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" Renault doit redeveni une grande équipe"

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" Renault doit redeveni une grande équipe" Avant de débuter, pouvez-vous nous donner des nouvelles de Robert Kubica ? Robert va plutôt bien. Médicalement parlant, il va très bien. Mentalement, il va très bien. Même si ce n'est pas toujours très rose de débuter une phase de rééducation. Il a vu la saison de F1 débuter sans lui. Ce n'est pas tous les jours très marrant, mais il a un mental d'athlète de haut niveau. Il est un exemple pour l'hôpital par sa volonté incroyable de tout faire pour revenir rapidement. C'est un bel exemple de force mental. Maintenant, il ne faut pas oublier qu'il a subi un grave accident. Ça va mettre plusieurs semaines et plusieurs mois avant qu'il ne retrouve toutes ses sensations. On verra dans quelque temps comment se dessine son futur. A l'aube d'une saison, a-t-il été facile de rebondir après la perte de l'un de ses pilotes ? C'est un coup dur à plusieurs niveaux. Le premier, en termes de développement, il n'y a que quatre séances d'essais et il y en a une qui a été perturbée car il a fallu intégrer et tester un nouveau pilote. Ensuite, le moral de l'équipe en a pris un coup. C'était un choc pour tout le monde, aussi bien à Enstone qu'à Viry-Châtillon que dans le monde de la F1. Il y a eu une dizaine de jours qui ont été difficiles à gérer. Comment avez-vous fait pour vous recadrer et replonger dans cette nouvelle saison de F1 ? J'ai la responsabilité de plus 500 personnes à Enstone et d'une écurie de Formule 1.
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" Renault doit redeveni une grande équipe"

Avant de débuter, pouvez-vous nous donner des nouvelles de Robert Kubica ? Robert va plutôt bien. Médicalement parlant, il va très bien. Mentalement, il va très bien. Même si ce n'est pas toujours très rose de débuter une phase de rééducation. Il a vu la saison de F1 débuter sans lui. Ce n'est pas tous les jours très marrant, mais il a un mental d'athlète de haut niveau. Il est un exemple pour l'hôpital par sa volonté incroyable de tout faire pour revenir rapidement. C'est un bel exemple de force mental. Maintenant, il ne faut pas oublier qu'il a subi un grave accident. Ça va mettre plusieurs semaines et plusieurs mois avant qu'il ne retrouve toutes ses sensations. On verra dans quelque temps comment se dessine son futur.

A l'aube d'une saison, a-t-il été facile de rebondir après la perte de l'un de ses pilotes ? C'est un coup dur à plusieurs niveaux. Le premier, en termes de développement, il n'y a que quatre séances d'essais et il y en a une qui a été perturbée car il a fallu intégrer et tester un nouveau pilote. Ensuite, le moral de l'équipe en a pris un coup. C'était un choc pour tout le monde, aussi bien à Enstone qu'à Viry-Châtillon que dans le monde de la F1. Il y a eu une dizaine de jours qui ont été difficiles à gérer.

Comment avez-vous fait pour vous recadrer et replonger dans cette nouvelle saison de F1 ? J'ai la responsabilité de plus 500 personnes à Enstone et d'une écurie de Formule 1. On n'a pas le droit de se laisser gagner par l'émotion même si, effectivement, la première réaction a été émotionnelle vis-à-vis de ce qui s'est passé. Derrière, il a fallu rebondir et réfléchir froidement afin de prendre les bonnes décisions. La décision concernant le profil du pilote a vite été prise. Ayant eu des contacts avec certains d'entre eux récemment, cela a facilité la communication. Après avoir dessiné le profil du meilleur candidat, il s'est avéré que Nick Heidfeld était un remplaçant potentiel. Il fallait ensuite le démontrer au sein de l'équipe dans la voiture. Il l'a fait sur la piste et lors de son contact avec l'équipe. Dans notre malheur, on a eu la chance d'avoir Nick Heidfeld de disponible à ce moment-là. Je pense qu'il était le candidat idéal pour suppléer et remplacer Robert.

Malgré le business que représente la F1, vous cherchez à garder de profondes valeurs humaines au sein de votre équipe. Alors qu'il aurait pu gagner plus dans d'autres équipes comme pilote réserviste, l'arrivée de Nick Heidfeld va dans ce sens... (Sourire.)C'est un peu la touche Boullier. Je veux garder ce côté compétiteur, mais passionné. J'ai grandi dans le sport automobile et dans cette famille. Je sais un petit peu combien la compétition automobile est exigeante. Surtout en F1. Je crois qu'il est important de garder des relations humaines de qualité au sein d'une écurie. Que ce soit entre les ingénieurs eux-mêmes, dans l'équipe elle-même et bien évidemment, entre le pilote et son équipe. J'ai regardé attentivement les 10-15 dernières années depuis mon petit pont dans les catégories juniors, mais la F1, grosse machine corporate, ça ne marche pas toujours. Il y a besoin d'un peu d'humanisme là-dedans.