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Paul-Henri Mathieu : "Revenir, c'est déjà une victoire !" Finaliste à Metz en 2008, le Français avait alors le sourire.

Dans quel état d'esprit vous trouvez-vous ? J'attends de disputer mon premier tournoi avec impatience. Je serai déjà content quand j'en serai arrivé là. J'ai passé mon année 2011 à faire beaucoup de rééducation pour pouvoir me présenter dans les meilleures dispositions pour 2012. J'espère y arriver le plus rapidement possible.

Quelles sont vos sensations au niveau de votre genou gauche ? Je ressens quelques douleurs résiduelles. Je pense que cela va prendre encore quelques mois à totalement disparaître. J'ai passé un cap ces dernières semaines. Je peux taper la balle deux heures par jour.

Comment avez-vous vécu cette période psychologiquement ? Cela a été très dur. On n'est jamais préparé à ce genre de chose. Je savais que l'après opération serait compliquée. On ne sait pas exactement quand on va pouvoir rejouer. On pense toujours qu'on va revenir plus tôt que prévu. Mais à un moment donné, on est rattrapé par la réalité. On ne guérit pas plus vite que des gens normaux. On pratique un sport de haut niveau et pour le retrouver, cela prend du temps.

Sortir un livre ("Tennis mode d'emploi") a-til été une forme de thérapie ? Non, car ce livre je l'ai écrit l'année d'avant, quand j'ai eu une pubalgie. Je m'y suis collé pendant des mois. Il est sorti en fait avant que je me fasse opérer. Les éditions Du Chêne m'avaient proposé ce projet, car ils voulaient adapter un mode d'emploi pour chaque sport. Ils ont pensé à moi en matière de tennis et m'avaient demandé si cela m'intéressait. Je me suis dit pourquoi pas...

Quand le doute s'installe, la blessure estelle encore plus longue à se résorber ? Je ne pense pas, d'ailleurs certains n'ont jamais récupéré. J'ai fait tout ce que j'ai pu au cours de mon année pour revenir. J'ai préparé mon corps au mieux pour retrouver la compétition malgré la blessure. Je pense être dans les temps (sourire).

Avez-vous pensé tout arrêter ? Quand les moments sont très durs, cela traverse forcément l'esprit. Il ne faut pas le nier. Quand on est arrêté plus d'un an, on se pose logiquement des questions. Mais quand on décide de se faire opérer, on fonce ensuite droit devant.

A 30 ans (depuis le 12 janvier), qu'est-ce qui vous pousse justement à aller de l'avant ? Je suis assez frais psychologiquement. Je me dis alors que je peux encore pousser quelques années.

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