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Droit international public : les sources

De
450 pages
La notion de "sources" du droit international a été créée afin de constituer un cadre conceptuel de référence en droit international. Les pouvoirs de création et d'application du droit n'appartiennent pas à une entité centralisée. Il n'y a pas d'Etat mondial, et les principaux sujets de droit sont aussi les principaux créateurs du droit. Le droit international a trois sources principales : les traités internationaux, la coutume et les principes généraux du droit.
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Notes de cours Fondée et dirigée par Benjamin Mulamba Mbuyi  L'objet de la collection est de susciter les publications dont la vocation est double : d'une part offrir aux professeurs d'universités l'opportunité de publier leurs notes de cours, utilisées tout au long de leur carrière, et d'autre part offrir aux étudiants et chercheurs les outils de travail dont ils ont grandement besoin. La collection sadresse principalement aux étudiants et se propose denvisager toutes les questions qui touchent tous les aspects de droit, de science politique et de relations internationales qui font lobjet dun enseignement universitaire autonome. Nous privilégierons la publication de manuels de grande qualité scientifique qui seront mis à la disposition des étudiants, régulièrement révisés comme des outils pédagogiques et utilisés dans un grand nombre dinstitutions universitaires à travers le monde.  Déjà parus :  Benjamin MULAMBA MBUYI, Droit des Organisations Internationales , 2012.         Du même auteur : Refugees and International Law , Toronto, Carswell, 1993. Introduction à létude des sources modernes du droit international public, Bruxelles et Québec, Bruylant et Presses de lUniversité Laval, 1999. Le statut international des réfugiés , Goma, Université Libre des Pays des Grands Lacs, Publications de la Faculté de Droit, 2005. Droit des traités internationaux, Paris, LHarmattan, Collection Etudes africaines, 2009. Droit des organisations internationales , Paris, LHarmattan, Collection Géopolitique Mondiale, 2011.
 
Benjamin MULAMBA MBUYI      D R O I T I N T E R N A T I O N A L P U B L I C  Les sources       P RÉFACE DE M ARC B OSSUYT                       LH ARMATTAN  
Tshimanga wa mu Tshiaba, Mulembondia wa mua Lukono ne Tshiaba Ntumba : Kadi teleja nkuambile : Diamba ndilengele dianua Katende, biadinua mbomkodi, utu wapala nadi.  Banuanua mfuanka Ntupumbu. Tuetu Tubuluku tunuanua diamba.  Tatu Tshiyembe, wavuluka : Mwena nsapu wakadia muena bowa.  Tatu Badibanga Maniayi Ambroise: Bakatapa Nsona badia mbuji, kadi tuetu bakatapa mapilu. Abbé Beya Tshingimba : Nuenu bakatambula pashishiye nualua bansantu, kadi tuetu bakatambula pa Martin Bakole wa Ilunga ne Kabeya wa ngonga. Nuenu bakaja mu tshipele nua tuka luanga, kadi tuetue bakaja mu tshikutu diba mulu.  Tshiselesele tshimpalamba ? Biwikale ne bualu kuyi kuambila mu kajebe. Na aye kuambila mmanya malu. Mmanya malu ne aye kuambila mwena mupongo. Mwena mupongo ne alue kulowa mu bula bwebe.  Wasomba mbuji kusombi muntu. Kusomba muntu wa bende nku keba dibanza.   Kalulambi Mpongo, mukanda ntu na nuabile se mbule bua lungenyi. Bakamanyia mukanda mba ubadi. Nuenu badi kabayi ba umanyie, nudi numona se mmifunda, mifunda be.  Meme Mulongeshi, ndi ngombaa bisanji, Ntu ngimbila bantu ba nkuatu mbandi, Bakadi pa ku ndonga kantu bakeba moko.     © L'H ARMATTAN , 2012 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris   http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-296-96403-7 EAN : 9782296964037
 
 
         Ce livre est dédié à :
 
 
Esther, Emilie; Claudia et Jérôme.
Sommaire ................................
 PRÉFACE ................................................................................................................. 9  AVANT-PROPOS .................................................................................................. 15  LISTE DES ABRÉVIATIONS.............................................................................. 17  INTRODUCTION .................................................................................................. 19  CHAPITRE I LE PROBLÈME DES SOURCES DU DROIT INTERNATIONAL ................................................................................................ 23  TITRE I LA COUTUME INTERNATIONALE ................................................. 49  INTRODUCTION .................................................................................................. 51  CHAPITRE I LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE LA COUTUME INTERNATIONALE ............................................................................................. 53  CHAPITRE II LES EFFETS JURIDIQUES DE LA COUTUME INTERNATIONALE ........................................................................................... 107  TITRE II LES TRAITES INTERNATIONAUX............................................... 117  INTRODUCTION ................................................................................................ 119  CHAPITRE I LE TRAITÉ INTERNATIONAL ET SON CONTENU........... 125  CHAPITRE II LA CONCLUSION DES TRAITÉS ET LE TRIOMPHE DU VOLONTARISME............................................................................................... 139  CHAPITRE III LA VOLONTÉ RÉELLE ET LA VOLONTÉ DÉCLARÉE DANS LA CONCLUSION DES TRAITÉS........................................................ 159  CHAPITRE IV LA CONCLUSION DES TRAITÉS EN DROIT INTERNE DES ÉTATS .......................................................................................................... 169  CHAPITRE V L'EXÉCUTION DES TRAITÉS INTERNATIONAUX ......... 181  CHAPITRE VI INTERPRÉTATION DES TRAITÉS INTERNATIONAUX197  CHAPITRE VII LA NULLITÉ, LEXTINCTION, LA SUSPENSION ET LE RETRAIT DUNE PARTIE DES TRAITÉS ..................................................... 231  TITRE III LES PRINCIPES GÉNÉRAUX DU DROIT RECONNUS PAR LES NATIONS CIVILISÉES ...................................................................................... 249  INTRODUCTION ................................................................................................ 251  CHAPITRE I LES PRINCIPES GÉNÉRAUX DU DROIT [...] ET LEURS FONCTIONS ........................................................................................................ 253  
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........ .7................................................................ ....RI EMOAMS
TITRE IV LES SOURCES SUBSIDIAIRES DU DROIT INTERNATIONAL PUBLIC ................................................................................................................. 319  INTRODUCTION ................................................................................................ 321  CHAPITRE I LES DÉCISIONS JUDICIAIRES .............................................. 323  CHAPITRE II LE RÔLE DE LA DOCTRINE ................................................. 329  CHAPITRE III L'ÉQUITÉ EN DROIT INTERNATIONAL.......................... 351  CHAPITRE IV ACTES JURIDIQUES UNILATÉRAUX ............................... 379  TITRE V DE LA HIÉRARCHIE DES SOURCES ........................................... 393  INTRODUCTION ................................................................................................ 395  CHAPITRE I HISTORIQUE ET DISCUSSION LORS DE LÉLABORATION DU STATUT DE LA COUR................................................................................ 397  CHAPITRE II LE PROBLÈME DE LA HIÉRARCHIE DES SOURCES .... 401  CHAPITRE III LES RELATIONS DINFLUENCE RÉCIPROQUE ENTRE LES SOURCES..................................................................................................... 417  CONCLUSION ..................................................................................................... 421  BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................... 423  INDEX ANALYTIQUE ....................................................................................... 435  INDEX DE LA JURISPRUDENCE.................................................................... 441  TABLE DES MATIÈRES.................................................................................... 443  
 
 
Préf ace
Cette étude est un édifice élaboré par le professeur Benjamin MULAMBA MBUYI avec une précision et une patience de bénédictin. La première version que jai eue la joie de lire est largement complétée par celle-ci. Javais encouragé lauteur de poursuivre ce travail, et voilà le résultat dix ans après. Aussi, ai-je mis du temps pour la lecture et la relecture de cette impressionnante étude pour laquelle je félicite lauteur.
Il est toujours bon de faire un retour aux sources. Cela vaut particulièrement pour le droit international. Plus que dans les différentes branches du droit interne où la technique juridique l'emporte de loin sur les questions qui concernent les fondements des règles juridiques, toute bonne étude du droit international débute avec un examen de ses sources. Voilà déjà de bonnes raisons pour accueillir favorablement l'étude érudite et de lecture agréable que vient de consacrer le professeur Benjamin MULAMBA MBUYI aux « sources modernes du droit international public .
Sous le vocable « Sources du droit international », il faut entendre ses modes de formation. En abordant les problèmes du droit international, il convient d'abord de se poser la question: Quelles en sont les règles? Afin d'y répondre, il faut se demander : Quand une règle est-elle une règle de droit international? En d'autres termes: Comment se font les règles du droit international?
Il y a en droit international deux sources principales, à savoir le traité et la coutume. Les non-internationalistes ont parfois tendance à croire que les traités en droit international correspondent aux lois en droit interne. Or, en l'absence d'un législateur universel, il n'en est rien. Les traités, même ceux à vocation universelle, ne s'imposent pas aux sujets de droit international par voie d'autorité tel que c'est le cas avec les lois adoptées par le législateur national. Les traités se rapprochent plutôt des contrats en droit interne. En effet, il s'agit d'accords conclus entre des parties bien déterminées. Ces accords internationaux lient les États quand et parce qu'ils ont accepté de se lier de cette façon et dans la mesure où ils l'ont voulu.
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La pratique internationale démontre que les États n'acceptent pas de conclure des traités avec n'importe quel autre partenaire international ni sur n'importe quel sujet. Ce n'est que lorsqu'ils souhaitent se lier à une ou à plusieurs autres parties et au sujet de matières qu'ils estiment susceptibles de faire l'objet d'engagements internationaux qu'ils le font. Généralement, la conclusion d'un traité est précédée de longues négociations pendant lesquelles les États parties examinent soigneusement les termes du traité afin de s'assurer que ceux-ci correspondent exactement au degré d'engagement qu'ils sont prêts à assumer. Ces négociations sont alors suivies des signatures, des procédures d'obtention de l'assentiment parlementaire (parfois avec des majorités qualifiées) et d'une ratification en forme solennelle par le chef de l'État.
En se rendant compte du soin que les États mettent avant d'accepter mutuellement des obligations internationales, il n'y a, à vrai dire, pas de raisons pour lesquelles ceux-ci, qui ont décidé en pleine liberté d'assumer des telles obligations, qu'ils ont fixées eux-mêmes, ne les respecteraient pas.
Cela est d'autant moins surprenant que c'est précisément le respect des obligations internationales qu'ils ont voulues, sinon ils ne seraient tout simplement pas devenus parties au traité qui les contient. En outre, il est évident que même lorsque des circonstances particulières se font jour, avec pour résultat de faire peser le poids des obligations plus lourd que prévu initialement, les États parties se rendent néanmoins compte que leur intérêt à plus long terme ainsi que le maintien de leur réputation et de leur crédibilité exigent le respect des engagements pris. Qui voudrait encore conclure des traités avec un partenaire qui a fait preuve d'absence de loyauté à l'égard des obligations auxquelles il a souscrit?
Le respect des accords librement conclus (la règle « pacta sunt servanda 1 ») est un principe cardinal en droit international comme en                                                  1 Cf. l'Art. 26 de la Convention de Vienne sur le droit des traités: « Pacta sunt servanda -Tout traité en vigueur lie les parties et doit être exécuté par elles de bonne foi». Voir aussi la jurisprudence de la Cour permanente de justice internationale de La Haye : « Au regard du droit international et de la Cour qui en est l'organe, les lois nationales sont de simples faits, manifestation de la volonté et de l'activité des États au même titre que les décisions judiciaires ou les mesures administratives». (Série A, 126, n o 7, p. 19) ; « C'est un principe généralement
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