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" Retrouver le haut du tableau"

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" Retrouver le haut du tableau" "On veut créer des partenariats avec les clubs de la région" explique celui qui a été champion de France comme joueur avec le Stade Français en 1998 et 2000. Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans cette aventure ? Le Stade Français, c'est mon club. Bertrand Delanoé et Max (Guazzini) m'ont demandé d'essayer de trouver des solutions car notre club se trouvait en sérieuse difficulté financière. J'ose penser que même les supporteurs des clubs rivaux auraient regretté la disparition du Stade Français ! En tous les cas, je suis certain d'une chose : leurs femmes auraient été inconsolables car nous avons toujours fait une bonne recette avec elles ! (rires) Le calendrier des Dieux du Stade va être conservé ? Max travaille actuellement sur le prochain calendrier qui sera un collector, car ce sera la dernière édition ! Nous écrivons certes un nouveau chapitre dans l'histoire du club, mais l'ADN de notre club ne change pas. Nous retrouverons la culture de la gagne. C'est ce qui nous permet notre grain de folie, notre droit d'être un brin décalé ! Quelles sont vos premières missions ? Fidéliser le public ! Tendre les bras aux nouveaux supporteurs ! Nous allons mettre en place des "packs Stade de France" avec des prix pour plusieurs matches sachant qu'aujourd'hui nous sommes le club qui propose les abonnements les moins chers du Top 14 : qui commencent à 99 euros pour les 16 matches à domicile !
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" Retrouver le haut du tableau"

"On veut créer des partenariats avec les clubs de la région" explique celui qui a été champion de France comme joueur avec le Stade Français en 1998 et 2000.

Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans cette aventure ? Le Stade Français, c'est mon club. Bertrand Delanoé et Max (Guazzini) m'ont demandé d'essayer de trouver des solutions car notre club se trouvait en sérieuse difficulté financière. J'ose penser que même les supporteurs des clubs rivaux auraient regretté la disparition du Stade Français ! En tous les cas, je suis certain d'une chose : leurs femmes auraient été inconsolables car nous avons toujours fait une bonne recette avec elles ! (rires) Le calendrier des Dieux du Stade va être conservé ? Max travaille actuellement sur le prochain calendrier qui sera un collector, car ce sera la dernière édition ! Nous écrivons certes un nouveau chapitre dans l'histoire du club, mais l'ADN de notre club ne change pas. Nous retrouverons la culture de la gagne. C'est ce qui nous permet notre grain de folie, notre droit d'être un brin décalé ! Quelles sont vos premières missions ? Fidéliser le public ! Tendre les bras aux nouveaux supporteurs ! Nous allons mettre en place des "packs Stade de France" avec des prix pour plusieurs matches sachant qu'aujourd'hui nous sommes le club qui propose les abonnements les moins chers du Top 14 : qui commencent à 99 euros pour les 16 matches à domicile ! Je dis à nos supporteurs : le Stade Français a besoin de vous ! C'est maintenant, à l'heure où nous démarrons cette nouvelle aventure que le public doit répondre présent, soutenir son club ! Y'aura-t-il toujours les spectacles d'avant match au Stade de France ? Oui, bien sûr. On se doit de continuer l'action de Max, c'est l'une des spécificités du club. Puis avec ces matches au Stade de France nous séduisons de nouveaux supporteurs qui, parfois, il est vrai, viennent autant pour voir le spectacle d'avant et après match. Après, ils peuvent se découvrir une passion pour le rugby et pour notre équipe. L'une de nos autres missions prioritaires est de se rapprocher de clubs de la région qui poursuivent le même but que nous, à savoir amener les jeunes à jouer au rugby, sport qui peut permettre un lien voire une insertion sociale. On veut créer des partenariats avec les clubs de la région. C'est l'une des priorités de Thomas Savare, notre nouveau président.

Niveau sportif, quels sont les objectifs pour cette année ? Retrouver la culture de la gagne ! La rivalité Paris-Province est un moteur pour nous puis nos rivaux sont motivés quand ils rencontrent le Stade Français ! Nous aimons beaucoup cette rivalité car elle est saine et j'aimerais penser que même s'ils ne le disent pas forcement trop fort, tous les gens qui aiment le rugby ont une petite faiblesse pour le Stade Français car comme eux, nous aimons la vie et nous nous ne prenons jamais trop au sérieux. Sauf quand il le faut ! Considérez-vous cette année comme une saison de transition ? Non. Il serait facile de dire "il y a beaucoup de nouveaux joueurs, c'est un nouveau départ, il faut d'abord que l'on forme un bon groupe". Je n'adhère pas à une telle approche. Bien sûr qu'il faut créer une osmose, que nous trouvons rapidement notre voie. Mais dire aux joueurs qu'il s'agit d'une saison de transition manquerait de respect envers eux ! Ce serait admettre l'échec. Nous ouvrons certes un nouveau chapitre, mais c'est surtout leur histoire, leur aventure et c'est à eux de définir ce qu'ils veulent faire ensemble. Nous avons un effectif très riche des joueurs charismatiques comme le capitaine Sergio Parisse, Julien Dupuy ou Byron Kelleher. Notre coach Michael Cheicka est un passionné qui est accro à la gagne. Ce sont des gagneurs, des sportifs de haut niveau qui détestent perdre. Réaliser leur potentiel ce serait l'une des plus belles histoires du championnat français vu que ces joueurs ont failli goûter la Fédérale 1 ! Nous voulons bien être à la fois des gentlemen et un brin décalés, mais la condition sine qua non, c'est la culture de la gagne. Nos joueurs sont des hommes modestes et corrects. J'étais ravi d'entendre Thomas Savare leur demander de se comporter comme des ambassadeurs de notre club et de notre sport sur et en dehors le terrain, mais tout en précisant que la gagne est au centre de notre raison d'être.

"Ce sera la dernière édition du Calendrier des Dieux du Stade"

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