Côte d'Ivoire

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Le peuple ivoirien se débat depuis plusieurs années dans une guerre sans fin. Cet ouvrage nous livre des clefs pour comprendre le noeud gordien où l'Etat ivoirien est attaché par des accords économiques, des accords de Défense jadis loyaux, devenus perfides aujourd'hui. Que s'est-il donc passé pour que ce pays, jadis vitrine de la coopération franco-africaine, soit aujourd'hui voué aux gémonies par son ancien allié ? C'est qu'il a osé dire non et sans ambages.
Publié le : jeudi 1 mars 2007
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EAN13 : 9782296164246
Nombre de pages : 152
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Côte d ' Ivoire

Un plaidoyer pour une prise de
conscience africaine

L.Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique;

75005 Paris

www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo. fr harmattan 1@wanadoo.fr (Ç) L'Harmattan, 2007 ISBN: 978-2-296-02442-7 EAN:9782296024427

Colloque international sur la Côte d'Ivoire Sous la direction de Claude Koudou

Côte d'Ivoire Un plaidoyer pour une prise de conscience africaine

Forum pour l'Espérance en Côte d'Ivoire au 21 e siècle
en partenariat avec les éditions L'Harmattan

L'Harmattan

Etudes Africaines Collection dirigée par Denis Pryen et François Manga Akoa
Déjà parus Antoine NGUIDJOL, Les systèmes éducatifs en Afrique noire. Analyses et perspectives, 2007 Augustin RAMAZANI BISHWENDE, Ecclésiologie africaine de Famille de Dieu, 2007. Pierre FANDIO, La littérature camerounaise dans le champ social, 2007. Sous la direction de Diouldé Laya, de J.D. PéneI, et de Boubé Namaïwa, Boubou Hama-Un homme de culture nigérien, 2007. Marcel-Duclos EFOUDEBE, L'Afrique survivra aux afropessimistes,2007. Valéry RIDDE, Equité et mise en œuvre des politiques de santé au Burkina Faso, 2007. Frédéric Joël AIVO, Le président de la République en Afrique noire francophone, 2007. Albert M'PAKA, Démocratie et société civile au CongoBrazzaville,2007. Anicet OLOA ZAMBO, L'affaire du Cameroun septentrional. Cameroun / Royaume-Uni, 2006. Jean-Pierre MISSIÉ et Joseph TONDA (sous la direction de), Les Églises et la société congolaise aujourd'hui, 2006. Albert Yianney MUKENA KATA YI, Dialogue avec la religion traditionnelle africaine, 2006. Guy MVELLE, L'Union Africaine: fondements, organes, programmes et actions, 2006. Claude GARRIER, Forêt et institutions ivoiriennes, 2006 Nicolas MONTEILLET, Médecines et sociétés secrètes au Cameroun,2006. Albert NGOU OYONO, Vague-à-l'âme, 2006. Mouhamadou Mounirou SY, La protection constitutionnelle des droits fondamentaux en Afrique: l'exemple du Sénégal, 2006. Toumany MENDY, Politique et puissance de l'argent au Sénégal, 2006. Claude GARRIER, L'exploitation coloniale des forêts de Côte d'/voire,2006. Alioune SALL, Les mutations de l'intégration des Etats en Afrique de l'Ouest, 2006.

Pour que l'Afrique émerge

Remerciements
Nos remerciements vont tout d'abord aux éditions l 'Harmattan, en particulier son Directeur, monsieur Denis Pryen, pour la disponibilité constante qu'il voue, surtout à tous ceux qui cultivent une démarche prospective. L'Afrique a besoin de réveil et d'une autre base pour réussir un sursaut. Que tous ceux qui y travaillent, en particulier les intellectuels dont bien sûr ceux qui ont animé ce Colloque, trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude.

Avertissement
Ce colloque du 9 décembre 2006 est le deuxième dont nous (Forum pour l'Espérance en Côte d'Ivoire au 21 è siècle: FORESCI-21) publions les contributions. L'objectif que nous poursuivons n'est ni de vilipender qui que ce soit ni de déstabiliser ceux qui considèrent les Arncains comme des moins que rien. Mais nous estimons que même si l'abîme est déjà grand, il n'est jamais trop tard de dire, de réfléchir, d'inciter ou de faire, devant la constatation constante des méfaits des injustices, des malentendus, des égoïsmes voire de l'irresponsabilité. Le débat auquel nous participons ainsi est récurrent, à savoir le sort - depuis des siècles - des « Tiers-mondistes» en général et de celui des Africains en particulier. A-t-on besoin que le sort d'une partie de l'humanité et particulièrement des Arncains soit sombre ou continue de s'assombrir pour que la vie soit belle ou vivable, pour ceux qui font souffrir les autres directement ou indirectement? Non! L'équilibre du monde si tant est qu'il existe, ne doit pas se faire au détriment des plus faibles ou de ceux qui ont été rendus tels. Nous pensons que chaque individu au monde peut avoir un minimum pour vivre décemment même lorsqu'il existe ou «doit» exister des riches. Nous voyons et entendons quotidiennement des gesticulations et des gloses sur la situation des plus démunis. Des solutions sont proposées pour « aider» les pays du Tiers-monde. L'Occident et particulièrement la France seraient aux côtés de l'Afrique pour que ses pays se développent. A regarder les choses de plus près, nous considérons que les propositions ou les tentatives de «solutions » pour sortir l'Afrique de là où elle a été mise, est une diversion voire de l'ironie. Car si l'intention n'est pas de gagner du temps ou de distraire, ce n'est pas par exemple les taxes sur les billets d'avion qui

peuvent constituer une véritable substance à faire décoller ce continent. La tendance pernicieuse - périodiquement ou épisodiquement huilée - qui consiste à faire semblant ou à éluder le vrai débat ne peut plus survivre. L'Occident - et la France en premier qui entend toujours donner des leçons et faire la morale (et c'est même bien ainsi à condition de l'endosser et de l'assumer entièrement) - ne pas tenir longtemps cette posture ambiguë si elle entend conserver le peu de crédibilité qui lui reste encore. A cette heure de la globalisation et des interconnexions internet, l'application de la transparence rehausse et grandit. Autrement dit, les pays puissants doivent regarder les choses en face - pragmatisme oblige - s'ils veulent bien entendu se refaire une crédibilité qui est plus que jamais sujette à caution. Nous voudrions donc ici modestement apporter notre contribution à l'éveil des consciences africaines et attirer l'attention des élites et intellectuels, des dirigeants et autres décideurs dans le monde - du Nord comme du Sud - en disant que les misères sont les résultats de pratiques séculaires qui ne peuvent pas survivre aujourd'hui. Le comprendre n'est pas de la faiblesse. C'est même de la grandeur. Le contourner ou l'éluder par des artifices serait suicidaire pour les auteurs eux-mêmes. Car la réalité est que la prise de conscience en Afrique se met en place. Il reste à l'accompagner sinon l'organiser.
Docteur Claude KOUDOU, Enseignant-Ecrivain, Président de FORESCI-21, Coordonnateur du Colloque

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INTRODUCTION

Les violences qui sévissent en Afrique ne doivent être ni une condition pour l'équilibre du monde ni une fatalité. Aujourd'hui, dans le nouvel ordre mondial pour ne pas dire nouveau désordre mondial comme hier pendant la période de la guerre froide, le Tiers-monde en général mais plus particulièrement l'Afrique a été et reste en proie à une vague de violences qui se traduit par des coups d'Etat, des guerres civiles et diverses formes de violations des droits de l'Homme. Devant cette triste situation, et dans cette ère où le monde se globalise, force est de constater que, alors que l'Afrique recèle des atouts et des potentialités (une élite abondante, une main d'œuvre brave et des richesses naturelles considérables) le spectre des déstabilisations continue de l'enfoncer davantage. Les accusations ne manquent pas à l'endroit des puissances occidentales devant l'inconfort que vit le continent. C'était d'abord l'esclavage, ce fut ensuite la colonisation, ce sont aujourd'hui le néocolonialisme et la mondialisation. Mais, même si ces raisons sont réelles et pertinentes, on peut se poser la question de savoir si l'Afrique est condamnée à garder l'image désastreuse qu'elle véhicule ou qu'on lui colle à tord ou à raison. Il n'est donc pas sans intérêt de se demander légitimement quelle est la part des Africains dans cette incurie. La prise de conscience africaine tarde à venir parce que l'éducation de ses élites s'est appuyée souvent, sur une acculturation ou même une aliénation.

La plupart des dirigeants et/ou des élites africains sont complices de l'entretien ou de la culture du travers que vit le continent. Ces élites trompent l'opinion ou croient la tromper en invoquant la démocratie ou les droits de l'homme selon les intérêts qu'ils veulent obtenir ou préserver. La crise politique et armée en Côte d'Ivoire, la plus grave depuis l'accession du pays à l'indépendance en 1960, a donné lieu à une succession de rebondissements, de coups de théâtre, de drames, mais elle est aussi riche de multiples enseignements. Cette crise à tiroirs restera, par sa singularité et quelle qu'en soit l'issue, fort instructive dans l'espace des pays africains francophones issus de la décolonisation. La situation qui en résulte est en passe de battre un record pour le nombre de questions demeurées sans réponses, ce qui rend difficile toute projection claire sur son issue... . .. Tout aurait pu être simple, du point de vue de la lecture historique, si le coup d'État du 19 septembre avait abouti. Dès son déclenchement d'ailleurs, les autorités françaises avaient adressé au président Gbagbo un message d'urgence, relevant du protocole compassionnel, pour dire leur entière disposition à accueillir le chef de l'État ivoirien et sa délégation sur le territoire français... en attendant un retour au calme à Abidj an. Gbagbo préféra décliner cette invitation, porteuse à ses yeux d'un funeste présage. Il faut dire que l'homme s'est imprégné, durant toutes les années où il fut un opposant «historique» au premier chef de l'État ivoirien, Houphouët Boigny, de la dramaturgie de la chute des régimes. Paranoïa, méfiance innée ou lucidité? En tout cas, certains proches de Gbagbo ont pu craindre, comme lui, que l'escale en France 10

après le séjour à Rome ne se transforme en exil, consacrant ainsi le coup d'État. (...) La communauté internationale qui a donné sa caution à la prise en charge de l'affaire ivoirienne par la France, comme celle-ci l'avait souhaité, est devenue un observateur perplexe de cet échiquier franco-ivoirien, aux repères insaisissablesl.
Comment en est-on arrivé là ?

« . . . La Côte d'Ivoire d'Houphouët-Boigny a été un « modèle» françafricain de pillage des ressources et de l'argent public. Le protectorat français ne lui a pas permis de traiter (comme c'est le devoir et l'honneur d'un pays indépendant) des questions aussi cruciales que la citoyenneté, le droit foncier, la sécurité intérieure et extérieure, la diplomatie régionale. Houphouët, qui avait été l'un des principaux artisans de la mise en échec des projets d'unité africaine, puis l'un des relais des agressions françafricaines contre les pays anglophones d'Afrique de l'Ouest (Nigeria, Liberia, Sierra Leone), a aussi favorisé la rivalité entre les leaders politiques susceptibles de lui succéder. Depuis donc, la Côte d'Ivoire connaît une crise grave... ainsi que la sousrégion. En 2002 ont été déclenchés un coup d'État puis une rébellion, correspondant certes à des problèmes... mais manifestement soutenus par les réseaux de la droite françafricaine et leur relais local, le dictateur burkinabè Blaise Compaoré, qui élimina en 1987 Thomas Sankara avec l'aide d'Houphouët et de Jacques Foccart, conseiller du Premier ministre français d'alors, Jacques Chirac... »2. Malgré tout, il est possible de relever les défis qui se dressent contre l'Afrique à condition d'en prendre véritablement conscience et de se montrer responsable. Il

Car de plus en plus, il apparaît à la fois insuffisant, réducteur et moins crédible d'engager l'éveil des consciences en s'appuyant sur un bréviaire d'incantations. Mieux, étant donné que l'environnement politique et économique dans lequel nous vivons, puise parfois et même souvent sa logique dans des combinaisons diplomatiques inattendues, il serait judicieux que les Africains prennent leurs responsabilités de façon entière. Cela suppose de refonder les bases de notre culture, de notre éducation et corollairement de nos mentalités. A ce prix, les pays africains peuvent espérer trouver des ressources pour peser dans le concert des nations. « ... La politique africaine de la France est un enjeu "étonnamment" absent des débats préélectoraux. Sous couvert de la nécessité de préserver l'influence française, prenant prétexte du vœu pieux de voir la démocratie régner un jour en Afrique, nos politiciens se succèdent dans le pré carré africain, "domaine réservé" de l'Elysée, à la recherche de fonds, souvent au prix d'inavouables entorses à la morale... Il faut dire que, depuis, le pétrole gabonais fut définitivement acquis à la France au travers de Elf Gabon, dont la direction est désignée par l'Elysée. L'installation au pouvoir d'Omar Bongo était un heureux placement qui, aujourd'hui, révèle des retombées insolites: il est à présent notoire que le président gabonais est devenu un des bailleurs de fonds, le plus courtisé peut-être, de grands partis politiques français... Comment interpréter ce sentiment éprouvé par les Africains, que certains dirigeants français abordent leur continent comme une vaste zone franche, une sorte de Sodome et Gomorrhe, où seraient permises toutes les turpitudes que, par ailleurs, la morale française est prompte à dénoncer ?... Loin d'éclairer le contribuable français sur les contreparties réelles que la France tire de ses liens avec l'Afrique, on se contente de l'inviter à élever sa conscience à 12

la mesure des engagements moraux et de la mission qu'exige le rang de la France dans le monde. Ce faisant, le pouvoir politique accepte le risque d'entretenir l'incompréhension des Français vis-à-vis des Africains, avec, en arrière-plan, un malaise diffus: cet inconfortable mépris du maître à l'égard de l'assisté. Du coup, un malentendu est né entre les populations. Alors qu'en France, une opinion comprend de plus en plus mal la justification des aides concédées (sans contrepartie s'imagine-t-on) aux pays africains, les Africains et autres africanistes réclament la suppression de la coopération institutionnelle qu'ils considèrent comme une émanation néocoloniale aboutissant à la faillite d'une Afrique exploitée et tenue sous perfusion. Si les populations françaises et africaines, pour des raisons différentes, manifestent une telle défiance à l'égard de l'espace franco-africain, alors on peut se demander à qui, au fond, profite ces relations... »1 La question des migrations par exemple se pose à l'Afrique avec acuité aujourd'hui plus qu'hier. Pourtant, l'immigration en général et la fuite des cerveaux en particulier ne sont pas propres à l'Afrique. Des pays développés, des élites émigrent aussi, en quête d'un mieux-être. Mais le problème de l'immigration est traité comme si ce phénomène était inhérent à l'Afrique. Cela pose la question de la représentativité des Africains mais aussi celle de la crédibilité et donc de la communication. L'Afrique peut s'en sortir. La condition minimale serait que chacun d'entre nous revisite sa façon d'être, sa manière de considérer l'autre, son approche du bien collectif et la notion du partage et de la solidarité. L'hospitalité, qui est une vertu longtemps épouse de l'Afrique devra nous «re-conditionner» puisqu'elle ne doit pas être vue comme une faiblesse. 13

Si la jeunesse, bras vaillants des peuples, n'éprouve plus l'envie de rester sur place, c'est qu'elle n'y voit plus d'espérance. Cela pose le problème même du développement dans plusieurs dimensions: D'abord, il faut vaincre la tendance ou l'inclination à s'accaparer le maximum de biens pour soi. L'égoïsme des dirigeants et/ou des élites des pays africains est un des vecteurs qui décourage et révolte les jeunes. La passerelle entre Africains vivant localement et leurs Diasporas doit être effective. Les deux parties pourraient alors trouver des stratégies et la logistique nécessaires pour rendre le pont efficient et incidemment réussir la mise en œuvre de projets de développement. Rappelons que c'est par notre façon de nous repositionner que l'Afrique peut résorber ses différents déficits et conséquemment son image. Car même si l'aversion est grande chez certains grands pays à fragiliser l'Afrique pour la dompter afin de mieux l'exploiter, on peut retenir que l'Afrique n'a pas que des « ennemis ». Il s'agit donc de faire un inventaire objectif et évaluer les forces et les faiblesses. Aussi, faudra-t-il se prêter au jeu de la transparence. Car «... selon une idée répandue mais jamais clairement formulée, la culture de la violence a des racines profondes en Afrique. Cet a priori mène tout droit à une lecture raciale des luttes pour le pouvoir sur le continent comme expression de haines ethniques séculaires. Il n'est donc pas étonnant que les médias occidentaux s'obstinent à rendre compte du conflit ivoirien avec leurs clichés. Un chef d'Etat, M. Laurent Gbagbo, présenté comme un être à la fois brutal et roublard, voire un illuminé; des rebelles «bons communicateurs» et des masses vociférantes de «jeunes patriotes ». 14

Deux semaines après le déclenchement de la rébellion, le 16 septembre 2002, le ministre français des affaires étrangères de l'époque, M. Dominique de Villepin, en proposait le mode d'emploi aux sénateurs de son pays: «La crise en cours s'appuie sur des éléments traditionnels. La mosaïque ethnique et religieuse que constitue la Côte d'Ivoire, marquée notamment par un clivage Nord-Sud, est en crise depuis la disparition d'Houphouët-Boigny.» Autrement dit: «Mesdames et messieurs, c'est toujours pareil dans notre bon vieux chaos africain. » A ce compte-là, tout se vaut, et une situation choquante - la partition d'un pays important et la légitimation d'une rébellion armée - devient presque acceptable. Et, s'il est essentiel de dénoncer les ravages du discours ethniciste en Côte d'Ivoire, on ne doit pas se laisser fasciner par ses seuls effets, aussi spectaculaires et blâmables soient-ils. Occulter la dimension «françafricaine» des conflits conduit à une impasse. La Côte d'Ivoire n'en est pas là juste parce que Dioulas et Bétés ont découvert qu'ils ne peuvent plus vivre ensemble. En vérité, Paris reste un lieu central - et de moins en moins secret - de la crise. »3 L'Afrique peut triompher des différents défis - qu'ils soient politiques ou économiques - . La condition essentielle serait par exemple la mise en place d'une réflexion prospective et le changement d'attitude des différents acteurs. Certes, la prise d'une conscience africaine doit venir d'une maturité politique. Il faudra alors examiner dans toute sa globalité la dimension éducationnelle et surtout sociologique des peuples africains. Pour l'instant, il ne serait pas vain de voir dans quelle mesure la Diaspora africaine, en collaboration avec les élites et les gouvernants d'Afrique de concert avec la jeunesse (relève de demain), malgré leurs différences de 15

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