Coopération internationale et développement

De
Publié par

En parcourant systématiquement les tentatives de coopération internationale et régionale concernant l'aide, le commerce, l'environnement, la migration, la sécurité et les dettes, l'auteur démontre que, dans la conjoncture actuelle, le manque de coopération est le frein le plus important face à l'essor des pays en voie de développement.
Publié le : mardi 1 mai 2012
Lecture(s) : 8
EAN13 : 9782296490000
Nombre de pages : 146
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
 
 
 
   
 
   
Coopération internationale et développement
 
   
     
Du même auteur :  Aid from International NGOs, blind spots on the map of aid allocations , 2009, Routledge.             
 
                © L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-296-96975-9 EAN : 9782296969759
 
Dirk-Jan K OCH  
Coopération internationale et développement                   
 
       
 
 
Remerciements 
Cet ouvrage est le fruit des cours que je donne à l’Université Catholique du Congo (UCC), où je présente, entre autres, le cours de « Coopération Internationale » aux étudiants de l’économie du développement. Ainsi, j’aimerai, tout d’abord remercier les étudiants pour nos discussions sur les thèmes débattus ; leurs perspectives ont enrichi ma compréhension. Il me plaît ici de citer deux personnes qui m’ont incité et encouragé à devenir professeur à temps partiel, à l’UCC. Il s’agit de : M. le Doyen de la faculté d’économie et développement, le Professeur Jean Pierre MBWEBWA et mon oncle, Père Paul VAN DER VEN. Je les remercie tous deux de leur soutien et accompagnement. Je voudrais également remercier mes supérieurs à l’ambas-sade des Pays-Bas à Kinshasa, son excellence Madame l’ambassadeur Ellen BERENDS et son adjoint Jan HUESKEN, qui ont été parmi les premiers à voir l’intérêt de mes cours, non seulement pour les étudiants, mais aussi pour l’ambassade. Ils m’ont encouragé à me rendre chaque vendredi à l’UCC, même si ils ont parfois dû faire mon travail à ma place. Le français n’étant pas ma langue maternelle, je me suis battu, comme beaucoup de personnes avant moi, pour maitriser cette nouvelle langue. Même si les résultats laissent encore à désirer, ceci n’est aucunement imputable à mes professeurs : la famille VITALE en France, Anaïs DESCHAMPS à Bruxelles et Thomas MAKANZU à Kinshasa. Bien qu’ils m’aient expliqué patiemment, au moins vingt fois, que ‘des’ perd son ‘s’ quand le nom est précédé d’un adjectif, ce sont mes relectrices, Isabelle LAVIGNE et Mireille Nadia TALANGAI qui ont finalement dû trouver ce type d’erreurs et, encore beaucoup plus, au sein de
ce document. Un grand merci à tous ces grands gardiens de la langue de Molière ! Je n’aurais jamais pu terminer ce travail sans que la situation à la maison soit propice pour mon épanouissement personnel. Je remercie ainsi mes collègues à la maison, Marie Pascaline MEKONGO ASSOUGA et Pauline NSIMBA ; leur excellent travail a permis que je puisse consacrer énormément de temps à ce livre. Enfin, je remercie surtout mon épouse, Annelies, qui m’encourage toujours à développer et utiliser mes talents et mes deux filles, Olivia et Elodie qui me donnent un bonheur inimaginable.
8  
1. Introduction
1.1. La coopération internationale et le rôle (réduit) de l’aide publique au développement Malheureusement, dans le passé, les livres et cours comme celui-ci, traitant de la Coopération Internationale et du Développement, se contentaient de traiter surtout, sinon exclusivement, de l’aide publique au développement. Ceci est une erreur, car l’aide publique au développement n’est qu’une des multiples formes différentes de la coopération interna-tionale. Elle n’est probablement pas la plus importante pour le développement. Bien évidemment, les ressources financières que les pays développés mettent à la disposition des pays en voie de développement sont énormes : en 2008, l’aide publique au développement s’est élevée à près de 100 milliards de dollars américains. Ce livre reprend d’ailleurs plusieurs sections de cette forme de coopération, mais d’autres formes de coopération sont toutes aussi importantes, sinon encore plus importantes. Ainsi ces autres formes ne sont pas à minimiser. Une cellule de réflexion américaine, le Centre for Global Development(Centre pour le Développement Mondial), publie chaque année un classement nommé « l’Engagement pour le Développement », qui classe les pays riches par rapport à leur engagement envers les pays en voie de développement. Ce classement n’utilise pas moins de 7 différents domaines de coopération pour mesurer l’engagement : (1) l’aide publique au développement ; (2) le commerce ; (3) l’investissement ; (4) la migration ; (5) l’environnement ; (6) la sécurité ; et (7) la technologie. D’autres domaines doivent également être pris en compte et analysés pour bien déterminer l’engagement réel des
pays riches envers les pays pauvres. Par exemple, lorsqu’un pays alloue un montant important à l’aide publique au développement, alors que, en même temps, ce pays utilise des pratiques commerciales défavorables au développement (par exemple le dumping de produits qui endommagent la production agricole locale), ce pays ne peut atteindre un score de classement élevé. Ce livre suivra, en grandes lignes, les domaines identifiés par le Center for Global Development . Les prochains para-graphes soulignent pourquoi et comment la coopération internationale est pertinente dans tous ces domaines afin d’arriver au développement. L’aide publique au développement peut être un catalyseur du développement, mais elle peut également agir comme un frein. Avec un montant d’environ 100 milliards de dollars américains par an (près de 100 dollars américains par an par personne pauvre), l’aide publique au développement pourrait en principe être une réelle source de relèvement pour les pays pauvres. Malheureusement, il est indéniable que l’aide publique au développement a, en fait, souvent servi à soutenir les dictateurs au pouvoir, et a, de plus, accablé les générations à venir avec une dette extérieure énorme. Le commerce peut aussi promouvoir ou entraver le développement. Plusieurs pays sont devenus très riches en se plongeant sans réserve dans le commerce extérieur, comme par exemple, la Corée du Sud et le Taiwan. En revanche, d’autres pays, comme le Nigéria, qui font aussi énormément de commerce -- surtout dans le pétrole -- se retrouvent avec un taux de pauvreté encore supérieur à celui qu’ils avaient avant de se lancer dans l’aventure du commerce extérieur. La migration constitue un autre enjeu substantiel pour les pays en voie de développement. Ces pays ont souvent un surplus de main d’œuvre, et, en exportant cette main d’œuvre, ils peuvent bénéficier du transfert d’argent que les émigrants renvoient à leur famille. Moins avantageux est le fait que, si la main d’œuvre qui émigre est hautement qualifiée, cette émigration constitue une fuite des cerveaux qui pourrait nuire
10  
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.