Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 19,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

avec DRM

Dire la France

De
376 pages
Depuis près d’une décennie, la controverse sur l’identité nationale
déchire les familles politiques, divise le monde intellectuel
et embrase la société française.
La généalogie de cette obsession identitaire est peu connue.
Elle est pourtant révélatrice d’une histoire oubliée, lorsque
dans les années 1980, l’ambition politique de dire la France
faisait rimer culture et identité nationale.
Comment la culture est-elle devenue à cette époque un enjeu
majeur, jusqu’à constituer le socle du récit national ?
Tirant un fi l qui revisite les grandes heures de la politique culturelle
sous François Mitterrand, remémore le combat contre l’antiimpérialisme
américain, traverse les politiques du « droit à
la différence » et leur remise en cause pour s’achever avec la
bataille de l’exception culturelle en 1993, Vincent Martigny
ressuscite l’atmosphère d’une décennie cruciale pour déchiffrer
les querelles contemporaines de l’identité.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Global Gay

de editions-flammarion

Petit dico de U2

de editions-du-rocher49323

Dire la France
Culture(s) et identités nationales (1981-1995)
Vincent Martigny
Catalogage Électre-Bibliographie (avec le concours de la Bibliothèque de Sciences Po) Dire la France. Culture(s) et identités nationales (1981-1995)/ Vincent Martigny. – Paris : Presses de Sciences Po, 2016.
ISBN papier 978-2-7246-1945-4
ISBN pdf web 978-2-7246-1946-1
ISBN epub 978-2-7246-1947-8
ISBN xml 978-2-7246-1948-5
RAMEAU : – Socialisme et culture : France : 1970-.... – Politique culturelle : France : 1970-... – France : Politique et gouvernement : 1981-1995 – Identité collective : France : 1970-... – Nationalisme : France : 1970-... – Multiculturalisme : France – Exception culturelle
DEWEY : – 320.54 : Nationalisme – 306.094 4 : Culture et institutions – France – 944.083 : Cinquième République, depuis 1958 (Histoire du monde moderne – France et Monaco)
La loi de 1957 sur la propriété intellectuelle interdit expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit (seule la photocopie à usage privé du copiste est autorisée). Nous rappelons donc que toute reproduction, partielle ou totale, du présent ouvrage est interdite sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC, 3, rue Hautefeuille, 75006 Paris).
© Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 2016.
Introduction
Sommaire
11
PREMIÈRE PARTIE – LA CONSTRUCTION DU RÉCIT CULTUREL NATIONAL (1968-1981) Chapitre 1 –L’émergence des enjeux culturels et identitaires25 Nation et culture dans la République gaullienne 26 L’essor de l’enjeu culturel 31 L’avènement de la question identitaire 35 Culture(s) et identité nationale à gauche : la naissance d’un tandem 40 Chapitre 2 –La gauche et l’adversaire américain63 Antiaméricanisme culturel, guerre froide et « résistance nationale » 65 La critique de l’impérialisme culturel 67 L’antiaméricanisme comme enjeu politique au parti socialiste 82 L’anti-impérialisme culturel dans la campagne de 1981 86 Chapitre 3 –La culture comme symbole de l’alternance91 Le PS, la culture, la nation en 1981 92 La Révolution française dans le récit de l’alternance 101 La cérémonie du Panthéon et l’invention de la tradition 107 La culture comme marqueur du nouveau récit national 110
DEUXIÈME PARTIE – LE RÉCIT CULTUREL SOCIALISTE (1981-1986) Chapitre 4 –La promotion de la culture nationale L’éloge du « fait français » Trois politiques emblématiques Chapitre 5 –Pluralisme culturel et droit à la différence Socialisme et libéralisme culturel L’ouverture aux cultures étrangères Pluralisme culturel et droit à la différence : vers un ministère des cultures Les modalités du droit à la différence Chapitre 6 –Vers un antiaméricanisme culturel d’État L’ambiguïté de l’antiaméricanisme culturel La conférence de Mexico Anti-impérialisme, libéralisme, universalisme : les contours d’un antiaméricanisme original La lutte contre le franglais
117 119 130
159 161 168 180 187
205 206 214 217
220
TROISIÈME PARTIE – LES MUTATIONS DU RÉCIT NATIONAL (1986-1995)
Chapitre 7 –Du clivage au consensus culturel Politique culturelle : les étapes d’une convergence Consensus culturel et dissensus identitaire La contre-attaque identitaire de la droite Chapitre 8 –Récit national et retour de l’idée républicaine Le renouveau républicain dans la vie politique La résurgence du républicanisme dans le champ intellectuel Le bicentenaire de la Révolution française : une célébration hybride Chapitre 9 –Le temps de l’exception culturelle Les ressorts du consensus culturel Le ralliement de la droite à la politique culturelle Le nationalisme linguistique des lois Toubon Du consensus à l’union sacrée : la bataille de l’exception Conclusion Chronologie Bibliographie sélective Index Remerciements
229 230 244 252 269 270 281 296 305 306 309 314 318 335 345 355 365 371
Introduction
epuis près d’une décennie, la controverse sur l’identité nationale déchire les faDmilles politiques, divise le monde intellectuel, embrase la société tout entière. Elle a occupé une place centrale lors de chaque élection présidentielle depuis 2007, et ne s’éteindra pas dans un futur proche. Pour le grand public, les étapes qui l’ont vue s’imposer dans la vie politique demeurent largement méconnues. Elle paraît avoir toujours existé, même si elle connaît aujourd’hui un moment d’effervescence. Dans le même temps, sa contemporanéité ne fait aucun doute. On lui prête une naissance à droite, voire à l’extrême droite, sur un terrain idéologique que la gauche serait incapable de maîtriser. Ses modes d’instrumentalisation par le Front national, puis par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007, semblent accréditer la thèse d’un nationalisme ethno-historique traditionnel dont les origines remonteraient à Maurice Barrès et Charles Maurras. Ses partisans la revendiquent dans le but affiché de reconstituer un récit cohérent, légitime, producteur de valeurs communes qui unissent les Français à travers la valorisation d’une tradition nationale menacée de déclin. Pourtant, elle apparaît aux yeux de beaucoup comme un thème majeur de division et de clivage. Dans ce débat, la question culturelle joue un rôle central. Alors que le pays connaît depuis 2015 des attentats d’une violence inédite, plusieurs voix ont mis l’accent sur la nécessité pour la France de revendiquer ses valeurs, son histoire, sa culturepour résister au terrorisme et afficher son unité. Au lendemain des tueries de janvier 2015, Nicolas Sarkozy en fait un axe essentiel de réponse à la « crise identitaire » :
Nous sommes les héritiers d’une culture extraordinaire. Cette culture ne doit pas être la dernière page d’un projet mais le cœur, parce que la culture est la réponse à la crise identitaire. Peut-être que j’ai fait une erreur lorsque j’ai lancé le débat sur l’identité nationale, pourtant je crois que ce débat était nécessaire. Et quand j’entends aujourd’hui parler du mot « identité » à toutes les phrases, je me dis que ça a servi à ça. Mais je n’aurais pas dû rattacher le débat sur l’identité nationale au ministère de l’Immigration, j’aurai dû le rattacher au ministère de la 1 Culture, parce que l’identité est d’abord une question culturelle .
À gauche, Manuel Valls affirme en décembre 2015, à Angoulême, que « la culture est une force qui grandit la France et lui donne ses attraits, son identité ». En avril 2016, lors d’un colloque au théâtre Déjazet à Paris, il prédit que la campagne pour l’élection présidentielle de 2017 s’organisera essentiellement autour des questions culturelle et identitaire : « Bien sûr, il y a l’économie et le chômage, mais l’essentiel, 2 c’est la bataille culturelle et identitaire . » Loin d’être isolées, ces déclarations s’accordent sur l’idée que la culture occupe une place centrale dans l’identité française. Cette conception n’est pas nouvelle. Dans le monde intellectuel, elle remonte au moins à l’affaire Dreyfus, qui génère des débats brûlants lors desquels les interrogations sur l’identité française sont étendues au domaine culturel. Politiquement, le sens commun veut que le débat sur l’identité nationale ait été inventé par la droite ou l’extrême droite dans les années 2000. Or la
généalogie politique révèle que c’est en réalité la gauche, et plus précisément le Parti socialiste, qui a introduit ce thème dans la seconde moitié des années 1970. Certes, des mouvements d’extrême droite fédérés sous la bannière de la « Nouvelle droite », comme le Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE) ou le Club de l’Horloge, développent à la même période une pensée de l’identité, mais le PS est le premier grand parti à faire de cette question un enjeu majeur d’une élection présidentielle dès 1981. C’est le sens du discours de François Mitterrand lors du congrès socialiste extraordinaire de Créteil, le 24 janvier 1981, au cours duquel il est désigné candidat officiel du parti à l’élection présidentielle :
Socialistes, aimons la France ! [Applaudissements.] Aimons la France, oui, cela paraît parfois désuet. Aimons la France, aimons-la telle qu’elle est, souvent dans ses misères, aimons-la comme elle pourrait être, si se produit enfin la grande rencontre si longtemps attendue du socialisme et de la France [...] Aimons-la, sur la surface de la planète, capable par de nouveaux chemins de reconquérir sa grandeur. Aimons la France dans son identité, et sachons la défendre. Un pays qui assume sa grandeur, ce ne sont pas seulement des armes, et pourtant il en faut, c’est aussi et surtout une culture, une langue, le sens de son histoire et de 3 sa continuité, le sens de ses chances, et de son avenir .
La volonté de mettre en avant l’identité de la France à travers sa culture a constitué l’un des principaux axes de la campagne socialiste aux élections présidentielles de 1981, à tel point que les enjeux culturels y ont été confondus avec le projet politique. En témoigne la formule restée célèbre de François Mitterrand en 4 avril 1981 : « Le socialisme de la liberté est avant toute chose un projet culturel . » Ce livre a pour ambition de comprendre pourquoi et comment la référence à la culture française est devenue centrale dans le débat sur l’identité nationale. Ce qu’il propose de raconter, c’est l’histoire d’une mémoire perdue à gauche. Celle d’une manière spécifique de parler d’identité et de culture, ou plutôtd’identités et de cultures, selon des termes bien différents de ceux employés aujourd’hui sur ces questions, et qui pourtant portent en eux les germes du débat actuel. Celle d’un combat politique entre la gauche et la droite pour imposer un récit de ce qu’est et doit être la France. Celle de la construction progressive d’une conception consensuelle de la culture au cœur de la définition française de la nation et de la citoyenneté. Notre réflexion tire un fil qui part de la naissance d’une ambition culturelle forte dans la seconde moitié des années 1970, traverse la redéfinition de la culture par l’anthropologie, remémore le combat contre l’impérialisme culturel américain, fait resurgir les politiques du « droit à la différence » à gauche et les propositions de réforme de la nationalité à droite, se penche sur le bicentenaire de la Révolution française et s’achève avec la notion d’exception culturelle forgée lors des négociations du GATT en 1993. C’est un récit de combat d’idées, de contre-attaques idéologiques et de débats passionnés dans le monde politique, intellectuel et médiatique sur les manières de dire la France. L’histoire d’un rapport bien français au pluralisme culturel dans une République marquée à la fois par son héritage jacobin et par la défense de ses petites patriesde ses minorités. Le souvenir enfin d’une décennie, les années et 1980, au cours de laquelle émergent un débat devenu majeur sur l’immigration et un nouveau parti politique, le Front national, qui bouleverse le jeu partisan traditionnel. e Une époque qui connaît l’effacement des grandes idéologies qui ont dominé le XX siècle. Une période de transition qui a vu la dissémination dans le champ politique de l’individualisme et du libéralisme, mais également le retour de la référence
républicaine. Une décennie qui nous a légué de nouvelles angoisses collectives, dont celle ayant trait à l’identité est la plus aiguë. Une relecture des usages politiques de la culture entre 1981 et 1995 jette un jour nouveau sur les raisons pour lesquelles celle-ci a reçu en France une attention considérable depuis 1981. Si la politique culturelle n’est pas, à cette époque, une politique publiquecomme les autres, c’est parce que les conceptions de la culture française ont eu une influence déterminante sur le processus politique de construction des représentations dominantes de la nation.
Quelle(s) culture(s) ?
L’affirmation de la centralité de la culture dans l’identité nationale peut aujourd’hui sembler paradoxale. Après tout, la politique culturelle ne fait plus l’objet, depuis au moins deux décennies, d’une réelle priorité politique. Les quinquennats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande ont été marqués par un désintérêt affiché pour cette thématique. Les ministres qui se sont récemment succédé rue de Valois ont peiné à exister politiquement, et le budget du ministère est en perpétuel danger d’être raboté sur l’autel du nécessaire contrôle des finances publiques en temps de crise. Tout dépend, en fait, de ce que l’on entend par « culture » : les glissements de sens de ce mot valise et la confusion dans l’usage de ses différentes acceptions expliquent largement son succès en politique. Le flou entretenu autour de sa définition a permis l’élaboration de récits lui conférant un rôle essentiel, sans que personne ne s’accorde sur sa signification. Dans le vocabulaire commun, la « culture » est indéniablement devenue l’un de ces vocables plastiques dont la surexploitation dissimule des usages différenciés. Les productions intellectuelles, abondantes sur le sujet, révèlent l’ambiguïté entre trois conceptions principales de la culture : une approche généraliste, caractérisée par des questionnements 5 sociologiques, anthropologiques, philosophiques ou politiques ; une approche technique, « de l’intérieur » du système culturel, dont le but est d’analyser des 6 éléments précis de ce dernier ou de clarifier les lignes de la politique culturelle ; et 7 un mode pamphlétaire, le plus répandu – et le plus porteur médiatiquement . Dans les discours sur la culture française, celle-ci peut recouvrir plusieurs significations distinctes. La première est celle de la haute culture, c’est-à-dire la production issue des arts et des lettres, du cinéma et de ce qu’il est convenu d’appeler les beaux-arts, mais également le patrimoine intellectuel, artistique et architectural hérité de l’histoire nationale. Cette définition est à l’origine d’une catégorie d’intervention étatique et de politiques publiques afférentes : les politiques culturelles. La deuxième englobe une définition plus vaste de la culture commemode de vie, qui désigne une forme spécifique d’organisation économique et sociale ainsi que les pratiques, les croyances, les symboles et les valeurs qui s’y rattachent. La confusion entre ces deux caractérisations est une clé importante de l’évolution de la prise en compte des questions culturelles dans la vie politique dans les années 1980 et 1990. Une troisième, plus étendue encore, jaillit des deux précédentes : c’est celle de la culture commeWeltanschauung, uneconception spécifique du monde, une catégorie d’interprétation de la réalité qui induit des manières de penser et d’agir, un sens commun. En France, cette signification est reliée au concept de francité, défini par Léopold Sédar Senghor comme « un mode de pensée et d’action, une certaine façon de poser les problèmes et d’en rechercher les solutions », une « communauté 8 spirituelle ». Elle accorde un rôle essentiel à la langue, considérée comme un élément fondamental de la francité et donc de la culture française, qu’illustre le mot 9 célèbre de Fernand Braudel : « La France, c’est la langue française . » De façon plus marginale, enfin, la culture peut être aussi comprise au sens d’uneculture
politique, en l’occurrence l’ensemble de grands principes et de valeurs qui forment la culture républicaine. Une analyse du rôle de la culture dans les débats sur l’identité nationale déborde dès lors les enjeux de politique culturelle. Elle implique une différentiation entre une politique de la culture– fondée sur un ensemble de représentations et de croyances, une « cosmologie » culturelle – et unepolitique culturelleune agrégation de – politiques publiques sectorielles mises en place de manière institutionnelle. En outre, l’introduction en France du concept d’identité dans les années 1970 par Claude Lévi-Strauss, par le biais de l’anthropologie structuraliste, a érigé la culture en élément clé de la compréhension des sociétés. Elle se trouve donc non seulement au cœur des questions de politique publique, mais également au carrefour de plusieurs grands thèmes politiques : le multiculturalisme, la réflexion sur l’ethnicité, et bien entendu le questionnement autour de la nation dans la société postmoderne. L’amplitude de ce champ sémantique démontre que la culture est avant tout un récit de « ce qui est culturel ». En tant que tel, ce récit n’est pas consensuel et fait 10 l’objet de contestations . Dans le processus de formation des représentations dominantes de la nation, elle constitue une « boîte à outils » où les acteurs politiques puisent pour proposer des références nationales plus ou moins unanimement partagées, interpréter les événements auxquels ils sont confrontés et justifier leurs 11 pratiques .
Culture, pouvoir, histoire
L’idée selon laquelle la culture entretiendrait en France une relation privilégiée, intime, avec le pouvoir est ancienne. Il est généralement admis que la politique culturelle contemporaine, d’abord introduite sous le Front populaire, puis refondée en 1959 au moment de la création du ministère des Affaires culturelles par André Malraux, constitue l’héritage d’unecertaine idée de la culture, forgée par des siècles d’interaction avec le pouvoir politique. La conviction que ce lien spécifique remonte à l’Ancien Régime, voire aux premiers capétiens, s’est largement imposée, jusqu’à figurer aujourd’hui dans le récit officiel des origines du ministère de la Culture. Cette représentation participe d’un récit historique linéaire dans lequel l’exception culturelle est présentée comme le legs direct de la politique de mécénat des rois de France, de er François I à Louis XIV, et de la Révolution française. Le caractère anhistorique d’une telle continuité traduit la difficulté à démêler la réalité historique des mythes véhiculés par le « roman » national. Dans de nombreux pays, le pouvoir politique et les artistes ont pu entretenir des relations étroites sans que n’aient été développés de politique culturelle ni de rapport aussi intime entre leur conception de la culture et leur identité nationale. En France, cette politique publique e s’est construite au fil du temps, par étapes, principalement à partir du début du XX siècle. Pour autant, l’« invention de la tradition » d’une France patronne des arts, capitale mondiale de la culture, est un leitmotiv du récit national dont il convient de rappeler les origines et de souligner les circonvolutions. La période qui débute avec le premier septennat de François Mitterrand constitue un moment phare de cette représentation, qui conduit à la construction d’un modèle singulier. Celui-ci contribue à dessiner unecertaine image de la culture française, entre héritage historique et ouverture aux culturelles étrangères. Il traduit également l’élaboration d’une conception spécifiquement « française » de la culturecomme un ensemble de biens et de valeurs qui doivent échapper au marché et au libéralisme économique. C’est la fabrication de ce modèle et son évolution qu’il s’agit de convoquer pour comprendre la place de la culture dans le récit national contemporain.
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin