Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF - ZIP

sans DRM

Crise financière : pas pour tout le monde

5 pages
Crise financière : pas pour tout le monde ABruxelles, au moment où notre président s'évertuait avec Angela Merkel à sauver l'euro en créant le fond européen de stabilité financière (FESF) ; on peut se souvenir que dans les années 90, Mitterrand avait accepté des taux d'intérêt élevés pour aider le chancelier Kohl à financer la réunification. On a la mémoire courte, car c'est cette politique de l'euro fort qui mis au passage certains de nos grands groupes à sec, ceux-là mêmes qui s'étaient endettés pour grandir. À commencer par Novalliance, le géant de la logistique et du stockage, construit avec talent et intelligence par notre ami Alain Mallart, l'un des entrepreneurs les plus doués de sa génération, et qui tente de reconstruire pas à pas un groupe (Energipole) dans le recyclage et les services industriels. Mais la reconstruction est tou jours plus longue. À propos de crise, celle-ci n'est pas dommageable pour tous. Savez-vous par exemple que cet été, les banques nord-américaines s'en sont données à coeur joie pour renforcer leurs fonds propres en rachetant à prix cassés des titres empruntés, vendus à découverts puis récupérés à la casse. Un seul exemple : Wells Fargo, troisième banque des USA a gagné 3,94 milliards et JP Morgan 4,3 milliards durant ce trimestre. L'été meurtrier ne l'a pas été pour tout le monde. Il est singulier de voir des spéculateurs financiers s'attaquer à la zone euro alors que c'est la région la plus réglementée et la plus socialisée du monde !
Voir plus Voir moins
Crise financière : pas pour tout le monde

ABruxelles, au moment où notre président s'évertuait avec Angela Merkel à sauver l'euro en créant le fond européen de stabilité financière (FESF) ; on peut se souvenir que dans les années 90, Mitterrand avait accepté des taux d'intérêt élevés pour aider le chancelier Kohl à financer la réunification. On a la mémoire courte, car c'est cette politique de l'euro fort qui mis au passage certains de nos grands groupes à sec, ceux-là mêmes qui s'étaient endettés pour grandir. À commencer par Novalliance, le géant de la logistique et du stockage, construit avec talent et intelligence par notre ami Alain Mallart, l'un des entrepreneurs les plus doués de sa génération, et qui tente de reconstruire pas à pas un groupe (Energipole) dans le recyclage et les services industriels. Mais la reconstruction est tou jours plus longue. À propos de crise, celle-ci n'est pas dommageable pour tous. Savez-vous par exemple que cet été, les banques nord-américaines s'en sont données à coeur joie pour renforcer leurs fonds propres en rachetant à prix cassés des titres empruntés, vendus à découverts puis récupérés à la casse. Un seul exemple : Wells Fargo, troisième banque des USA a gagné 3,94 milliards et JP Morgan 4,3 milliards durant ce trimestre. L'été meurtrier ne l'a pas été pour tout le monde. Il est singulier de voir des spéculateurs financiers s'attaquer à la zone euro alors que c'est la région la plus réglementée et la plus socialisée du monde ! Cherchez l'erreur ! Lisez le numéro de novembre d'Entreprendre. Il est passionnant parce qu'il démontre qu'en plein désordre financier, nos entreprises continuent d'avancer sans compter et sans gémir. Le crédit bancaire est pourtant à l'arrêt. Les marchés à l'international débordent de partout. Lire à ce sujet notre dossier sur la Russie, qui est en train de se refaire une santé. Un mot aussi sur Jacques Séguéla, que Michel Clerc a ausculté et qui devient chroniqueur attitré de notre magazine. Le fils de pub devenu père de la publicité française avec Havas connait trop le monde politique et économique pour ne pas délivrer de bons conseils au fil des mots. Les mots, c'est sa spécialité. Ça tombe bien, ce sont d'abord eux qui peuvent nous préserver des autres... maux. Le verbe n'a-t-il pas toujours précédé l'action ? 26 octobre 2011

Un président pro-entreprise ?

Remarque cruelle d'un patron du CAC 40 que je ne citerai pas pour ne pas le gêner : «Qu'y a-t-il de commun à tous nos hommes politiques français ? Réponse : ils n'ont jamais travaillé dans une entreprise ». Avant de devenir ministre, Giscard était un grand commis de l'État, brillant cerveau de l'Inspection des Finances. Mitterrand, épris de littérature et d'histoire, éludait les problèmes de finance (il n'avait d'ailleurs jamais un sou en poche). Chirac, surnommé « bulldozer » par Pompidou, parfait profil d'énarque Rastignac, fit toute sa carrière dans les ministères ou à la Mairie de Paris avant d'arriver à l'Élysée. Sarkozy, le « président des riches » (qui les a appauvri), tenta la rupture pour faire passer l'esprit du grand large, parce qu'un temps avocat, l'actuel président, aidé par son réseau de Neuilly, eu davantage l'occasion que ses prédécesseurs de se familiariser aux notions d'économie de marché. François Hollande ne déroge pas à la règle. N'ayant jamais travaillé dans le privé, il a le profil parfait sauf qu'en attendant, nous détenons toujours le record mondial des prélèvements obligatoires sur la valeur ajoutée des entreprises (26,4% contre 13% en Allemagne). Cherchez où le bât blesse ! 19 octobre 2011