Catherine de Médicis

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Le 28 juillet 1533, Catherine de Médicis épouse Henri de Valois, le second fils de François Ier. La petite princesse italienne embrasse sans le savoir un destin de femme d’État : de 1547 à 1589, elle sera reine et mère de trois rois. Mécène fastueux qui égalera les plus grands princes de la Renaissance, elle sut faire face au défi des guerres de religion et se dévouera corps et âme à la cause de la paix. Décriée, dès son temps, comme la « massacreuse de la Saint-Barthélemy », ou la maîtresse des complots et de l’assassinat, elle a surtout défendu, au milieu de la tourmente civile, une famille, un pays et un peuple qui ne l’ont guère payée de retour. À travers un destin d’exception, la France brillante et troublée du XVIe siècle resurgit sous nos yeux.
Publié le : jeudi 20 septembre 2007
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EAN13 : 9791021014428
Nombre de pages : 160
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IVAN CLOULAS
CATHERINE DE MÉDICIS
Le destin d’une reine
TALLANDIER
Éditions Tallandier – 2, rue Rotrou 75006 Paris www.tallandier.com © Éditions Tallandier, 2015 pour la présente édition numérique
www.centrenationaldulivre.fr Réalisation numérique :www.igs-cp.fr EAN : 9-791-021-014-787
INTRODUCTION
Dans l’histoire de France, au cours des siècles, des femmes d’exception détiennent le pouvoir. Parfois, leur action a des conséquences désastreuses. Ainsi, lorsqu’une lutte à mort oppose les reines mérovingiennes Brunehaut et Frédégonde. Ou encore lorsque, au fort de la guerre de Cent Ans, Isabeau de Bavière use sans vergogne de la folie de son malheureux époux, le roi Charles VI. D’autres femmes, au contraire, se dévouent, comme régentes, au service du royaume. Parmi elles, viennent en mémoire les noms de Blanche de Castille, et surtout de Catherine de Médicis qui, reine de France pendant douze ans, s’imposa ensuite aux rois successifs durant près de trente ans. Catherine, reine ou plutôt « roi » de France, prend naturellement sa place, une place de premier plan, e dans la période la plus agitée du XVI siècle. Issue d’une célèbre dynastie de Florence, elle épouse en 1553 er le futur Henri II, second fils de François I . En 1547, elle accède au trône au côté de son époux. À la mort de celui-ci en 1559, elle assume tour à tour le rôle de régente et celui de principale conseillère de ses fils, François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574) et Henri III (1574-1589). Elle est d’abord une reine brillante. Aucun des grands du royaume, même Diane de Poitiers, maîtresse d’Henri II, ne peut rivaliser avec elle. Catherine a le goût des plaisirs. Elle s’en sert pour exalter la puissance royale. Elle protège les poètes. Elle commande ballets et fêtes. Elle bâtit les Tuileries, le mausolée des Valois à Saint-Denis, l’hôtel de la Reine à Paris, les châteaux de Montceaux, Saint-Maur et Chenonceau. Autant de titres à sa gloire dans la promotion de l’art triomphant de la Renaissance. Pourtant, l’histoire nous transmet d’elle une autre image, celle de la veuve austère, froide et calculatrice. À la mort de son époux, la reine met son intelligence au service de ses deux passions : ses enfants et leur bien patrimonial, le royaume de France. Cette France qu’elle chérit est menacée de tous côtés. Par la rivalité et les alliances changeantes des clans aristocratiques. Par la fracture religieuse des catholiques et des protestants. Par l’ingérence constante des princes étrangers, pourvoyeurs de mercenaires comme les Allemands et les Suisses, ou champions d’un camp religieux comme le catholique Philippe II d’Espagne et la protestante Élisabeth d’Angleterre. Sans cesse en alerte pour écarter ces menaces, Catherine se dévoue, tout au long de sa vie, à la cause de la paix. Elle tente en vain d’instaurer le dialogue entre catholiques et protestants. À défaut d’une réconciliation, elle veut faire cohabiter les deux partis sous l’égide d’une monarchie forte et pacificatrice. Elle ne peut cependant éviter ni les huit guerres civiles qui s’enchaînent à partir de 1562, ni les flambées de violence populaire, dont la plus tragique est le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572). Enfin, son entente politique avec la Ligue aboutit à l’humiliation de son fils Henri III, dont le règne se termine dans un drame fatal à la dynastie des Valois. Décriée, haïe, dénoncée de son vivant comme la « fille d’une maison de marchands élevée par l’usure », elle n’en reçoit pas moins à sa mort un bel hommage. On entend le peuple murmurer : « Nous n’aurons plus de reine mère pour nous faire la paix. »
Chapitre premier
UNE ITALIENNE CHEZ LES VALOIS 1519-1559
LA PETITE DUCHESSE D’URBIN
Le 28 octobre 1533, à Marseille, Catherine de Médicis, duchesse d’Urbin, épouse Henri d’Orléans, le er second fils du roi François I . Âgée de 14 ans, la jeune fille porte le surnom deduchessina, « petite duchesse ». Elle n’est qu’une modeste princesse. Aux yeux de son oncle, le pape Clément VII, cette alliance des Médicis, famille de banquiers florentins, avec la dynastie française des Valois est un honneur sans précédent. Il fait sortir le nom des Médicis du cadre brillant, mais restreint, de la péninsule italienne. Catherine épouse, sans le savoir encore, un destin royal et, par-delà, un royaume de France qu’elle mènera, dans la joie et la douleur, en véritable femme d’État.
Une enfance florentine
Catherine est née à Florence le 13 avril 1519. Sa mère, Madeleine de La Tour d’Auvergne, est une princesse française. Son père Laurent II de Médicis, duc d’Urbin, est le neveu du pape Léon X, qui lui a confié le gouvernement de Florence. Les noces de Madeleine et Laurent, célébrées à Amboise en 1518, er scellaient l’alliance politique de la France et de la papauté. En échange de son appui à Laurent, François I attendait de Léon X qu’il soutienne ses rêves de conquêtes en Italie. Alliance éphémère car, dès sa naissance, le malheur frappe Catherine. Le 28 avril, les fièvres emportent sa mère ; six jours plus tard, son père succombe à son tour. Orpheline, Catherine est mise à l’écart, confiée à ses cousins paternels, les Strozzi, une famille qui jouera un grand rôle dans sa vie. À la mort de Léon X en 1521, sa situation empire. Le nouveau chef des Médicis est l’oncle de Catherine, le cardinal Julien, élu pape en 1523 sous le nom de Clément VII. Ce prélat fastueux et amoral voit en la fillette un obstacle, car elle est l’héritière légitime de Florence, où le pape compte bien installer son propre fils illégitime, le jeune Alexandre de Médicis.
Le jouet des puissants
Tout le temps de son enfance, Catherine servira, aux uns comme aux autres, de monnaie d’échange. Lorsque, en 1527, les Florentins se soulèvent contre les Médicis et rétablissent la république, ils prennent en otage la fillette et l’enferment dans des couvents. Désireux de récupérer la ville et la fille, Clément VII fait assiéger Florence en 1529. Pour le défier, les Florentins menacent d’exposer Catherine aux tirs des assaillants, nue sur les remparts, ou encore de l’enfermer dans un lupanar. Elle restera marquée par cette épreuve, sa première confrontation avec la cruauté politique. À la fin du siège, en 1530, Catherine est conduite à Rome, où elle vit de onze à treize ans. Logée au palais Médicis, aujourd’hui palais Madame, elle découvre la cité du Vatican, décorée par les plus grands artistes, e Michel-Ange et Raphaël. Elle circule librement dans la Ville éternelle, en ce début du XVI siècle à la fois conservatoire de l’Antiquité et premier chantier de l’Europe. Son éducation est l’objet de soins particuliers, que facilitent l’entourage des milieux humanistes et l’accès aisé à la grande bibliothèque des Médicis. Le pape Clément VII y veille personnellement : sa nièce doit représenter le plus beau parti possible. En la mariant à un prince étranger, il pourra dans le même temps contracter alliance avec une famille régnante et éloigner une prétendante possible au gouvernement de Florence. er Les propositions sont nombreuses, mais François I , qui présente la candidature de son fils cadet, Henri, duc d’Orléans, l’emporte en 1531. Le roi de France recherche l’appui du pape contre son ennemi personnel,
l’empereur germanique et roi d’Espagne Charles Quint. Clément VII l’assure, par des articles secrets du contrat de mariage, de son aide dans la conquête du l’Italie du Nord. Le pape décide de venir en France célébrer lui-même le mariage. Marseille est choisi pour être le théâtre des festivités qui se dérouleront de septembre à novembre 1533.
Les fastes de Marseille
Clément VII fait la traversée de Livourne à Marseille sur dix-huit puissantes galères. Le pape a pris place sur laCapitanesse, entièrement couverte de brocart d’or et de soie. À Villefranche, il retrouve Catherine, arrivée un mois plus tôt sur les galères de France. Le 11 octobre 1533, tous deux arrivent en vue de Marseille dans le grondement de trois cents canons, pendant que carillonnent toutes les cloches de la ville. Le lendemain, le pape entre dans Marseille en procession solennelle, précédé du saint sacrement et suivi d’un long cortège de cardinaux. Le 23, Catherine fait à son tour une entrée majestueuse : précédée d’un carrosse noir, de huit pages à cheval et de six juments de parade, elle monte une haquenée rousse, au caparaçon de toile d’or rehaussée de soie cramoisie. e Le mariage est, au XVI siècle, affaire d’intérêt et non de sentiment. Catherine semble pourtant séduite par le promis. Henri, âgé de 14 ans comme elle, est un adolescent de belle prestance. La dévotion de son épouse sera éternelle, survivant aux affronts, à l’adultère et à la mort. Le contrat de mariage est signé le 27 octobre dans la chambre du pape. Les époux échangent leurs consentements devant le cardinal de Bourbon. Le lendemain, dans la cathédrale de Marseille, Clément VII bénit les anneaux des mariés. Le soir même, il offre aux deux cours réunies un grand banquet suivi d’un ballet masqué. Vers minuit, Catherine rejoint la chambre nuptiale. Les ébats du jeune couple ont lieu sous les yeux du roi, qui veut s’assurer que les époux se montrent « vaillants dans la joute ».
Une dot somptueuse
Clément VII constitue à Catherine une dot de 100 000 écus d’or, auxquels s’ajoutent 30 000 écus contre la er renonciation de Catherine à l’héritage des Médicis. François I offre de son côté une rente de 10 000 livres et le château de Gien. La jeune femme reçoit du pape de nombreux bijoux, parmi lesquels trois célèbres joyaux, qui passeront dans le trésor de la couronne de France : l’Œuf de Naples, rubis balais avec une perle pendante en forme de poire, la Pointe de Milan, diamant à six pointes, et la Table de Gênes, « diamant longuet encorné ». Parmi les présents de Clément VII, un chef-d’œuvre : la cassette en cristal de roche ouvrée par le grand tailleur Valerio Belli Vicentino, où sont gravées vingt et une scènes de la vie du Christ.
« La fille toute nue »
Il reste à échanger des cadeaux entre le pape et le roi. Le premier remet à François une corne de licorne qui, symboliquement, doit rappeler au souverain de se garder du venin de l’hérésie protestante qui grandit dans le royaume. Le roi offre à Clément VII une tapisserie représentant la Cène. Il donne au cousin de Catherine, le cardinal Hippolyte de Médicis, un lion apprivoisé, reçu autrefois du corsaire algérois Barberousse. Le mariage de Catherine se déroule en deux temps. Le 27 octobre 1533 a lieu l’échange des volontés, acte constitutif du sacrement de mariage. Il est distinct de la messe de mariage et de la bénédiction des anneaux par le prêtre, qui se déroulent le 28 octobre. En effet, le prêtre n’est que le témoin du mariage : les deux époux s’administrent le sacrement en échangeant leurs consentements. C’est en 1563 seulement que l’Église imposera la présence d’un prêtre et de deux ou trois témoins lors de la cérémonie nuptiale. er Clément VII quitte la France le 20 novembre 1533. François I attend maintenant que le pape publie leur accord, mais ce dernier meurt le 25 septembre 1534, sans lui avoir apporté la moindre aide en Italie. François constate avec amertume : « J’ai eu la fille toute nue. »
Une nouvelle famille
Naguère enjeu d’une grande alliance, la jeune duchesse d’Orléans est devenue une princesse étrangère, sans réelle fortune ni importance. Elle doit se familiariser avec la famille royale, et d’abord avec Henri et son frère aîné, le dauphin François, dont les étrangetés de caractère la frappent. Ces sautes d’humeur ne sont pas sans rapport avec la captivité subie en Espagne, de 1526 à 1530, dans les prisons de Charles Quint. er François I , fait prisonnier à Pavie en 1525, n’avait trouvé d’autre moyen de se libérer que la remise de ses fils en otages, et les princes de France en ont, semble-t-il, conservé quelques séquelles. Mais Catherine se désole moins des attitudes déroutantes d’Henri que de son infidélité, platonique puis consommée, avec la belle Diane de Poitiers, grande sénéchale de Normandie. Veuve depuis 1531 de Louis de Brézé, Diane est l’ornement de la cour. De dix-neuf ans son cadet, le duc d’Orléans admire depuis l’enfance cette femme mûre et brillante.
L’apprentissage de la cour
Supplantée par sa rivale, Catherine doit abandonner à Diane le soin de présider aux plaisirs d’Henri, notamment les joutes auxquelles il se livre avec fougue. Elle se console en découvrant la cour des Valois, qui est pour elle d’un absolu dépaysement : le contraste est grand entre les banquets, bals, mascarades, fêtes er et chasses de François I et les fastes austères du Vatican. Toujours en mouvement, le roi fait visiter ses chantiers : le château de Madrid au bois de Boulogne, Villers-Cotterêts et Chambord, mais surtout Fontainebleau. La plupart des conducteurs de travaux et des artistes viennent d’Italie, dont la reconquête continue de préoccuper le roi.
Une grande leçon de politique
Le roi François se voue tout entier à la lutte contre Charles Quint, dont les possessions encerclent la France. L’Espagne, et ses colonies d’Amérique, Naples et la Sicile, le Milanais, le Saint Empire romain germanique et les Pays-Bas forment un étau redoutable. Nullement découragé, François passe en 1535 et 1536 alliance avec les ennemis de Charles. Alors qu’il persécute les protestants français, il s’adjoint les services des luthériens allemands. En même temps qu’il se prétend le Roi Très-Chrétien, souverain de la « fille aînée de l’Église », il traite avec le sultan Soliman le Magnifique, dont les conquêtes menacent la chrétienté tout entière. Catherine retiendra cette magistrale leçon de duplicité. Son machiavélisme ne doit rien à ses origines italiennes. Devenue reine, la « petite duchesse » saura à son tour diviser ses ennemis et choisir les amis les plus inattendus.
LA DAUPHINE DE FRANCE
er En 1536, la guerre reprend entre les vieux ennemis, François I et Charles Quint. Attaqué en Italie, er Charles Quint réplique en envahissant la Provence. Face à ce péril, François I gagne Lyon, à proximité du front méridional.
Sur les marches du trône
C’est alors qu’un accident bouleverse inopinément la succession au trône de France. Le 2 août, à l’issue d’une partie de paume acharnée, le dauphin François contracte un refroidissement. Il meurt le 10 août. Son frère Henri devient dauphin et Catherine de Médicis dauphine de France. Comme héritiers de la couronne, ils occupent désormais le premier rang à la cour. er Catherine est aimée de tous, et d’abord de son beau-père. François I apprécie l’esprit et l’allant de la dauphine. Avec sa belle-fille et les intimes de sa « petite bande », il traque cerfs et sangliers. Dans l’intervalle des chasses, le roi goûte la culture de la princesse. À l’instar de nombreuses dames de son temps, Catherine surpasse par son savoir maints seigneurs de la cour. Son amour des lettres lui vaut l’amitié assidue de sa belle-sœur Marguerite de France, poétesse comme elle. Mais c’est surtout dans les sciences que la jeune femme tient le premier rang : histoire, géographie, sciences naturelles, astronomie,
e mathématiques composent un bagage intellectuel peu courant chez les femmes du XVI siècle.
Une étrangère en sa maison
Malheureusement, Catherine n’a encore donné aucun héritier pendant les quatre années de son mariage. Ses ennemis la prétendent stérile : certains envisagent même de la faire répudier et remplacer par une beauté célèbre, Louise de Lorraine, fille du duc Claude de Guise. Catherine bénéficie heureusement du soutien de Diane. Leur parenté joue son rôle, car les rivales sont cousines par leur mère. Mais la maîtresse d’Henri joue son propre jeu. Elle préfère une épouse effacée à une rivale plus dangereuse par sa beauté et sa fécondité. Catherine doit fermer les yeux sur l’inconduite du dauphin. Elle laisse Henri arborer les couleurs de Diane, le noir et le blanc et l’emblème du croissant lunaire. Dans le monogramme qui leur est commun, les H et les D s’enlacent, mais le dessin permet également de lire deux C entrecroisés, qui symbolisent le prénom de Catherine. Henri est en partie responsable de la longue infécondité de son couple : il souffrait probablement d’une malformation congénitale, l’hypospadias. Doit-on parler de la « stérilité » de Catherine ? Mariée très jeune, elle est enceinte à 24 ans. Or, à l’époque, la fécondité des femmes atteint son sommet entre 25 et 33 ans. La dauphine ne déroge pas à la règle du temps. La dauphine conserve l’espoir. Elle a pris pour emblème l’écharpe d’Iris, l’arc-en-ciel avec la devise : « Elle porte l’espérance et la joie devant elle ». Elle met des talismans, boit des philtres, lit les recettes des traités anciens, évite de s’exposer au mauvais sort et notamment de monter à dos de mulet, animal infécond. En 1538 pourtant, le péril est grand : jusqu’alors soupçonné de stérilité, Henri démontre le contraire, lorsqu’une jeune Piémontaise, Filippa Duci, met au monde le fruit de leur liaison, une fillette prénommée Diane en hommage à la favorite.
Une naissance libératrice
La dauphine devra encore attendre plusieurs années avant que le miracle attendu ne se produise. En mai 1543, elle est enceinte. Le 19 janvier 1544, année faste, elle donne naissance à un garçon, le futur François II, tenu par son grand-père sur les fonts baptismaux le 10 février suivant, dans la chapelle des Trinitaires de Fontainebleau. Après lui, Catherine aura encore dix enfants dans l’intervalle de douze ans. er Mais la conjoncture a changé : dans les dernières années du règne de François I , le dauphin Henri est tenu à l’écart par la favorite royale, Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes. Elle obtient l’éloignement d’Henri et de sa femme. Les deux favoris du dauphin, Diane de Poitiers et le connétable Anne de Montmorency, sont disgraciés. Catherine se console dans des chevauchées au cœur des forêts royales. Elle passe pour avoir introduit en France la monte en amazone, pied gauche à l’étrier et jambe droite fixée à l’arçon. C’est pour les femmes une révolution. Jusqu’alors, elles installaient sur le cheval une « sambue », siège en bois qui gênait leurs mouvements et ne leur permettait pas de chevaucher au même rythme que les hommes.
L’aube d’un règne er La mort de François I , le 31 mars 1547, va amener une complète redistribution des cartes.
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