Cette publication est accessible gratuitement
Lire

900.000...

1 page

900.000... Serge Maître, secrétaire général de l'AFUB (Association française des usagers des banques) Quelles critiques formule votre association à l'égard du microcrédit personnel ?

Publié par :
Ajouté le : 26 mai 2011
Lecture(s) : 0
Signaler un abus
900.000...

Serge Maître, secrétaire général de l'AFUB (Association française des usagers des banques)

Quelles critiques formule votre association à l'égard du microcrédit personnel ? Ce dispositif financier nous fait grincer des dents. Il y a 1 an, la Ville de Paris faisait de la publicité pour vanter les mérites du microcrédit santé destiné à financer les frais d'une prothèse auditive. Cet instrument ne doit pas se substituer à des mécanismes de solidarité sociale qui fonctionnaient jusqu'alors beaucoup mieux. En second lieu, les taux d'intérêt fixes, le plus souvent compris entre 5 et 8%, ne permettent pas de faire du microcrédit un substitut au système actuel.

L'objectif initial est d'aider les personnes qui ont un minimum de revenus à accéder à des prêts sans qu'elles ne soient pénalisées. Or, de tels taux ne sont pas des cadeaux pour cette population vulnérable.

Le tissu associatif joue un rôle essentiel dans la distribution des microcrédits personnels. Dans quelle mesure les banques en tirent-elles profit ? Le microcrédit sert d'alibi au système actuel : pour vivre dans une économie marchande, il faut pouvoir emprunter. Les établissements bancaires s'en tirent à bon compte puisque ce sont les associations intermédiaires qui s'occupent de la préparation, de la distribution et du suivi du microcrédit personnel. Pour les banques, c'est presque un marché de niche et une bonne opportunité car le taux d'échec, du fait de l'encadrement strict dont font l'objet les bénéficiaires de ce crédit, est plus bas que celui de la distribution des crédits revolving.

Quels conseils préconisez-vous aux consommateurs intéressés par le microcrédit ? Nous recommandons de ne recourir à ce crédit que dans les cas d'absolue nécessité et de prendre pleinement conscience que cet outil augmente les charges qui pèsent sur des ménages déjà fragilisés. Il est nécessaire de bien cerner ses besoins, en éludant tout désir d'acheter un bien de consommation qui relève du luxe ou du plaisir mais bien se cantonner à l'extrême nécessité.

Le microcrédit personnel ne doit se limiter qu'à l'insertion professionnelle. Par ailleurs, il faut être prêt à subir une certaine tutelle pour la suite du crédit car cela engage la responsabilité des associations concernées.

Site AFUB : afub.org Tél. : 01.43.66.33.37

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin