No Hero

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Le raid qui a conduit à la mort de Ben Laden le 2 mai 2011 n'était pas la mission la plus impressionnante de Mark Owen. Loin de là. Au sein de la fameuse Team Six des Navy SEAL, l'unité d'élite des forces spéciales de la marine de guerre américaine, il a couvert des centaines d'opérations. No Hero raconte ses missions les plus éprouvantes, les plus émouvantes, celles que les SEAL se transmettent entre eux. Se dessine ainsi une histoire intime de la guerre par ceux qui la mènent en secret. Au plus près de leur combat au quotidien, de leur entraînement et des commandos sur les champs de bataille, loin des États-Unis.



Mark Owen considère ce livre comme un testament pour ses camarades.



Traduit de l'américain par Marc Saint-Upéry et Emmanuel Pailler



Mark Owen est sans doute le SEAL le plus connu de la Team Six. Il est l'un des hommes qui ont donné l'assaut au deuxième étage de la maison de Ben Laden. Son premier livre, Ce jour-là , s'est vendu à plusieurs millions d'exemplaires dans le monde entier.


Publié le : jeudi 6 novembre 2014
Lecture(s) : 5
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782021170474
Nombre de pages : 296
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NO HERO
Du même auteur
Ce jourlà Au cœur du commando qui a tué Ben Laden Seuil, 2012
Mark Owen avec la collaboration de Kevin Maurer
NO HERO
TRADUIT DE L’ANGLAIS (ÉTATS-UNIS) PAR EMMANUEL PAILLER ET MARC SAINT-UPÉRY
Éditions du Seuil e , bd RomainRolland, Paris XIV
Toutes les potos du caier orstexte appartiennent à la collection privée de l’auteur.
Titre original :No Hero. he Evolution of a Navy SEAL Éditeur original : Dutton, by Penguin Group Inc., New York © original : Mark Owen,   original : 989
All rigts reserved including te rigt of reproduction in wole or in part in any form.
his edition publised by arrangement wit Dutton, a member of Penguin Group USA LLC, a Penguin Random House Company
 986
© Novembre , Éditions du Seuil, pour la traduction française.
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Quarante noms
J’étais cez moi à Virginia Beac, enstand by, lorsque les textos ont commencé à arriver. C’était en août  et la ville était bondée de tou ristes. Tous les jours, au volant de ma voiture, je croisais des vacanciers qui roulaient vers l’océan pour passer une journée à la plage. J’essayais d’éviter le front de mer, où les boutiques de Tsirts et les minigolfs attiraient les estivants brûlés par le soleil. Presque tout le monde ne pensait qu’aux joies de la plage, mais moi j’étais obsédé par l’Afganistan et par mon déploiement imminent. Tout ce cirque avec les dignitaires et les politiciens après l’opération contre Oussama Ben Laden était enfin terminé. Tout excité par la perspective de repartir en mission à l’étranger, j’étais comme un cien qui tire sur sa laisse ; j’étais prêt à reprendre le boulot. Mais d’abord, je devais survivre à cette période destand by. Rien de pire que l’attente. On n’arrêtait pas de nous briefer. Il y avait une confé rence ebdomadaire sur les derniers rapports de nos ser vices de renseignement en provenance des divers points cauds de la planète, et c’en était d’autant plus exaspérant. Tout ce que nous voulions, c’était travailler, effectuer de
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vraies missions. Mais pendant la période destand by, tout ce que nous pouvions faire, c’était planifier des missions qui n’auraient sans doute jamais lieu. Quand vous êtes en poste à l’étranger, il est fréquent qu’à peine quelques eures s’écoulent entre l’élaboration d’un plan de mission et son exécution. Mais la plupart des opérations sur les quelles nous travaillions pendant la période destand byétaient des projets épémères liés à des circonstances pas sagères et qui n’aboutissaient presque jamais. On montait en régime, on planifiait soigneusement l’opération, et puis la tension retombait lorsque Wasington trancait en faveur d’une autre option, ou que le point caud concerné « refroidissait ». Le pire, c’est que nous vivions cez nous tout en ayant très peu de temps pour êtreà la maison avec nos familles. Il fallait les maintenir àdistance parce que nous ne savions jamais à quel moment on nous demanderait de repartir en urgence. Dans ma tête, parents et amis étaient relégués à la même place que pendant mes déploiements. Durant les périodes destand by, c’est comme si j’étais absent, même si mes parents pouvaient me joindre au télépone. Je sais que c’était la même cose pour tous mes cama rades. Tout ce qu’on désirait, c’était passer à l’action.
C’était en début de soirée et je venais de finir de dîner. Nous n’étions pas censés boire ou faire la fête, parce qu’il n’était pas question de partir en mission avec une gueule de bois. Je m’apprêtais à passer la soirée à paresser devant la télévision, lorsque j’ai reçu une série de mes sages concernant un accident d’élicoptère. Ils disaient tous la même cose : « Un CH a été descendu en Afganistan. C’est un des nôtres ? »
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