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Magazine Le Figaro du 23 décembre 2009

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1,30€ mercredi23décembre2009 -LeFigaroN°20341-www.lefigaro.fr-Francemétropolitaineuniquement
InterdictiontotaleNoël:théâtre,
delaburqa:opéra,danse
lesdéputésUMPàl’honneur
accélèrentPAGES12ET17àlatélévision PAGE33
“Sans la liberté de blâmer il n’est point d’éloge flatteur” Beaumarchais
LeFigaroéconomie
LaFrance
empruntera
188milliards Veoliavafaireen2010 PAGE20
LaBoursede
Parisauplus roulerdesTGV
hautdel’année
PAGE25 faceàlaSNCFTF1:coup
defroidsur
lesaudiences
PAGE26
Régionales:
lestêtesdeliste L’entreprise va s’associer aux
Italiens de Trenitalia pour proposer UMPreçues
dès 2012 des Paris-Lyon, des Paris-parSarkozyPAGE4
Lille-Londres ou des Paris-Strasbourg.
Rajeunissement PAGE22
chezlespréfets
PAGE10
UnnouvelÉtatbouleverse Débatsurl’identiténationale:
Lespriorités lacartedel’Inde leplaidoyerd’HenriGuainodeJeanTodt,
ANNONCÉE fin novembre, la Delhi. S’estimant spoliées de Le conseiller spécial du prési- publicain».«Ilyaunplusgrandnouveau
créationaucœurdel’Unionin- leursrichessesnaturellesetmal dentdelaRépubliquen’accepte risqueànepasdiscuterdespro-président edienne d’un 29 État, le Telan- considérées par des gouverne- pas que le débat sur l’identité blèmesqu’àaccepterd’endébat-
gana, va changer la carte du ments jugés trop lointains, plu- nationalesoitenterré.Alorsque tre», dit-il au Figaro. Il estimedelaFIAPAGE14
pays. Ce redécoupage, qui a sieurs autres régions, comme le la polémique enfle, y compris toutefois qu’il faut «élever» et
pouroriginedesraisonsécono- Darjeeling, ont profité de l’oc- dans la majorité, Henri Guaino «élargir» ce débat. Volant au
miquesetculturelles,aétéobte- casion.Ellesont,ellesaussi,re- souhaite qu’on arrive à définir secours d’Éric Besson, il estime
nuàl’issued’unbrefbrasdefer lancé des revendications sépa- «une nouvelle conscience natio- que «les attaques d’ordre per-
avec le pouvoir central de New ratistes. PAGE6 nale, un nouveau consensus ré- sonnelsontindignes». PAGE3
HISTOIRE DUJOUR
Grandemprunt,
leparide Contrelestalibans,lesFrançais
lacompétitivité
PAGE16 lancentRadioSurobi
narrivant,ilyaquatremois,dansla pour faire les DJ et à Paris des réfugiésCoppolalivre
région de Surobi (est de Kaboul), afghans,rassemblésautourdel’associationsessecrets eEBenoît Durieux, chef de corps du 2 Pierre-Claver,luiontenvoyéjingles,enre-
étrangerd’infanterie,faisaitceconstat:les gistrementsdechantsetdepoésie.SurRa-defamille
populationslocales,largementillettréeset dioSurobi,onentenddelamusiquetradi-
dansson isolées,necaptentpas,oupeu,lesradioset tionnelleetdelapopindienne,deslectures
lestélévisions.Ellessontdoncperméables deSteinbeckoudecontespersans.dernier
auxrumeursetàlapropagandedesinsur- L’antenne se veut résolument civile et lo-
filmPAGE28 gés. Il y a dix jours, Radio Surobi a com- cale.Elleavocationàdonnerlaparoleàdes
emencéd’émettre,sousl’égidedu2 REI.Le responsablespolitiquesouassociatifs,àli-
légionnaire étant plus familier des trans- vrerdesinfospratiques,pouraffaiblirl’in-
missions que des émissions, Durieux a fait fluencedestalibans.BenoîtDurieux,quele
P.GROSBOIS/NUMÉRIQUE;
appel à un journaliste de Radio France.E.BARTOLUCCI/TELMONDI; Times a qualifié de «colonel philosophe»
R.QUADRINI/KRIMAGES; Dotéd’unpaquetageetdetroisgalons,Ra- parce qu’il a consacré une thèse à Clau-
F.BOUCHON,S.SORIANO,P.DELORT,
R.VIALERON/LEFIGARO; phaël Krafft s’est envolé pour l’Afghanis- sewitz,lesaitbien:laradioestlemoyende
P.QUAISSE/PASCO tan avec pour mission de concevoir des continuerlaguerreetsurtoutdegagnerla
programmes en pachtoun. Quelques jeu- paix par d’autres moyens que les pa-BriceHortefeux
nes de la région se sont portés volontaires trouilles. ÉTIENNEDEMONTETY
Invité
du«Talk
DÉBATS&OPINIONS RENDEZ-VOUSOrange-
L’ÉDITORIALdePaul-HenriduLimbert PAGE17 LECARNETDUJOUR PAGE15LeFigaro»
LEBILLETdeMichelSchifres PAGE17 DEL’OMBREÀLALUMIÈRE PAGE35
PAGE4
DÉBATSChangeonsnotreregardsurl’Iran
Ministredel’Intérieur parArdavanAmir-Aslani PAGE16 TOUTEL’ACTUALITÉSURlefigaro.fr
Informations : 01 55 62 36 36
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HUF. PORT.CONT.:2,00€. SVN:2,20€. MAR:13DH. TUN:2DTU. USA:3,95$. ZONECFA:1500CFA. ISSN0182.5852
T 00108 - 1223 - F: 1,30 E
3:HIKKLA=]UVXUZ:?b@m@m@d@a;
ALSTOM/AFP
Cmercredi23décembre2009 LEFIGARO
2 voyage DANSLANOUVELLEEUROPE
on père, à la fin des années
1930, se baignait dans le Rhin,
lorsque soudain le courant l’a
emporté sur l’autre rive, en
Allemagne, où des jeunes de
son âge construisaient la ligneMSiegfried, face à la ligne Magi-
not. Traité d’espion, il fut rossé puis récupéré au
poste frontière à Strasbourg par mon grand-père.
Ce dernier lui administra une fessée mémorable
«parcequ’ilétaitalléenAllemagne ».
J’imagine la même scène, ici, aujourd’hui, de-
vant la rivière Narva. Sur les rives opposées de la
Russie et de l’Estonie, deux impressionnantes for-
teresses se font face, de part et d’autre du pont re-
liant les deux pays. Le lieu symbolise la défiance, les
relations venimeuses et ancestrales entre la Mitte-
leuropa et la Russie. Vingt ans après la fin de la
guerre froide, les files interminables de camions
subissent des contrôles tatillons entre la ville de
Narva et celle d’Ivangorod, juste en face. L’Europe
centrale et la Russie semblent se tourner le dos. En
vérité, les choses ne sont pas aussi tranchées. Elles
ne le sont jamais dans les terres du « milieu ».
Les reporters les connaissent bien, ces pays du
flou où s’affrontent les grandes puissances. L’Indo-
chine, entre l’Asie brune et l’Asie jaune, a fait l’ob-
jet de toutes les convoitises. Elle est désormais gri-
gnotée par la Chine qui vient narguer l’Inde jusqu’à
ses portes, au nord de la Birmanie. En Amérique
centrale et dans les Caraïbes, les petits pays comme
Panama, Cuba ou la Grenade ont fait l’expérience
cuisante de déplaire à leur shérif si rapide au tir, les
États-Unis. Le Maghreb et le Levant ont souvent été
Unejeunefemmerussecolonisés, dominés, convoités par les Occidentaux,
traverselarivièreNarvaparce que sans Tunis ou Beyrouth, les échanges en-
quisertdefrontièretre chrétiens et musulmans, autour de la Méditer-
entrel’EstonieetlaRussie.ranée, sont bloqués. Enfin, en Asie centrale, ni les
Àl’arrière-plan,Russes ni les Chinois ne veulent être dérangés par
laforteressedeNarva.
les États-Unis. Ils feront tout pour que l’Amérique NICKHANNES/REPORTERS-REA
s’embourbe durablement en Afghanistan.
Les nations de l’« entre-deux » ont appris à sur-
L’Europeetlegrandméchant
midt. Elle est, selon la formule de plus en plus cou-À Narva, en Estonie, rante,«unimmensevide». Partout, de l’Estonie à
la Roumanie, le diagnostic est alarmiste.
rÀ Varsovie, le P Jan Winiecki explique : «Lapo-nous sommes au pointloupédenté
pulation russe s’effondre à un taux sans précédent.
L’économie s’est enfoncée de8à10%en 2009. Lade contact entre
vivre en développant au fil des siècles une Russieauneindustriemilitaire,desressourcesnatu-
Golfe de FinlandeMercapacité à changer de bord, à traverser les relles,etstrictementriend’autre.» Marju Lauristin,l’Union européenne
bouleversements géopolitiques. En Asie cen- à l’université de Tartu, en Estonie, ajoute : «LaBaltique
trale, au premier millénaire, les musulmans Russien’estplusletiers-monde,c’estlequart-mon-Tallin et la Russie. CommeKohtla-avaient stoppé militairement l’avancée des de.Elleestnotreinterrogationfondamentale.Carla
JärveChinois. Désormais, ils commercent fébrile- Narva Chine,d’icivingtans,varévélertoutesapuissance.d’autres régionsment avec « l’empire du Milieu ». ESTONIE Quant à l’Europe, elle se structure mal, mais elle le
L’Europe médiane, elle aussi, fait partie de Parnu RUSSIE fait.Lanatureayanthorreurduvide,quevadevenird’« entre-deux »,ces zones de fracture entre civilisations, tant cetteRussie,cetteterregorgéederessourcesénergé-Tartu
elle a servi pendant des siècles d’airbag entre tiques,entrenousetlesChinois?CetteRussiequide-
Golfe
la Russie et nos empires. La Lituanie, la Let- le pays a appris à meureauMoyen-Âgeetsevidedeseshabitants? »
de Riga
tonie et l’Estonie, sur les rives de la Baltique,
LETTONIE Blottiscontrel’Europetout comme la Pologne un peu plus au sud, 100 km survivre malgré tous
ont été tellement malmenées qu’elles ont À Riga, Juris Zagars, le directeur de la recherche
disparu des cartes plusieurs fois. Mais ces peuples moderne. » Des centres commerciaux miteux se spatiale en Lettonie, connaît intimement la Russieles bouleversements.
courageux se sont accrochés à leur langue comme à sont installés entre ces barres. Me voici plongé dans et ne dit pas autre chose : «Lasociétérussenes’est
des bouées. Les voilà réinstallés sur leurs terres. Ils la civilisation « pré-Ikea », avec les magasins de pas consolidée. Le communisme a été un paraventVingt ans après la fin
empruntent à l’Est et à l’Ouest, aussi bien qu’au meubles proposant des salons « Versailles » tarti- pourcacherlapersistanceduféodalisme.Lesmenta-
Nord et au Sud pour construire des civilisations nés de dorures. Les établissements « Rademar » at- litéslà-basn’évoluentpas.L’onpeuttoujoursyfairede la guerre froide,
emmêlées, et se forger des identités complexes. tirent les élégantes du coin. Elles en sortent dégui- n’importequoi,sansconséquencessociales.L’indif-
sées en pingouins ou en prostituées. férenceauxrésultatsestabsolue ».
LaRussie,«unimmensevide» l’empire soviétiqueNarva reflète, en un peu moins pauvre, la décré- Naturellement, les Estoniens et les Lettons, qui
Narva, c’est autre chose. C’est le point de contact pitude de la Russie des campagnes, celle que l’on partagent une frontière avec la Russie, sont les plus
direct entre l’Union européenne et la Russie. La vil- voit ici de l’autre côté de la rivière. Une Russie, n’est plus une menace. nerveux face à ce pouvoir qu’un diplomate présen-
le, avec ses 65 000 habitants, est la troisième de frustrée en permanence, qui ne fait rien fructifier. te comme «une puissance impériale édentée ». Un
l’Estonie. Rasée à 98 % en 1945 lors des combats Une Russie impuissante. Galina Smirnova, la con- pays aux vraies capacités de nuisance cependant,Mais les petits pays
entre les nazis et les Soviétiques, elle est devenue servatrice du musée local, en est un bel exemple. qui a conservé l’habitude de vouloir contrôler ses
ensuite une zone de colonisation soviétique. En Russe, elle a étudié à Moscou, et me confie, dans un petits voisins, en menant des attaques par Internet,Baltes continuent
clair, les Estoniens n’ont pas eu le droit de l’habiter restaurant décoré d’armures, d’épées et de bou- en exportant ses mafias, en coupant le robinet de
jusqu’en 1991, jusqu’à ce que le pays ait recouvré cliers « made in China » : «Ici,c’estdepireenpire, gaz. Le rapprochement opéré par Barack Obamaà redouter
son indépendance. Cette ville estonienne est donc l’Estonienefaitrienpournous!Lavilleperdseshabi- avec Moscou a accru la nervosité des pays Baltes,
peuplée par… 95 % de russophones. Dans les collè- tants,lesusinesferment,etlesjeunespartentversla qui viennent se blottir contre l’Europe.leur grand voisin.
ges de la ville, l’estonien, la langue officielle du Grande-Bretagne, l’Allemagne ou la France, des Ils s’en remettent d’autant plus à Bruxelles et à
pays, est enseigné comme une étrangère. paysquin’ontjamaisfaitpartiedublocsoviétique!» l’Otan que la dynamique de confrontation entrePARFRANÇOISHAUTER
Narva est intéressante parce qu’elle raconte le Galina s’indigne que les jeunes ne veuillent pas Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev – le premier
sort d’une ville soviétique qui, soudainement, se «maintenir le lien maternel» avec sa chère patrie. se montrant méprisant vis-à-vis du second -, sem-
trouverait catapultée en plein milieu de l’Europe Elle est comique, cette femme, avec sa permanente ble bien engagée, autour d’une polarisation idéolo-
occidentale. Et ce n’est pas gai. C’est même un nau- couleur foin et sa mauvaise foi. Les Russes d’ici ne gique. C’est ce que constate l’expert Alexandre
frage. Narva est incapable de réagir, de s’adapter. font rien pour se rapprocher ni des Estoniens, ni du Smolar : «M.PoutineestduKGB, dit-il,M.Medve-
Lechâteau
Son destin est scellé : elle va mourir à petit feu, avec monde occidental. Ils se ghettoïsent. dev,quiseprésentecommeunhommecivilisé,estun
quisurplombe
la disparition progressive de ses habitants. Ces der- Je fais remarquer à Galina que la ville d’Ivango- scientifique.LeprésidentMedvedevajusqu’àprésentlaNarva
niers semblent s’agiter dans une nasse. Ces anciens rod, en face, est bien pauvre, et que si l’on ouvrait la ététoléréparsonpremierministreM.Poutine,maiscôtérusse.
Russes, devenus des citoyens de l’Union européen- frontière aux Russes, à Narva, toute la jeunesse de ilnedisposequeduministèredelaparole.Leproblè-
ne, peuvent circuler librement en Europe de son pays maternel se précipiterait vers l’Union meenRussieesttrèsprofond,ilestceluidupouvoir,
l’Ouest. Mais leur fatalisme, leur mépris pour les européenne.«Oui, convient-elle,touteslesriches- pasuniquementceluidela
autres cultures, leur passivité agressive vis-à-vis sessontconcentréesàMoscouetSaint-Pétersbourg. société. » Il est celui
de tout changement, les encalminent dans leur cité Les petites villes russes sont misérables. » Mais ma de l’Europe égale-
hideuse. Ils profitent sans vergogne du confort ma- remarque la vexe. Nous nous quittons froidement. ment, puisque la
tériel apporté par l’Estonie, et se lamentent d’avoir La situation en Russie alarme tous les intellectuels Russie est beau-
besoin de visas pour aller rendre visite à leurs cou- et les universitaires que j’ai rencontrés en Europe coup trop im-
sins, de l’autre côté de la rivière. centrale. La Russie, affirment-ils, n’est plus seule- mense pour de-
La déchéance de Narva n’est pas une question ment «la Haute-Volta avec des missiles», comme venir à son tour
Varsovied’architecture ou de confort. La ville est laide, mais le disait drôlement l’ex-chancelier Helmut Sch- un pays du flou
pas davantage que Villeurbanne ou Sarcelles. À et de l’« entre-
l’égal des autres « cités modèles soviétiques », c’est deux ». Sauf
une collection de blocs de bétons qui portent les à devenir un champSurlesrivesopposéesdelaRussie
doux noms de Stalinka (des HLM à trois étages de confrontation en-
construits à l’époque de Staline) et de Khrutchevas tre l’Europe et la Chine.etdel’Estonie,deuximpressionnantes demain,(cinq étages). Ce sont les cages que l’on retrouve enPolognejusqu’à Oulan-Bator, et auxquelles s’applique si forteressessefontface,depart« LACHEVAUCHÉEjustement ce mot de Václav Havel : «Lasociététo-
talitaire est le miroir déformé de toute la civilisation etd’autredupontreliantlesdeuxpays DES«GOLDENBOYS»»
A
MONTELEONE/CONTRASTO-REA
3francePOLITIQUE
HenriGuaino:«J’espèreunenouvelle
consciencenationale»
Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy appelle à « élever le débat sur l’identité nationale ».
DanssatribuneauMonde,lechef
PROPOSRECUEILLISPAR
del’ÉtatinvitelescommunautésCHARLESJAIGUETPAUL-HENRIDULIMBERT
religieusesà«ladiscrétion».
DANS un entretien au Figaro, Henri Maislacommunautémusulmaneprend
Guaino prend la défense d’Éric Besson cetterecommandationpourelleseule.
et dénonce les réactions que le débat a Dans la République, la pratique reli-
provoquées à gauche. gieuse doit être accomplie sans ostenta-
tion. C’est un principe de respect vis-à-
LEFIGARO.-Ledébatsurl’identité vis de ceux qui n’ont pas les mêmes
nationaleaétélancéle25octobre. croyances.
Prèsdedeuxmoisplustard,
lesFrançais,selonlessondages, Lescatholiquesaussi?
désapprouventlamanière Bien sûr.
dontilestmené.A-t-ilétémalposé?
HenriGUAINO.- Je préférerai toujours Quesepasserait-ilsiunmusulman
la démocratie du débat à la démocratie demandaitquelescloches
du sondage… Ceux qui critiquent le deséglisesnesonnentplusaunom
bien-fondé de ce débat alimentent dela«discrétion»souhaitée
eux-mêmes la discussion et c’est très parlechefdel’État?
bien ainsi. Une démocratie vivante, ce Les clochers rythment la vie de nos vil-
n’est pas une démocratie où tout le lages depuis des siècles. Ce n’est pas un
monde se tait, c’est une démocratie où problème religieux, mais un problème
l’on parle des problèmes qui préoccu- de civilisation, un problème de société,
pent les gens. un problème de tradition.
MaislesFrançaisnes’intéressent-ilspas Ilyaquatreans,lorsdudébatsur
plusàleurpouvoird’achat laConstitutioneuropéenne,leprojet
ouauchômagequ’àl’identiténationale? d’inscrirelesracineschrétiennesde
Ce n’est pas exclusif. On peut à la fois l’Europedanslepréambuleavaitsuscité
avoir peur de perdre son emploi et être lapolémique.Yétiez-vousfavorable?
angoissé de son identité, de voir Non. La France a été façonnée parLaFranceatoujoursrefusédesepensercommeunejuxtaposition
dénaturer son cadre de vie ou dispa- 1 500 ans de civilisation chrétienne.deculturesetdecommunautésquin’ontrienàsedire,raître. Le modèle social français fait Mais cela n’avait rien à faire à mes yeux
aussi partie de l’identité nationale. niàéchanger,quineveulentpassemélanger dans un texte de nature constitution-»Dans la crise économique, quand le nelle.
sentiment de la précarité et de vulné-
rabilité sociale s’accroît, on a encore J’ai toujours récusé la pensée unique, comme principe de respect de toutes unir les Français, les citoyens, à ne pas Querépondez-vousauxaccusations
plus besoin de la solidarité nationale, qui est une maladie de l’intelligence. les croyances. Les partisans de la Répu- les dresser les uns contre les autres. Cet de«pétainisme»lancéesauPS?
on a encore plus besoin d’éprouver le C’est elle, en vérité, qui fait le lit des ex- blique une et indivisible s’opposent à idéal est-il encore partagé ? C’est aussi stupide que le slogan «CRS
sentiment d’appartenance à une na- trêmes. Ce débat sur l’identité, c’est un ceux qui prônent le droit à la différence =SS» de Mai 68.
tion qui protège. moyen de ne pas laisser la nation et et le communautarisme. La France a LegroupeUMPvadéposer
l’immigration à l’extrême droite ou à toujours refusé de se penser comme aujourd’huiunepropositiondeloi Quelseraledernieractedudébat?
Quepensez-vousdesdérapages l’extrême gauche. une juxtaposition de cultures et de pourl’interdictiontotaledelaBurqa. J’espère une nouvelle conscience natio-
auxquelsadonnélieuledébat? communautés qui n’ont rien à se dire, Yêtes-vousfavorable? nale, un nouveau consensus républi-
Les dérapages sont scandaleux et doi- Siledébataétédétourné, ni à échanger, qui ne veulent pas se Il ne faut rien accepter qui viole nos cain, une actualisation des valeurs au
vent être condamnés. Mais ilyaun plus commentfaut-illerelancer? mélanger. Que reste-t-il de ce consen- valeurs les plus fondamentales. Mais il nom desquelles nous, Français, nous
grand risque à ne pas discuter des pro- Il faut l’élever, l’élargir. L’immigra- sus national aujourd’hui ? ne faut blesser personne. Attendons les vivons ensemble et que le monde attend
blèmes qu’à accepter d’en débattre. Il tion, la religion, cela fait partie du dé- conclusions de la mission parlementai- que nous portions.
est assez paradoxal que ceux qui passent bat. Mais ce n’est pas tout le débat. La Danslesbanlieues,onvousrépondra: re pour voir jusqu’où doit aller l’inter-
tout leur temps à vanter les mérites de mondialisation a fragilisé les identités. cesontdebeauxdiscours. diction.
«Enpériodedecrisela démocratie participative se mettent à Tout concourt, en particulier dans les Les ghettos urbains, la relégation de
économique,onaencoreexpliquer qu’il est dangereux de donner vieilles nations développées, à cette certaines parties de la population, les Êtes-vousd’accordaveclaproposition
plusbesoind’éprouverla parole aux citoyens. Qu’ils se rassu- crise identitaire. Elle suscite des dou- discriminations sont une trahison des faiteparplusieursparlementaires
lesentimentrent, les Français sont des gens raison- tes, des peurs, des rejets. Dire qu’il n’y valeurs qui sont au cœur de notre iden- d’interdirelesdrapeauxétrangers
d’appartenanceàunenables imprégnés d’une vieille culture a pas sujet à débat parce que tout le tité ! Si l’on demande aux jeunes issus danslesmairies?
nationquiprotège»humaniste qui les rend assez peu récep- monde est d’accord pour dire que de l’immigration, aux jeunes des quar- C’est la première fois dans notre histoi-
tifs aux thèses racistes. Le plus grand l’identité française, c’est la liberté, tiers en difficulté, de respecter les va- re que des jeunes Français définissent
risque, c’est qu’à voir le racisme par- l’égalité, la fraternité et la laïcité, c’est leurs et les devoirs de la République, on leur identité par opposition à l’identité Ladiscriminationpositive
tout, dans tous les replis de l’âme natio- un peu court. D’abord parce qu’autour se doit de les respecter soi-même, on se française. C’est une question qu’il nous fait-ellepartiedel’identiténationale?
nale, on finisse par le banaliser. de chacun de ces principes ilyaundé- doit de bâtir une République qui tienne faut regarder en face tous ensemble. Oui, si la discrimination positive, cela
bat. Depuis des années, certains ses promesses. La République, c’est veut dire rétablir l’égalité des chances,
Jean-MarieLePenseréjouitque contestent l’égalité au nom de l’équité. d’abord une exigence morale. Som- Lechoixdechargerlespréfectures comme la République l’a toujours fait
legouvernementmettefin«àlapensée Depuis des années s’opposent ceux qui mes-nous capables de discuter serei- d’animercesdébats pour les boursiers, ou pour l’aménage-
unique»surl’immigration.Comment voient la laïcité comme un refus de nement et intelligemment de ce que a-t-ilétéuneerreur? ment du territoire, ou encore pour les
prenez-vouscet«éloge»? toutes les religions et ceux qui la voient cette exigence qui est au cœur de notre La préfecture, c’est la maison de la Ré- handicapés. Non, si c’est donner des
identité implique pour chacun d’entre publique ! Le préfet, c’est le représen- droits différents à des communautés
nous ? tant de la République ! On peut trouver différentes.Leplusgrand« trop restrictif de cantonner le débat à
risquec’estqu’à Querépondez-vousàAlainJuppé l’intérieur de la préfecture. Mais ce que Quandlesdébats
quijuge«détestable»toutcequipeut j’entends de la part de gens qui se di- doivent-ilsseterminer?voirleracisme
«dresserlescommunautéslesunes sent républicains me laisse parfois Éric Besson a proposé de les prolongerpartout,dans
contrelesautres,etenparticulier pantois. jusqu’à la fin de l’année 2010.
touslesreplisde lesmusulmanscontrelesautres»?
La République ne reconnaît pas de Êtes-vouschoquéparlesattaques Regrettez-vousquecedébatl’âmenationale,
communautés, elle ne reconnaît que contreÉricBesson? sesoitdérouléquelquesmoisonfinissepar
des citoyens libres et égaux en droits et Oui, ces attaques d’ordre personnel avantlesélectionsrégionales?
lebanaliser en devoirs. Nous devons travailler à sont indignes. Il y a des tous les ans.»
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OR BLANC 18 CARATS, CÉRAMIQUE ET DIAMANTS
FRANÇOISBOUCHON/LEFIGARO
www.chanel.com
Cmercredi23décembre2009 LEFIGARO
4 francePOLITIQUE
Hortefeuxencourageledébatsur
l’identiténationale
Leministredel’Intérieur,invitédu«Talk
Orange-LeFigaro»,alonguementdéfendu
l’interdictionduvoileintégral.
Copé fait son travail, du bon travail et il estJEAN-BAPTISTEGARAT
normal qu’il avance ses propositions »,a-
GOUVERNEMENT L’importantestqu’ily t-il poursuivi. Mais Hortefeux précise BRICE
ait un consensus sur le fond. La forme aussitôt: « Je souhaite avant toute chose HORTEFEUX,
s’imposeraensuite.C’estl’enseignement que l’on connaisse la position de la mission hier,dans
que tire Brice Hortefeux du débat sur parlementaire. Procédons par ordre. » « Il lestudio
l’interdictionduvoileintégralenFrance, n’y a pas longtemps à attendre »,ajoute- duFigaro.
alors qu’il prend un tour compliqué au t-il,soulignantquelamissiondoitrendre VIALERON/
seindelamajorité.Lepatrondesdéputés ses conclusions fin janvier et qu’une LEFIGARO
UMP Jean-François Copé a en effet an- conjonction des calendriers est possible.
Quelleformepourraitprendrel’interdic-
tion? Celle d’une « résolution », comme
« Nil’exclusion, lepermetlaConstitutiondepuis2008,ou
d’une « loi » : « Le gouvernement n’ex-nilereplisursoi,ni
prime pas de préférence », dit-il. Et si laleretoursurlepassé» proposition de loi UMP était votée? «Si
le Parlement le décide, il s’exprime en toute assureHortefeux.Undébatquin’est «ni n’estpasmoinspassionnédanslesrangs ZOOM
noncé hier que son groupe présenterait liberté »,conclutHortefeux. l’exclusion, ni le repli sur soi, ni le retour sur delamajorité,notammentconcernantle
enjanvierunepropositiondeloidestinée le passé »,mais « un moyen de rappeler que mode de scrutin des futurs conseillers
«Unconceptévolutif»àinterdireleportduniqaboudelaburqa l’identité n’est pas un concept figé ou fermé territoriaux. « Si les parlementaires ont
dansl’espacepublic (lire page 12).Avant « Encourager les excès nourrit les extrê- mais évolutif ».Etundébatqu’iln’apaspu des idées pour le perfectionner, nous y se- Régionales:lestêtes
mêmequelamissionparlementaireplu- mes » met en garde Brice Hortefeux, lancer, quand il était lui-même ministre rons, avec Alain Marleix, naturellement delisteUMPreçues
ripartisanenerendesesconclusions. énonçantunerèglequidoitprévaloirdans del’Identiténationale. « J’avais pas mal de attentifs »,aexpliquéHortefeux,lamain
parlechefdel’ÉtatLe ministre de l’Intérieur, invité hier ledébatsurl’identiténationale.Ilnevoit choses à faire » et notamment créer «de tendue. Il le faudra: le président du Sé-
du«TalkOrange-LeFigaro»,asouhaité pourautantpasderisquesàorganiserune toutes pièces ce ministère »,explique-t-il. nat,GérardLarcher,aexpliquéqu’iln’y NicolasSarkozyareçuhiersoir
minimiser ce hiatus. « Chacun est dans telle réflexion en ce moment, «au Aujourd’huiàl’Intérieur,ilpilotelaré- avaitpasaujourd’huidemajoritépourle les22têtesdelistesdel’UMP
son rôle », martèle-t-il. « Jean-François contraire ». « Il est bon qu’il y ait débat », forme des collectivités locales. Le débat texteenl’état. pourlesélectionsrégionales.Un
rendez-vous«amical»autour
d’unverre,préciselaprésidence.
Lechefdel’Étatn’apasévoqué
ledétaildesesintentionspour
lesrégionales.«OnsaitdéjàqueÀPékin,Fillonlediplomatejoue
leprésidentnevapasallerbattre
lesestrades,maisilnousresteà
fixerlesgrandeslignes»,confie-saproprepartition t-on.Mêmesi,pourlemoment,
c’estplutôtFrançoisFillonqui
estdemandé.«Chezmoi,FillonLepremierministres’estemployéàremettre«surlesrails»
esttrèsbienadapté;avec
Sarkozy,jeredouteunmauvaislarelationfranco-chinoisemiseàmallorsdesJeuxolympiques.
buzz»,confie,souscouvert
Chine populaire par le général de Gaulle. Il d’anonymat,unministre
BRUNOJEUDY y a eu ensuite les retrouvailles en avril candidatauxrégionalesqui
ENVOYÉSPÉCIALÀPÉKIN dernier entre Nicolas Sarkozy et Hu Jin- necachepassapréférence:
MATIGNON Ce fut le seul petit couac tao. Aujourd’hui, ilyala visite de Fran- ilaimeraitmieuxnepasvoir
d’unemissiondiplomatiqueréussie.De- çois Fillon à Pékin. » « Sa personnalité débarquerchezluilechef
vantlesétudiantsdel’universitédeBei- plaît aux Chinois, constate Josselin de del’Étatavantlesélections.
hang, François Fillon se laisse aller Rohan, président de la commission des Sarkozyarappeléqueles
quandilconfirmelaprochainevisitede affairesétrangèresduSénat. François est mauvaissondagesnevoulaient
Nicolas Sarkozy en mai 2010. « Le ren- un homme d’État. Ce n’est pas un exhibi- pasdiregrand-choseàtroismois
forcement des relations franco-chinoises tionniste. Grâce à lui, la France a marqué d’uneélectionlocale.Iladéjà
va être symbolisé par la venue pour des points dans le nucléaire », ajoute le lancélacampagneenclôturant,
l’inauguration de l’Exposition universelle sénateurUMPduMorbihan. « Il a fait un finnovembre,leconseilnational
de Shanghaï du premier mi… du président sans-faute », note le député centriste del’UMPàAubervilliers.
de la République Nicolas Sarkozy »,sere- MauriceLeroy. « Fillon n’est pas respon- Ilaensuiteenchaînéavec
prend-il aussitôt dans un joli lapsus. sable des variations de la politique sarko- unmeetingàhuisclosenAlsace,
Déstabilisé quelques secondes, François zienne en Chine », résume, cruel, un unedesdeuxrégionsdétenues
Fillonremetrapidementsoncostumede autreparlementaire. parladroite.Cejour-là,lechef
diplomate. Après avoir joué les démi- Très à l’aise dans son double rôle de del’Étatavaitraillélagauche
neurs devant les maires à l’automne, le diplomateetdeVIP,Fillonn’apasboudé sousl’œild’unecaméracachée.
premier ministre a gagné ses galons de FrançoisFillonaprèssavisiteàl’universitédeBeihang,hieràPékin. PETERPARKS/REUTERS son plaisir en posant au milieu des étu- Enjanvier,iliraenCorse,l’autre
diplomate. Durant deux jours, il a dé- diants de l’École centrale de Pékin qui régiongéréeparl’UMP.Preuve
ployédestrésorsdediplomatiepourré- ÀPékin,Fillonavouluseprésenteren impressionnerlesquatreministresetdix ont baptisé leur promotion du nom du qu’iltientenprioritéàconforter
chauffer les relations franco-chinoises partenaire fiable. En retour, les Chinois parlementaires qui l’accompagnaient. premier ministre. Avare en confidence lesderniersfiefsdeladroite.
aprèsunebrouillediplomatiqued’unan lui ont déroulé le tapis rouge. Il a ainsi Pour Christine Lagarde, la visite revêt sursavieprivée,illeuraconfiéqueson Ensuite,ondevraitlevoir
etdemi. « J’avais pour mission de remet- été reçu par les numéros un, deux et carrément un caractère historique: «Il petit garçon Arnaud (8 ans) avait com- enProvence-Alpes-Côte
tre la relation franco-chinoise sur les trois du régime communiste. De quoi y a eu 1964 et la reconnaissance de la mencéàapprendrelechinois. d’Azur,oùilaimposé
rails. Ma mission a été accomplie »,s’est- ThierryMariani.
ilréjouijusteavantderegagnerPariset
de s’accorder une semaine de vacances
enAutriche. EN BREFJulienDrayestofficiellementcandidat
«Françoisestunhomme Lacommissiondesloisauxélectionsrégionales refuseleredécoupaged’État.Cen’estpas
unexhibitionniste. delaMoselleLedéputédel’EssonneestimequeladirectionduPSauraitdûGrâceàlui,laFrance Lesdéputésontrefuséhier,
amarquédespoints encommissiondeslois,lesoutenirdavantagequandilétaitmisencauseparlajustice.
danslenucléaire» leredécoupagedelaMoselle
JOSSELINDEROHAN ganismechargédetraquerladélinquan- çons…JulienDrayn’apasl’intentionde proposéparlegouvernement
NICOLASBAROTTE
cefinancièredontunrapportestàl’ori- fairebeaucoupd’efforts,semble-t-il. danslecadreduprojet
François Fillon s’est lancé dans une PS Noëlavantl’heurepourJulienDray. ginedesesdéboires.Ledéputédemande Aprèsavoirretrouvésaplaceauxré- deloisurleredécoupage
opérationséductionauprèsdesautorités Sortidesesennuisjudiciaires,ilaétéof- « une mission parlementaire »surl’orga- gionales, Dray voudrait aussi conserver descirconscriptionslégislatives,
chinoises.Sanspourautantabandonner ficiellement investi hier pour les régio- nisme. Mais il va plus loin. Il demande la liberté de ton qu’il avait acquise du- aannoncélegroupePS.Votépar
sesvaleurs.Àunétudiantquil’interro- nalesetconduiralalistePSdanssondé- aussi « un rendez-vous au président de la rantunan,quitteàsetrouverparfoisen l’Assembléesansmodification
geait sur « les hauts et les bas » dans la partement. Dans la soirée, le député de République ». Julien Dray connaît per- porte-à-faux avec son parti. Notam- enpremièrelecture,letexte
relation France-Chine, le chef du gou- l’Essonneetvice-présidentdel’Ile-de- sonnellementNicolasSarkozy. mentlorsqu’ilavaitprisladéfensedufils aensuiteétérejetéauSénaten
vernementaadmisdes « malentendus ». France a organisé un « pot amical pour duchefdel’Étatquifutuntempscandi- raisond’une«erreurhumaine».
«JenesuispasZorro»« La France est une vieille démocratie où fêter la fin de l’année 2009 »… dat à la présidence de l’établissement
Régionales:lePSetlepartila parole est libre. Le gouvernement Pendantunan,sonavenirpolitiquea Sa colère ne s’arrête pas là. Elle vise public chargé de gérer le quartier de la
deRobertHueserejoignentchinois doit le comprendre »,a-t-ilassé- étésuspenduàunepossiblemiseenexa- aussinombredesescamaradessocialis- DéfenseprèsdeParis.AuseinduPS,on
pourlepremiertourné.Manièredefaireentendreunepetite mendanslecadred’uneenquêtesurdes tes. «Ilyaeuune dénonciation calom- n’avaitpasappréciécecroc-en-jambe.
musiquecritiquetoutenrestantdansle mouvements de fonds suspects. Finale- nieuse et ensuite une utilisation politique », Hier, les absents avaient tort, aux L’ex-numérounduPCFRobert
diplomatiquement correct notamment ment,leparquetdeParisneluiainfligé expliqueledéputé.Maisilrefusededési- yeuxdesamisdeJulienDray.Invitée,la Hue,quialancéennovembre
en matière de droits de l’homme (lire qu’un simple « rappel à la loi ». « J’ai gnerouvertementquiauraitcherchéàlui premièresecrétaireMartineAubryn’est son«Mouvementunitaire
page 8).Danscetexerciced’équilibriste, beaucoup appris », a-t-il répété durant nuire. « Je ne suis pas Zorro ou le Sergent pasvenue.Enrevanche,toussesadver- progressiste»,aannoncéhier
ilapesésesmots,arrondilesanglesavec le petit discours prononcé devant ses Garcia », lance-t-il. Dans ses interven- sairesplusoumoinsvirulentsétaientlà: dansuncommuniquécommun
ses hôtes notamment après l’échec de amis présents. Julien Dray assure qu’il tionspubliques,iln’oubliecependantja- François Hollande, Manuel Valls, Fran- avecMartineAubryetClaude
Copenhague. « À quoi ça sert de revenir n’apas « l’esprit revanchard ».Maisilest maisdeviserleporte-paroleduPSBenoît çoisRebsamenouMalekBoutih.Lepré- Bartolone(PS)quelesdeux
sur le passé ? Ce qui compte maintenant, toujours en colère, notamment quand il Hamon. « Dès les premiers jours, il aurait sidentdelarégionIle-de-France,Jean- partisdevraient
c’est de mettre en œuvre l’accord »,a-t- dénoncela « procédure ubuesque »dont dû rappeler un certain nombre de princi- Paul Huchon, qui accueillait la petite serassembleraupremier
il expliqué. Une tonalité différente de ilafaitl’objet.Ellea « duré 365 jours »et pes »,a-t-ilparexempledéclarédiman- soirée dans ses locaux, était bien sûr tourdesrégionales.
celle exprimée par sa secrétaire d’État, a « coûté entre un million et demi et deux chesurRadioJ.Maisilluifaudrabienco- présent aussi. Il a rendu hommage à
ChantalJouanno,quiavaitfustigé « l’at- millions d’euros », s’est-il offusqué. habiter avec Hamon comme avec les l’action de Julien Dray, notamment sur
titude totalement fermée de la Chine ». Alors,sacible,c’est,dit-il,Tracfin,l’or- autres responsables visés par ses soup- lesquestionsdesécurité.
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SFR - S.A. au capital de 1 345 144 260,15€ - RCS Paris 403 106 537 - Photographies © Corbismercredi23décembre2009 LEFIGARO
Leblog
deMarie-FranceCalle6 international
HTTP://BLOG.LEFIGARO.FR/INDE/
Depuis
quinzeans,
Hyderabad
croîtàun
rythmeeffréné.
Métropole
généreuse,
multiculturelle
etaccueillante,
elleattire
aussibien
lesgéants
del’informatique
queceux
del’industrie
ducinéma.
ALAMY
Vers une nouvelle mosaïque
de l'union indienne
HARIT
PRADESH POORVANCHALe
50 M. d'hab. 66,6 M. d'hab.Un29 Étatredessine POPULATIONJAJAMMU
ETBUNDELKHAND 2 2SUPERFICIE 50 000 km 86 000 kmCACHEMIRE
50 M. d'hab. ÉCONOMIE a profité de la agriculture faible,
HIMACHAL DOMINANTE révolution verte pas d'industrielacartedel’Inde 260 000 km PPRADESH
diamant,
PUNJAB UTTARANHAL L ARARRUNUNAACCHALHALtourisme GORKHALANDLe Telangana pourrait avoir pour capitale Hyderabad, PRADESHHBHOJPUR
HHAARA YANAA BODOLAND
SI IKKKIMKKIMKKKIMKla rivale cinématographique du « Bollywood » de Bombay. New Delhi200 km
MITHILANCHAL
NNNANNN GGAGAGAAALA ANNDDASSAMcupent de leurs affaires. Ils sont Gujara- dienne est en train d’imploser. UTTARMARIE-FRANCECALLE
tis, Rajasthanis, Bengalis… ou encore Mais, comme le souligne le RAJASTHAN PRADESH
ENVOYÉE SPÉCIALE À HYDERABAD MMEGHALAYAYAA
BIHAR MANIP PPPURUUUEuropéens, Américains. Oui, Hydera- professeur Haragopal, analyste
ASIE DU SUD Multiculturelle, multi- bad est une débauche de diversité. « Ce politique, il est clair que les aspi- TRIPU PUURARAR
confessionnelle, regorgeant d’énergie et n’est pas pour rien que l’on dit qu’elle est rations au séparatisme des habi- MIZ ZOOORRRRAM
JHARKHANANNDD BENGALE-
de talent, Hyderabad a le vent en poupe. une miniature de l’Inde ! », lance Surya. tants du Telangana sont le OCCIDENTALBhopal
GUJARAT GONDWANADepuis quinze ans, la capitale de l’An- fruit d’injustices sociales, Calcutta
MADHYAPanique à « Film City »dhra Pradesh croît à un rythme effréné. économiques et culturelles
PRADESH CCH ATTISGARH
Métropole généreuse et accueillante, elle La nouvelle de la séparation a plongé vieilles de plusieurs siècles. SAURASHTRA
attire aussi bien les géants de l’informa- l’Andhra Pradesh dans un chaos indes- « Au Telangana même, les diri- MAHAKOSHAL
DAMAMA ANN N et DIUtique que ceux de l’industrie cinémato- criptible : scissions au sein des diffé- geants régionaux ne se sont jamais ORISSA
MAHARASHTRA GORKHALAND
graphique. Le « Tollywood », terme dé- rents partis politiques ; grèves de la inquiétés du sort de la population »,
DADRA et
signant les films tournés en telugu, la faim de plusieurs députés opposés à la relève Haragopal. « Une fois élus, les dépu- NAGAR HAVELI 3 M. d'hab.
Bombaylangue régionale, aurait même ravi la « partition » ; émoi à « Film City », sur tés de la région se soucient comme d’une 26 450 kmpremière place au fameux Bollywood de les Jubilee Hills qui surplombent la cité, guigne du bien-être de ceux qui les ont por- Hyderabad VIDARBHA
Bombay. « D’où que vous veniez, Hyde- où les stars se sont mobilisées, elles tés au pouvoir. Ils n’ont qu’une ambition, thé, horticulture
rabad vous adopte dès l’instant où vous y aussi, pour refuser le divorce. s’enrichir », renchérit Madabhushi Srid- 26,3 M. d'hab.TELANGANA BODOLANDposez le pied ; c’est la ville la plus cosmo- À Hyderabad, l’agitation n’a pas duré har. C’était déjà ainsi avant l’Indépendan-
ANANDHRAHRA 297 321 kmpolite d’Inde », s’enthousiasme Surya, longtemps. Et si elle se poursuit encore, ce, dit-il. L’état princier d’Hyderabad, GOGOA 3 M. d'hab.KARNATAKA PRADESH 32 M. d'hab.étudiant en sciences politiques. à dose homéopathique, en Andhra cô- peuplé majoritairement d’hindous, était coton 28 795 kmLe 9 décembre, le cœur d’Hydera- tier, la capitale régionale vaque de nou- dirigé par des souverains musulmans, les 2KODAGU 114 800 km
agriculture,bad a chaviré. La naissance annoncée veau à ses occupations. « Au final, c’est nizams. « Les propriétaires terriens hindous Bangalore Madras s charbon, fer, élevagede l’État du Telangana a eu l’effet d’un pourtant bien pour elle que tout le monde des hautes castes ont fait alliance avec les
high tech
coup de tonnerre dans un ciel bleu. La se bat ; des hommes politiques aux pro- nizams pour participer au pouvoir, mais ni
TAMILrégion, qui demande depuis près de ducteurs de cinéma – ce sont souvent les les uns ni les autres n’ont développé la ré- NADU
soixante ans à être découplée de mêmes –, tous se moquent éperdument gion », explique l’universitaire.
l’Andhra côtier et du Rayalaseema, de perdre le Telangana, ce qu’ils veulent,
KERARAAALAALAAAAALALLLA
r « Se faire à la séparation »c’est garder Hyderabad », assène le D
Madabhushi Sridhar, professeur de Il énumère les griefs des habitants du«Toussemoquent droit à l’université d’Hyderabad. Telangana. « Ils sont victimes de plu-
deperdreleTelangana, Peut-être parce qu’il vient lui-même sieurs formes de discrimination, dit-il.
d’une petite ville isolée de cette région Ils souffrent de la sécheresse parce que Cesrégionsquimilitentcequ’ilsveulent
stigmatisée par la pauvreté, l’universi- l’eau des rivières est détournée au profit
c’estgarderHyderabad» taire a la dent dure pour tous les pro- de l’Andhra ; ils n’ont jamais eu accès à pourlaséparation
moteurs immobiliers, tous les indus- une véritable éducation, même avant
edeviendra le 29 État de l’Union in- triels du septième art, qui ont fait l’Indépendance ; enfin, ils sont ridiculisés UNE DÉMARCHE à la Gandhi. Lors- « Ingouvernable ! » juge Mayawati,
dienne. Or, Hyderabad se trouve au fortune à Hyderabad en profitant no- par les autres régions de l’État, y compris que K. Chandrashekar Rao, dirigeant la Chief Minister de l’État, qui réclame
beau milieu du Telangana. La vibrion- tamment des juteux cadeaux fiscaux of- pour leur accent… » d’un petit parti telugu, a entamé, fin un redécoupage administratif. Dans
nante capitale, confluent de toutes les ferts par le gouvernement régional. Un État bien à eux résoudra-t-il le novembre, sa grève de la faim - une d’autres États, plusieurs régions mili-
cultures, sera-t-elle adjugée au nouvel « Aujourd’hui, ces gens richissimes ont problème des habitants du Telangana ? arme utilisée à maintes reprises par le tent depuis longtemps en faveur de la
État lorsque son divorce d’avec le reste peur que les pauvres types du Telangana « Tout dépend des dirigeants de ce nouvel Mahatma - pour obtenir la création séparation, s’estimant spoliées de
de l’Andhra Pradesh aura été pronon- ne détruisent leurs biens. Ils veulent avoir État », raisonne le professeur Haragopal. de l’État du Telangana, il était loin leurs richesses naturelles par les gou-
cé pour de bon ? la garantie que même après la séparation Il est prêt à prendre le pari qu’une plus d’imaginer qu’à Delhi le gouverne- vernements régionaux. Mais tous les
Dans les rues d’Hyderabad, les turbans rien ne changera pour eux », s’enflam- petite entité engendrera une meilleure ment central céderait si vite. Rao dirigeants locaux n’y sont pas favo-
multicolores des Sikhs venus du Pend- me Madabhushi Sridhar. Ajoutant : gouvernance. « De toute façon, il faudra n’aura jeûné que onze jours. rables.
jab (nord) côtoient l’abaya des femmes « Au fond, on devrait les rassurer. Après au moins quatre ans pour que le rêve du La victoire de ce que l’on appelle Au Bengale-Occidental, Buddhadeb
musulmanes (les musulmans consti- tout, nous appartenons tous au même Telangana devienne réalité ; former une ici le « T-Movement » est un peu Bhattacharya, le chef du gouverne-
tuent 40 % de la population) ; des jeu- pays, l’Inde, et c’est cela qui compte. » administration prend du temps. D’ici là, celle des pauvres sur les riches, des ment de Calcutta, veut bien donner
nes filles en jeans ou en kurta-pyjama Qu’on ne s’y trompe pas, les revendi- les esprits se seront calmés, tout le monde basses castes sur celles des proprié- « un peu plus d’autonomie » à la région
(tunique portée sur un pantalon plus ou cations de certaines régions à devenir se sera fait à l’idée de la séparation », taires terriens. Certains allant jusqu’à du Darjeeling, mais il ne veut pas en-
moins large) se faufilent entre les voitu- des États à part entière, avec leur propre glisse Surya, l’étudiant. Et un nouveau affirmer que l’État du Telangana sera tendre parler de la création d’un
res sur leurs scooters pimpants ; des administration et leur gouvernement, ne statut aura sûrement été trouvé pour unique en Inde, du fait qu’il finira par « Gorkhaland ». C’est pourtant ce que
businessmans en costume cravate s’oc- signifie pas pour autant que l’Union in- Hyderabad. être dirigé par des leaders issus des réclame le Gorkha Janmukti Morcha
basses castes ou des minorités. (GJM), un mouvement en faveur de la
création d’un État pour la communau-
Boîtede Pandore té Gorkha. « Notre lutte pour un ÉtatChiranjeevi,lehérosdevenuun«zéro» « Ce ne sera peut-être pas le cas au séparé est aussi vieille que celle du Te-
début, confie le professeur Harago- langana », plaide Roshan Giri, le se-
pal, mais au Telangana, la société ci- crétaire général du GJM.CHIRANJEEVI, la superstar du «Tol- détruits. Tous ces incidents inspirant au
vile est extrêmement active et bien or- Les Gorkhas ont plusieurs revendi-lywood», le cinéma telugu, est tombé TimesofIndiacetitrelapidaire:«Dehé-
ganisée ; peu à peu, les gens ne cations : ils estiment que CalcuttaendisgrâceauTelangana.Entréenpoli- rosàzéroàT-land».
voteront plus systématiquement pour leur « vole » une partie des revenustique en 2008, l’acteur le plus populaire Chiranjeevi a expliqué avoir changé
delarégions’étaittoujoursprononcéen d’avisenraisondel’ampleuretdelavio- des politiciens issus des hautes castes, de la culture du thé ; venue du Népal
faveur de la création d’un nouvel État. lence des réactions des opposants à la comme par le passé. » du temps du British Raj, la commu-
C’étaitmêmel’undesthèmesdominants création du nouvel État. «Personne ne Le feu vert de New Delhi à la créa- nauté gorkha se sent aussi culturelle-
de sa campagne avant les élections ré- s’attendaitàcela.Ilestclairquelamajo- tion du Telangana a ouvert la boîte de ment différente des Bengalis. Dès
gionalesduprintempsdernier. rité de la population de l’Andra Pradesh Pandore. Découpés après l’indépen- l’annonce de la création du Telanga-
Lasemainedernière,Chiranjeeviaopéré estcontrelepartagedel’État.Lesgens dance, en 1947, selon des critères pas na, nombre de militants du GJM ont
unvirageà180degrés,ralliantlesrangs veulent vivre ensemble», a lancé l’an- toujours très logiques, souvent de entamé une grève de la faim. Ils
des opposants à la sécession du Telan- cienacteur.
nature linguistique, certains États de l’avaient achevée il y a quelques
gana.Malluienapris.Furieuxdecere- Son parcours est relativement commun
l’Union indienne sont immenses. jours, avant la reprise d’un nouveau
tournementdeveste,sespropresélec- en Inde, où le cinéma conduit souvent à
Trop grands pour être bien gérés. round de négociations avec Calcuttateurs ont brûlé plusieurs bobines du la politique. Il a formé son propre parti
C’est d’abord le cas de l’Uttar Pra- et Delhi. Mais ces dernières discus-dernier film où son neveu tient le pre- après avoir tenu la vedette à l’écran
Chiranjeevi,oulatrajectoired’un desh, dans le nord du pays, qui sions viennent d’échouer et l’on peutmierrôle.Descinémasontétésaccagés dansunecentainedefilms.
acteurteluguverslapolitique. AFPdans les villes de la région, des posters M.-F.C. compte près de 200 millions d’habi- s’attendre à un nouveau bras de fer.
M.-F.C.tants.
A
Source : India TodayCommandez votre
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