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" Le dernier titre de Biarritz remonte quand même à 2006..."

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" Le dernier titre de Biarritz remonte quand même à 2006..." Etes-vous globalement satisfait de votre équipe ? Non, pas vraiment car nous avions deux gros déplacements à négocier au Stade Français et au Stade Toulousain et cela s'est soldé par deux défaites, sans prendre un point à Paris et avec un point à Toulouse. Ensuite, nous avons battu La Rochelle, mais là aussi, nous avions les moyens de prendre un point de plus et cela n'a pas été fait. Ce qui nous oblige à préparer le mieux possible nos prochains matches où il faudra prendre le maximum de points pour espérer sortir dans les six premiers. N'avez-vous pas l'impression de vous répéter puisqu'après la défaite contre le Stade Français, vous aviez expliqué que votre équipe ait été quasi inexistante ? Non car à Toulouse, nous avons réussi un bon match avec beaucoup d'envie pour ramener quelque chose. Ce qui est dommage contre La Rochelle, c'est qu'à 32-11, on peut tuer le match et après une faute de main, on prend un essai derrière. Ensuite, cela a été très laborieux et les joueurs se sont mis un peu la tête à l'envers alors qu'on aurait pu être tranquilles. C'est devenu alors très compliqué mentalement, physiquement, techniquement, et tout a craqué. Cette fin de match révèle-t-elle un problème d'ordre mental ou tactique ? C'est comme pour toute équipe qui perd pied à un moment donné. Dans ces conditions, nous n'avons pas de chauffeur dans le bus.
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" Le dernier titre de Biarritz remonte quand même à 2006..."

Etes-vous globalement satisfait de votre équipe ? Non, pas vraiment car nous avions deux gros déplacements à négocier au Stade Français et au Stade Toulousain et cela s'est soldé par deux défaites, sans prendre un point à Paris et avec un point à Toulouse. Ensuite, nous avons battu La Rochelle, mais là aussi, nous avions les moyens de prendre un point de plus et cela n'a pas été fait. Ce qui nous oblige à préparer le mieux possible nos prochains matches où il faudra prendre le maximum de points pour espérer sortir dans les six premiers.

N'avez-vous pas l'impression de vous répéter puisqu'après la défaite contre le Stade Français, vous aviez expliqué que votre équipe ait été quasi inexistante ? Non car à Toulouse, nous avons réussi un bon match avec beaucoup d'envie pour ramener quelque chose. Ce qui est dommage contre La Rochelle, c'est qu'à 32-11, on peut tuer le match et après une faute de main, on prend un essai derrière. Ensuite, cela a été très laborieux et les joueurs se sont mis un peu la tête à l'envers alors qu'on aurait pu être tranquilles. C'est devenu alors très compliqué mentalement, physiquement, techniquement, et tout a craqué.

Cette fin de match révèle-t-elle un problème d'ordre mental ou tactique ? C'est comme pour toute équipe qui perd pied à un moment donné. Dans ces conditions, nous n'avons pas de chauffeur dans le bus. Du coup, La Rochelle aurait même pu arracher le match nul, ce qui n'aurait pas été immérité.

Trouver "un chauffeur dans le bus" sera-t-il votre objectif prioritaire ? Je ne sais pas quel est l'objectif du club à ce niveau. Mais il manque un patron pour mener l'équipe sur le terrain.

Le retour de Fabien Barcella est-il d'actualité ? Fabien manque vraiment au sein de notre effectif. Son absence a permis à d'autres joueurs d'éclore et le malheur des uns fait le bonheur des autres, mais ce qui est arrivé à Fabien est dommageable pour lui, pour sa santé, pour nous et pour l'équipe de France.

Avez-vous tout de même des motifs de satisfaction ? Bien sûr. Il y a un respect des consignes et nous arrivons ainsi à mettre en difficulté nos adversaires grâce à notre organisation. Nous devons continuer à travailler dans ce sens et il faut que les joueurs prennent conscience qu'il faut poursuivre ainsi.

Votre équipe a-t-elle vraiment les moyens, au-delà du voeu pieux, de se qualifier en Top 14 ? Oui, si tout le monde donne le maximum.

Pouvez-vous jouer à fond la H Cup sans y laisser des forces qui seraient bien utiles en championnat ? On prend les matches les uns après les autres. Il est vrai que l'on ne peut pas tout gagner, mais on va essayer d'obtenir quelque chose dans l'une ou l'autre de ces compétitions.

"Il manque un patron pour mener l'équipe sur le terrain"

Le quart de finale de H Cup contre le Stade Toulousain occupe-t-il déjà les pensées ou bien vous concentrez-vous avant tout sur les rendez-vous du championnat qui auront lieu auparavant ? On y pense bien entendu dans une épreuve où nous retrouvons un adversaire qui a battu Biarritz en finale la saison passée. Mais cela ne nous empêche pas de nous concentrer sur le Top 14 car cela fait un petit moment que nous ne nous sommes pas qualifiés et notre dernier titre remonte à 2006.

Avez-vous les capacités de bousculer cette équipe toulousaine ? Le Stade Toulousain sera le favori puisque c'est le champion d'Europe en titre, même s'il va jouer à l'extérieur. Mais l'an passé, nous avons montré dans notre parcours européen que nous étions capables de réaliser de grandes performances pour atteindre la finale.

Depuis votre arrivée en novembre 2008, avez-vous le sentiment d'avoir appris et progressé dans votre fonction ?

J'ai appris et j'ai aussi passé mes diplômes. Cela s'est bien passé à ce niveau. On apprend tous les jours et c'est ce qui est intéressant dans ce métier.

Quelle est votre conception du métier d'entraîneur ? J'ai toujours été un meneur, mais il y a plusieurs aspects dans cette fonction, la technique, le management, la gestion d'un groupe. Il faut aussi accepter de revenir en arrière s'il arrive de ne pas être sur le bon chemin.

Une fonction où rien n'est donc jamais acquis ? Même si j'ai des certitudes, rien n'est jamais acquis et il faut tenir compte de beaucoup de choses. Ce métier est passionnant, mais il faut savoir se remettre en question.

Quelle est l'importance pour vous de jouer le derby contre l'Aviron Bayonnais, puis le quart de finale européen sur la pelouse d'Anoeta à Saint Sebastien ? Sportivement, cela nous apporte de jouer devant plus de 30000 personnes à chaque fois. Ce sera la fête basque contre Bayonne et pour la H Cup, c'est "notre" stade et c'est un grand honneur pour nous de recevoir le tenant du titre dans un stade que nous nous sommes accaparé pour la Coupe d'Europe.

Les années passent depuis le dernier Bouclier en 2006. Cela devient-il trop long dans le club ? Quand on a eu la chance de gagner plusieurs titres, on a toujours envie d'y goûter à nouveau et c'est normal. On veut tout faire pour réussir, même si l'on sait que cela est compliqué cette saison.

Que manque-t-il à Biarritz par rapport à une équipe comme le Stade Toulousain ? Je pense qu'il nous manque un déclic psychologique. Toulouse est habitué à jouer des finales qui sont des moments forts et particuliers.

Serez-vous encore entraîneur au BOPB la saison prochaine ? J'arrive en fin de contrat au mois de juin prochain et on verra.

Vous n'avez pas de certitude en la matière ? Non.

Jean-Michel Gonzalez Né le 10 juillet 1967 à Bayonne (France) Joueur : Cambo-les-Bains, Bayonne, Pau (1997-1999), Biarritz (1999-2005) Entraîneur : Bayonne (2005-2008), Biarritz (depuis novembre 2008) Palmarès : Champion de France (2002, 2005) International français (34 sélections)