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" Au début, on voulait nous faire jouer piliers!"

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" Au début, on voulait nous faire jouer piliers!" Fils d'un recordman de France et double champion de France de lancer du javelot, le troisième ligne biarrot espère retrouver son aîné Pierre-Gilles sur un terrain... face à lui! Il est devenu incontournable sous le maillot du Biarritz Olympique avec lequel il a disputé 15 matches (dont 14 titularisations) lors des 20 premières journées du Top 14. A 22 ans, celui qui a également joué quatre matches en H Cup est incontestablement en train de franchir un palier cette saison. Raphaël Lakafia (1m91, 114 kg) a la particularité d'avoir un frère, Pierre-Gilles (1m86, 95 kg) -son aîné d'un an et demi -, qui porte les couleurs du Stade Toulousain où il occupe le poste d'ailier. Tous deux sont issus d'une famille de sportifs qui se sont distingués en... athlétisme. Les frères Lakafia sont les fils de Jean-Paul, recordman de France du javelot (86m60), deux fois champion de France et 12e des Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984. Leur mère Laurence pratiquait, quant à elle, le lancer du disque à un niveau national. "Nous sommes arrivés au rugby par un concours de circonstances, par hasard, car nos parents ne nous ont jamais poussés vers l'athlétisme, explique Raphaël, ils cherchaient plutôt à nous en dissuader en nous disant que c'était un sport très contraignant et ils nous ont plutôt laissé le choix". C'est ainsi qu'après avoir joué au football à Savonnières près de Tours, Pierre-Gilles et Raphaël ont ensuite essayé le judo.
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" Au début, on voulait nous faire jouer piliers!"

Fils d'un recordman de France et double champion de France de lancer du javelot, le troisième ligne biarrot espère retrouver son aîné Pierre-Gilles sur un terrain... face à lui! Il est devenu incontournable sous le maillot du Biarritz Olympique avec lequel il a disputé 15 matches (dont 14 titularisations) lors des 20 premières journées du Top 14. A 22 ans, celui qui a également joué quatre matches en H Cup est incontestablement en train de franchir un palier cette saison. Raphaël Lakafia (1m91, 114 kg) a la particularité d'avoir un frère, Pierre-Gilles (1m86, 95 kg) -son aîné d'un an et demi -, qui porte les couleurs du Stade Toulousain où il occupe le poste d'ailier. Tous deux sont issus d'une famille de sportifs qui se sont distingués en... athlétisme. Les frères Lakafia sont les fils de Jean-Paul, recordman de France du javelot (86m60), deux fois champion de France et 12e des Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984. Leur mère Laurence pratiquait, quant à elle, le lancer du disque à un niveau national. "Nous sommes arrivés au rugby par un concours de circonstances, par hasard, car nos parents ne nous ont jamais poussés vers l'athlétisme, explique Raphaël, ils cherchaient plutôt à nous en dissuader en nous disant que c'était un sport très contraignant et ils nous ont plutôt laissé le choix". C'est ainsi qu'après avoir joué au football à Savonnières près de Tours, Pierre-Gilles et Raphaël ont ensuite essayé le judo. "C'était mieux, mais on s'est vite lassés et on s'est retrouvés au rugby à l'US Tours. J'avais 13 ans et mon frère 14. On a joué ensemble durant trois années". L'aîné prend la direction de Clermont et son cadet le rejoint l'année suivante. Ils vont ensuite à Grenoble où Raphaël allait rester trois ans et Pierre-Gilles seulement deux ans avant de partir pour Albi. L'occasion pour eux de se retrouver face à face en Pro D2. "Nous avons en effet joué l'un contre l'autre lors du match aller à Albi, une rencontre 'à l'ancienne', avec des bagarres et un carton rouge. A un moment donné, j'ai eu l'occasion de plaquer mon frère et il ne m'a pas vu arriver. En même temps, ce n'est pas ce que l'on recherche", souligne Raphaël qui était blessé pour le match retour en Isère. Après Albi, Pierre-Gilles a rejoint le Stade Toulousain en 2008 alors que Raphaël a posé son sac à Biarritz durant l'été 2009. Mais les deux frères n'ont pas eu l'occasion de se croiser sur un terrain depuis. "J'étais titulaire à l'occasion du match Toulouse-Biarritz et lui était remplaçant, mais il n'est pas rentré", note Raphaël.

Les conseils du papa

Les intéressés, qui ont été internationaux en moins de 18 ans et en moins de 19 ans, occupent donc des postes différents. "Quand j'ai commencé à jouer, j'ai toujours rêvé d'être en troisième ligne, là où évoluait aussi mon frère avant de passer à l'aile, note Raphaël, être en troisième ligne correspond vraiment à mon tempérament... malgré des coachs qui, à nos débuts, croyaient tout savoir et voulaient nous faire jouer avec mon frère, l'un pilier gauche et l'autre pilier droit". Celui qui a été champion de France Espoirs l'an dernier sous le maillot du BO, avec notamment Guyot, Tranier, Gimenez, Faure et Watremez, bénéficie toujours des conseils de son père. Tout comme son frère. "Son grand regret est de ne pas avoir joué au rugby car sur l'île de Wallis dont il est originaire, le rugby n'était pas développé, puis en Nouvelle-Calédonie où il est allé, c'était athlétisme ou volley à son époque. Il aurait bien voulu voir ce qu'il aurait été capable de faire au rugby", avance le troisième ligne biarrot. Jean-Paul Lakafia qui est devenu un véritable passionné de ballon ovale - il est fan des All Blacks - n'hésite pas à analyser les prestations de ses fils et à leur faire part de ses conclusions. "Il est très cohérent et très juste. Il a l'oeil du sportif de haut niveau et vient nous voir régulièrement jouer". C'est ainsi qu'il arrive aux parents Lakafia de voir leurs deux fils jouer dans un même week-end quand l'un évolue le vendredi soir et l'autre le samedi! Pierre-Gilles est confronté à une concurrence très relevée au niveau des lignes arrière toulousaines (7 matches cette saison) tandis que Raphaël a réussi à faire son trou alors qu'il y a du beau monde en troisième ligne à Biarritz. C'est ainsi qu'à l'issue de la défaite face au Stade Français, Jean-Michel Gonzalez, l'entraîneur des avants du BO, qui était fort mécontent, avait reconnu les mérites de son jeune joueur. "Raphaël Lakafia a essayé de secouer le cocotier, mais en vain, parce que les autres n'ont pas suivi. C'est dommage que ce soit un gamin qui doive faire se bouger tout le monde et c'est dommage pour les autres" avait-il alors commenté. "J'essaie de donner le meilleur de moi-même à chaque rencontre que je joue car si on passe à côté, on a vite fait de perdre sa place. Je considère que je suis encore en phase d'apprentissage et je me concentre sur ce que j'ai à faire" explique le Biarrot qui espère que son contrat qui expire en juin 2012 va être prochainement prolongé. "Je me sens bien à Biarritz et j'espère bien que nous allons nous qualifier pour les phases finales et pourquoi pas d'aller le plus loin possible en H Cup car nous avons un effectif complet qui nous permet de jouer sur les deux tableaux". C'est le 10 avril sur la pelouse d'Anoeta à San Sebastien que le Biarritz Olympique accueillera le Stade Toulousain lors d'un rendez-vous européen où les frères Lakafia pourraient peut-être se retrouver. Pour leur plus grand bonheur... et celui de leurs parents.

Yachvili dans le Top 5 L'international biarrot pointe à la cinquième place du classement des meilleurs réalisateurs du Top 14 après les 21 premières journées avec 195 points (dont 17 points contre La Rochelle le 5 mars dernier) derrière le Castrais Romain Teulet (260), Jonathan Wisniewski du Racing-Métro (244), le Perpignanais Jérôme Porical (226) et le Toulonnais Jonny Wilkinson (213). Biarritz conserve ses cadres Biarritz s'est efforcé de conserver des joueurs incontournables. Dimitri Yachvili, Takudzwa Ngwenya, Damien Traille, Wenceslas Lauret et Ian Balshaw ont donc prolongé leurs contrats. Julien Peyrelongue devrait en faire de même. Mignardi et Fior vers Brive Les deux jeunes centres de Biarritz pourraient rejoindre Brive la saison prochaine. Mais la formation corrézienne n'est pas encore assurée de conserver sa place en Top 14... Le renfort de Baby Les lignes arrière de Biarritz pourront compter la saison prochaine sur l'expérience de Benoît Baby (27 ans) qui a joué au Stade Toulousain de 2002 à 2007, avant de partir pour Clermont où il évoluait depuis 2007. Celui qui compte 9 sélections en équipe de France est capable de jouer à l'ouverture, au centre, à l'aile ou à l'arrière. Il devrait pouvoir se relancer avec le BO. Bosch a prolongé Le polyvalent trois-quarts argentin (27 ans) qui joue à Biarritz depuis 2006 a prolongé son contrat de deux ans jusqu'en 2013. Marcelo Bosch qui faisait partie de la sélection des Pumas lors des test-matches de novembre dernier peut évoluer à l'ouverture, au centre ou à l'arrière. Afoa attendu Après son opération d'une hernie cervicale au mois de janvier, le pilier néozélandais James Afoa devrait retrouver le terrain courant mars. Une bonne nouvelle pour Biarritz qui attend toujours le retour de Fabien Barcella. Le quart de H Cup à guichets fermés Le 10 avril, le quart de finale francofrançais de H Cup entre Biarritz et le Stade Toulousains se jouera à guichets fermés au Stade d'Anoeta de Saint-Sébastien qui contient 32 000 places. Ce sera la dixième fois que le BO. jouera à Anoeta après le derby du 26 mars face à l'Aviron Bayonnais. Coup double A l'issue du match Biarritz-Racing-Métro 92 comptant pour la 21ème journée de Top 14, les spectateurs biarrots ont pu assister à la rencontre Italie-France du Tournoi des Six Nations sur les écrans géants du stade Aguilera. Les pronos de Moscato (suite) Pour Vincent Moscato, le BO va terminer 6ème de la saison régulière et affrontera en barrages Montpellier.

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