de Beauvoir, depuis la quête féministe de libération du corps de la femme, depuis les mouvements gays, lesbiens et transsexuels (LGBT). La question du «genre »semble être véritablement un pivot du bouleversement de cette société, laquelle paraît surtout liée, à tort ou à raison, à une remise en cause du modèle sociétal phallocentrique :« Chaque époque selonHeideggerune chose à à penser. Une seulement. La différence sexuelle est probablement celle de 2 notre temps».
En fait, nous croyons que la question de la différence sexuelle nous fait réfléchir sur lorganisation et la conception de toute notre société. La remise en question des représentations des rôles masculins et féminins constitue, à notre avis, un domaine particulièrement privilégié où langoisse surgit. Par extension, la question de lidentité sexuelle est devenue une quête de soi, et les questionnements corrélés à cette recherche prennent une tournure centrale dans nos sociétés : «la sexualité joue désormais le rôle dune caractéristique malléable du soi, dun point essentiel de jonction entre le 3 corps, l». Nous constatons queidentité personnelle et les normes sociales les questionnements liés aux sexes déclenchent les réactions les plus vives. Nous pouvons affirmer que le geste de toucher aux conceptions du corps sexué est interprété comme une subversion, une perversion parce quil porte atteinte au «symbolique »,aux fondements mêmes de notre conception du monde. Mais aujourdhui, les « frontières » entre ce qui doit être masculin et ce qui doit être féminin se font poreuses, parfois obsolètes, et les manipulations corporelles sont pour certains des « atteintes » à lintégrité du 4 corps ;bien plus, elles sont des atteintes à ldu monde.ordre symbolique
1 Michel Maffesoli,Au creux des apparences : pour une éthique de l’esthétique, Paris, Plon [1990], Librairie Générale Française, « Le Livre de Poche », 1993, p. 31. 2 Luce Irigaray,Éthique de la différence sexuelle, Paris, Minuit, 1984, p. 13. 3 Anthony Giddens,La Transformation de l’intimité: sexualité, amour et érotisme dans les sociétés modernes, [1992], Paris, Hachette littératures, 2006, p. 27. 4 L’ordre symbolique dont il est question chez Lacan, pourrait être défini par le langage comme moyen de liaison : «En fin de compte, il n’y a que ça, le lien social. [...] le lien social ne s’instaure que de s’ancrer dans la façon dont le langage se situe et s’imprime, se situe sur ce qui grouille, à savoir l’être parlant», Jacques Lacan,Encore.Le Séminaire XX, Paris, Seuil, 1975, p. 70. 6
1 Dans cette conception bipartitedu Monde, elles résonnent comme le chaos, 2 le désordrepuisque, pour certains, la dualité élémentaire des corps et donc 3 du monde serait lessence même de notre capacité de penser. «La différence des sexes» constituerait un socle de la pensée dans lequel l’œdipe, «ceSymbolique siétourdiment invoqué dès lors que quelque 4 chose se met à bouger dans la société», serait conçu comme un 5 « capiton». Or, les mythes, les rites, le théâtre, le cinéma, les artistes depuis longtemps nous montrent des corps travestis, des corps qui ne sont ni masculins, ni féminins. Des corps de l« entredeux », des corps vacillants, dansants dun genre à un autre. Il y a longtemps que les artistes font vaciller 6 la bisexualité ou la transsexualité parce que« Lambivalence sexuelle, lactivité et la passivité, la bisexualité ou la transsexualité sont inscrites dans le corps de tout sujet, et non pas comme différence associée à un organe 7 déterminé ». Les artistes se sont très vite emparés de ces images puisquil semble bien que ces codes ne sont que des images, des images qui attendent plus ou moins une réponse de notre part, que lon comprendrait comme une adaptation voire une «incorporation »de ces normes sociales, ces codes et ces comportements influencés par le pouvoir de coercition de la société. Ces attitudes transgressives sontelles des reflets de la toutepuissance duMoiou sontelles des réactions par rapport à des comportements qui ne correspondent plus à notre réalité commune, ce que lon appelle le « genre » en somme que lon pourrait comprendre comme cette réponse corporelle et comportementale dun sujet face à une suite de conventions, de normes dans lesquelles il baigne. Être un homme ou une femme en quelque sorte ne serait que répondre à une apparence: ce nest pas cette «chair »qui nous constitue, ce nréel »,est pas notre corps «ce corpslà nest quun langage en somme que lon peut «déconstruire ». Lautre corps, serait le corps jouissant, le corps relationnel qui nous lie les uns les autres, celui qui nous 1  DepuisAristote, le monde est conçu comme alternance de contraires: Froid/Chaud, Sec/Humide…qualités qu’on attribue à l’homme et à la femme.2 Michelle Perrot, «L’indifférence des sexes dans l’Histoire», Jacques André (dir.),Les Sexes indifférents, Paris, PUF, 2005, p. 19. 3 Cf. Françoise Héritier,Masculin/Féminin: la pensée de la différence, Paris, Odile Jacob, 1996. 4 Sabine Prokhoris,Le Sexe prescrit : la différence sexuelle en question, Paris, Aubier, « Alto », 2000, p. 15. 5 C’est une notionintroduite par Lacan dansLe Séminaire III surles psychoses. Dans ce séminaire, il avance l’hypothèse qu’il y aurait un nombre minimum de points d’attache –appelés « point de capiton »entre le signifiant et le signifié nécessaire à normaliser un être humain. Lacan émet une autre hypothèse: un défaut d’un signifiant parmi ce nombre minimum de points d’attache, appelé «nomdupère », serait en amont de la psychose.Cf.Les Psychoses. Le Séminaire III, « Le point de capiton », Paris, Seuil, 1981, p. 303. 6 Notions qu’il ne faudrait pas confondre, nous y reviendrons.7 Umberto Galimberti,Qu’estce que l’amour ?,Paris, Désir/Payot & Rivages, 2008, p. 46. 7
fait nous toucher ; et le corps relationnel, comme semble laffirmer Élisabeth Badinter, est peutêtre, cette part «féminine »en nous, «alors que les processus didentification féminine sont relationnels, ceux de lidentification 1 masculine sont oppositionnels». Cet autre corpslà, le corps dans son « rapport érotique » aux autres, est cette image du corps qui correspondrait à limage érogène que lon a de notre corps selon Françoise Dolto, à savoir linscription dans linconscient de lépreuve de lautre. Il y aurait autrement dit un gouffre entre le sexué (lidentité sexuelle) et le sexuel (lactivité érotique). Si le sexué est une affirmation, une face de lidentité, le sexuel est le «pile »,ce serait la désintégration des identités, des corps sexués, ce serait notre dionysiaque. Cette étude interroge, plus que tout autre médium, le médium « performance »,sur le corps engagé dans la performance. Nous essaierons démettre, non pas une définition totale de cette pratique, mais plutôt une définition personnelle, subjective. Nous nous intéressons surtout à cette 2 période de lhistoire de la performance qu» aux Étatson appelle « body art Unis et «art corporel» en France, période correspondant à la «libération sexuelle »où il était question d’amener au centre du débat la sexualité féminine et l’homosexualitéjusqualors considérées comme « périphériques ».Dès lors, les artistes de cette époque en usant du travestissement nous montrent un désir mouvant, fluctuant, quelque chose qui na rien de confortable. Dailleurs, « performer » aujourdhui na certainement pas le même sens que dans les années 19601970, époque qupériodeAnne Tronche qualifie de « 3 historique »de lart performance. Dans ces années, il fut surtout question de « libération »du corps; le corps était un élément de nos vies quotidiennes trop longtemps soumis à des carcans idéologiques quil fallait défaire. Il y avait bien une sorte de nouveau mode de « relationnalité » qui passait par le corps érotique, parce que celuici engage tout notre corps et celui de lautre, comme nous la montré Freudà travers toute son œuvre. Avec ce corps du désir, une révolution sest mise en marche. Cette période où lon croyait en quelque sorte à la matérialité du corps, où le corps était vécu comme le lieu dune vérité. Les artistes espéraient une forme de révolution par le corps, par
1 Élisabeth Badinter,XY : de l’identité masculine, [1986], Paris, Odile Jacob, 2004, p. 88. 2 Courant synthétisé aux ÉtatsUnis par la revueAvalanchecréée en 1970 qui présentait principalement le travail de Vito Acconci, Bruce Nauman, Dennis Oppenheim. Ajoutons les actionnistes viennois, le mouvement Gutaï au Japon dès les années 1950 et, en France, des artistes comme Michel Journiac, Gina Pane défendus par François Pluchart par l’entremise de la revueArTitude(1971). 3 Anne Tronche, «Corps et trace»,Corps et trace dans la création tchèque, Paris, Hazan, 2002, p. 8. 8
la chair, par lincarnation dune nouvelle forme dexistence :body art« Le 1 est une critique par corps des conditions dexistence ». Cette fascination, comme nous le dit Anne Tronche, na pas cessé. Nous regardons les œuvresdUlay/Abromovic, Vito Acconci, Allan Kaprow, Carolee Schneemann, Joan Jonas, Gina Pane, ou encore de Michel Journiac, toujours avec la même forme de respect face à cette engagement total de leur 2 être dans la mise en marche dune nouvelle forme despéraitincarnation qui le bouleversement de la société. Mais aujourdhui on se pose forcement cette question :quen estil de cette libération du corps et de la libération 3 sexuelle ?Il semble que lon soit passé à côté. Même si aujourdhui un certain ordre moral semble être de retour, donc quelque chose contre quoi lon pourrait se dresser, les prises de positions artistiques des années 2000 ne peuvent être les mêmes que celles suscitées à lépoque par les lectures de 4 5 Reich ouMarcuse .Dautre part, il faudrait y voir une réflexion sur « lontologie » de cette discipline. Ce spectacle « total » nous intéresse parce quil permet (peutêtre) à nos anatomies éparpillées, à nos «moi »,de se toucher, de se retrouver parce quil resterait néanmoins dans les performances cette idée de Michel Maffesoli d« outrepassement de soi » qui 6 ressemble à ce quil entend quand il parle dorgiasme . Comme nous le dit Xavier Le Roy, ce chorégraphe aux œuvres si dépouillées, «le contour du corps, ce nest pas seulement la peau, cest quelque chose de plus diffus. Les 7 limites ne sont pas aussi claires et concrètes quon le voudrait». 8 Nous espérons trouver dans la« techniquedu corps» qu’est letravestissement, un moyen de rendre le corps plus léger, de lhabiter de manière plus ludique. Trouver un corps autre, plus complet, peutêtre moins
1 David Le Breton,L’Adieu au corps, Paris, Métailié, 1999, p. 40. 2 JeanCharles Masséra,Amour, gloire et CAC 40, Paris, P.O.L, 1999, p. 58. 3 Marcela Iacub, Patrice Maniglier,Antimanuel d’éducation sexuelle, Rosny, Bréal, 2005, p. 277. 4 Wilhelm Reich,La Révolution sexuelle: pour une autonomie caractérielle de l’homme, [1945], Paris, UGE, 10/18, 1970.À son sujet, Frédéric Martel, «Années érotiques»,Le Magazine Littéraire, « Les idées de Mai 68 », Hors série n° 13, AvrilMai 2008, p. 67, disait : «Pour lui, la société fabrique massivement de la souffrance par le jeu de la répression et des interdits de toute sorte, et produit notamment unemisère sexuelle queReich situe à la plupart des dérèglements humains». 5 Herbert Marcuse,Éros et civilisation, [1955], Paris, Minuit, 1971. 6 «L’orgie [...]renvoie à la fois à la colère et à la résistance, à l’effervescence et à la douceur, à l’agitation et à l’outrepassement de soi», Michel Maffesoli,L’Ombre de Dionysos : contribution à une sociologie de l’orgie, Paris, Librairie des Méridiens, 1985, p. 25. 7 Xavier Le Roy, interviewé par Jacqueline Caux, « Penser les contours du corps »,Art Press,n° 266, mars 2001, p. 22. 8 «J’entends par ce mot les façons dont les hommes, société par société, d’une façon traditionnelle, savent se servir de leur corps», Marcel Mauss, «Les techniques du corps » [1934],Sociologieetanthropologie, Paris, PUF, « Quadrige », 2003, p. 365. 9