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ALENÇON La ville porte

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ALENÇON La ville porte La capitale de l'Orne, qui a vu naître l'unique dentelle au Point d'Alençon, vous accueille. Minormande, mi-armoricaine et ouverte sur les Pays de la Loire, Alençon conserve sa tradition de ville porte. Cette charmante ville réserve des promenades pittoresques : un patrimoine culturel et architectural particulièrement riche et varié, des parcs et jardins en coeur de ville et l'atmosphère d'une ville qui sait recevoir et partager ce qu'elle a de meilleur. LA DENTELLE AU POINT D'ALENÇON Longtemps gardée jalousement secrète, la technique de la dentelle au Point d'Alençon est unique au monde. Cette dentelle est l'un des fondements de l'identité de la ville, et représente aujourd'hui une certaine idée de l'excellence. Fière de ce patrimoine exceptionnel, Alençon affiche sa dentelle sur des supports originaux tels que le mobilier urbain ou un ensemble de produits dérivés, rendant enfin visible aux yeux de tous cet art délicat. NAISSANCE DU POINT D'ALENÇON XVIIE SIÈCLE Une tradition dentellière existe déjà à Alençon où l'on réalise des travaux d'aiguille et en particulier du point coupé. Madame La Perrière (1605-1677) a trouvé le moyen d'imiter le Point de Venise en travaillant sur un parchemin provisoire et en organisant la division du travail. En 1665, considérant la forte présence d'un savoir-faire dentellier à Alençon, Colbert décide l'installation d'une manufacture royale de dentelles.
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ALENÇON La ville porte

La capitale de l'Orne, qui a vu naître l'unique dentelle au Point d'Alençon, vous accueille. Minormande, mi-armoricaine et ouverte sur les Pays de la Loire, Alençon conserve sa tradition de ville porte. Cette charmante ville réserve des promenades pittoresques : un patrimoine culturel et architectural particulièrement riche et varié, des parcs et jardins en coeur de ville et l'atmosphère d'une ville qui sait recevoir et partager ce qu'elle a de meilleur.

LA DENTELLE AU POINT D'ALENÇON

Longtemps gardée jalousement secrète, la technique de la dentelle au Point d'Alençon est unique au monde. Cette dentelle est l'un des fondements de l'identité de la ville, et représente aujourd'hui une certaine idée de l'excellence. Fière de ce patrimoine exceptionnel, Alençon affiche sa dentelle sur des supports originaux tels que le mobilier urbain ou un ensemble de produits dérivés, rendant enfin visible aux yeux de tous cet art délicat.

NAISSANCE DU POINT D'ALENÇON XVIIE SIÈCLE

Une tradition dentellière existe déjà à Alençon où l'on réalise des travaux d'aiguille et en particulier du point coupé. Madame La Perrière (1605-1677) a trouvé le moyen d'imiter le Point de Venise en travaillant sur un parchemin provisoire et en organisant la division du travail. En 1665, considérant la forte présence d'un savoir-faire dentellier à Alençon, Colbert décide l'installation d'une manufacture royale de dentelles. Près de huit mille personnes à Alençon et dans les environs (Sées, Argentan, Falaise, Mamers, Beaumont) réalisent du point à l'aiguille, qui portera ensuite le nom de Point de France. A partir de 1675, le monopole d'Etat n'est pas renouvelé. Alençon profite de son autonomie pour développer le Point qui lui est propre avec l'invention du réseau qui le rend plus délicat encore : le Point d'Alençon est né.

XVIIIE SIÈCLE

Le Point d'Alençon est déclaré «dentelle d'hiver» à la cour. Il est alors rehaussé de modes : motifs ornementaux révélant la richesse du Point d'Alençon. La révolution n'arrête pas la fabrication de la dentelle d'Alençon, mais elle l'affaiblit considérablement.

DENTELLE XIXE SIÈCLE

Le Point d'Alençon connaît un nouvel essor sous le 1er Empire avec quelques commandes somptueuses avant de connaître un nouveau déclin vers 1820. Au milieu du XIXe siècle, le Second Empire rétablit le goût du luxe et le Point d'Alençon remporte de nouveaux succès aux Expositions Industrielles et Universelles. Lors de la première Exposition Universelle à Londres en 1851, le Point d'Alençon est qualifié de «reine des dentelles». A partir de 1880, c'est le début d'un irrémédiable déclin dû à la concurrence de la dentelle mécanique et à l'évolution de la mode.

XXE SIÈCLE

En 1903, la création d'une école dentellière par la Chambre de Commerce d'Alençon permet la sauvegarde de la technique. En 1976, l'Etat crée l'Atelier National du Point d'Alençon où aujourd'hui encore, huit dentellières perpétuent ce savoir-faire et réalisent des pièces destinées au Mobilier National. Source d'inspiration, la dentelle séduit toujours les créateurs, en particulier dans la haute couture ou dans le design.

LA TECHNIQUE DU POINT D'ALENÇON

Depuis le XVIIe siècle, la dentelle à l'aiguille est fabriquée à Alençon selon une organisation particulière impliquant une division et une spécialisation du travail, qui suppose autant d'ouvrières que d'opérations. Il faut dix étapes pour exécuter le Point d'Alençon. Le matériel nécessaire consiste simplement en une aiguille, du fil de lin et un support en vélin ou parchemin. Les étapes de fabrication s'organisent ainsi : le dessin, le piquage et la trace sont les trois étapes préparatoires avant l'exécution du fond : le réseau. Le décor est ensuite réalisé selon différents points de remplis puis de modes variés. La brode donnera le relief à ce décor. Les étapes suivantes : l'enlevage, l'éboutage et le régalage permettent de détacher la dentelle du support provisoire en parchemin. Pour la réalisation d'un médaillon, le travail est achevé mais, pour une pièce de grande dimension (volant, manchette, col), il faut assembler les différents éléments réalisés selon toutes ces étapes de fabrication grâce à un point d'assemblage invisible.

L'ATELIER NATIONAL

Rattaché au Ministère de la Culture, l'Atelier National du Point d'Alençon (non accessible au public) a pour vocation de maintenir la tradition de la technique dentellière. Huit dentellières perpétuent ce savoir-faire unique, au titre de la «sauvegarde du patrimoine national». Un motif de dentelle aux dimensions d'un timbre-poste demande une dizaine d'heures de travail. Six années de formation sont nécessaires pour maîtriser la technique du Point d'Alençon.

Patrimoine

Alençon se caractérise par son patrimoine exceptionnel, hérité de son histoire et des grandes figures qui l'ont animée. Le coeur de ville offre une promenade pittoresque à travers le temps, pleine de charme et d'étonnement.

HALLE AU BLÉ Construite à la fin du XVIIIe, début XIXe siècle, elle est ouverte au commerce des grains en 1812. Le bâtiment, circulaire, est couvert d'une coupole installée en 1865, imitée de la Halle au Blé de Paris. Edifice emblématique de la ville d'Alençon, la Halle au Blé est située au coeur de la cité, à deux pas des commerces et services du centre piétonnier. Ce monument sert aujourd'hui de salle pour des expositions et événements divers.

ÉGLISE NOTRE-DAME Commencée au XVe siècle, l'église présente un portail de style gothique flamboyant, achevé vers 1510. Il est composé de trois arcades et de trois gâbles finement ajourés suggérant une dentelle de pierre. Il est achevé en 1510. A l'intérieur, la lumière filtre par de très beaux vitraux du XVIe siècle. On trouve également une chaire à prêcher de 1536, et un buffet d'orgues classé du XVIe siècle. Choeur et clocher ont été rebâtis au milieu du XVIIIe sous la direction de Jean Rodolphe Perronet à la suite d'un incendie. Elle est située au centre d'Alençon dans la zone piétonne. L'église Notre-Dame est le lieu où le couple Louis et Zélie Martin, béatifiés en octobre 2008, s'est marié en 1958 et où Thérèse Martin a reçu le sacrement du baptême.

CHÂTEAU DES DUCS Edifié par Pierre II, comte d'Alençon de 1361 à 1404, les ducs, ses successeurs, ont développé sa fortification jusqu'à couvrir l'actuelle place Foch. Il ne demeure qu'une partie de cette forteresse alençonnaise, mais le château en impose encore avec ses deux tours massives encadrant la porte de l'actuelle maison d'arrêt et la tour couronnée à l'intérieur de l'enceinte.

HÔTEL DE VILLE Bâti en 1783 par l'architecte Jean Delarue, il est construit en pierre de taille dans le style Louis XVI. Le bâtiment s'incurve en un arc de cercle et la façade, soutenue par des pilastres, est surmontée d'un fronton rectangulaire et de balustrades évoquant le Petit Trianon. A l'intérieur, l'escalier monumental présente une rampe du XIXe siècle, et la salle du conseil municipal un lustre de style Directoire (1795-1799).

PRÉFECTURE Ancien hôtel Fromont, ou de Guise, construit vers 1630. L'ensemble est d'un style Louis XIII très pur : façade en brique rose, entourage des baies et des angles en granit de Hertré.

BALCONS DE FER FORGÉ Datant du XVIIIe siècle, ils ornent bon nombre de façades du centre-ville et dévoilent aux flâneurs levant les yeux une nouvelle déclinaison de l'art s'inspirant de la dentelle d'Alençon : la dentelle de fer.

ÉGLISE DES JÉSUITES Construite au XVIIe siècle, sa charpente, dite à l'impériale, est couronnée d'un campanile hexagonal façon observatoire. Cet édifice emblématique protège un trésor : 717 manuscrits, dont 125 du Moyen Âge. Quelques incunables (livres imprimés avant 1500) et environ 40 000 livres anciens (imprimés entre 1500 et 1950), forment un patrimoine écrit et unique en Basse-Normandie. L'église des Jésuites est aujourd'hui une bibliothèque municipale, appelée la médiathèque Aveline. Celle-ci accueille toute l'année de nombreuses expositions et animations.

HALLE AUX TOILES En 1825, sa construction est ordonnée par la ville. Toutefois, les problèmes s'accumulent avec une architecture qui demande constamment des travaux et l'industrie de la toile qui s'essouffle lorsque le bâtiment termine sa construction. En 1870, ne sachant pas quoi en faire, la halle devient progressivement une salle de bal et de conférence. Après bien des hésitations, la ville donnera finalement son accord en 1899 à sa transformation en Salle des Fêtes. Enfin en 1994, sera inaugurée sa rénovation complète. Aujourd'hui c'est une salle d'expositions et d'événements divers.

QUARTIER SAINT-LÉONARD Berceau historique de la ville d'Alençon dès l'an mil, le quartier Saint-Léonard se développe autour des rues de Sarthe, du Château et de la Grande Rue avec pour point central le carrefour des étaux. Vous serez séduit à coup sûr par le charme médiéval des maisons qui enserrent l'église Saint-Léonard. De la maison à l'étal, curieuse maison/boutique du XVe siècle, au café des sept colonnes, à la maison aux piliers, ainsi qu'au travers des nombreuses petites cours magnifiquement restaurées, vous flânerez avec plaisir dans ce centre ancien préservé.