Dans le piège de la guerre insurrectionnelle

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Depuis que Georges Bush a proclamé la "croisade contre le terrorisme", la menace qu'il prétendait réduire a gagné en force et infiltré massivement l'Occident. Apparenté au communisme combattant du XXe siècle et au nazisme, l'islamisme est une idéologie politique totalitaire et non un courant religieux. Le retour sur l'histoire que propose cet essai permettra de percer le secret de sa force, secret qui tient à l'exploitation qu'il sait faire des terrains insurrectionnels. Pour le vaincre, il faudra lui opposer les principes et les outils de la stratégie contre-insurrectionnelle et non les moyens de la guerre de destruction.
Publié le : vendredi 15 janvier 2016
Lecture(s) : 27
EAN13 : 9782336401317
Nombre de pages : 298
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MARC LEMAIRE
DANS LE PIÈGE DE LAGUERRE INSURRECTIONNELLE
L’OCCIDENT À L’ÉPREUVE DU COMMUNISME HIER,
DE L’ISLAMISME AUJOURD’HUI
DANS LE PIÈGE
DE LA GUERRE INSURRECTIONNELLE
Marc LEMAIRE
Dans le piège de la guerre insurrectionnelle
L’Occident à l’épreuve du communisme hier, de l’islamisme aujourd’hui
L’HARMATTAN
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Aux victimes du terrorisme, des bombardements, du crime, de la barbarie...
A nos compatriotes et à nos alliés, hommes et femmes, qui se battent sous l’uniforme ou dans l’ombre.
REMERCIEMENTS
Cet essai est le produit d’une réflexion qui s’est nourrie de discussions, de recherches, de l’observation du terrain et de l’expérience. Une réflexion n’est jamais parfaite ni aboutie. Espérons que celle-ci pourra être améliorée et enrichie par les critiques et commentaires que les lecteurs voudront bien m’adresser. Merci à toutes celles et ceux qui ont bien voulu me faire partager leur propre expérience, leur savoir, leurs interrogations, leurs analyses, ou qui ont pris le temps de relire et d’annoter le manuscrit :Abed, Ahmed Abdallah, (militaire), Alain, Ali, Antoine (militaire et historien), Antoine (universitaire), Cédric (ex militaire), Demba, Dimon, Elheme, Emmanuelle, Florian, Frédérique, Guy, Hamit (militaire), Hélène, Henri (ex militaire), Hervé (ex militaire), Hervé (réserviste), Hissein (militaire), Ilhem, Jacques (commerçant), Jean-Bernard (militaire), Jean-Jacques (ex militaire), Jean-Laurent (ex militaire), Joseph, Kader, Kalifatou, Karim, Kokoy, Michel (militaire), Marc-Antoine, Naim, Nara, Nicolas (ex militaire), Olivier, Olivier (ex militaire), Olivier (ex militaire), Oumar (militaire), Philippe (historien), Pierre, Pierre, Rodolphe, Rouzane, Ruth, Samia, Saminou (militaire), Shpresa, Stéphane (ex militaire), Thérèse, Thierry (ex gendarme), Valérie (militaire), Yannick (ex militaire), etc., ainsi que les Anciens d’Indochine et d’Algérie. Merci aux chercheurs qui travaillent sur le sujet ainsi qu’aux journalistes d’investigation qui vont sur le terrain pour en ramener des reportages édifiants. Merci à Denis Pryen de sa confiance et de son soutien, de la liberté d’expression qu’il donne à ses auteurs.
Avec une pensée particulière pour Eliane Warga, Jean-Antoine et Marc-Antoine Mannarini, ainsi qu’Olivier Poitiers, qui nous ont quittés trop tôt.
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A l’ouest comme à l’est des montagnes Rocheuses, les mêmes causes produisaient les mêmes effets. L’antagonisme des deux races s’accentuait, et l’inévitable résultat rendait l’Indien plus désespéré, le Blanc plus impatient d’en finir. Les torts n’étaient pas tous du côté de celui-ci, ni l’agression toujours de son fait. Bien des colons payèrent de leur vie des actes d’iniquité qu’ils blâmaient ; d’odieuses tortures infligées par les Indiens à des femmes et à des enfants exaspéraient contre eux l’opinion publique. Ils frappaient en aveugles et l’atrocité de leurs vengeances faisait oublier l’intensité de leurs souffrances. Vainement le gouvernement s’interposait ; il était souvent trop tard. Les événements paralysaient ses efforts, et son intervention pour prévenir un conflit aboutissait presque toujours à une expédition militaire pour 1 réprimer une insurrection .
1 De Varigny C, « La fin d’une race - L’insurrection des sioux », dans laRevue des deux mondes,janvier-février 1891, pp. 912-939, p. 919 (Source : BNF/Gallica).
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AVANT-PROPOS
e Les guerres de décolonisation du XX siècle avaient durement éprouvé l’art militaire des puissances européennes. Etre le plus fort n’avait pas suffi. Les règles avaient changé. Pour emporter la victoire, il aurait fallu oublier Clausewitz, peut-être lire Sun Zu, sans aucun doute étudier Lénine et Mao. Cela n’aurait peut-être pas suffi cependant. Car, même instruit, il est difficile de se défaire d’une culture de la guerre plusieurs fois millénaire, difficile aussi de renoncer au pouvoir grisant de la force brute. Après les puissances coloniales, ce fut au tour des Américains, ces autres Européens, de goûter à l’échec dans ce qui fut le bourbier vietnamien. Et aujourd’hui, voila nos cousins d’outre-Atlantique empêtrés dans le bourbier islamiste, sur une aire géographique bien plus large que l’Indochine, face à un ennemi plus redoutable. Bourbier dans lequel ils ont réussi à impliquer beaucoup de leurs alliés, dont la France.
Présenté comme une attaque surprise portée contre le monde libre, leur 11 septembre 2001 ne fut, en réalité, que l’épisode spectaculaire de la guerre larvée qui les opposait, depuis près d’une décennie déjà, à la mouvance islamiste. En réponse à cette humiliation suprême, indifférents aux enseignements de leur propre histoire, ils privilégièrent encore l’emploi de la force. Comme cela était 2 prévisible, et avait même été pronostiqué au lendemain des attentats , l’accélération de leur lutte antiterroriste ne fit que renforcer le terrorisme, étendre ses zones d’action, multiplier ses adeptes, tout en favorisant la montée de l’idéologie islamiste dans le monde musulman ainsi que son ancrage en Europe. Dans les jours qui suivirent le dixième anniversaire du 11 septembre, restant obstinément fermé à toute solution politique au
2  L’article ci-contre, intitulé « Dieu ne doit pas bénir la seule Amérique mais toute l’humanité », proposé sans succès le 14 septembre 2001 à divers journaux, annonçait qu’une réponse exclusivement militaire aux attentats du 11 septembre conduirait à « l’horreur et la ruine », les mécanismes en jeu étant similaires à ceux de la guerre du Viêt Nam.
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