The United States of Google

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Chaque année, à Austin, au Texas, le gotha du web se réunit en grande pompe. Les patrons de Google y sont accueillis en véritables rock-stars.
Ou plutôt, en sauveurs.
Les États ne parviennent pas à réduire leurs émissions de CO2 ? Google construit précisément son propre parc à énergie solaire.
Les États ne réussissent pas à réguler le trafic routier ? Google construit justement une voiture sans chauffeur.
Les États échouent à moderniser les régions sous-développées d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine ? Google veille à ce que chacun ait accès à Internet.
Google et, de manière plus générale, les grands services de l'Internet (le plus souvent californiens) sont en train de prendre, sans qu'on s'en rende compte, la place de l'État, des États, dans la gestion quotidienne de nos droits et libertés.
Dans quelle mesure doit-on s'en inquiéter ?
Publié le : mardi 17 mars 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791094841020
Nombre de pages : 64
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Götz Hamann

Khuê Pham

Heinrich Wefing

THE UNITED STATES OF GOOGLE

Traduit de l'allemand par Elisa Wenger

Postface d'Adrienne Charmet-Alix

Une fois par an, Austin, au Texas, devient le centre du monde – en tout cas celui du monde numérique. Au mois de mars, des milliers de développeurs, programmeurs et hackers affluent à « South by Southwest », l’un des plus grands événements consacrés à la technologie de la planète. Dans les rues de la ville, des femmes flânent en costume d’astronaute, suivies d’hommes coiffés d’un chapeau de cow-boy. Une conférence sur la cyberguerre et les toutes nouvelles startups va démarrer, Edward Snowden se connecte depuis Moscou, la sœur de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, interviewe les producteurs de la série télé « House of Cards ». Le tout donne l’impression d’un grand mélange chatoyant, d’une joyeuse séance plénière du futur tenue par la culture numérique. 

Avec ses cheveux grisonnants bien peignés, ses lunettes rondes et son pull vieux rose, Eric Schmidt ne cadre pas tout à fait dans le décor. C’est pourtant en rock star qu’il va être accueilli. Ils sont plus de mille jeunes dans la « salle de bal D », au quatrième étage du centre de conférences d’Austin, dans laquelle l’homme de 59 ans, qui préside le conseil d’administration de Google, entre avec Jared Cohen, son employé.

Un faire-part

Schmidt pourrait être le père de Cohen : il a fait la connaissance de l’expert politique aux boucles brunes cinq ans plus tôt, lors d’un voyage vers Bagdad, et l’a plus tard débauché du ministère des Affaires étrangères américain. Du haut de ses 32 ans, Cohen dirige aujourd’hui le think tank de Google, Google Ideas.

Schmidt et Cohen ont écrit un livre ensemble, dont ils parlent justement sur la scène de la salle de bal. Il s’intitule The New Digital Age. Il s’agit d’un manifeste.

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