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Bianchin: " Tout donner avant de partir au Racing- Métro"

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Bianchin: " Tout donner avant de partir au Racing- Métro" " J'aurais refusé un club qui n'est pas dans le top 4..." Le récent Grenoble-Lyon (12-12, 21è j.) avait valeur de test pour le club isérois. Thomas Bianchin est malheureusement resté sur sa faim: "Le résultat n'a pas été suffisant sur le plan comptable. A domicile, ce sont deux points de perdus même si ce Lyon-là est très fort". Quoi qu'il en soit, l'objectif du FCG Rugby, qui a ensuite enchaîné par deux nuls (22-22 à Colomiers et 16-16 à Albi) et une victoire (34-15 devant Narbonne), reste le même: "Une qualification pour les phases finales, c'est notre souhait à tous, staff, joueurs, poursuit le talonneur. Ensuite, lors de matches couperets, on ne sait jamais ce qui peut arriver. On doit donc penser à aller le plus haut possible en prenant les matches les uns après les autres". Sans plonger dans un optimisme béat, celui qui a été formé au club constate tout de même les progrès réalisés par ce groupe en l'espace de quelques mois : "L'équipe a gagné en maturité. Pas mal de joueurs sont venus nous rejoindre pendant l'intersaison. Cela leur a pris un peu de temps pour se mettre dans le moule de l'équipe. Le rendement est meilleur aujourd'hui. Mais on veut encore franchir un cap". Une preuve ? L'équipe grenobloise avance tel un rouleau compresseur dans son stade Lesdiguières. Thomas Bianchin en con vient, excepté le couac de la 1ère journée: "Nous nous faisons respecter sur nos terres.
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Bianchin: " Tout donner avant de partir au Racing- Métro"

" J'aurais refusé un club qui n'est pas dans le top 4..."

Le récent Grenoble-Lyon (12-12, 21è j.) avait valeur de test pour le club isérois. Thomas Bianchin est malheureusement resté sur sa faim: "Le résultat n'a pas été suffisant sur le plan comptable. A domicile, ce sont deux points de perdus même si ce Lyon-là est très fort". Quoi qu'il en soit, l'objectif du FCG Rugby, qui a ensuite enchaîné par deux nuls (22-22 à Colomiers et 16-16 à Albi) et une victoire (34-15 devant Narbonne), reste le même: "Une qualification pour les phases finales, c'est notre souhait à tous, staff, joueurs, poursuit le talonneur. Ensuite, lors de matches couperets, on ne sait jamais ce qui peut arriver. On doit donc penser à aller le plus haut possible en prenant les matches les uns après les autres". Sans plonger dans un optimisme béat, celui qui a été formé au club constate tout de même les progrès réalisés par ce groupe en l'espace de quelques mois : "L'équipe a gagné en maturité. Pas mal de joueurs sont venus nous rejoindre pendant l'intersaison. Cela leur a pris un peu de temps pour se mettre dans le moule de l'équipe. Le rendement est meilleur aujourd'hui. Mais on veut encore franchir un cap". Une preuve ? L'équipe grenobloise avance tel un rouleau compresseur dans son stade Lesdiguières. Thomas Bianchin en con vient, excepté le couac de la 1ère journée: "Nous nous faisons respecter sur nos terres. Cependant, la défaite lors de la 1ère journée, chez nous, contre Mont-de-Marsan (9-12) reste le point noir de notre saison. A cette occasion, nous nous étions fait surprendre. Avec des joueurs nouveaux, l'équipe manquait encore d'automatismes. Nous étions tombés de haut. Depuis, nous avons rectifié le tir à ce niveau. On peut parler d'amalgame réussi entre des trentenaires qui apportent tout leur vécu à des jeunes issus du centre de formation puisque c'est une politique voulue ici. Nous cherchons tous à écrire une belle page de l'histoire du club". Et comment serait vécue une nonmontée pour le FCGR qui avait terminé 6ème la saison passée? "Nous, joueurs, serions les premiers déçus car nous sommes des compétiteurs. Nous sommes les premiers concernés. Le président (Marc Chereque) fait tout pour atteindre cet objectif. Si ce n'était pas le cas, il ferait en sorte d'améliorer encore davantage les conditions, les structures pour gagner en sérénité". Et force est de constater que si les résultats du club isérois sont actuellement sur la pente ascendante, Thomas Bianchin y est pour beaucoup. Pour autant, son rendement ne le satisfait pas encore, bien qu'il soit auteur de six essais, série en cours : "Je suis en progrès, mes équipiers me font davantage confiance. Mais à chaque fois, je ne me trouve pas encore assez efficace. Il faut travailler encore et toujours pour avancer". Toujours est-il que bon nombre de cylindrées du Top 14, dont Bayonne, l'ont sollicité, preuve de sa progression: "C'est forcément flatteur, avoue le futur Racingman. Concernant Grenoble, Fabrice Landreau et le staff ont tout fait pour me garder. Je n'ai donc pas rencontré Bayonne". Une autre voie a néanmoins été choisie, et Thomas Bianchin de révéler la destination : "Le Racing-Métro sera mon prochain club, on connaît leur potentiel. Il est donc difficile de refuser une telle proposition. J'ai effectivement rencontré Pierre Berbizier. C'est une énorme opportunité pour moi. Avec tout l'affect qui me lie à Grenoble, je m'étais dit que je refuserais les clubs du Top 14 qui n'entrent pas dans le top 4. Alors quand le Racing s'est présenté..." Mais avant de s'engager pour les deux prochaines saisons avec le club francilien, le talonneur veut quitter Grenoble la tête haute, avec le sens du devoir accompli : "Au Racing, un énorme défi m'attend. Mais j'ai besoin de ces derniers matches avec Grenoble pour emmagasiner de l'expérience car dans la capitale, la concurrence va être titanesque d'autant que je suis encore jeune. Et puis, si je quittais mon club en n'ayant pas tout donné, je ne me sentirais pas bien..." D'ici la fin de saison, il ne sera donc pas bon de trouver sur son chemin un Thomas Bianchin déterminé comme jamais...

Thomas Bianchin Né le 11 août 1987 à Grenoble (France) 1m83 - 105 kg - Talonneur Formé au FC Grenoble Rugby

"Il est difficile de refuser une telle proposition"

CARCASSONNE

Michel Macurdy: " J'ai retrouvé le plaisir"

Le deuxième ligne explique les raisons de sa venue à Carcassonne, lui qui était sevré de temps de jeu à Montpellier. Pourquoi avoir signé à Carcassonne? A Montpellier, je jouais peu (seulement 5 matches de Challenge Européen, Ndlr). Comme je suis plus ou moins en fin de carrière, j'avais envie de retrouver le terrain plus souvent. Christian Labit m'a appelé. Il m'a dit qu'il cherchait un joker médical en deuxième ligne. Le groupe m'a plu. Il vit bien.

Ici, c'est familial et j'avais besoin de cela. Je veux retrouver le plaisir que j'avais perdu ces six derniers mois à Montpellier. Quand on ne joue pas, ce n'est pas simple. Je ne voulais pas finir ma carrière comme cela. Je voulais garder cette image positive du rugby avec cette envie d'aller à l'entraînement pour se régaler. Depuis un mois, l'équipe connaît une passe plus difficile. Comment l'expliquez-vous ? Avant de signer dans ce club, je ne suivais pas trop la Pro D2. Quand j'ai regardé le classement, j'étais surpris que Carcassonne soit, à un moment donné, 5ème. C'est un club qui vient de Fédérale 1. Il y a pourtant un fossé entre cette division et la Pro D2. Je pense que l'USC a connu l'euphorie en début de saison. Pour un club qui monte, ce n'est pas simple de rester à ce niveau. Le club est assez neuf et fait son apprentissage dans la Pro D2 à un niveau professionnel. C'est assez logique pour un club qui est monté en deux ans de la Fédérale 2 à la Pro D2. Que peut espérer le club d'ici la fin de saison? Se qualifier pour les phases finales va être très compliqué. Avec des déplacements périlleux en fin de championnat (Saint-Etienne, Albi, Colomiers), cela ne sera pas une partie de plaisir. Cependant, il faut se servir des mois restant pour se redonner confiance et pour préparer la saison à venir qui sera aussi difficile. J'espère qu'on va réussir à gagner quelques matches pendant que je suis là (rires), histoire d'assurer le maintien et ne pas subir de la pression en toute fin de saison. Serez-vous encore à Carcassonne la saison prochaine? Je ne sais pas. Je ne me suis pas posé la question. J'avais envie de finir cette saison en jouant et non en étant frustré. Quand j'ai signé l'année dernière, je m'étais dit que c'était ma dernière saison. Je n'ai pas beaucoup joué, donc je ne me sens pas fatigué. Je ne me suis pas encore décidé si j'arrête ou si je fais une saison supplémentaire. Propos recueillis par J-M.A. Michel Macurdy Né le 11 juin 1975 à Argenteuil (France) 1m96 - 113 kg - 2ème ligne Clubs successifs: Racing-Métro (1998-1999), Toulon (1999-2000), Bègles-Bordeaux (2000-2003), Montpellier (2003-2011), Carcassonne (depuis février 2011)

"L'USC a connu l'euphorie en début de saison"

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