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Magazine Le Figaro du 12 novembre 2011

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Venez lire le Figaro magazine du 12/11/2011

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Réussirsesétudes
àl’étranger
4,50€ samedi12-dimanche13novembre2011 LE FIGARO-N°20926-www.lefigaro.fr-Francemétropolitaineuniquement
Dans Le Figaro Magazine :
réussir ses études à l’étranger
lefigaro.fr
« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur » Beaumarchais
Lesinterrogations
d’Anne
Sinclair
Le couple DSK-Sinclair
suscite l’inquiétude
de son entourage.
L’ancienne journaliste,
très affectée par
la série de révélations,
réfléchirait
à un nouvel avenir.
PAGE16
5 % des documents présentés
aux banques ou aux
20 milliardsorganismes sociaux seraient d’euros*
coût de la fraudedes faux. Une escroquerie sociale en 2010
*estimation. Source : AFPexorbitante. PAGE8
dont
17 Mds €
fraude à l’Unedic
(assurance-chômage)
Concentration 6000 œuvres À Meaux, Sarkozy
dans l’industrie d’art détournées a inauguré
musicale: à Drouot
le Musée deVivendi cherchent leurs
la Grande Guerrerachète EMI propriétaires
PAGE24 PAGES3,31,32,33,34ETL’ÉDITORIALPAGE26
éditorial par Étienne de Montéty
VIDÉO
Le politizap de la semaine
Italie : suite de la crise

politique
«Mère,voicivosfilsquise que par la simple émotion qui accompagne
sont tant battus.» Ces (et encore pas toujours) l’annonce d’unEN DIRECT
vers ne sont pas venus mort en opérations extérieures.
Le tournoi de tennis aux lèvres du président Le chef de l’État a confirmé le projet d’un
de Bercy de la République devant monument où seraient inscrits les noms
www.lefigaro.fr la tombe de celui qui les des soldats tombés pour la France depuis
composa, Charles Péguy. Et pourtant, ils 1962. Des hommes morts dans des conflits
illustrent l’esprit de ce 11 Novembre tel que oubliés, mal connus ou mal compris, morts
Questiondujour
le voit Nicolas Sarkozy pour les années à non plus pour la défense du sol national ou
venir : une journée non plus simplement pour les intérêts de la France dans le mon-Lesagencesde
en mémoire de l’armistice, mais de tous les de, mais pour une idée de la liberté que lanotationfinancière
morts pour la France. France fait sienne. Ce sacrifice demande
sont-ellesutiles?
L’enjeu est de taille : la Grande Guerre, d’être commémoré aussi ardemment que
avec son million de morts, son poilu, son celui de nos aînés : il n’y a pas de grade
Réponses à la cortège de maréchaux, reste ancrée dans dans la mort pour son pays.
question de vendredi : notre imaginaire. La guerre de 39-45 Mais, au-delà d’un lieu du souvenir, d’une
Faut-ilinterdireaux compte encore des témoins des combats de occasion de recueillement, les autorités
deux-rouesderemonter la Libération et des survivants de la dépor- aimeraient que ce monument puisse in-
lesfilesdevoitures? tation qui entretiennent le souvenir. Il n’en carner le lien qui unit mystérieusement le
va pas de même des morts des guerres mo- mort au passant pressé, au-delà des parti-Non : 37%
dernes. L’armée de métier est passée par cularismes, des origines, des convictions
là, mieux adaptée aux exigences géopoliti- politiques. Un lien qui rend chacun éton-Oui : 63% ques d’aujourd’hui mais reliée au pays par namment solidaire du glorieux défunt. Un
un sentiment plus fragile que jadis, qu’il lien qu’il faut persister à nommer la nation25186 votants
faut sans cesse consolider, plus fermement vivante.
Catalogue disponible sur demande au 01 58 18 14 39LAURENTCIPRIANI/AFP
ALG:185DA. AND:1,50€. BEL:1,50€. DOM:2,10€. CH:3,20FS. CAN:4,25$C. D:2,10€. A:3€. ESP:2,10€. CANARIES:2,20€. GB:1,70£. GR:2,30€. ITA:2,30€. LUX:1,50€. NL:2,10€.
H:830HUF. PORT.CONT.:2,20€. SVN:2,30€. MAR:14DH. TUN:2,5DTU. USA:4.25$. ZONECFA:1600CFA. ISSN0182.5852
PAPIX/BUREAU233
C






samedi12-dimanche13novembre2011 LE FIGARO
2 rectoo versov
ElizabethTaylor
en1963,parée le sida (ETAF) fondée en 1991. Le premier jour de la
d’unepairede
mise en ligne, 6000 tickets se sont arrachés en
bouclesd’oreilles
moins de quatre heures ! Et la maison de l’hommeetd’unebroche
d’affaires François Pinault, venu la semaine dernièreenémeraude
pour assister aux ventes d’art contemporain, affiche18carats
complet. Les places pour assister à la vente se négo-etdiamants
cient aussi à prix d’or. Seuls les acheteurs passés audechezBulgari,
offertsparRichard crible auront le droit de s’asseoir. Sorti ilyaà peine
Burton quelques jours, le catalogue – cinq épais volumes –
RUEDESARCHIVES/ est déjà annoncé comme presque épuisé. L’envie
COLLECTIONCSF d’acheter une part de ce rêve, même infime, monte
au fur à mesure que l’on tourne les pages où s’inter-
calent de divines photos d’époque en noir et blanc de
Liz portant ses bijoux au cinéma et dans la vie de tous
les jours. On s’émeut devant le cliché de l’actrice en
train de sourire à son petit-fils, parée de ses clips
d’oreilles en saphir achetés, en 2001, chez JAR, sous
une forêt de bigoudis. L’édition à 5000 exemplaires
se vend 300 dollars. Il faudra débourser 600 dollars
pour la version collector limitée à 2000 et accompa-
gnée d’une réédition du livre My Love Affair with
Jewelry, écrit par Liz en 2002. Sa réimpression avait
été signée avec Christie’s de son vivant, maison avec
laquelle elle était liée depuis toujours. Comme la
vente de sa collection, qu’elle ne voulait pas voir en-
trer au musée.
Piècesaristocratiques
«Liz souhaitait vraiment que d’autres en profitent,
commente François Curiel, président de Christie’s
Asie et expert en chef des bijoux, qui tiendra le mar-
teau avec son collègue indien Rahul Kadakia, ins-
tallé depuis sept ans à New York.Enfévrier1998,je
m’étaisenvolépourLosAngelesafind’inventoriersa
collectiondebijouxdanssamaisondeBelAir, pour-
suit-il.Ellemereçutenbasdugrandescalier,aumi-
lieudesesmeublesArtnouveauetdesesverreriesde
Gallé sans être parée d’aucun bijou. Tout était soi-
gneusement rangé dans un coffre, dans sa chambre.
Ellesavaittoutsurchacundesesjoyaux.Elleavaitun
œild’experte.Ellem’aépatéparsesconnaissances.»
Ce n’est pas un hasard si Richard Burton lui offrit La
Peregrina, perle légendaire de 203 grains (55 ca-
rats), emportée aux enchères pour 37000 dollars en
1969. Cette goutte en forme de poire montée par la
suite dans une parure de Cartier, d’une valeur esti-
mée aujourd’hui entre 2 et 3 millions de dollars, fut
etrouvée au XVI siècle par un esclave dans le golfe
de Panama. Elle fut offerte par le roi Philippe II
d’Espagne à son épouse, Marie Tudor d’Angleterre,
avant d’être transmise aux reines espagnoles Mar-
garita et Isabel.
Autre pièce aristocratique: le pendentif en cœur
avec son diamant gravé d’inscriptions mongoles
baptisé Taj Mahal (estimation : de 300 000 à
500000 euros). Cet autre cadeau de Burton pour les
spécialistes dans le monde, s’affaire déjà pour trans- 40 ans d’Elizabeth est un hommage de l’empereur
Danslescoulisses former, dans moins d’un mois, l’immeuble du 20 Shah Jahan à son épouse favorite avant de lui
BÉATRICEDEROCHEBOUËT Rockefeller Plaza en mausolée à la gloire de cette construire à Agra, en 1621, le célèbre tombeau de
bderochebouet@lefigaro.fr deChristie’s,àNewYork, étoile légendaire du cinéma, décédée en mars der- marbre blanc. Dans ce registre royal, il y a aussi la
ENVOYÉESPÉCIALEÀNEWYORK nier, à l’âge de 79 ans. Tout l’immeuble sera investi broche provenant du prince de Galles, trois plumes
pour mettre en valeur au mieux l’héritage de la star. en diamant liées par une couronne, ayant appartenusepréparelavente
Entre les bijoux qu’elle reçut en cadeau et ceux à la duchesse de Windsor. Quelques années après le
qu’elle acheta elle-même, celui-ci pèse très lourd. décès de la duchesse, l’épingle fut acquise par l’ac-dusiècledelacollection
New York, Christie’s est en ébul- Ses 269 bijoux, pour certains des plus somptueux, trice pour 400000 dollars aux enchères en 1987.
lition pour préparer ce qui s’an- sont estimés à quelque 30 millions d’euros. Le pro- Dès sa plus tendre enfance, Liz avait admiré les bi-delastardeHollywood.
nonce déjà comme la vente du siè- duit ira à sa famille (ses quatre enfants - Michael et joux anciens qu’arboraient les femmes sur les ta-
e ecle. Lyz Taylor, dont on disait que Christopher Wilding, Liza Todd et Maria Burton - et bleaux des XVII et XIX siècles de son père, FrancisParmilesquelques«ses seins pouvaient renverser des ses dix petits-enfants), à plusieurs amis et à l’Amfar, Taylor, marchand américain et collectionneur. Elle
empires», fera chavirer les cœurs American Foundation for Aids Research. aimait«labeauténaturelledespierresquitraversent
piècesphares,Àavec ses bijoux fabuleux, ses robes La mise en scène sera digne de Hollywood, avec lessiècles», comme le Taylor Diamond, brillant oc-
extravagantes, ses souvenirs délicieusement inti- des photos de sa vie, des extraits de films, des mor- togonal d’un éclat magnifique de 33,19 carats. Bur-
mes. Après Moscou, Londres, Tokyo, Los Angeles et figurentnotamment ceaux choisis de ses plus belles déclarations à ses huit ton avait réussi à acheter ce diamant de couleur D,
Dubaï, une petite sélection de ces joyaux - environ maris, dont Richard Burton qu’elle épousa à deux qui avait appartenu à l’héritière Krupp, pour
80 pièces-phares parmi les 2000 annoncées - arrive reprises : en 1964, puis, après avoir divorcé une pre- 300000 dollars en 1968. Lot phare rebaptisé le«dia-sessomptueuxbijoux
dès mercredi, avenue Matignon. En attendant, cel- mière fois, en 1975, pour une durée de dix mois seu- mantElizabethTaylor», il est estimé modestement :
les-ci sont exposées ce week-end, à Genève, avant lement ! Un soir de 1969, dans un flamboyant geste entre 2,5 et 3,5 millions de dollars. «Ma bague meexposésceweek-end
de continuer leur tournée mondiale jusqu’à Hong- d’amour, il courut lui acheter le diamant poire de donne la sensation la plus étrange de la beauté, avait
kong. De ce marathon bien rodé, elles reviendront 69 carats que Cartier lui avait soufflé sous le nez aux déclaré Liz. Avec ses étincelles de rouge et blanc etàGenève,
juste avant Noël, le 3 décembre, à Manhattan. enchères. Cette séductrice aimait à répéter ce que lui bleu et violet, et plus encore, c’est comme si elle était
Dans les coulisses de Christie’s, le compte à re- avait dit un jour Cocteau :«Iln’yapasd’amour,iln’y animéed’uneplénitudeintérieure.»avantParis,mercredi.bours a commencé. L’organisation est à la hauteur aquedespreuvesd’amour!» Les bijoux étaient un rassurant écrin à son exis-
de cet événement terriblement médiatique qui Les passions les plus capricieuses suscitent tou- tence mouvementée, faite de passions et de tristes-
continuera en février 2012, avec la vente, à Londres, jours les plus folles curiosités. Pour contenir la foule, ses, d’élans et de dégringolades, de connivences et
de la collection des tableaux de Liz signés Van Gogh, Christie’s a pris les devants. Elle fera payer 30 dollars de disputes mémorables qui la firent sombrer dans
Frans Hals, Degas et Renoir. L’équipe américaine, l’entrée de l’exposition par tranche horaire et les bé- l’alcool, la dépression et les cures d’amaigrissement.
une trentaine de personnes sans compter le relais de néfices seront reversés en partie à sa fondation pour Après ses films (pas moins de cinquante-cinq), elle
quittait le plateau et fonçait chez les joailliers des vil-
les où elle se trouvait. Les marchands le savaient et
changeaient leurs vitrines. Ses bijoux sont l’histoire
de sa vie. «C’est exactement ce que tous les collec-
tionneursetamateursdebijouxrêventd’avoir, insiste« François Curiel, despierressublimespardesjoailliers
prestigieux,totalementdanslegoûtdujour.» Le pre-Dèssaplus mier round de ces cinq jours de vente-fleuve, allant
des bijoux aux robes en passant par les souvenirs,tendre comme ces lèvres de Warhol dessinées spécialement
pour la star, a lieu le 13 décembre. La dispersion duenfance,Liz
soir s’ouvrira à 19 heures avec les Charm, bracelets
composés par Liz avec de multiples breloques, sou-avaitadmiré
venirs de chacune de ses rencontres. Ces pacotilles
devraient pulvériser leurs évaluations.lesbijoux
Le marché de l’art a montré encore cette semainePatrimonyTraditionnelleHeuresduMondeanciens qu’il était toujours dans sa bulle dorée intouchable
Calibre2460WT par les soubresauts de la crise. En cette période où
qu’arboraient l’or et les pierres sont devenus des valeurs refuges,
les estimations risquent de flamber sous la demandelesfemmes des acheteurs des vieux continents mais aussi ceux
des nouveaux pays émergents. Elles ne tiennent passurles
compte de ce pedigree légendaire qu’est Liz Taylor.
Combien peut valoir ce cadeau d’amitié de Joël Ro-tableaux
senthal, créateur de la maison JAR, cachée à l’ombre
e de la place Vendôme, pour ses 70 ans ? La bague endesXVII et
diamant avec un cœur en platine gravé d’un côté
eXIX siècles d’un «E» pour Elizabeth et de l’autre du signe de
l’infini, vaut le prix sans limite du mythe Taylor.
edesonpère ExpositionchezChristie’s,9avenueMatignon(VIII ),à»
Notre catalogue général vous sera envoyé gracieusement sur simple demande au 01 58 18 14 40 partir de mercredi. www.christies.com. Horaires:
mercredidemidiàminuit,jeudide10heuresàmidi.


A 1
www.vacheron-constantin.com
LE FIGARO samedi12-dimanche13novembre2011
«Le11Novembre,Envidéo:lavisiteduMuséede LemuséedeMeaux,mémoire
unjourpourlanation»laGrandeGuerrewww.lefigaro.fr vivedestranchées PAGES31À34 politique 3L’ÉDITORIALD’E.DEMONTETYPAGEUNE
Lechefdel’Étataconfirméqu’ilsouhaitait
quele11Novembresoitdésormaisunejournée
pourtouslesmortspourlaFrance.
«Jepenseenparticulieràceuxquisont
CHARLESJAIGU LeprésidenttombésenIndochine,àSuez,enAfriquedu
ainvité,hier,
Nord, mais aussi dans les Balkans, au
àsescôtés
COMMÉMORATION Sous l’Arc de triom- Moyen-Orient, au Tchad, en Côte d’Ivoi-
quatreenfants
phe, à Paris, on pouvait voir hier aux cô- re, en Afghanistan», a-t-il déclaré.«La dontlespères
tés du chef de l’État quatre enfants dont semainedernière,nous avonsvuleprési- sontmorts
les pères sont morts sur les théâtres dent acteur de l’histoire (G20 et plan de enopérations
d’opérations extérieurs. Une image sou- rigueur), hier nous avons vu le président extérieures.
dain très actuelle, très poignante, du garant de l’histoire», avance l’un de ses BOUCHON/
«sacrificepourlapatrie» que fut, de fa- conseillers. LEFIGARO
çon exemplaire et tragique, celui des «Le11Novembredemeureraàjamaisle
poilus de 1914. Hier, Nicolas Sarkozy a jour où, dans tous les villages de France, passé,maisaussiunmomentdefoidansla Les collectivités territoriales, partenaires ment», a-t-il prévenu sur France 2, au
apposé une signature très personnelle à onvousrendl’hommagequivousestdû», grandeur de notre destinée collective». étrangers et les ministres concernés y moment où Bruxelles lance une alerte
un 11 Novembre modernisé. a déclaré Sarkozy en s’adressant symbo- «Nousnedevonspassimplementcommé- seront associés. sur les déficits français après un
Le président de la République a an- liquement aux poilus de 14-18. Et, inau- morer,nousdevonscommunier», a répé- deuxième plan de rigueur en deux
«Décisionsdifficilesàprendre»noncé le dépôt, «dans les semaines qui gurant le Musée de la Grande Guerre à té hier le chef de l’État. Le président de la mois. Il a reconnu que«desinquiétudes,
viennent», d’un projet de loi visant à fai- Meaux (lire pages 31 à 34), il a d’ores et République a demandé au premier mi- Hier, Sarkozy a aussi relié les sacrifices ilyenabeaucoupencemoment», autant
déjà annoncé les célébrations du cente- nistre, François Fillon, de «mettre en d’hier aux défis du moment.«Jedéfen- que de «décisions difficiles à prendre».
naire de 1914 qui, dès la fin de 2013, de- placeavantlafindecetteannéeunemis- drai l’Europe de toutes mes forces. Entre «Dans cette crise mondiale, il faut trou-
«EntrelaFrance vront être «un grand rendez-vous com- sion de préfiguration du centenaire de la la France et l’Allemagne, nous n’avons ver la force et le courage pour que la
mun à tous les Français, un moment de Grande Guerre». Cette mission devra quedeuxsolutions.Soitlaconvergenceet France reste une grande nation»,aetl’Allemagne,nous
recueillement et de réflexion sur notre concevoir le programme commémoratif. la paix, soit la divergence et l’affronte- conclu le chef de l’État.n’avonsquedeuxsolutions.
Soitlaconvergence
etlapaix,soitladivergence
etl’affrontement»
re du 11 Novembre «la date de commé- Cela n’allait pas de soi car, depuis le l’occasion de complimenter «l’audace Quand, dans ses propres rangs, on lui
JEAN-BAPTISTEGARATmoration de la Grande Guerre et de tous début du quinquennat, le président du etlapersévérance» de Copé dans la réa- reproche le manque de subtilité de la ri-
les morts pour la France». Le gouverne- groupe UMP à l’Assemblée suivait sa lisation de ce projet, mettant un terme à poste contre le PS, Copé invite les mau-
ment apportera par ailleurs son«soutien ILYAunan, quasiment jour pour jour, propre partition, avec 2017 en ligne de «l’itinérancedelacollection» réunie par vaises langues «à aller sur le terrain»:
àlapropositiondeloivisantàrendreobli- les deux hommes ont«topé». Après en mire. Quitte à se voir reprocher d’être Jean-Pierre Verney (lire notre cahier «C’estcequeveulentnosmilitants», ex-
gatoire l’inscription sur les monuments avoir longuement discuté ensemble, et prêt à jouer la défaite en 2012. Un an spécial,pages31à34). plique-t-il. Et la mobilisation des mili-
aux morts des noms des morts pour la entendu les réserves de tous ceux qui se plus tard, les voilà côte à côte. Mercredi tants est une des clefs de la victoire en
DestinsliésdanslessondagesFrance», a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy a méfient du député de Seine-et-Marne, à Colombey-les-Deux-Églises, pour le 2012. Pour preuve que leurs destins sont
eaussi rappelé la prochaine construction à Nicolas Sarkozy donnait finalement 41 anniversaire de la mort de Charles de L’entente affichée entre Copé et Sarkozy bel et bien liés aujourd’hui, on souligne
Paris «d’un monument dédié aux soldats son feu vert pour l’arrivée de Jean- Gaulle. Puis hier à l’inauguration du irrite à droite. «Mais ce qui énerve le Rue La Boétie que le regain de forme de
mortsenopérationsextérieures,surlequel François Copé à la tête de l’UMP. À Musée de la Grande Guerre, projet cher plus, souligne un proche de Copé, c’est Sarkozy dans les sondages s’accompa-
leurs noms seront inscrits». Car «depuis charge pour ce dernier de remettre le au député-maire de Meaux, où le chef qu’ellen’ariendefeinte.Copésedémène gne d’une nette poussée en faveur de
dixans,158soldatsontperdulavieetprès parti présidentiel en ordre de bataille de l’État achevait sa journée de commé- commeundiablepourremplirsafeuillede Copé. Pas sûr qu’ils aillent jusqu’à par-
de 1500 ont été blessés dans ces opéra- pour la campagne de 2012 et les moration de l’armistice de 1918. Une route. Le gang des pleureuses n’y peut tager les lauriers de la victoire. Ni la res-
tions», a-t-il précisé. échéances à venir. inauguration qui a été, pour Sarkozy, rien,çalesdésole.» ponsabilité d’une défaite.