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MÉTROPOLE DES ALPES

Grenoble est une commune française, située dans le sud-est de la France, cheflieu du département de l'Isère, ancienne capitale du Dauphiné, capitale des Alpes françaises.

Elle est la commune-centre de la deuxième agglomération de la région Rhône-Alpes après celle de Lyon.

L'histoire de Grenoble recouvre une période de plus de deux mille ans. À l'époque gallo-romaine, le bourg gaulois porte le nom de Cularo, puis celui de Gratianopolis. Il voit son importance s'accroître durant le xie siècle lorsque les Comtes d'Albon la choisissent comme capitale de leur province, le Dauphiné. Ce statut, consolidé par l'annexion à la France, lui permet de développer son économie. Grenoble devient alors une ville parlementaire et militaire, à la frontière avec la Savoie. Ses habitants se distinguent lors des différents événements que connaît le pays, tant lors des Guerres d'Italie que de la Révolution française, ou encore durant la Seconde Guerre mondiale. La ville fut également un lieu où se concrétisèrent de multiples avancées sociales et progrès scientifiques.

Un peu d'histoire

La première référence à Grenoble remonte à 43 av. J.-C. Au départ simple bourg gaulois (vicus) du nom de Cularo, la bourgade, située à un endroit stratégique sur la voie romaine entre Vienne et l'Italie par le Montgenèvre, fut fortifiée sous Dioclétien et Maximien (entre 284 et 293), puis accéda au rang de chef-lieu de cité suite à la venue possible mais non attestée de l'empereur Gratien en 379. Elle fut alors rebaptisée Gratianopolis. Des troupes y stationnaient en permanence (cohors prima Flavia) et un évêché, avec à sa tête l'évêque Domnin, est attesté au moins depuis 381. Il fallut attendre le xie siècle pour voir l'importance de la cité augmenter considérablement, lorsque les comtes d'Albon, futurs dauphins de Viennois, la choisirent comme capitale de leurs États, le futur Dauphiné. Grenoble se retrouva alors capitale d'un État indépendant au sein du Saint-Empire romain germanique. Les dauphins successifs fondèrent l'université en 1338 et le Conseil delphinal s'installa à Grenoble en 1340. Durant la guerre de Cent Ans, la noblesse dauphinoise participa aux conflits contre l'Angleterre et ses alliés.

En 1349, la ville se retrouva rattachée au royaume de France suite au transfert (et non rachat) du Dauphiné à la couronne de France. Grenoble devint capitale provinciale. La présence entre 1447 et 1456 du dauphin, le futur Louis XI, renforça ce statut de ville parlementaire avec la création du troisième Parlement de France. La ville devint également le siège de garnisons, à la frontière avec le duché de Savoie. Elle s'affirma comme la principale ville de la province. Lors des guerres d'Italie, la noblesse dauphinoise se distingua particulièrement sous la figure de Bayard, le « chevalier sans peur et sans reproche ». Grenoble eut à souffrir des affrontements des guerres de religion et en sortit affaiblie. Ils furent marqués par de nombreux massacres et destructions. Les conflits prirent fin avec l'ultime victoire de Lesdiguières, lorsqu'il s'empara de Grenoble en 1590. Devenu administrateur du Dauphiné, il modif ia et agrandit considérablement la capitale dauphinoise. Il lança notamment la construction de la première génération des fortif ications de la Bastille.

La vieille ville

Parmi les lieux d'intérêt l'on trouve tout d'abord la place Grenette. En plein coeur du centre historique et commerçant, les foires aux grains de Grenoble s'y tenaient jadis (d'où son nom). Elle est aujourd'hui bordée de restaurants et de brasseries. De là, en prenant la Grande Rue, qui fut l'antique voie romaine, l'on débouche sur la place Saint-André où se trouvent la statue du chevalier Bayard, au no 7 le Café La Table Ronde, établissement fondé en 1793 (ce qui en fait le deuxième plus vieux café de France après le Café Procope à Paris) et le Palais du parlement du Dauphiné dont la partie la plus ancienne remonte au xve siècle, place Saint-André. Sa superbe façade confronte plusieurs styles et matériaux, témoins de ses différentes périodes de construction. Un peu plus loin se trouve la pittoresque place aux Herbes avec son marché. Jadis dénommée place du Mal-Conseil, elle était traditionnellement au Moyen Âge la place du pouvoir populaire à Grenoble, où se réunissaient les Grenoblois pour discuter des affaires de la cité. C'est ici qu'eurent lieu également les exécutions publiques.

Le visiteur peut également admirer le Jardin de ville (dont une partie serait due à Le Nôtre) avec la tour du Trésor (xive siècle) et l'ancien hôtel de Lesdiguières de 1602 dû à l'architecte Pierre La Cuisse, (naguère hôtel de ville et actuellement Maison de l'international). C'est ici que se situe également la gare inférieure du téléphérique de la ville. La vieille ville de Grenoble regorge par ailleurs d'hôtels particuliers qui rappellent aux passants son passé de cité parlementaire.

L'on peut citer notamment l'hôtel de Pierre Bucher, (procureur général du roi et doyen de l'université de Grenoble), rue Brocherie, qui comporte deux parties. La plus ancienne date de 1560. Édifiée sur trois niveaux aux baies géminées rehaussées de médaillons, elle témoigne du profond changement de l'architecture de cette époque qui passe du gothique à la Renaissance. La partie sur rue, avec sa belle porte cochère et sa majestueuse façade avec entresol est représentative du xviiie siècle. Également, l'hôtel d'Ornacieux, dit maison de Vaucanson, rue Chenoise, construit après 1620, possède un intérêt historique certain. Un beau portail en pierres bicolores permet l'accès à la cour et à son escalier d'honneur, l'un des plus beaux de la région Rhône-Alpes. Dans cet hôtel vécut Jacques de Vaucanson, célèbre mécanicien et inventeur d'automates. L'hôtel de François Marc (conseiller au Parlement de Grenoble), rue Barnave, datant de 1490, possède quant à lui un beau portail en arc brisé rehaussé d'un écu sculpté d'un lion (symbole de l'évangéliste Marc), porche voûté d'ogive et anciennes fenêtres gothiques sur cour carrée. Au 10 rue Chenoise se trouve un très bel hôtel du xve siècle de style gothique tardif avec une belle façade et une cour intérieure bien restaurée ; au 16 rue Jean-Jacques Rousseau enfin, l'hôtel Coupier de Maillé datant du xviie siècle présente une magnifique porte monumentale en bois. Par ailleurs, la maison du Docteur Gagnon (grand-père de Stendhal), Grande Rue, est en cours de restauration par la ville de Grenoble pour y installer le nouveau musée Stendhal dont l'ouverture est prévue fin 2011.

Comme autres monuments remarquables l'on se doit de citer la tour de l'Isle (xive siècle), premier hôtel de ville de Grenoble, aujourd'hui annexe du musée de Grenoble abritant la collection des dessins, ainsi que le lycée Stendhal, ancien collège des Jésuites (xviie siècle), rue Raoul Blanchard. En 1673, le père Bonfa y peint une horloge solaire, aidé de ses élèves. C'est une fresque couvrant 100 m2 de murs et de plafonds dans l'escalier principal. Ce cadran solaire à réflexion fonctionne encore parfaitement : à l'aide d'un miroir placé sur la fenêtre le soleil se reflète et donne une tache lumineuse qui, passant sur les lignes du plafond et des murs, indique l'heure solaire, le mois et le signe du zodiaque. Elle permet d'autre part de connaître l'heure dans toutes les écoles jésuites du monde. Ses dimensions et son intérêt astronomique en font une oeuvre unique au monde.

Fontaine du lion.

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