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PAUL SACKEY " J'ai retrouvé en France l'amour pour le rugby"

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PAUL SACKEY " J'ai retrouvé en France l'amour pour le rugby" "Je ne regrette pas d'avoir choisi le rugby plutôt que le foot." Vous ne ressentez pas le besoin d'apprendre le français ? Oui, je vais m'y mettre. Je comprends mais je n'arrive pas à bien m'exprimer. Là je prends des cours avec un professeur. Mais c'est une langue difficile entre le présent, le passé, toutes ces conjugaisons on s'embrouille facilement. Après votre expérience toulonnaise, vous n'aviez pas envie de rentrer en Angleterre ? Non, je voulais rester en France. Le Stade Français est un club qui est connu en Angleterre, Max (Guazzini) a fait beaucoup pour le club. Je connais très bien James Haskell, on était coéquipiers aux Wasps et il m'a dit de ne pas hésiter, de signer au Stade Français. Les problèmes rencontrés par le club cet été ne vous ont pas fait peur ? Non, j'ai parlé au téléphone avec Michaël Cheika, il m'a rassuré. Il me disait qu'il n'y aurait pas de problèmes, que Max trouverait une solution. Quels sont les objectifs du Stade Français cette année ? Ce serait bien d'accrocher une place dans les 6 mais ça va être compliqué car il y a beaucoup de clubs qui peuvent le faire. Et puis, il ne faut pas oublier que nous sommes en reconstruction. Quel est votre avis sur le Top 14 ? Le championnat est relevé. Il faut être à son meilleur niveau tous les week-ends car tout le monde peut battre tout le monde.
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PAUL SACKEY " J'ai retrouvé en France l'amour pour le rugby"

"Je ne regrette pas d'avoir choisi le rugby plutôt que le foot."

Vous ne ressentez pas le besoin d'apprendre le français ? Oui, je vais m'y mettre. Je comprends mais je n'arrive pas à bien m'exprimer. Là je prends des cours avec un professeur. Mais c'est une langue difficile entre le présent, le passé, toutes ces conjugaisons on s'embrouille facilement.

Après votre expérience toulonnaise, vous n'aviez pas envie de rentrer en Angleterre ? Non, je voulais rester en France. Le Stade Français est un club qui est connu en Angleterre, Max (Guazzini) a fait beaucoup pour le club. Je connais très bien James Haskell, on était coéquipiers aux Wasps et il m'a dit de ne pas hésiter, de signer au Stade Français.

Les problèmes rencontrés par le club cet été ne vous ont pas fait peur ? Non, j'ai parlé au téléphone avec Michaël Cheika, il m'a rassuré. Il me disait qu'il n'y aurait pas de problèmes, que Max trouverait une solution.

Quels sont les objectifs du Stade Français cette année ? Ce serait bien d'accrocher une place dans les 6 mais ça va être compliqué car il y a beaucoup de clubs qui peuvent le faire. Et puis, il ne faut pas oublier que nous sommes en reconstruction.

Quel est votre avis sur le Top 14 ? Le championnat est relevé. Il faut être à son meilleur niveau tous les week-ends car tout le monde peut battre tout le monde. C'est différent de l'Angleterre où là-bas il y a plus de différences entre les meilleurs et les autres.

Pourquoi préférez-vous rester en France plutôt que de retourner en Angleterre? Vous êtes tombé amoureux de notre pays ? (rires) Oui, j'aime la France. Je ne prévois pas de revenir en Angleterre pour jouer au rugby car c'est en France que j'ai retrouvé mon amour pour le rugby. J'avais besoin d'un nouveau départ pour retrouver le plaisir de jouer, c'est ce qui s'est passé à Toulon. J'aimerais finir ma carrière ici.

Vous dites que vous avez retrouvé le plaisir de jouer à Toulon. Pourtant, votre expérience toulonnaise n'a pas été couronnée de succès.

Quand j'ai signé à Toulon, j'ai vécu un drame personnel. Mon cousin a été assassiné à Londres alors qu'il se trouvait dans sa voiture. Ça a été un choc pour moi car on était très proche. Il venait voir tous mes matches. Mais j'ai pris du plaisir à jouer au RCT car il y avait un engouement énorme. Je me suis fait des amis là-bas, je les appelle souvent, mais la vie a voulu que je parte et je suis fier d'avoir signé à Paris.

Avec un tel drame avez-vous pensé arrêter le rugby ou rentrer dans votre pays ? J'ai fait beaucoup d'allers retours entre Toulon et Londres mais je n'ai jamais pensé abandonner ou rentrer en Angleterre car je savais qu'en France je trouverais un endroit pour m'épanouir.

La seule fois où j'ai pensé tout laisser tomber c'était en 2009 quand je me suis cassé la jambe avec l'Angleterre, une blessure qui me privait de la tournée avec les Lions. J'avais toujours rêvé de jouer avec les Lions et quand cette blessure m'en a privé j'ai commencé à ne plus prendre de plaisir à jouer au rugby. C'est le dernier match que j'ai joué pour l'Angleterre. Je n'ai plus eu de nouvelles depuis.

Comment voyez-vous l'Angleterre dans la Coupe du monde ? J'espère qu'ils iront au bout, j'ai des amis dans l'équipe et je suis à fond derrière eux. Mais mes trois favoris de la compétition restent les trois nations du Sud : la Nouvelle-Zélande, l'Australie et l'Afrique du Sud.

Quels sont les meilleurs souvenirs de votre carrière ? J'en ai deux. Ma victoire en H Cup avec les Wasps et la finale de la Coupe du Monde 2007 au Stade de France, c'était immense.

Vous êtes en fin de carrière. Pensez-vous à votre reconversion ? Oui. En Angleterre, j'ai une société de voitures et nous avons signé un contrat avec la FA (Football Association, c'est la fédération anglaise de football, Ndlr) et nous travaillons donc avec de nombreux footballeurs et des célébrités. On customise les voitures, on fait du tuning sur les voitures. Cela fait plusieurs années que j'ai cette société.

C'est une façon de vous évader, de vous aérer l'esprit par rapport au rugby ? Tout à fait. La vie m'a appris qu'il y avait une vie en dehors du rugby. On est des privilégiés, il ne faut pas l'oublier mais c'est bien de sortir du monde du rugby, de voir autre chose, d'apprécier autre chose, d'apprécier la vie tout simplement. En plus, j'adore le football. Je voulais en faire quand j'étais petit mais je me suis retrouvé dans une école où on ne jouait qu'au rugby j'ai donc joué au rugby mais je ne le regrette pas.

"J'espère que l'Angleterre ira au bout"

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