Cette publication est accessible gratuitement
Lire

Guillaume Bousses : " Je suis en contact avec le Racing"

3 pages
Guillaume Bousses : " Je suis en contact avec le Racing" Le trois-quarts centre vit certainement ses derniers matches sous le maillot du Stade Français. Mais le Parisien devrait rester dans la capitale et rejoindre le Racing dans les prochaines semaines. Est-il facile de se motiver pour une fin de saison sans grand enjeu ? On essaie de garder le cap pour finir la saison du mieux possible. Tout n'est pas à jeter, on a fait des bonnes choses, notamment en début de saison lorsqu'on enchaînait les victoires comme face à Montpellier (30-13).Ou même plus récemment quand on bat Toulouse au Stade de France. Il nous reste un objectif : le Challenge Européen. Un titre est toujours bon à prendre. Il y a de belles équipes avec Clermont et le Munster qui sont reversées de la H Cup et puis il y a une place en Coupe d'Europe à la clé. Qu'a-t-il manqué à l'équipe cette année ? On a tergiversé sur certains matches. Le rugby est un sport un peu ambigu. Si on avait la recette, on l'appliquerait. On fait beaucoup de fautes, on a aussi eu pas mal de blessés. Tout ça nous a fait perdre le fil et le bénéfice de notre bon début de saison. Ne vous manque-t-il pas aussi des infrastructures de qualité pour être plus efficaces sur le terrain ? On est habitués. Ce n'est pas gênant. Comme avant on était basés à Jean Bouin, on est nombreux à habiter Boulogne, donc on passe plus de temps pour se rendre à Charléty et à la Cité Universitaire.
Voir plus Voir moins
Guillaume Bousses : " Je suis en contact avec le Racing"

Le trois-quarts centre vit certainement ses derniers matches sous le maillot du Stade Français. Mais le Parisien devrait rester dans la capitale et rejoindre le Racing dans les prochaines semaines.

Est-il facile de se motiver pour une fin de saison sans grand enjeu ? On essaie de garder le cap pour finir la saison du mieux possible. Tout n'est pas à jeter, on a fait des bonnes choses, notamment en début de saison lorsqu'on enchaînait les victoires comme face à Montpellier (30-13).Ou même plus récemment quand on bat Toulouse au Stade de France. Il nous reste un objectif : le Challenge Européen. Un titre est toujours bon à prendre. Il y a de belles équipes avec Clermont et le Munster qui sont reversées de la H Cup et puis il y a une place en Coupe d'Europe à la clé.

Qu'a-t-il manqué à l'équipe cette année ? On a tergiversé sur certains matches. Le rugby est un sport un peu ambigu. Si on avait la recette, on l'appliquerait. On fait beaucoup de fautes, on a aussi eu pas mal de blessés. Tout ça nous a fait perdre le fil et le bénéfice de notre bon début de saison.

Ne vous manque-t-il pas aussi des infrastructures de qualité pour être plus efficaces sur le terrain ? On est habitués. Ce n'est pas gênant. Comme avant on était basés à Jean Bouin, on est nombreux à habiter Boulogne, donc on passe plus de temps pour se rendre à Charléty et à la Cité Universitaire. Du coup, pour optimiser le temps, on travaille souvent sur des journées en continu.

Le Stade Français peut-il se remettre d'une non-qualification pour les playoffs pour la deuxième année d'affilée ? Il le faudra. Personne ne le souhaite car il y a des enjeux financiers importants. Les partenaires viennent pour voir le Stade Français en playoffs et en H Cup. C'est dur, on essaie de faire de notre mieux, mais on n'arrive pas à atteindre nos objectifs. Moi, ça fait quatre ans que je suis ici, j'ai connu quatre entraîneurs.

Vous êtes né à côté de Toulouse et vous avez été formé au Stade Toulousain.

Regrettezvous de ne pas vous être imposé là-bas ? Je suis parti sur un coup de tête. J'étais un petit peu jeune et bête. L'année où je pars, je suis champion de France avec Biarritz. Je suis titulaire au centre avec Damien Traille. J'ai eu un parcours atypique, j'ai fait plusieurs clubs, mais paradoxalement je reste longtemps dans les clubs.

Après Toulouse et Biarritz, vous avez évolué à Bourgoin. Quel regard portez-vous sur la situation du club aujourd'hui ? J'ai découvert quelque chose de nouveau à Bourgoin, moi qui venais de Biarritz. J'avais signé pour deux ans. J'ai rencontré là-bas des personnes au grand coeur. Ça me fait de la peine de voir le club dans cette situation. Là-bas, tout le monde vit pour le rugby.

On vous annonce au Racing l'année prochaine.

(Il coupe.)Je suis en contact avec eux et avec d'autres clubs aussi, mais je n'ai pas grand-chose à dire là-dessus. J'attends que ça se décante.

Que pensez-vous de la montée en puissance du Racing par rapport au Stade Français ? Le Racing fait ce qu'a fait Max Guazzini il y a quelques années. Jacky Lorenzetti a repris le club quand il était dans les bas-fonds de la Pro D2. C'est un investissement personnel. Aujourd'hui, sans grand mécène, les clubs ont du mal à exister. C'est devenu un rugby d'entreprise. On le voit avec Toulon aussi qui renaît grâce à Boudjellal. C'est positif pour le rugby car ce sont avant tout des passionnés. En plus, ils ont pris des entraîneurs reconnus, qui apportent leur savoir-faire. Le Racing a l'ambition d'être champion de France, il va y avoir un nouveau stade.

Quel est le pourcentage de chances de vous voir de nouveau au Stade Français l'an prochain ? Quasiment nul. Je ne suis pas satisfait de ma saison. Les entraînements se passent bien, mais j'en suis arrivé à la conclusion que je ne correspondais pas à la philosophie de jeu de l'entraîneur. C'est comme ça.

Guillaume Bousses Né le 12 octobre 1981 à Rieumes (France) 1m84 - 92 kg - Trois-quarts centre Clubs successifs : Rieumes (1989-1997), Toulouse (1997-2001), Biarritz (2001-2005), Bourgoin (2005-2007), Stade Français (depuis 2007) Palmarès : Champion de France (2002 et 2005) International français (1 sélection)

"Quatre entraîneurs en quatre ans..."