Commerce & distribution

De
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Cet ouvrage présente une analyse de l'histoire de l'internationalisation du commerce. Tout en appréhendant les principaux mécanismes de la mondialisation de la distribution, il entend prodiguer aux acteurs potentiels et actuels des conseils pratiques propres à faciliter leur entrée ou leur développement à l'international, un international chaque jour plus global.
Publié le : dimanche 1 avril 2012
Lecture(s) : 40
EAN13 : 9782296487895
Nombre de pages : 412
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ommerce
&
D
istribution

es chemins de l

mondi

lis

tion

dirigée

C
ollection «
D
istribution »
par
C
laude
B
rosselin 
C
laude

Sordet


rc

enoun

l

ise
D
ur

nd
-

éville


ommerce
&
D
istribution

es chemins de l

mondi

lis

tion

7

rue

de

© LH
A
RM
A
TT
A
N
 
l
É
colePolytechnique 7

httplibrairieharmattancom
diffusionharmattananadoofr
harmattananadoofr


B
  
EA
  

Paris


réf

ce


e livre est une vérit

ble somme
,
qui tombe à pic en plein déb

t sur l

mondi

lis

tion
.

omme de f

its
,
d

exemples concrets
,
d


necdotes
,
d


n

lyses dét

illées
,
et de leçons pour l


venir
.

lors que be

ucoup de

r



is doutent des bienf

its de l

ouverture de notre économie

u
monde
,
l

ouvr

ge de

rc

enoun et

l

ise
D
ur

nd
-

éville conv

incr

s

ns

ucun doute les plus dubit

tifs
,
à tr

vers l

formid

ble histoire du
développement de l

gr

nde distribution à l

intern

tion

l
.

es chemins de l

mondi

lis

tion moderne commencent très tôt
,
dès
1
9
3
0,

vec l

exp

nsion des enseignes d

ns les

nciens empires coloni

ux
.

is c

est surtout à p

rtir de l

fin des

nnées soix

nte
-
dix que se
développe un mouvement m

ssif d

impl

nt

tion à l

étr

nger
,

vec tout ce
que cel

suppose d


d

pt

tion

ux c

r

ctéristiques et

ux

ttentes des
consomm

teurs loc

ux
.

es

uteurs r

content

insi les conditions de l

réussite sur le m

rché esp

gnol
,
y compris
,
entre

utres exemples
,
l

oblig

tion de proposer des r

yons de j

mbons h

ut de g

mme ou du
touron
.

érit

ble instrument de référence
,
m

is

ccessible à tous
,
cet ouvr

ge
dresse un bil

n exh

ustif
,
p

ys p

r p

ys
,
de l

ouverture de ch

que n

tion
à ce mouvement d

exp

nsion de l

distribution intern

tion

le
.

l r

conte
les échecs
,
comme celui de

l
-

rt en

llem

gne ou celui de

rrod

s
qui n


p

s ouvert de m

g

sin à l

étr

nger depuis

uenos
-

ires en

1
9
1

.

l décrit

ussi les succès
,
not

mment ceux de l
 
r

nce
,
p

ys qui

développé deux innov

tions m

jeures
,
le gr

nd m

g

sin et
l

hyperm

rché
,
et dont de très nombreuses enseignes sont p

rmi les plus

ctives à l

intern

tion

l


uch

n
,


rrefour
,


sino
,

iv

rte

pour ne
p

s p

rler du luxe
.

ont

insi décryptées les gr

ndes str

tégies à l

intern

tion

l

les str

tégies
«
glob

les
»
d

export

tion d

un concept

les str

tégies
«
multin

tion

les
»
,
qui mél

ngent le glob

l et le loc

l

ou encore les str

tégies
«
d

investissement
»
de développement p

r croiss

nce externe
.

h

que
exemple de réussite ou d

échec
,
p

r type de form

t ou p

r modèle de
distribution
,
est s

v

mment disséqué p

r les

uteurs
,
de m

nière

péd

gogique et concrète
.


histoire de l

distribution moderne et de son
formid

ble développement nous

pp

r

ît

insi
,
p

s à p

s
,
exemple

près
exemple
,
de m

nière lumineuse et p

ssionn

nte
.



histoire de cette mondi

lis

tion est
-
elle terminée
?

es

uteurs ont
r

ison de ne p

s le penser
,
même si les nouve

ux p

ys d

impl

nt

tion
deviennent r

res
.

e développement

ctuel des enseignes fr



ises en

hine
,
en

ussie
,
d

ns les ex
-
p

ys de l

E
st
,
en

mérique l

tine ou encore
en

h

ïl

nde en est une p

rf

ite illustr

tion
.


u tot

l
,
cet ouvr

ge
,
que tout respons

ble du secteur et tout étudi

nt
devr
 
voir désorm

is d

ns s

bibliothèque
,
près de lui
,
illustre
,
mieux
que n

importe quel m

nuel
,
les trois éléments
-
clés de l

perform

nce de
l

distribution

l


d

pt

tion oblig

toire incess

nte

ux besoins du
consomm

teur
,
l

import

nce des hommes et des femmes

u service des
clients et l

recherche perm

nente de l

innov

tion
.


cques

EE
D
élégué

énér

l

édér

tion des entreprises du

ommerce et de l
 D
istribution

À
 DE 

N

N

EEEN

 E

E


ert

ines données figur

nt d

ns ce livre ont été
,
m

lgré nos efforts
,
difficiles voire impossibles à collecter
,
p

rce qu

elles concernent des
sociétés non cotées en bourse ou p

rce qu

elles portent sur des
inform

tions considérées comme sensibles p

r les distributeurs
.

et ét

t
de f

it nous

conduit
,
soit à ne p

s présenter les chiffres ou les f

its
considérés
,
soit à effectuer des estim

tions
.


r

illeurs
,
f

ce à des inform

tions divergentes nous

vons dû tr

ncher
et nous

vons pu

insi commettre un cert

in nombre d

inex

ctitudes
voire d

erreurs
.
E
nfin m

lgré notre volonté d

objectivité d

ns l


n

lyse
,
nous

vons
,
prob

blement
,
été

menés à présenter cert

ins f

its d

ns un sens que
vous pouvez ne p

s p

rt

ger
.


i vous releviez des inex

ctitudes
,
des oublis signific

tifs ou si vos

n

lyses ét

ient différentes des nôtres
,
merci de nous le sign

ler p

r
courriel diffusion
.
h

rm

tt

n

w

n

doo
.
fr ou p

r courrier à



rm

tt

n

-

rue de l

École

olytechnique

00


ris
.


omm

ire


réf

ce
.......................................................................................................


h

pitre introductif
-

es chemins de l

mondi

lis

tion
.........................11
1 -

ers un monde glob

lisé
..................................................................................11
2 -

e distributeur d

ns l

mondi

lis

tion
...........................................................12
3
-

es objectifs de l

ouvr

ge
................................................................................1


h

pitre
1 -

n commerce loc

l qui devient n

tion

l
............................. 21
1 -

e développement n

tion

l du commerce
....................................................21
2 -

rélude à l

intern

tion

l
...................................................................................
3


h

pitre
2 -


intern

tion

lis

tion de l

distribution

là où l

herbe est plus verte
 .....................................................................
3
9
1 -

es freins à l

intern

tion

lis

tion
....................................................................
3
9
2 -

es motiv

tions
.................................................................................................

2


h

pitre
3
-
À
l

recherche de nouve

ux m

rchés
..................................

1 -



pprentiss

ge de l

intern

tion

lis

tion
.......................................................

2 -

rois questions issues de l


n

lyse historique
...............................................

9


h

pitre

-

ys et enseignes à l

intern

tion

l
.......................................

9
1 -

ys export

teurs et p

ys d


ccueil
.................................................................

9
2 -

es fiches p

ys
...................................................................................................

3
-

onclusion str

tégique des fiches

ys
.......................................................1
3
9

-

es form

ts exportés
......................................................................................1
3
9


h

pitre

-

héorie et pr

tique de l

recherche des p

ys
d

impl

nt

tion
........................................................................................1

1 -

es critères de choix
.......................................................................................1

2 -

f

is

bilité opér

tionnelle
...........................................................................1



h

pitre

-

oyens et modes de présence
............................................1
9

1 -

ili

le
.................................................................................................................1
9

2 -

oint venture
(
co
-
entreprise
).........................................................................200
3
-

r

nchise
..........................................................................................................20


-

ontr

t de gestion
...........................................................................................21
3


h

pitre

-

es str

tégies d

intern

tion

lis

tion
...................................21

1 -

es str

tégies types d

intern

tion

lis

tion
...................................................21

2 -

e cycle de vie de l

présence des enseignes à l

intern

tion

l
..................22


h

pitre

-

uccès et échecs à l

intern

tion

l
...................................... 2
33
1 -

e succès à l

intern

tion

l
..............................................................................2
33
2 -

es c

uses d

échec à l

intern

tion

l
..............................................................2
3
3
-

es modèles d


ff

ires à l

intern

tion

l
........................................................2

0

-
E
nquête sur les entreprises et les enseignes g

gn

ntes
.............................2



h

pitre
9
-

erspectives de l

mondi

lis

tion de l

distribution
......... 2
3
1 -

e monde et l

distribution hier
...................................................................2
3
2 -

e monde et l

distribution

ujourd

hui
......................................................2

3
-

erspectives de l

économie et de l

distribution
........................................2

0

-

eçons et perspectives de l

glob

lis

tion
...................................................2
9


nnexes
................................................................................................. 2
99

ibliogr

phie
..........................................................................................
3
1

loss

ire distribution
............................................................................
3

ndex thém

tique
..................................................................................
3
9
3

ndex des noms
.....................................................................................
3
9


iste des schém

s
,
t

ble

ux et enc

drés
...............................................

0
3

ble des m

tières
.................................................................................

0


emerciements
......................................................................................

0
9

ollection
D
istribution l


rm

tt

n
......................................................

10

10




E ND




es chemins de l

mondi

lis

tion

«
N
ous sommes devenus des m

rins électroniques
c

p

bles de f

ire venir à nous le monde sur nos écr

ns

N
ous sommes rentrés d

ns l

âge de l

glob

lis

tion

ccomplie

nous englobons le monde

»

eter

loterdjik
,

hilosophie

g

zine
,


,
j

nvier
200

«

elui qui s

it réch

uffer l


ncien
,
pour comprendre le nouve

u
,
peut être révéré comme un m

itre

»

onfucius

1 -

ers un monde glob

lisé

ntern

tion

lis

tion
,
mondi

lis

tion
,
glob

lis

tion

ces trois mots se
croisent
,
se confondent
,
se combinent
,
s

entrechoquent
1


ert

ins

uteurs considèrent mondi

lis

tion et glob

lis

tion comme des
concepts identiques
.

mondi

lis

tion d

ns ce c

s n

est simplement que
l

tr

duction fr



ise du mot

ngl

is
glob

liz

tion
.
D


utres pensent que
ces deux mots ont des signific

tions différentes

l

glob

lis

tion est

lors
considérée comme ét

nt d

un nive

u supérieur d

ns l

univers

lité
.

uoi qu

il en soit
,
ces deux ou trois mots véhiculent tous l

idée d

un
él

rgissement du monde
.


intern

tion

lis

tion renferme l

idée de p

ss

ge
,
de fr

nchissement de
frontières
,
d

extension de l

couverture territori

le d

une

ctivité vers une

utre n

tion
.

ne entreprise fr



ise ou

llem

nde qui commence à
vendre ses produits en

elgique s

intern

tion

lise
.

n distributeur

méric

in qui impl

nte des m

g

sins

u

exique ou

u


n

d

devient
intern

tion

l
.

ien qu

il s


gisse toujours d

un él

rgissement du m

rché couvert
,
celui
-
ci reste limité à deux ou trois p

ys proches ou à un nombre rel

tivement
restreint de n

tions

le

esotho
,
le

otsw

n

et l
 N
mibie pour

1

oir gloss

ire de l


tl

s des mondi

lis

tions
,
hors série

e

onde
/
 
ie
, 2010-2011,
p

ge
1
9
.

l


frique du

ud
,
l

E
stonie
,
le
D
nem

rk et l
 
inl

nde pour l
 
uède
.

vec l

mondi

lis

tion
,
l

intern

tion

lis

tion fr

nchit une ét

pe
import

nte
.
E
lle décrit un phénomène qui concerne plusieurs continents
.

onventionnellement
,
pour l

distribution
,
nous considérons qu

une
entreprise est mondi

lisée lorsqu

elle couvre

u moins trois des cinq
continents
.

insi

ke

est présent d

ns trois continents
,


rrefour et

r

d

ns qu

tre

E
nfin l

glob

lis

tion décrit un phénomène qui touche non seulement l

terre entière m

is qui tr

duit ég

lement l

interpénétr

tion
,
voire l

dissolution de plusieurs cultures

u profit d

une culture nouvelle et
universelle c

r

ctérisée p

r un mode d


liment

tion
,
un style
d

h

billement
,
un genre de vie
,
des loisirs identiques et une
communic

tion
«
internetisée
»
.

2 -

e distributeur d

ns l

mondi

lis

tion

mondi

lis

tion résulte d


bord de l

déloc

lis

tion de l

production
vers des p

ys où les coûts s

l

ri

ux sont moins élevés
.
E
lle

été f

cilitée
p

r l

extr

ordin

ire développement des moyens de tr

nsport
(
démocr

tis

tion de l


vion
,
utilis

tion croiss

nte des tr

ins à gr

nde
vitesse
,
réfrigér

tion et cont

ineris

tion des m

rch

ndises
,
etc
.),
et p

r l

révolution de l

communic

tion
(
téléphonie mobile
,
rése

ux

,

nternet
).
D
es m

rques mondi

les
1
comme

oc

-

ol

,

evi

s
,

oyot

,

c
D
on

ld
,

pple modèlent nos villes et nos vies où que nous h

bitions
.
D
es modes

liment

ires et de nouve

ux comportements se développent

huile d

olive et régime crétois
,
tr

iteurs et rest

ur

nts chinois
,
sushi
j

pon

is
,
pizz

s et livr

ison à domicile
,
culte du bio
,
de l

expresso it

lien
,
des thés

si

tiques et p

r
-
dessus tout une interpénétr

tion des cultures et
des h

bitudes

liment

ires
(
c


/
thé
,
p

in
/
riz
).

es technologies sont ég

lement mondi

lisées
(
surgél

tion
,
lyophilis

tion
,
c

rte à puce
,
domotique
,
f

bric

tion et robotis

tion d

ns
l

construction

utomobile et l


éron

utique
,
etc
.).
D
ns ce contexte l

gr

nde distribution

servi de diffuseur
,
de
promoteur de l

démocr

tis

tion des produits
,
des services et des
cour

nts mondi

ux

r

yons exotiques pour les p

ys occident

ux
,
produits l

itiers et e

ux minér

les pour l


sie
,
t

blettes et téléphones
port

bles
,
ch

ussures de sport
,
voy

ges à prix discount
,
etc
.

l est

1

oir le cl

ssement des m

rques glob

les d


nterbr

nd
.

12

intéress

nt de const

ter que d

ns les

nnées
1
9

0,
à l


ube de
l

intern

tion

lis

tion des distributeurs
,
bien souvent le respons

ble de
l

import

tion d

ns les centr

les d


ch

t des distributeurs
,
comme il
voy

ge

it souvent
,
ét

it ch

rgé de ré

liser les études pré

l

bles
concern

nt l

entrée d

ns un nouve

u p

ys
.

mondi

lis

tion se c

r

ctérise

ussi

1 -
p

r une libér

lis

tion des éch

nges et p

r leur développement
.

libér

lis

tion et l

enc

drement des éch

nges entre n

tions sont
m

inten

nt

dministrés p

r l


rg

nis

tion

ondi

le du

ommerce
(


)
1
qui

succédé en
1
99


u



(

ccord

énér

l sur les

rifs
D
ou

niers
),
org

nis

tion créée à l

issue de l

seconde guerre mondi

le
d

ns le but de fluidifier le commerce
.

es éch

nges prospèrent et explosent
.

insi
,
sur les cinqu

nte dernières

nnées
,
les éch

nges ont

ugmenté deux fois plus vite que le


mondi

l et sur les dix dernières

nnées
,
ils ont crû trois fois plus vite que
le


mondi

l
.
2 -
p

r un él

rgissement du choix proposé

ux consomm

teurs
.

n

ssiste d

ns les

nnées
1
9

0-1
99
0
à une vérit

ble explosion de l

offre
,
ce qui se tr

duit p

r un

ccroissement not

ble du nombre de références
proposées d

ns les liné

ires des gr

ndes surf

ces
.
D
ns les

nnées
1
9

0
un hyperm

rché présent

it de l

ordre de

0 000

2

lors qu

en
2 000
on

tteign

it cour

mment
9
0 000.
3
-
p

r une homogénéis

tion des styles de vie
.

rb

nis

tion croiss

nte
,
loisirs électroniques
,
téléphones mobiles
,
culte
de l

minceur
,
h

bitudes et problèmes liés à l

mode et à l


liment

tion
(

norexie
,
obésité
,
m

lbouffe
),
course à l

commodité
,
condition et
tr

v

il des femmes
,
redistribution des tâches

u sein du couple
,
revendi
-
c

tions ég

lit

ires
,
recherche d

économies d

énergie
,
réch

uffement
clim

tique
,
c

t

strophes n

turelles et événements politiques présentés en
temps réel
.

et ét

t de f

it
,
à l

fois c

use et conséquence de l

mondi

lis

tion
,
se
tr

duit pour l

industrie et pour l

distribution p

r des possibilités
nouvelles de diffusion intern

tion

le des produits

gricoles
(
fleurs
tropic

les
,
fruits à contre
-
s

ison
)
et industriels
(
électrodomestique et
tr

nsport
),
des services
(
c

rte de débit ou de crédit et c

rtes de fidélité

1

oir l

vidéo qui explique le rôle de l



(

orld

r

de

rg

niz

tion
)
http

//
www
.
wto
.
org
/
libr

ry
/
fl

shvideo
/
video
_
f
.
htm
?
id
9
&
displ

y

long
2



tock

eeping

nit
,
tr

duit en fr



is p

r référence t

ille x coloris

1
3

m

g

sins
)
et p

r une mondi

lis

tion des form

ts
(
développement des
hyperm

rchés et des
convenience stores
d

ns un nombre croiss

nt de p

ys
).


use et résult

nte de cette mondi

lis

tion
,
on observe un dévelop
-
pement s

ns précédent des groupes c

pit

listes d

ns les dom

ines
industriels et des services
,

ccomp

gné p

r une concentr

tion croiss

nte
d

ns l

plup

rt des secteurs

pétrole
,

utomobile
,

liment

ire
,
distribu
-
tion
,
hôtellerie et rest

ur

tion
,
téléphonie
,
communic

tion
,
etc
.
N
ous évoluons

ctuellement d

ns un c

dre économique où les
entreprises souh

itent

tteindre toujours plus de nouve

ux m

rchés

fin
de ré

liser des économies d

échelle et

b

isser

insi leurs coûts
.

es


nts mondi

ux s

efforcent d

uniformiser ou d


d

pter leur offre
industrielle à l

glob

lis

tion

u nive

u de l

production
,
des

ch

ts et de
l

logistique
.

concurrence s

exerce m

inten

nt d

ns un c

dre él

rgi
.

ur ch

que
m

rché il existe une concurrence loc

le et une concurrence multin

-
tion

le
.

l devient nécess

ire pour toutes les entreprises de croître

fin ne
p

s subir le h

ndic

p de l

t

ille
.

es entreprises de gr

nde distribution ont l

rgement p

rticipé à modeler
le c

dre du monde d

ns lequel nous évoluons
.

ousser un
«


ddie
»
est
devenu un comportement n

turel d

ns le monde entier
.
E
lles sont à l

fois l

c

use et l

conséquence des ch

ngements intervenus
.


est p

rce
qu

elles ont trouvé un terr

in f

vor

ble à leur développement qu

elles se
sont impl

ntées à l

étr

nger
,
d


bord en s

intern

tion

lis

nt puis en se
mondi

lis

nt
.

ous trouverez en

nnexe
1
le dét

il du contexte et des sign

ux qui
c

r

ctérisent
,
selon nous
,
le monde glob

lisé de
2012.
N
ous

vons
dég


,
de cette

bond

nce de f

its
, 2

tend

nces qui peuvent

voir un
imp

ct sur l

évolution du commerce et de l

distribution en termes
d


ssortiments
,
de form

ts et de services
.

1


ble

u
1

ontexte et princip

ux sign

ux de l

mondi

lis

tion

rques

onséquences

onctions

end

nces

roduits et ensei nes our l

typiques distribution
1.
D
és

stres clim

tiques
et fluctu

tions du prix

roduits
des m

tières premières d


utrefois ou

mport

nce de
2.

eurs

liment

ires
,
l


igsrsiucsuldteure
DEN
veniso

tlnné
,
e
,
li

néftioqrumet

t

igf
.
e

liment

tion principe de
préc

ution
,

griculture

ebnio

ilsosg

inqcuee
.
du

o

c

l

err
,
o
,
m


gdh

e

sîisnn

esnstbédi
.
oeet
etbio
produits
de
3
.
N
tur

lité
,
production
«
m

de in
»
.
m t
,
de loc

le

hséuvsehrit
.
et

o

hookdleset
--
E
sxstoerntsiimoenndtses

gr

n

.

ommerce éthique
,
consomm

tion ethnique et équit

ble

roduits h

l

l
,
r

.

ondi

lis

tiondescé

shiemre
,
d

e

t

r

cb

u
D

c
,
ok
,
spetérdhqoenudriiutéqi

gtuibselmsebesi
,
e
.
ot
,
h

bitudes

liment

ires r g
.
et de l

rest

ur

tion
r

pide

treet food

.

.

extiles n

turels et

e

t technology


p
,

h

ngements de

,
modes r

pides
.
D
éveloppe
-
ment
dÉeqlu

ippeemrseonntne

.
in

mtooeldnliedgiee

tlnittsse

tniuoensdel



eo


thonenemtéibqseu

isstk

enbtlsse
..

r

,
ui
&

ninq
,
lo
,
et cré

tion de
décontr

ctées cr

v

te
.
N
ike
,
t

todid

nouvelles
s
.
ch

înes
.

.

ogemen

priorité et

oloc

tion
.

ke
,

pportunités


bit

tion
9
.
rÉecfougneomiesd

énergie isol

nrtso
,
dsuilt

sires
,

mhisliupns
,
g
,
édc

oénneormgiiee
.
s
équipeemmeenntt
10.

mniprésence de é

o

limenpenseosb
,

estsce
.

o

meest
D

eupyot
,

onlsioéemàml

tion
du log l

électronique

u sein
du foyer consomm

tion conjoncture
.
11.

oute puiss

nce

rogression du
d


nternet

oogle
,
e
-
commerce et

nternet
.

cebook
,
du m
-
commerce
.

ommunic

tion
12.

ondi

lis

tion et

m

rtphones
.

witter
,
N
écessité de
et inform

tion inst

nt

néité de

code
.
N
oki

,
prise en compte
1
3
.
l


iénsfeo

rumx

tsioocin

ux

ppledessorcéise

ux

ux
.

ommerce d

ns
1

.

r

ins r

pides
,

vions les g

res et sur
gros porteurs et plus

vions de

oeing

les lieux de
économes
.
nouvelle
D
re

mliner
,
p

ss

ge
.
1

.

ongueur des temps génér

tion
.

3
20
N
eo
,

ommerce de
de tr

nsport domicile

r

nsports en

omb

rdier
.
proximité
,
-
tr

v

il
,

mélior

tion commun


lstom
,
ouvertures
des tr

nsports en métro
,
E
,

iemens
.
t

rdives
,
drives
.
commun tr

mw

y
,

élib
,

pportunité de
1

.

o
-
voitur

ge et n

vettes
.

utolib
.
cré

tion de
véhicules p

rt

gés nouve

ux
services


r

nsport

1


rques

onséquences

onctions

end

nces

roduits et enseignes pour l

typiques distribution
élect

riovnres

m

zon
,

g

sins en dur

ulture
1

.
c

u
o
l
o
t
g
u
le
r
l
e
is

tion
de l

ériieqsues
.


mpspuleng
,
et commerce
,

ollywood
,
électronique
et
1

.

éléch

rgements et

méric

ines
.

ollywood deviennent
-
loisirsémvoénndeim

leisn

ttsiocnultduersels

em

tr

tor

tibspliehètroteensse
..
s

ou

ubecompilréesm
.
en
D
ilymotion t

1
9
.

égimes

liment

ires
et médecines douces
.

uppléments
E
xtension de
20.

ulte de l

jeunesse et n

tluirmelesnte

tir

ensti
-





l
,
l

doiféftréeti

qpureos
,
dudiets
du bien être âge
.
E
ilor
,
régime
,

nté
-

e

uté
21.

ieillissement de l

ss
popul

tion

r

eitsro

intse
.
de

e

pthsoorn

,

sluipmpelnétm

iernets
.
s
22.

eur des épidémies
2
3
.

ouvement

nti
-

p

s et gyms

ervices à
t

b

c douces
.
domicile
.
2

.
d

ehsôdmip

lgôem

écsh
,
ôtrm

v

gielà

osoucvie

muxe
.
nts

mport

nce des

r

v

il temps p

rtiel

r

v

il

npow
N
b

osuvperi

xu
.
x
er
.
2

.

r

v

il à dist

nce et tempor

ire
.

inkedin produits et
nom

disme

ltr

port

bles services à créer
.
et t

blettes
.

3
-

es objectifs de l

ouvr

ge

e livre souh

ite remplir un triple objectif

1)

n

lyser l

histoire de l

intern

tion

lis

tion du commerce

2)
f

ire comprendre les princip

ux méc

nismes de l

mondi

lis

tion de l

distribution

3
)
proposer

ux

cteurs potentiels et

ctuels une str

tégie

d

ptée à leur
entrée ou à leur développement intern

tion

l
.

n

lyser l

histoire permet
,
à p

rtir de l

chronique des f

its et des
politiques suivies
,
de mieux comprendre les ét

pes
,
le c

r

ctère
inéluct

ble du phénomène de mondi

lis

tion
,
les réussites et les échecs
des distributeurs
.

ppréhender les méc

nismes présid

nt

u choix des p

ys
,
à l

détermin

tion des modes de présence
,
à l



lis

tion des impl

nt

tions
,
à l

gestion quotidienne
,

u développement et

u contrôle des
opér

tions
,

pour

mbition de présenter un guide opér

tionnel serv

nt à
f

ciliter l

intern

tion

lis

tion des distributeurs
.

1


ciliter les choix et les orient

tions str

tégiques
(
sélection et
équencement
1
)
des p

ys
,
modes de présence
,
choix des form

ts
s
d

introduction et de développement
,
positionnement des enseignes
,
conditions d


pplic

tion du multi
-
form

ts
...)
en

n

lys

nt les expériences
heureuses et m

lheureuses des

cteurs

fin d

en tirer des enseignements
propres à conduire logiquement à une optimis

tion des résult

ts
.

distribution n


p

s toujours été qu

lifiée de gé

nte
2
,
mondi

le ou
glob

le
.
E
lle est née modestement d

un commerce loc

l
,
de l

ét

l du
m

rch

nd
,
de l

échoppe de l


rtis

n
,
de l

boutique de l

mercerie ou du
m

g

sin de nouve

utés
.

e commerce

progressivement étendu son
emprise
,
g

gné en puiss

nce et en

mbition
.

e commerce loc

l est
devenu région

l puis n

tion

l

v

nt de f

ire le gr

nd s

ut d

ns l

inconnu
d

un intern

tion

l qui devient ch

que jour plus glob

l
.
N
ous

llons décrire et expliquer d

ns le ch

pitre
1
comment et pourquoi
le commerce loc

l est devenu distribution glob

le
.

E
nc

dré n°
1

éflexions à ro os de l


tl

s des

ondi

lis

tions
N
° hors
-
série

e

onde
-
 
ie
2010-2011

mondi

lis

tion est un hénomène très

ncien


histoire de l

mondi

lis

tion v

d


lex

ndre

e

r

nd à

rl

rx
,
en

ss

nt

r les rése

ux extensifs des missionn

ires reli ieux de différents
ordres
.

c
D
o

our réussir l

célèbre ensei ne de

st ood

uste const

mment les
roduits ro osés

ux cultures n

tion

les
.
D
écouvrir le monde

rois contr

intes ont oussé l

E
uro e à se l

ncer d

ns l

découverte du
monde

1

e cours très élevé des m

rch

ndises roduites et éch

n ées sur le
m

rché de l

em ire chinois
,
2)

e contrôle ottom

n sur l
 
éditerr

née
,

1

l f

ut entendre p

r
«
séquencement
»
l

chronologie d

entrée sur les m

rchés et
éventuellement le degré d

implic

tion d

ns le c

pit

l d

une co
-
entreprise
.
2

lm

rt
,
le le

der de l

distribution est
,

vec un chiffre d


ff

ires de

21
milli

rds

en
2010,
l

première entreprise mondi

le tous secteurs confondus
.

1

3

com étition r

euse des Ét

ts et des n

tions en voie de
constitution
.

ne m

xime
«

onn

ître le monde
,
c

est dé à le osséder à moitié
»

om

so


m

nell

en
1

9

.

mondi

lis

tion n

est

s l

occident

lis

tion du monde m

is
l

univers

lis

tion d

un oint de vue

rticulier sur le monde
.

ondi

lis

tion de l

économie

our ré ondre

ux besoins d

économiser l

éner ie
,
le tr

et

h

n h

i
-

otterd

m ui se f

is

it en
2 000
en

ours
,
se f

it

u ourd

hui en

0
ours
,
m

is à vitesse réduite
.

ommunic

tion et mondi

lis

tion

mess

erie électroni ue
 
r

ît en
1
9

2
et

nternet en
1
99
0.

es tr

ns orts

ccom

nent l

mondi

lis

tion
.

ls en constituent l

é ine
dors

le
.

es freins à l

mondi

lis

tion

u

e
siècle l

mondi

lis

tion fonctionne d


bord comme l

inté r

tion
concurrentielle des r

nds ôles


nion
E
uro éenne
,

EN

,

E

N
.

is les firmes tr

nsn

tion

les se heurtent de lus en lus à de
nouvelles résist

nces
,
du f

it de l

émer ence d

une o inion ubli ue
mondi

le réticente à l




ntissement des r

cines loc

les ou ethni ues
.

e monde et l

démo r

hie

moitié de l

o ul

tion mondi

le

milli

rds vit d

ns six

s
seulement

hine
,

nde
,
Ét

ts
-

nis
,

ndonésie
,

résil et

kist

n
.

e ères

ootb

ll
,
eux

l m i ues
,
musi ues
,
séries
 
méric

ines
,
etc
.
sont
des éo
-
indic

teurs des erm

nences et des tr

nsform

tions du monde
.

m

ct

es déloc

lis

tions ne sont

s à cr

indre en

r

nce elles ne
re résenter

ient ue
0,
3
%
de l

erte

nnuelle brute d

em lois
industriels

l

roduction de ce ui eut être im orté à moindre coût
n


ur

it

s de r

ison d

être m

intenue sur le territoire


ouvements

ro ression du tourisme intern

tion

l est le si ne du désir de
découvrir ce ui est différent de chez soi
.
E
lle est inscrite à l

fois d

ns l

démo r

hie mondi

le et d

ns l


mélior

tion des conditions de vie d

une
l

r e

rtie de l

o ul

tion mondi

le
.



ccroissement de l

mobilité des o ul

tions est un hénomène
m

jeur de l

mondi

lis

tion
.

1


ood d


illeurs

oll wood et
N
oll wood
N
i eri

ont su se t

iller des em ires d

ns leur
ré ion
.
D
émo r

hie
E
n m

tière de fécondité l

mondi

lis

tion

sse d

un ré ime à forte
mort

lité ui nécessite une forte fécondité our ue l

o ul

tion se
m

intienne
,
à un nouve

u ré ime où
,
râce

ux succès rem ortés sur l

m

l

die et l

mort
,
deux enf

nts suffisent
.

mille

f

mille reste l

cellule de b

se m

is intè re l

f

mille
«
nouvelle
formule
»


cs
,
vie en
«
succession de cou les
»
,
vie

vec enf

nts s

ns

ucune form

lis

tion
,
recom osition
,
homosexuels
,
etc
.

ourt

nt l

montée de l

individu

lisme en dessous de u

r

nte

ns se retrouve d

ns
l

lu

rt des

s
.

liment

tion

es r

cines hum

ines restent

ccrochées

u désir

liment

ire

le
renouve

u des

rdins ouvriers
,
le succès des m

rchés de lein

ir
,
des
roduits bio
,
en sont les témoins
.

même

no lie our tous
.

ni lo

«
D

un

s à l


utre nos collections sont les mêmes

seules les cou es et les
t

illes sont

ustées en onction des mor holo ies
»


e renouve

u du luxe chinois

ermès l

nce en

hine s

m

r ue

h

n

i

ui s


uie sur l

culture
,
l

esthétisme et le renouve

u du s

voir
-
f

ire chinois
.

ndividu

lisme terroriste

e c

r

ctère mondi

lisé du
D
ih

d est d

v

nt

e lié à l

communic

tion
.

e sont lus souvent des initi

tives ersonnelles u

une

rmée
comm

nditée

r

en

den
,
uis ses successeurs
.

erte de ouvoir

es Ét

ts
-

nis se sont cru dé osit

ires d

une voc

tion universelle
.

ne
civilis

tion fondée sur le libre m

rché
,
les droits de l

homme
,
une
cert

ine démocr

tie
.

b

m

rend conscience ue
«
end

rmer
»
le
monde est hors de s

ortée
.



ccident n

est lus le centre du monde
.
D
ésir et ré

lités


économie chinoise n

est

s le m

rché ouvert ue les

ccident

ux

v

ient

elé de leurs v
œ
ux
.
E
lle est indissoci

ble d

une oliti ue de
con uête des m

rchés extérieurs et de l

recherche des ressources et des
m

tières premières
.

1
9


eloc

lis

tion

eneviève

ethu

reloc

lisé s

roduction en

r

nce c

r elle ne ouv

it
lus f

ire f

ce

ux roblèmes de u

lité
,

u non res ect des c

hiers des
ch

r es et à l


u ment

tion des s

l

ires
.
D
n er
D
es b

rrières s

éri ent com ris les tent

tives de restriction des
éch

n es virtuels u

nd èse le sou çon d

n d

n er

immi r

tion
,
u

uvreté
,
terrorisme
,
discrimin

tion ethni ue
.

rontières

révolution des tr

ns orts et des mo ens de communic

tion

deux
effets

elle donne un cou de vieux à l

m

téri

lité des frontières et elle
ousse les Ét

ts et les ouvernements à modifier leur r

ti ue de l

souver

ineté et du contrôle territori

l
.

ous
-
tr

it

nce

es
N
sont entrées d

ns l

ère du sou çon

édecins

ns

rontières

bud et



illions d

E
uros
.
E
lles ris uent de se
tr

nsformer en
«
sous
-
tr

it

nts
»
des oliti ues menées

r leurs b

illeurs
Ét

ts
,
E
,
N
,
etc
. .
Éduc

tion

l

lus d

étudi

nts d

ns les

s en voie de dévelo ement
E
xem le


esotho
, 12%
de l

o ul

tion ue d

ns les

s
industri

lisés

,

% .

étiss

es reli ieux
N
otre é o ue est devenue celle des métiss

es en m

tière de reli ions
.

m tômes

remier s m tôme de l

mondi

lis

tion

nous

vons ris conscience ue
nous ne formons u

une seule terre
.
D
euxième s m tôme

les Ét

ts
sont de moins en moins souver

ins sur leur territoire
.

e sont les

ourses
,

icrosoft
,

l
-

id

,
les sectes
,
les mouvements reli ieux ui
sont tous tr

nsfront

liers
.

echerche d

identité

e rôle des individus est fond

ment

l
.

lus l

on boit du

oc

-

ol

,
lus
l

on orte des e

ns
,
lus l

on est d

ns un monde d


non m

t

lus les
ens se ressemblent
,
lus ch

cun cherche à trouver une identité
.

20




E
1


n commerce loc

l qui devient n

tion

l

«

e commerce est une

ctivité dont le but est d

être

u service des clients


e
succès d

ns ce secteur implique de bien comprendre les besoins et les

spir

tions des consomm

teurs
,
de s

tisf

ire et même de surp

sser leurs

ttentes en propos

nt des produits en ph

se

vec leur temps et un service
-
client
de qu

lité

»
(

h

rte de

oot

ocker
)

1 -

e développement n

tion

l du commerce

1.1 -

n commerce loc

l

e commerce existe à p

rtir du moment où une personne éch

nge un
bien ou un service

vec une

utre personne
.

utrement dit le commerce
remonte à l

nuit des temps
.

e commerce est à son origine
,
d


bord loc

l et de f

ible t

ille
(
p

r
exemple un empl

cement sur un m

rché
).


homme est p

ssé d

une vie de nom

de à une vie sédent

ire
.


est à ce
moment que sont

pp

rus les premiers signes du commerce

celui du
troc
.
D
éjà à

yblos
,
berce

u de l

écriture

u troisième millén

ire

v

nt

ésus
-

hrist
,
les hommes qui posséd

ient un bien en surnombre
propos

ient de l

éch

nger
,
de le troquer contre d


utres denrées
.

ujourd

hui encore sur les m

rchés

fric

ins
,
et même d

ns des p

ys
comme l
 
r

nce ou les Ét

ts
-

nis
,
les

griculteurs viennent vendre leur
production

ux vill

geois et

ux touristes
.

orsque le succès est

u rendez
-
vous le commerç

nt pense à él

rgir son
ét

l
,
à proposer d


utres m

rch

ndises
,
ou à ouvrir un

utre point de
vente qui ser

génér

lement tenu p

r un membre de s

f

mille
.


histoire de
 
mith
1
qui commence en
1

9
2
p

r l

ouverture d

un
modeste kiosque à journ

ux est p

rticulièrement exempl

ire c

r
,
dès
cette d

te
,
le cré

teur et s

femme pensent déjà à l

ouverture d

un
m

g

sin de livres et p

peterie sous l

même enseigne
.

1

our

ller plus loin consulter l

histoire de
 
mith à l


dresse

http

//
www
.
whsmithplc
.
co
.
uk
/

bout
_
whsmith
/
history
_
of
_
whsmith
/


énér

lement le commerce tr

ditionnel est un commerce spéci

lisé tenu
p

r un producteur ou p

r un

rtis

n
.

eu à peu
,
et grâce à l


pp

rition de
l

monn

ie
,
synonyme de l

f

cilité d

éch

nge
,
cert

ins d

entre eux
deviennent des négoci

nts
,

chet

nt des denrées pour les revendre
.

rce que le commerce est le reflet d

une production

gricole ou

rtis

n

le loc

le
,
il engendre l

spéci

lis

tion
(
E
lbeuf

les dr

ps
,

illedieu
-
les
-

oêles

l

din

nderie
1
,

rgenteuil

les

sperges
,
N
yons

les
olives
,
etc
.).

À
p

rtir des gr

ndes découvertes
,
tout en rest

nt loc

l
,
les commerç

nts
doivent prendre en compte l

existence de nouvelles denrées produites
d

ns d


utres p

ys
,
p

rtir à leur recherche et créer

insi des routes et des
ét

pes d


pprovisionnement
(
route de l

soie
,
route du sel

u

h

r

,
route des fourrures de

c

ndin

vie
...)
2
.

es commerces loc

ux peuvent se r

ssembler pour former des rues
commerç

ntes
,
des m

rchés spéci

lisés ou multi
-
spéci

lisés
.

u

e
siècle à
E
do
,

u

pon
,
regroupés p

r leur

hogun
,
les commerç

nts sont

brités sous un même toit où ch

que m

rch

nd vend ses biens
.

e commerce loc

l s

enrichit

ussi p

r les négoci

tions
,
non seulement

vec des clients consomm

teurs m

is

ussi

vec les tr

nsform

teurs
.

l
revend

insi des produits qui ont été

méliorés
,
ce qui génère de l

v

leur

joutée
.

ert

ins potiers vendent en grès brut à des décor

teurs qui les
ornent
.



ncêtre du

2

somme toute



urb

nis

tion g

lop

nte et l

fin des corpor

tions en

r

nce vont
l

rgement écl

irer les conditions de l

cré

tion p

r

ristide

oucic

ut du

on

rché en
1

2,
le premier gr

nd m

g

sin
.

ette nouvelle forme de
commerce loc

l déspéci

lisé ir

jusqu

à servir d

ns un

ris en pleine
croiss

nce démogr

phique plus de
1

000
clients p

r jour p

r
3
.

00
employés sur

0 000
m
2
de vente divisés en

r

yons différents
.

1.2 -
D
u commerce loc

l

u commerce région

l
À
l

croisée des

xes nord
-
sud
(

elgique
-

éditerr

née
),
et est
-
ouest
(

hén

nie
-

e

uce
)
et dès le

e
siècle à

rovins
,
puis d

ns d


utres villes
de

h

mp

gne se tiennent des foires qui durent six sem

ines et
permettent les éch

nges et le croisement des goûts
.


usqu

à l
 
évolution

r



ise
,
l
 
r

nce est org

nisée en corpor

tions
.

1

our

ller plus loin consulter le site http

//
www
.
ot
-
villedieu
.
fr
/
metiers
-

rt
.
htm
2

oir
«

es

outes du commerce de l


ncien monde
»

tl

s des mondi

lis

tions

vie
/

e

onde p
.

1.

22


ous l

influence des

hysiocr

tes
1

«

issez f

ire les hommes
,
l

issez p

sser
les m

rch

ndises
»
(

uesn

y
2
),
du

ouriérisme
3
,
les libér

ux considèrent
que l

org

nis

tion des métiers en corpor

tions constitue un frein à
l

innov

tion et à l

investissement
.

À
p

rtir du milieu du

e
et

u début du

e
,
le commerce prend une
plus gr

nde dimension
,
il devient région

l sous les effets conjugués de
l

urb

nis

tion
,
de l


mélior

tion des moyens de tr

nsport
,
de
l


ccumul

tion de richesses et de son coroll

ire l

p

uvreté ouvrière
.

D
e l

misère industrielle v

n

ître un mouvement de défense qui donne
n

iss

nce

ux premières coopér

tives de consomm

teurs
.

e

ommerce

éridique et

oci

l en

r

nce
(1
3
)

,
les Équit

bles

ionniers de

ochd

le
,
en

r

nde
-

ret

gne en
1

,
sont les exemples les plus
souvent cités pour r

conter les débuts des coopér

tives
.

ette

nnée
-

,
vingt
-
huit tisser

nds de

ochd

le pris en ten

ille entre leurs p

trons
,
qui
fixent leurs s

l

ires
,
et des commerç

nts
,
qui fixent le prix des denrées de
leur subsist

nce
,
se cotisent pour créer d

ns une réserve

nnexe à un
entrepôt l

première boutique coopér

tive
.

ls peuvent

insi se procurer
à prix coût

nt qu

tre produits de b

se
(
f

rine
,
flocons d


voine
,
beurre et
sucre
)
nécess

ires à leur survie
.
E
n

r

nce les principes de l

coopér

tion font leur chemin et de
nombreuses coopér

tives région

les sont créées
.
E
lles éprouvent même
le besoin de se regrouper

u nive

u n

tion

l en cré

nt en
1
9
12
l
 N


(

édér

tion
N
tion

le des

oopér

tives de

onsomm

teurs
).

es coopér

tives se multiplient en
E
urope et même

u

pon

.


idée soci

le de l

coopér

tive donne ég

lement lieu à d


utres
initi

tives
,
et tout p

rticulièrement à l

cré

tion du mouvement

1
À
propos des physiocr

tes vous pouvez consulter l


dresse suiv

nte

http

//
fr
.
wikipedi

.
org
/
wiki
/

hysiocr

tie


issez
_
f

ire
_
les
_
hommes
.2

_
l

issez
_
p

sse
r les m

rch

ndises
_ _
2

our

ller plus loin

ller à l


dresse
http

//
www
.
wikiber

l
.
org
/
wiki
/

r

nçois
_
uesn

y
3

oir l


rticle de

ikipédi

à l


dresse suiv

nte

http

//
fr
.
wikipedi

.
org
/
wiki
/

h

rles

ourier
_


our comprendre les conditions de l

cré

tion de cette coopér

tive consulter le site
http

//
lyon
1
9
.
c

n

lblog
.
com
/

rchives
/1
3
___
le
_
commerce
_
veridique
_
et
_
soci

l
/
ind
ex
.
html


our

ller plus loin vous pouvez visiter le site de l
 N


http

//
www
.
fncc
.
coop
/
historique
.
cfm


our en s

voir plus à propos des

eik

tsu club

ller à l


dresse suiv

nte

http

//
fr
.
wikipedi

.
org
/
wiki
/

eik

tsu

lub
_

2
3

succurs

liste
.

n considère que l

n

iss

nce du succurs

lisme remonte à
1

9

ux Ét

ts
-

nis

vec l

cré

tion de l

ch

îne

re

t

cific

nd

tl

ntic

omp

ny
.
E
n

r

nce
,
on considère que le mouvement

été
initié en
1

p

r Étienne

es

ge qui fonde les Ét

blissements
Économiques des

ociétés

utuelles de l
 
ille de

eims
1
suivis p

r de
nombreux

utres succurs

listes not

mment d

ns l

E
st de l
 
r

nce
.

m

jorité des exemples cités plus h

ut se r

pportent

u commerce

liment

ire
.

is le succurs

lisme

existé de l

même m

nière d

ns le
dom

ine de l

équipement de l

personne puis celui de l

m

ison
.
(

h

ussures


t


1

9

,

ndré

1
9
0
3
,

&


1
9
11).

l est intéress

nt
de noter que le succurs

lisme se développe d

ns l

histoire lorsque les
crises poussent les clients à chercher à

cquérir
,
p

r tous les moyens
,
des
biens cour

nts à un meilleur prix
.

es b

s prix sont obtenus p

r cette
forme de commerce région

l
,
p

r l

m

ssific

tion des

pprovision
-
nements
,
p

r l


mélior

tion de l

logistique
,
p

r l

st

nd

rdis

tion du
m

g

sin et de l

présent

tion des m

rch

ndises
.

1.
3
-
D
u région

l

u n

tion

l

es gr

nds m

g

sins p

risiens qui sont presque tous nés d

ns l

seconde
moitié du

e
siècle se l

ncent à l

conquête de l

province

vec pour
objectif de couvrir le territoire n

tion

l
.
«

es
N
ouvelles

leries
»
,
«

ux
D
mes de

r

nce
»
,
«

es

g

sins

éunis
»
,
multiplient les ouvertures d

ns les gr

ndes villes de province
.

insi les
N
ouvelles

leries qui ont vu le jour en
1

,
ouvrent de
nombreuses succurs

les dur

nt l

seconde moitié du

e
siècle et le
début du

e
siècle


ille
(1
3
),

orde

ux
(1

9

),

int
-
E
tienne
(1

9

),

hâte

uroux
(1

99
),

vignon et

int
-

uentin
(1
9
1

).

es
N
ouvelles

leries compteront jusqu

à
9
2
m

g

sins
(
et
3
fr

nchises
).

is victimes d

une puiss

nce d


ch

t insuffis

nte p

r
r

pport à l

concurrence
,
et d

une hétérogénéité de leur p

rc m

g

sins
,
elles sont r

chetées p

r les

leries

f

yette en
1
99
1.
«

ux
D
mes de

r

nce
»
créées en
1

9

sont

u début du

e
siècle le
princip

l concurrent du

rintemps et des

leries

f

yette
.

ette enseigne qui

v

it réussi à être présente d

ns une soix

nt

ine de
villes de province
,

ll

it conn

ître le même sort que son concurrent

es
N
ouvelles

leries
.
E
lles sont

ussi reprises p

r les

leries

f

yette en
1
9
3
.

1

ur l

origine du succurs

lisme en

r

nce consulter le site http

//
www
.
leroy
-
goulet
-
turpin
.
com
/
index
.
php
?
p

histoire

2


es succurs

listes

liment

ires deviennent plus puiss

nts
.

insi entre
1
9
1

à
1
9
1
9
le nombre de succurs

les


sino p

sse de

0
à
1000.


entreprise est

lors présente d

ns
2

dép

rtements
.

es
D
ocks de

r

nce créés en
1
9
0

se sont bien développés
,
surtout p

r
croiss

nce externe

u cours de leurs qu

tre
-
vingt
-
dix

ns d

existence
.

ls
ont fin

lement été r

chetés p

r

uch

n en
1
99

.

ux Ét

ts
-

nis
,

roger créé en
1
3
se déploie r

pidement sur le
territoire

méric

in
.

insi en
1
9
3
0
l

entreprise compte

00
m

g

sins
m

lgré l

fermeture
,
à c

use de l

crise
,
de

00
succurs

les
.

&

1
,
qui à son origine
,
vend

it uniquement du thé
,
ouvre en
1
9
12
son
premier m

g

sin discount d


liment

tion génér

le
.

ette enseigne v

conn

ître un développement fulgur

nt

1

00
m

g

sins en
1
9
1

et
1
3
9

1
en
1
9
2

.


onscients des difficultés économiques de l

fin des

nnées
1
9
20
et des

nnées
1
9
3
0,
les gr

nds m

g

sins fr



is développent les m

g

sins
popul

ires
,
un concept importé des Ét

ts
-

nis
.

es
N
ouvelles

leries créent

niprix en
1
9
2

,

e

rintemps crée

risunic en
1
9
3
1,
les

leries

f

yette créent

onoprix en
1
9
3
2.

es gr

nds m

g

sins et les m

g

sins popul

ires ess

iment non seulement
en métropole m

is ég

lement d

ns tout l

empire coloni

l fr



is
(

frique du
N
ord
,

frique Équ

tori

le

r



ise
,

frique

ccident

le

r



ise
,

d

g

sc

r
,

ndochine
,

roche
-

rient
,
etc
.).

es
mouvements de l

métropole vers l

empire peuvent être considérés
comme les prémices d

une intern

tion

lis

tion
.

ux Ét

ts
-

nis et en
E
urope
,

u cours du

e
siècle des form

ts
nouve

ux se créent ou se développent n

tion

lement

supérettes en
libre
-
service
(1
9
1

)
superm

rchés
(1
9
3
0),
h

rd discount
(1
9

),


sh



rry
(1
9

0),
hyperm

rchés
(1
9
3
).

insi le superm

rché inventé p

r

ich

el

ullen conn

ît un
développement import

nt outre
-

tl

ntique
 9

superm

rchés en
1
9
3
,
1200
en
1
9
3
et
1

000
en
1
9

0.

E
n
1
9

2,

lm

rt
2
qui

ouvert son premier m

g

sin d

ns l


rk

ns

s
,
commence à conquérir ét

t p

r ét

t le territoire

méric

in
.

l f

udr


ttendre
1
99

pour que le gé

nt

ctuel du commerce mondi

l couvre les

1

oir http

//
en
.
wikipedi

.
org
/
wiki
/

he
_
re

t
_

tl

ntic
_
%2

_
cific
_
e
_

omp

ny
2
E
n
200

,
le gé

nt mondi

l de l

distribution

ch

ngé son logo
.

on nom s

écrit
m

inten

nt

lm

rt en un seul mot et non plus

l
*

rt en deux mots comme

up

r

v

nt
.
N
ous

vons pris le p

rti
-
pris de toujours écrire

lm

rt en un seul mot
,
même lorsque nous évoquons des f

its

ntérieurs à
200

.

2

cinqu

nte ét

ts
.

ujourd

hui encore
,
l

présence de

lm

rt reste
m

rgin

le d

ns le
N
ord
-
E
st des Ét

ts
-

nis
,
ce qui l

isse une m

rge pour
un futur développement n

tion

l
.

E
nc

dré n°
2

ommerce et distribution


u delà des mots

E
n fr



is
,
les termes de commerce et de distribution véhiculent des
idées différentes
,
même si
,
d

ns de nombreuses circonst

nces
,
le mot
distribution est utilisé comme s non me de commerce
.

i on se réfère à l

définition de l
 N
omencl

ture d


ctivités

r



ise
,
le
commerce est l


ctivité de revente en l

ét

t
,
s

ns tr

nsform

tion de
roduits

chetés à des tiers
.

ette

ctivité ouv

nt inclure our des
r

isons histori ues

rce ue be

ucou d

é iciers conditionn

ient les
roduits reçus en vr

c

huile
,
vins
,
f

rine
,
c


,
lé umes secs
,
etc
.
uel ues o ér

tions

nnexes telles ue le conditionnement
.

rob

blement

rce ue cette définition ét

it tro restrictive
,
en
1
99
3
,
le
ch

m du commerce

été él

r i not

mment

u commerce et à l



r

tion

utomobile à l

fois commerce et service
.

ch

rcuterie
,
l

boul

n erie
-
âtisserie et les services à c

r

ctère
commerci

l coiffure
,
bl

nchisserie
,
teinturerie
,
c

fés hôtels et
rest

ur

nts ui éch

ent

u sens strict

u ch

m du commerce
,
sont

ssociés our les st

tisti ues du commerce
.

distribution eut être définie comme l

ensemble des tr

ns

ctions et
des o ér

tions nécess

ires à l

écoulement des biens et des services de uis
leur roduction us u

à leur consomm

tion et même
,

rfois
,
à leur
rec cl

e
.

distribution com rend donc l

m

nutention
,
le stock

e
,
le tr

ns ort
,
l

vente
,
uelle u

en soit s

forme et l


rès
-
vente
.

lors ue le commerce se concentre sur l
'
idée de revente en l
'
ét

t
,
l

distribution insiste sur l
'
idée d
'
écoulement
.


i on souh

ite m

inten

nt

n

l ser ces deux conce ts d

ns une
ers ective histori ue et r

ti ue
,
il est ossible de résumer

insi ce
déb

t de terminolo ie
.
E
n

r

nce
,
à

rtir des

nnées
1
9

0,
le commerce de dét

il se modernise
.

n voit
 
r

ître un commerce u

lifié de
«
moderne
»
c

r

ctérisé

r
ses f

ibles m

r es
,
ses fortes rot

tions et surtout

r l

vente en libre
-
service
.

2


es rofessionnels utilisent

lors volontiers le terme
«
commerce
moderne
»
.
À

rtir des

nnées
1
9

0,
à côté du mot commerce
,
on voit
 
r

ître le
mot distribution our dési ner le commerce de m

sse des biens de
r

nde consomm

tion
.
Édou

rd

eclerc en

el

nt ses m
 
sins
«
centres distributeurs
»
n

est rob

blement étr

n er à l


do tion

r le
r

nd ublic et les rofessionnels du terme
«
distribution
»
comme
s non me de commerce
.

u ourd

hui on réserve cour

mment le mot
«
commerce
»
our les
c

n

ux de vente des roduits de luxe com ris les r

nds m
 
sins ou
lors u

on souh

ite

rler de dét

ill

nts de f

ible t

ille et le mot
«
distribution
»
ou
«
r

nde distribution
»
lors u

on

rle
d

h erm

rchés
,
de su erm

rchés
,
de r

ndes surf

ces s éci

lisées ou
même de ch

înes de m
 
sins de lus f

ible t

ille
.

D
ns l


vis du

onseil économique et soci

l
«

onsomm

tion

ommerce et

ut

tions de l

société
»
1
les r

pporteurs présentent une
vue de l

évolution des form

ts de m

g

sins
.
N
ous

vons complété le
schém

figur

nt d

ns ce r

pport en y introduis

nt le e
-
commerce
(
voir
schém


1,
ci
-
dessous
).

1

oir
«

onsomm

tion
,
commerce et mut

tions soci

les
»

ourn

l officiel
,

nnée
200

,

undi

m

rs
200

.

2


chém

1 -
Évolution des différentes formes de commerce


e gr

nd m

g

sin


e m

g

sin popul

ire


es gr

ndes surf

ces
spéci

lisées
(

)


boutique



hyperm

rché


e commerce
électronique


e succurs

lisme

liment

ire


e superm

rché


e m

xi
-
discompte


u début ét

it l

boutique
.

uis
,
comme nous l


vons vu
,
à p

rtir de l

deuxième p

rtie du

e
siècle se sont développés les gr

nds m

g

sins et
les succurs

les

liment

ires
.

ors de l

crise de
1
9
2
9
,
les gr

nds m

g

sins ont su s


d

pter à l

situ

tion économique du moment en ouvr

nt des m

g

sins popul

ires
qui propos

ient des

rticles non
-

liment

ires d

us

ge cour

nt à f

ible

2

prix et qui génér

ient en conséquence de f

ibles m

rges m

is de fortes
rot

tions
.

e superm

rché
,
né d

ns les

nnées
1
9
3
0

ux Ét

ts
-

nis
,

été
développé en

r

nce

près l

deuxième guerre mondi

le p

r des
«
succurs

listes
»
comme

oulet
-

urpin ou
D
ocks de

r

nce



hyperm

rché est une innov

tion fr



ise de
1
9
3
.

l résulte du
croisement du m

g

sin popul

ire qui vend

it à cette époque
essentiellement des m

rch

ndises génér

les
,
et du superm

rché
succurs

liste
,
form

t à très forte domin

nte

liment

ire
.

e r

pprochement de deux f

milles
,
l

une spéci

lisée d

ns l


liment

ire
(


din
-
D
efforey d

ns l


in
),
l


utre d

ns les m

rch

ndises génér

les
(
f

mille

ournier à

nnecy
),

donné n

iss

nce

u concept nouve

u

lli

nt m

rch

ndises

liment

ires et non
-

liment

ires
,
vendues sous un
même toit à prix discount
.
D
ns le dom

ine non
-

liment

ire l

hyperm

rché

été

tt

qué à p

rtir des

nnées
1
9

0
p

r les

(
gr

ndes surf

ces spéci

lisées
)
issues des
groupes d

hyperm

rchés eux
-
mêmes
,
comme

uch

n
(
D
ec

thlon
,

eroy
-

erlin
,

i

bi
)
ou

enty
-


thi

rd
(

o

port
),
soit ém

n

nt
d

entreprises tot

lement indépend

ntes

D
rty
,

oys
«

»

s
,

ke

,
etc
.
D
ns le dom

ine

liment

ire
,
à p

rtir de l

fin des

nnées
1
9

0
l
 
r

nce

vu se développer les
h

rd discounters
fr



is
,
esp

gnols et surtout

llem

nds
,
qui
,
eux

ussi
,
ont commencé à concurrencer les
hyperm

rchés p

r leurs prix très b

s rendus possibles p

r une logistique
économique qui permet des m

rges f

ibles
,
m

is toutefois suffis

ntes
pour f

ire vivre l

enseigne
.
À
l

fin des

nnées
1
99
0,
l

e
-
commerce commence à

pp

r

ître
concurrenç

nt à son tour les hyperm

rchés
.

ert

ins ont ré

gi soit en
r

chet

nt des
pure pl

yers
comme

discount repris p

r


sino
,
soit en
cré

nt leur propre fili

le d

e
-
commerce
, (

our

p

r

or

,

oshop p

r

romodès
).

E
nc

dré n°
3

omment

romodès est p

ssé du région

l

u n

tion

l


romodès
,
issu de l

fusion de deux grossistes

liment

ires plus que
centen

ires
,

vu le jour à


en en
1
9

1 (
l

même

nnée que

lm

rt
).

e s

voir
-
f

ire des deux f

milles fond

trices


lley et
D
uv

l
-

emonnier repose

lors sur les

ctivités tr

ditionnelles d

un grossiste

les

ch

ts
(
y compris l

embouteill

ge du vin et l

torréf

ction du c


),
m

is

2
9

surtout sur leur c
 
cité à créer des ch

înes volont

ires our les é iciers
indé end

nts
.

l s


it de ro oser à des ro riét

ires de m
 
sins
,
non seulement une
ensei ne commune




liment

tion

oderne

ndé end

nte
,





rou ement d


ch

t de l
 
nche
,
EE

É icerie

oderne
Économi ue
,

é

é
,
le remier rou ement intern

tion

l de ch

ines
volont

ires
,
m

is

ussi
,
et surtout
,
une

ssist

nce com lète
.

ette

ide
«
à tiroir
»
com rend

une étude de m

rché
,
un com te
d

ex loit

tion révisionnel
,
un l

n de fin

ncement
,
le suivi de l

construction du m
 
sin et de son é ui ement
,
un l

n d


ssortiment
,
une oliti ue de rix et d


nim

tion commerci

le
,
et enfin l

sélection du
ersonnel
.

end

nt l

construction
,
le futur ex loit

nt suit un st

e de form

tion
,
formule ui

d


illeurs été re rise lus t

rd

r les

entres

eclerc
,

nterm

rché
,

odec et

nico
.


indé end

nt tire donc les tiroirs u

il souh

ite et

e des commissions
sur le chiffre d


ff

ires dont le t

ux dé end des services rendus
.
D
ns les

nnées
1
9

0
le but our

romodès est d


rriver à concurrencer
les succurs

listes

lors
«
triom h

nts
»
.

l commence à se roder d

ns s

ré ion norm

nde uis entre rend d

ns
les vin t

ns ui suivent un dévelo ement en t

che d

huile
.

our bien com rendre le fonctionnement du succurs

lisme

romodès
rend en
1
9

2
une

rtici

tion d

ns l
 N


ociété
N
ord
-

uest
d


liment

tion
.


o ér

tion est ré étée d

ns d


utres ré ions



Économie

retonne et



uit

ine en
1
9

,
uis en
1
9

,



nion de

holet
,


Étoile de
l


uest à

hou

rs
,
our se terminer en
1
9

9

r les
D
ocks

rdenn

is et
le r

ch

t du ionnier rémois du succurs

lisme
,

oulet

ur in
.

our ch

ue entre rise ou ré ion l

rocédure est l

même

1
re rou er les

ch

ts

u sein de l

centr

le de

romodès

fin de
bénéficier d

un effet volume

2
réor

niser l

lo isti ue d

entre ôts selon des normes vérifiées à titre
d

exem le un entre ôt de fruits et lé umes ne eut se ustifier u


vec

u
minimum

0 000
tonnes

r

n et ne eut

s livrer

u
-
delà d

un r

on
de
100
km
.

out ce ui est hors normes est

b

ndonné
,
re rou é ou
sous
-
tr

ité
.
3
fermer les m
 
sins non rent

bles
.

ro oser à ch

ue ér

nt m

nd

t

ire succurs

liste de devenir
ro riét

ire
.

ls sont

idés

r des rêts destinés à

c uérir un fonds de
commerce et même quelquefois les murs
.

3
0


es ér

nts r

chètent souvent le m
 
sin u

ils ont tenu en t

nt ue
ér

nt m

nd

t

ire et our le uel

lors ils ne cess

ient de récl

mer du
ersonnel su lément

ire
,
des stocks su lément

ires
,
et des rix lus
b

s
.
E
n

ss

nt
«
à leur com te
»
,
l

dém

rche est tot

lement différente

réduction du ersonnel
«

n f

it tr

v

iller l

r

nd
-
mère

»
,
on c

lcule
les stocks

u lus uste
,
on s

it comment

u menter les m

r es

et le
chiffre d


ff

ires eut

insi croître de

0% 

n crée des unités lus r

ndes

su erm

rchés et lors ue c

est ossible
un h erm

rché
.

insi
,
à l

issue de cette ériode
,
le rése

u est devenu lus homo ène et l

rent

bilité est

ssurée
.

is l
 
r

nce n

est couverte u

à moitié

u nord
de l


xe

i

rritz
-
N
nc
.
D
ns un second tem s
,
our

ller lus vite en ne mobilis

nt

s tro de
c

it

ux
,
on rocède

r

ffili

tion de rossistes

liment

ires d

ns les
ré ions non encore occu ées
.

el

ne se

sse

s s

ns difficultés

les derniers succurs

listes se
défendent
,
les rou ements d

indé end

nts comme

eclerc se
dévelo ent
,
un rou ement rossiste concurrent
«
D
isco
»
co ie l

str

té ie de

romodès
,
les h erm

rchés

nent du terr

in
.

utre obst

cle
,

rès

ierre

ou

de
,
c

est

ér

rd
N
icoud ui monte les
etits commerç

nts contre le
«
commerce inté ré
»
.

l ré ces difficultés
,
en
1
9

,
u

torze

ff

ires indé end

ntes sont

ffiliées à

romodès
.

rmi celles
-
ci citons l


llobro e et

rovenci

en

voie
,

ocordis en

orse
,

bru ère à

âcon
,

roussou à

éziers
,
D
oux à
D
x
,

ol

di à


rc

ssonne et

rl

ud à

on
.

râce à cette oliti ue d


ffili

tion l
 
rtie sud de l


xe

i

rritz
-
N
nc
est m

inten

nt couverte
.

utre l


ffili

tion des rou es

ux centr

les de

romodès c

est tout un
rése

u de fr

nchises multi
-
form

ts ui se dévelo e

m
 
sins de
roximité

à

uit
,
su érettes

ho i
,
su erm

rchés

h

m ion
,
c

sh

nd
c

rr

romoc

sh et h erm

rchés

ontinent
.
D
u région

l norm

nd à l

couverture n

tion

le les ét

pes ont donc été

-
l

cré

tion de ch

înes volont

ires d

ns les

nnées
1
9

0,
-
des prises de p

rticip

tion m

jorit

ires d

ns des groupes de succurs

-
listes en perte de vitesse d

ns les

nnées
1
9

0,
-
l


ffili

tion de grossistes et l

fr

nchise d

ns les

nnées
1
9

0
et
1
99
0.
E
n
1
99

ce sont plus de
3
000
m

g

sins de toutes t

illes qui couvrent l


r

nce

l est temps de porter ses efforts sur l

intern

tion

l

3
1


i nous p

ssons du descriptif

u théorique
,
notons que l

m

trice
d


nsoff
1
qui

été professeur à l


niversité de


rnegie

ellon
,
explique

ssez bien
,
moyenn

nt une légère

d

pt

tion
2
à l

distribution
,
l

logique du développement des entreprises
.

ette m

trice permet
not

mment d


n

lyser les choix que doivent f

ire leurs dirige

nts
.
D
ns une première ph

se on

ssiste à l

pénétr

tion d

un m

rché
région

l puis n

tion

l en recherch

nt l

conquête de l

plus gr

nde p

rt
de m

rché possible

vec l

formule
(
ou form

t
)
qui f

it le succès initi

l
de l

entreprise
(
l

hyperm

rché p

r exemple pour


rrefour ou le discount
store pour

lm

rt
).
D
ns une deuxième ph

se
,
l

entreprise se développe p

r l

cré

tion de
nouve

ux form

ts
.

our


rrefour
h

rd discount
ED
,
inspiré de
l

observ

tion de l

formule

llem

nde

ldi
,
puis superm

rchés et
m

g

sins

liment

ires de proximité hérités de l

fusion

vec

romodès
.

our

lm

rt entrepôts clubs et
supercenters
fortement inspirés des
hyperm

rchés


rrefour
.
E
n même temps que le développement n

tion

l ou que le
développement de formules
,
l

entreprise de distribution v

chercher à
s

intern

tion

liser en export

nt s

formule initi

le
.

ette intern

tion

-
lis

tion est plus ou moins réussie

échec initi

l de


rrefour en

elgique
ou plus définitif en

uisse
,
m

is

ussi l

rge succès en
E
sp

gne et

u

résil


intern

tion

lis

tion des formules les mieux m

îtrisées
(
hyperm

rchés
pour


rrefour
,
h

rd discount pour

ldi
)
débute logiquement lorsque
l

entreprise
 
chevé s

ph

se de pénétr

tion de son m

rché n

tion

l
.

insi

lm

rt

débuté t

rdivement son intern

tion

lis

tion p

rce que l

priorité ét

it l

conquête des Ét

ts
-

nis
.

is cette règle peut

voir des
exceptions
.


rrefour

u cours de son histoire

développé de m

nière
concomit

nte le développement de formules et l

intern

tion

lis

tion
.

e développement des entreprises de distribution p

sse d

ns cert

ins c

s
p

r des diversific

tions
(
voy

ges
,
b

nque
,

ssur

nce
,
pour ne citer que les
plus fréquentes
).


ous trouverez
,
ci
-

près
,
deux schém

s représent

nt l


pplic

tion de l

m

trice d


nsoff

u développement de

lm

rt et

ixm

ni

.

1

nsoff

.

.,

orpor

te

tr

tegy
,

c

r

w
-

ill
, 1
9

.
2

enoun

.,

éliès
-

ssid

.

.,
D
istribution

cteurs et str

tégies
,
3
è
E
dition
,
E
conomic

,
200
3
pp

à

.

3
2


chém

2

pplic

tion de l

m

trice d


nsoff à

lm

rt


ormule initi

le


É
N
É


N
DE





É

ugmenter
l

p

rt de m

rché des

lm

rt
D
iscount

tores

D
É
EEEN
DE 




É


onquérir de nouve

ux
p

ys


exique
,


n

d

,

oy

ume
-

ni
,

hine
,
etc
.

33


ormule nouvelle

D
É
EEEN
DE E




tion de formules
nouvelles


lubs entrepôts

upercenters

roximité
,
etc
.

DE

N


hoisir un métier très
différent du métier initi

l



nque


chém

3

pplic

tion de l

m

trice d


nsoff à

ixm

ni


ormule initi

le

É
N
É


N
DE 




É

ugmenter s

p

rt de m

rché
d

ns le e
-
commerce
électronique

D
É
EEEN
DE 




É


réer des m

g

sins
et

énétrer de nouve

ux
p

ys
(2

p

ys en
2011)


ormule nouvelle
D
É
EEEN
DE E
E
xtension de l

offre


ros électromén

ger


g

gerie

iterie

ouets
,
etc
.

DE

N

hoisir un métier
distinct
du métier initi

l

D
élég

tion
E
xemple


rrefour

N
ous pouvons conclure que le commerce

été

nimé p

r des mouve
-
ments géogr

phiques de plus en plus l

rges

-
du loc

l

u région

l

des origines

u

e
siècle

-
du région

l

u n

tion

l

du début du

e

ux

nnées
1
9

0

-
du n

tion

l à l

intern

tion

l

d

ns les

nnées
1
9

0 -1
9

0.

ujourd

hui seul le monde est un c

dre pertinent pour l

étude d

un
commerce devenu distribution
.

l en est de même pour de nombreuses

ctivités de services dont les problém

tiques

loc

lis

tion
,
m

ssific

tion
des

ch

ts
,
etc
.
peuvent être

ssimilées à du commerce
.


est le c

s
not

mment pour l

hôtellerie
,
l

rest

ur

tion r

pide
,
l

b

nque de dét

il
,
les coiffeurs
,
etc
.

ne observ

tion que nous

vons ré

lisée en

vril
2011
d

ns le centre
commerci

l


de

u

l
 
umpur
(

l

isie
)
permet d

illustrer
l


bond

nce
,
même d

ns un p

ys émergent
,
des enseignes intern

tion

les
présentes
.

3


ble

u n°
2
E
nseignes intern

tion

les et loc

les d

ns le

entre

ommerci

l

uri
 
u

l
 
umpur

ity

enter
(


)
1

l

isie
(

bserv

tion ré

lisée en

vril
2011)

e

uri
 

est le plus gr

nd centre commerci

l de

l

isie
.

l est situé

u pied des
tours jumelles de

u

l
 
umpur
.

es trois centres commerci

ux

uri

ont une surf

ce
tot

le de plus
200 000
m
2
et hébergent plus de

0
m

g

sins
(
3
10
m

g

sins pour le

uri
 

).

D
om

ines

péci

lités
N
om des enseignes

ntern

tion

les

m

r

gn

sdisns

set

n
,

rks
&

pencer
,

rkson

uperm

rchés

old

tor

ge
,

set

n

ode

ccessoires

ode

si

tique
E
nf

nt

uess

ids
,

p

ids

ode

rc

cobs
,

iu

iu
,
E
milio

ucci
,
femme

ncel

ode

lfred
D
homme unhill
,

ugo

oss

urberry
,

o

ch
,

endi
,

iorgio

rm

ni
,

ers

ce
,

h

nel
,

ucci
,

ode

ermès
,

lv

tore

err

g

mo
,

od

s
,
femme

oewe
,

ouis

uitton
,


lly
,

r

d

,
&
homme
DN
,


lvin

lein
,


lvin

lein

ccessoires
,
E
mporio

rm

ni
,

ulberry
,

ul

mith
,

oschino

ptique

ptique

ris

iki

extile

r


emme

extile

r
 
ommes
homme
,

ssimo
D
utti
,

p
,


n

n


extile

eiporudb

linco
,

evi

s
,

uess
,
E
sprit
,

coste
,

/


onverse
,

uicksilver
,

rley
D
vidson

h

ussure


t

1

oir http

//
en
.
wikipedi

.
org
/
wiki
/

uri
_

3

3
2

2

2
21
1
1
1
11
1



3


3



1

D
om

ines


e

uté

liment

tion
D
écor

tion
Électronique

oisirs


péci

lités

N
om des enseignes

ntern

tion

les


ikimoto
,


rtier
,

vlg

ri
,

iff

ny
&

o

otherc

re

w

tch
,

hop

rd
,

i

get
,

g

euer
,

olex
,

erruti
1

1,

ortin
 
tch
,

issot

l

rins

he

ody

hop
,
l


ccit

ne en

rovence
,

r

btree
&
E
velyn

u

rdi

n

h

rm

cy
,

tson

s

t

rbucks
(2
empl

cements
)

ä

gen
-
D
zs
,

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urger

ing
,

izz
 
ut
,

c
D
on

ld

s


1

1
3
2

3


ijouterie


ingerie
1

ternité
2

orlogerie
3

lons


e

uté
/
coiffeur


h

rm

cies
3


fés
20

st food


est

ur

nts
1



rdin

teurs
2

hotos


non
1 2

élécom
N
oki

,

ony
E
ricsson
2


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3

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res
D
vidoff
1
c

ioniésirs
-
3
m

Écriture

ontbl

nc
,

ber
-


stell
2

leuristes
1


de

ux

w

rowski
1
9

usique
,
vidéo
3

eux
-

ouets

oys
«

»

s
1
s
,
N
ike
2 2

&
p

o

rtnstéf

itpnoersts

did

s
,

roquinerie

poste
,

ervices


nques


et

ugtreenscseesrdviecvesoy
(

ngteesr
)
net
, 1 2
3
N
ous

vons ess

yé de reconstituer l

chronologie de l

intern

tio
-
n

lis

tion en exclu

nt les premières expériences qui se terminent

u

e
siècle
.

elles
-
ci ressortent plus de l

import
-
export de m

rch

ndises
exotiques que des tr

nspositions physiques à l

étr

nger de concepts de
m

g

sins
.

3



observ

tion de l

distribution mondi

le permet de const

ter l

existence
de cinq c

tégories de p

ys

1)
p

ys m

tures à croiss

nce lente et à forte s

tur

tion commerci

le
(
Ét

ts
-

nis
,
E
urope de l


uest
,

pon
)

2)
p

ys émergents à forte croiss

nce et qui

ppliquent déjà l

rgement le
modèle de l

distribution moderne

E
urope de l

E
st et

mérique du

ud
not

mment

3
)
p

ys émergents à croiss

nce r

pide m

is d

ns lesquels l


utorité
centr

le

git comme frein ou

ccélér

teur de l

modernis

tion des
infr

structures commerci

les


hine
,

enezuel

,

iélorussie
...

)
p

ys émergents à forte croiss

nce économique qui commencent à
peine à

ppliquer le modèle de l

distribution de m

sse


ietn

m
,

nde
,

olivie etc
.

)
p

ys du qu

rt monde où le m

rché tr

ditionnel est le form

t l

rgement
domin

nt
,
comme en
E
urope

u

oyen
Â
ge
.

2 -

rélude à l

intern

tion

l
D
éjà

u

e
siècle des entreprises comme les

omp

gnies des

ndes
1
créées p

r les puiss

nces domin

ntes de l

époque


épublique de

enise
,
E
sp

gne
,

ortug

l
,

ys
-


s
,

r

nce
,

ngleterre
,
org

nisent le commerce
entre les métropoles et leurs comptoirs
.

omme nous l


vons écrit précédemment ces opér

tions commerci

les
relèvent bien de l

intern

tion

l m

is s

ns cré

tion d

un vérit

ble rése

u
de m

g

sins de dét

il
.

e

ucoup plus t

rd
,
les émigrés b

sques et s

voy

rds
2
vont
,
à p

rtir du

e
siècle
,
impl

nter des m

g

sins en

mérique
,
not

mment

u

exique
.

lus proche de nous encore
,
les gr

nds m

g

sins suivis p

r les m

g

sins
popul

ires vont commencer à créer des fili

les et à ouvrir des m

g

sins à
l

étr

nger
.

insi

u fur et à mesure du déroulement de l

histoire
,
l

intern

tio
-
n

lis

tion est p

ssée de l

import
-
export

ux impl

nt

tions
conjoncturelles
,
puis
,

vec les gr

nds m

g

sins et surtout

vec les
m

g

sins popul

ires
,

u st

de d

une impl

nt

tion plus m

ssive à
l

étr

nger
.
N
ous développerons plus l

rgement cette intern

tion

lis

tion
du commerce moderne d

ns le ch

pitre
3
.

1

our en s

voir plus voir

http

//
fr
.
wikipedi

.
org
/
wiki
/
D
iscussion


omp

g
_ _
nie des

ndes
2

our

ller plus loin voir
,
à titre d

exemple
,
l

cré

tion du

l

cio de

ierro à

exico
en
1

0
à l


dresse suiv

nte

http

//
en
.
wikipedi

.
org
/
iki
/
E
l
_ _ _
w

l

cio de

ierro

3




E
2



intern

tion

lis

tion de l

distribution

là où l

herbe est plus verte

«

oyez ins

ti

bles
,
soyez fous


e n

est p

s d

ns le st

tu quo qu

on
prép

re un

venir meilleur

N
i l

frilosité et les certitudes ne vous
permettront d


v

ncer

»

teve

obs



intern

tion

lis

tion des entreprises ne débute vr

iment que lorsque les
motiv

tions surp

ssent les freins
.

hoisir
«
d


ller à l

intern

tion

l
»
implique l

confront

tion des

v

nt

ges et les inconvénients que
représente cette décision
.

1 -

es freins à l

intern

tion

lis

tion

es freins à l

intern

tion

lis

tion des groupes de distribution ont
be

ucoup v

rié

u cours du temps
.

rmi les freins les plus

nciens
,
nous devons pl

cer en priorité celui de
l

«
frilosité
»
des dirige

nts
.

es premiers
«
entrepreneurs
-
distributeurs
»
ét

nt surtout des grossistes région

ux ou des dét

ill

nts succurs

listes qui
donn

ient l

priorité à l

impl

nt

tion d

ns le vill

ge d

à côté
,
le
dép

rtement voisin
,
ou en tout c

s

u développement n

tion

l
.


idée de
s

intern

tion

liser ne leur ven

it même p

s à l

esprit
.

n oublie trop vite
que d

ns les

nnées
1
9

0,
les moyens de communic

tion et de tr

nsport
ét

ient peu développés
.



ccès à l

inform

tion ét

it lent et



toire
.


ét

it le temps des

vions à hélices
,
des routes n

tion

les
,
des c

mions
frigorifiques à gl

ce
,
du p

pier
-
cr

yon
,
du téléphone vi

les
«
demoiselles
des postes
»
,

u mieux du télex pour confirmer les comm

ndes

E
n dehors de ce frein
,
c

ét

it l

ment

lité même des commerç

nts qui
ét

it en c

use
.

e l

ng

ge popul

ire à tr

vers des expressions comme
«
ment

lité de boutiquier
» «
comptes d


pothic

ires
»
ou
«

.

.

.
1
»
rend

1

.

.

.
signifie

eurre
Œ
ufs et

rom

ge
.

e sigle utilisé péjor

tivement pour r

iller les
crémiers suspectés
,
souvent à juste titre
,
de s

être compromis d

ns le m

rché noir

bien compte de l

ét

t d

esprit qui prév

l

it à l

époque
.

ouloir exercer un
métier

ussi simple que de vendre des biens de consomm

tion cour

nte
à des clients d

ns un p

ys ne p

rl

nt même p

s votre l

ngue ét

it
tot

lement vide de sens pour l

plup

rt des dirige

nts de l

époque
.


export

tion sembl

it réservée

ux gr

ndes entreprises industrielles
.

n

utre frein ét

it lié

ux

ch

ts
.


E
urope du commerce et en
p

rticulier du commerce fr



is n


v

it j

m

is eu à se conformer à une
loi du type de celle qui régit l

distribution

méric

ine

the

obinson

nd

tm

n

ct
.

es néo
-
commerç

nts
(
distributeurs
)
cherch

ient en
priorité à m

ssifier leurs

ch

ts chez leurs fournisseurs

fin d

obtenir les
prix les plus

v

nt

geux et les r

b

is
,
remises
,
ristournes les plus
rémunér

teurs
.

distribution

méric

ine est tournée
(
selon nous
,
à juste
r

ison
)
vers l

s

tisf

ction de ses clients
.

es distributeurs fr



is
veulent obtenir le dernier centime d


v

nt

ge de l

p

rt de leurs
fournisseurs

et plus encore être

ssurés d


voir un meilleur prix que l

concurrence
.

v

nt d

im

giner de se porter à l

intern

tion

l
,
l

recherche
de l

compétitivité p

ss

it d


bord p

r l

concentr

tion des

ch

ts chez
les f

bric

nts n

tion

ux
.
D
istribuer à l

étr

nger
,
c

est

v

nt tout proposer à l

clientèle de ce
nouve

u p

ys les produits qu

elle conn

ît
,

pprécie et qu

elle consomme
tr

ditionnellement
.

es produits sont donc
,
en gr

nde m

jorité des
produits f

briqués p

r des fournisseurs loc

ux
.

eux
-
ci sont
,

priori
,
nouve

ux pour le distributeur étr

nger et ne permettent p

s une
m

ssific

tion des

ch

ts comme sur son m

rché domestique
.
N
ous
reviendrons ultérieurement sur ce sujet c

r l

p

rt croiss

nte prise p

r les
f

bric

nts multin

tion

ux d

ns l


ssortiment modifie quelque peu
l

import

nce de ce frein
.

dur

nt l

deuxième guerre mondi

le
.
«

u bon beurre
»
,
le livre de

e

n
D
utourd en
brosse un portr

it féroce
. (

llim

rd
,

ris
, 1
9

2.).

0

E
nc

dré n°


e

obinson


tm

n

ct

E
n
1
9
3

ux Ét

ts
-

nis
,
le sén

teur ose h

obinson et le

ouverneur

ri ht

tm

n firent

sser une loi renforç

nt l

section
2
du
«

l

ton

ct
»
de
1
9
1

,
uniss

nt toute r

ti ue

nticoncurrentielle

r les
f

bric

nts

méric

ins
,
le vendeur dev

nt offrir à l

ensemble de ses clients
les mêmes conditions t

rif

ires
.


il

été uel ue eu modifié de uis
,
il reste en vi ueur encore

ctuellement
.

r exem le

oc

-

ol

doit ro oser à

lm

rt ou

u

om


o
store
le même t

rif


ien entendu cel

est

ssorti de conditions de u

ntité
,
m

is si le m
 
sin de roximité veut comm

nder un c

mion com let
comme l

entre ôt de

lm

rt il doit bénéficier du même rix
.

loi

été très res ectée et l

on note
,

r exem le
,
en
1
9

ue l

commission fédér

le

tr

îné en ustice l

société

orton

lt ui

v

it
offert à toute s

clientèle
,
our son sel
,
un rix romotionnel très

ttr

ctif
,
m

is ui ét

it

ssorti d

une obli

tion u

ntit

tive d


ch

t
,
en
une seule fois
,
d

une telle u

ntité ue seules les cin lus r

ndes
ch

înes de su erm

rchés

v

ient u s

isir l

offre
.

société

orton

lt

été lourdement cond

mnée
.

el
 
rofondément m

r ué l

distribution

méric

ine
.

es ét

ts
-
m

ors
des r

nds rou es de distribution

méric

ins se sont tou ours tournés
essentiellement vers l

vente
,
vers le client consomm

teur
,
vers le
service
.
À
l

inverse les distributeurs fr



is ont

xé le rinci

l de leurs
réoccu

tions sur l


mont

les

ch

ts
,
l

né oci

tion

vec les f

bric

nts
,
les ristournes
,
r

b

is et

utres remises our les têtes de ondole
,
les
référencements
,
les c

t

lo ues
,
etc
.

h

ue

nnée on invente une
nouvelle r

ison de dem

nder lus

ux fournisseurs
.

el

donne lieu à un
b

llet entre octobre et février entre les

cheteurs des centr

les d


ch

t de
l

distribution et les vendeurs res ons

bles

r

nds

om tes des
fournisseurs
.

h

ue c

m est s écifi uement entr

îné lors de
sémin

ires internes en se tembre
,
les uns our obtenir le lus
d


v

nt

es de l
 
rt des fournisseurs

n v

leur f

ire
«
rendre
or e
»
 ,
et les

utres our tr

îner à

ccorder uoi ue ce soit

n v

en

rder le m

ximum sous le ied

À
ce eu
,
une déb

uche d

éner ie est dé ensée ch

ue

nnée
,

u lieu de
s

occu er des clients ou des roduits
,
comme le font leurs homolo ues

méric

ins
.


1

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