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CARTE BANCAIRE : AU VOLEUR

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CARTE BANCAIRE : AU VOLEUR Dans un supermarché, dans la rue ou les transports en commun, se faire voler son sac à main ou son portefeuille peut parfois coûter très cher au propriétaire, privé certes de sa carte d'identité et de son permis de conduire, mais aussi de sa carte bancaire. De quoi craindre que son compte ne soit complètement mis à sec et cela à ses propres frais. Pourtant, une simple opposition sur la carte bleue, une déclaration de vol et une lettre recommandée suffissent à renflouer la tranquillité d'un client, tout en évitant les mauvaises surprises. Une obligation, prévue en outre par la loi, dont il vaut mieux s'acquitter pour ne pas être engagé par les dépenses effectuées par un tiers. Allô ! La banque ? Face au vol d'une carte bleue, une seule arme s'avère efficace, le téléphone. Dès l'incident constaté, la seule chose à faire est de contacter aussitôt le Centre national des oppositions pour faire opposition au moyen de paiement égaré ou dérobé. Un centre d'appel, ouvert 24h/24 et 7j/7, qui oriente chaque client désespéré vers le centre relavant de sa banque. En cas de trou de mémoire dû à la panique, le 0.892.705.705 est des plus aisés à retrouver, puisqu'il est inscrit à côté des distributeurs de billets ainsi qu'au dos des tickets de retrait.
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CARTE BANCAIRE : AU VOLEUR

Dans un supermarché, dans la rue ou les transports en commun, se faire voler son sac à main ou son portefeuille peut parfois coûter très cher au propriétaire, privé certes de sa carte d'identité et de son permis de conduire, mais aussi de sa carte bancaire. De quoi craindre que son compte ne soit complètement mis à sec et cela à ses propres frais. Pourtant, une simple opposition sur la carte bleue, une déclaration de vol et une lettre recommandée suffissent à renflouer la tranquillité d'un client, tout en évitant les mauvaises surprises. Une obligation, prévue en outre par la loi, dont il vaut mieux s'acquitter pour ne pas être engagé par les dépenses effectuées par un tiers.

Allô ! La banque ?

Face au vol d'une carte bleue, une seule arme s'avère efficace, le téléphone. Dès l'incident constaté, la seule chose à faire est de contacter aussitôt le Centre national des oppositions pour faire opposition au moyen de paiement égaré ou dérobé. Un centre d'appel, ouvert 24h/24 et 7j/7, qui oriente chaque client désespéré vers le centre relavant de sa banque. En cas de trou de mémoire dû à la panique, le 0.892.705.705 est des plus aisés à retrouver, puisqu'il est inscrit à côté des distributeurs de billets ainsi qu'au dos des tickets de retrait. Les 16 chiffres de la carte bancaire ainsi que sa date d'expiration permettent de donner un coup d'accélérateur à la procédure mais ne doivent, heureusement, pas être donnés pour valider l'appel, le centre d'opposition se chargeant en contrepartie de fournir un numéro d'enregistrement à conserver. Quoi qu'il en soit, la mise en opposition du moyen de paiement sera prise en compte dès le premier appel, à partir de la seule mention du nom du titulaire de la CB.

Direction le commissariat

Pas question pour autant de se reposer sur ses lauriers, d'autres démarches doivent être mises en oeuvre pour acter cette procédure. Une déclaration de vol doit être effectuée auprès d'un commissariat, dès le centre d'opposition contacté. Une opération qui n'annonce pourtant pas la fin des actions à réaliser...

ATTENTION DANGER

Prudence étant mère de sûreté, évitez donc de tendre le bâton pour vous faire battre : ne communiquer jamais le code confidentiel d'une carte bancaire, et cela même à l'occasion d'une déclaration de perte ou de vol. Une imprudence qui peut coûter cher, le compte pouvant alors être débité de façon frauduleuse sans possibilité de recours. Communication de données bancai r es personne l les (numéro de compte, mot de passe pour gérer ce dernier par internet...), mais aussi indication simultanée de son numéro de carte et de son code confidentiel... sont autant d'inconsciences à redouter pour éviter les mauvaises surprises. Ayant flairer le bon filon, nombre d'arnaqueurs tentent d'extorquer subtilement toutes ces informations via des sites web ou des mails frauduleux, pour vider rapidement les comptes bancaires. Difficile alors de prouver que l'on s'est fait avoir, mieux vaut donc faire preuve de méfiance.

À l'étranger

Pertes et vols de cartes bancaires hors du territoire français disposent d'un système d'alerte réservé rien qu'à eux. Pour lancer la procédure d'opposition, il faut appeler le numéro figurant sur les distributeurs des réseaux Visa et Eurocard Mastercard, tandis que la déclaration de vol ou de perte, elle, est à obtenir auprès des autorités consulaires.

À l'attention de la banque

Après le coût de téléphone et le déplacement au commissariat, place alors à l'envoi d'un courrier. Destinée à confirmer l'opposition, une lettre recommandée avec accusé de réception doit parvenir à l'agence bancaire référente dans les plus brefs délais, afin de se dégager de toute responsabilité quant aux dépenses effectuées après le vol de sa carte de crédit. Numéro d'enregistrement attribué par le centre d'opposition et déclaration effectuée auprès de la police doivent également être fournis, ce courrier pouvant être l'occasion de demander un moyen de paiement de remplacement.

Mieux vaut prévenir

Coût de l'opération, entre 10 et 20 € selon les établissements bancaires, les frais de remplacement d'une carte bancaire pouvant également être imputés à son propriétaire malheureux. Un petit pécule dont il vaut mieux s'acquitter, si l'on ne veut pas connaître de mauvaises surprises. S'il ne supporte aucune conséquence financière grâce à toutes ces procédures, en cas de non-opposition à sa carte bleue volée ou perdue, ce n'est pas la même histoire : toute personne est alors engagée par les dépenses réalisées après cet incident jusqu'au montant maximum de 150 €. Mieux vaut donc prévenir, que de devoir renflouer son compte.

Ce que dit la loi

Article L133-17 : Lorsqu'il a connaissance de la perte, du vol (...) de son instrument de paiement ou des données qui lui sont liées, l'utilisateur de services de paiement en informe sans tarder, aux fins de blocage de l'instrument, son prestataire ou l'entité désignée par celui-ci. Article L133-19 : En cas d'opération de paiement non autorisée consécutive à la perte ou au vol de l'instrument de paiement, le payeur supporte (...) les pertes liées à l'utilisation de cet instrument, dans la limite d'un plafond de 150 €. Article L133-20 : Après avoir informé son prestataire ou l'entité désignée par celui-ci, le payeur ne supporte aucune conséquence financière résultant de l'utilisation de cet instrument de paiement ou de l'utilisation détournée des données qui lui sont liées, sauf agissement frauduleux de sa part.

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