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Eau et paix au Moyen-Orient

De
138 pages
L'accès à l'eau représente un des plus grands défis planétaires. Face aux enjeux humains, économiques et politiques qu'une telle situation sous-entend, des solutions nouvelles doivent être imaginées. En analysant le cas de l'usine de dessalement d'Ashkelon en Israël, les auteurs tentent de déterminer si cette réponse peut être réellement considérée comme une voie d'avenir durable face au problème de stress hydrique dans une région sous tension.
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EAU ET PAIX AU MOYEN-ORIENT

La mer à boire: une solution durable?

@ L'HARMATTAN,

2007

5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.IT harmattan l@wanadoo.IT ISBN: 978-2-296-03159-3 EAN : 9782296031593

Annick GOUBA Karen LEMASSON

Nathalie HALLER Laurie MENGER

EAU ET PAIX AU MOYEN-ORIENT

La mer à boire: une solution durable?

L'Harmattan

Entreprises et Management Collection dirigée par Ludovic François
La collection Entreprises et Management est destinée à accueillir des travaux traitant des questions liées aux sciences de gestion et à l'entreprise. Les ouvrages publiés ont pour la plupart une vocation pratique. Certains d'entre eux sont issus de thèses professionnelles soutenues à HEC.

Déjà parus
E. RIOT, Entrepreneurs, investisseurs, entre confiance et allégeance, 2006. F. DUPUICH RAB AS SE, La gestion des compétences collectives,2006. D. LOTH, Le management interculturel, 2006. C. LAP ASSOUSE MADRID et M.-C. MONNOYER LONGE, La dimension numérique dans la stratégie commerciale. Brique.com,2005. D. SCHMAUCH, Les conditions du leadership, 2005. B. BARATZ, P.-A. BAUQUIER, J. DE VIDAS, Le business en Irak,2005. B. BARATZ, L'économie mondiale en mouvement, 2005. G. LHOMMEAU, Le droit international à l'épreuve de la puissance américaine, 2005. G. RENARD, Les règles communautaires en matière d'Etat et lafiscalité,2005 B. GIBERT, A. MARAUT, B. TELLE, Et après le pétrole? Risques et enjeux géopolitico-financiers pour les Emirats Arabes Unis, 2005. Alain BOLLE, Le produit de la délinquance de proximité. L'économie souterraine,2004. L. MOUTAMALLE, L'intégration du développement durable au management quotidien d'une entreprise, 2004. Charles-Henri LAFONT, Les processus de privatisation en Bulgarie et en Roumanie ( 1989-2002) : Une transition confisquée ?, 2004. S. BOUDANA et J. IVERS, La vente par réunion. Enquête sur les réseaux de la confiance, 2004.

Remerciements

Nous tenons à remercier tout particulièrement Monsieur Nicolas Renard, à la Direction des Collectivités Publiques de Veolia Water System, pour l'accueil qu'il nous a réservé ainsi que les suggestions et les informations qu'il nous a gentiment données. Nous remercions aussi notre Responsable de Mastère Monsieur Pascal Chaigneau qui d'un geste ample et souple dont il a le secret, sait dépeindre sous nos yeux ébahis le panorama géopolitique international. À Augustin Honorat pour sa disponibilité et la clarté des ses explications, nous exprimons toute notre reconnaissance. Pour la publication de ce mémoire, nous tenons à remercier Monsieur Ludovic François pour sa disponibilité et son aide précieuse.

SOMMAIRE

SOMMAIRE INTRODUCTION..

.11 .13

PREMIÈRE PARTIE UN CONTEXTE SOUS TENSION: LES ENJEUX GÉOPOLITIQUES, GÉOÉCONOMIQUES ET ENVIRONNEMENTAUX 2l A. Le difficile partage de l'eau dans une région de stress hydrique et de concurrence pour l'accès à l'eau douce 25 B. La politique de gestion des ressources par Israël: un impérialisme hydraulique? ..49 DEUXIÈME PARTIE L'USINE DE DESSALEMENT D'ASHKELON: MARCHÉ, ACTEURS, RISQUES ET IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX 79
A. B. C. D. Le dessalement: un marché mondial très concurrentiel. Le BOT L'analyse des risques du projet Le dessalement: une solution de la plus belle eau? 8l 89 99 109 .121 .127 135

CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE.. TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION

L'eau n'est pas une ressource naturelle comme les autres: elle constitue, en effet, les deux tiers de notre corps, recouvre les deux tiers de la surface de la planète et est à l'origine de la vie. Elle a un impact direct sur la civilisation et conditionne son développement agricole et industriel. Les constructions de nos villes sont organisées autour de l'eau, nous nous en servons pour nous laver, pour travailler, pour nos loisirs, pour notre survie. Chaque produit que nous consommons a une relation plus ou moins directe avec cette ressource. L'eau a aussi cette particularité d'être perçue, utilisée et gérée de multiples manières dans le monde. Chaque région, chaque culture a un rapport à l'eau qui lui est propre. Elle exerce un rôle important au sein de beaucoup de religions, sacrée pour les uns, purifiante pour les autres. De même, selon les pays et les cultures, l'eau est considérée et gérée comme une propriété publique tandis que d'autres la gèrent de manière privée. Ainsi le statut de l'eau suscite-t-il de vifs débats sur la scène internationale depuis des années. D'après la Déclaration finale de la 1èregrande conférence des Nations Unies sur l'eau qui s'est tenue à Mar deI Plata, en Argentine, en 1977 : «tout le monde a le droit d'accéder à l'eau potable en quantité et en qualité égales pour ses besoins essentiels »1. Néanmoins, la
1 http://eau.apinc.org.

Introduction

vision libérale du FMI2 et du Conseil mondial de l'eau3, lors du 2ème Forum mondial de l'eau à la Haye en mars 2000, considère l'eau comme un besoin humain et un bien marchand. Cette vision a été confirmée par le discours d'ouverture de M. John Briscoe, spécialiste de l'eau et conseiller de la Banque mondiale, lors du 4ème Congrès mondial de l'eau en septembre 2004 à Marrakech. Il affirme que l'eau doit «être gérée comme un produit économique [car], tant que cette idée de gestion n'est pas ancrée dans les esprits, la problématique [de l'accès à l'eau] ne sera pas résolue ». Ces déclarations ont soulevé, dans le monde entier, de nombreuses oppositions de ceux qui définissent l'eau, non seulement comme un besoin mais surtout comme un droit humain, et qui revendiquent « la protection du droit universel

d'accès libre à l'eau

»4,

Le débat sur la privatisation de l'accès à l'eau est donc vif et les partenariats public-privé (PPP) sont au cœur de ces problématiques. Le premier alinéa de l'article 1er de l'ordonnance du 17 juin 2004 (J.O. du 19 juin 2004) définit ainsi les contrats de PPP en France: « Les contrats de partenariat sont des contrats administratifs par lesquels la personne publique confie à un tiers, pour une période déterminée en fonction de la durée d'amortissement des investissements ou des modalités de financement retenues, une mission globale relative au financement d'investissements matériels, d'ouvrages ou d'équipements nécessaires au service public, à la construction ou transformation des ouvrages ou équipements, ainsi qu'à leur entretien, leur maintenance, leur exploitation ou leur gestion,
2 Fonds monétaire international. 3 Le Conseil mondial de l'eau regroupe mondiale et le secteur privé. 4 Le Conseil mondial de l'eau regroupe mondiale et le secteur privé. des organisations des organisations onusiennes, onusiennes, la Banque la Banque

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Introduction

et, le cas échéant, à d'autres prestations de services concourant à l'exercice, par la personne publique, de la

mission de service public dont elle est chargée

»5.

Daniel

Lebegue, ancien directeur de la Caisse des dépôts et consignations résume cette définition de la manière suivante: « On parle de partenariat public-privé lorsque des acteurs privés et publics agissent en commun pour répondre de la manière la plus efficace possible à un besoin collectif, par un partage des ressources, des risques et des bénéfices ». Il existe, par ailleurs, différents types et différentes formes de PPP (concession, affermage, gérance, régie.. .). À cette date, seuls 5% de l'approvisionnement mondial en eau potable sont réalisés par des opérateurs privés6. Les partenariats publics privés sont donc des instruments prometteurs mais parfois controversés pour la mise en œuvre de grands projets dont les infrastructures permettent l'exploitation et la distribution de l'eau. Les PPP offrent souvent, notamment aux pays en voie de développement, la seule possibilité d'accès à une technique, un savoir-faire et à des capitaux suffisants pour mener à bien des projets aussi essentiels. Mais il est parfois reproché à ces partenariats l'insuffisance des mesures mises en place pour satisfaire les besoins des catégories défavorisées. Toute la difficulté de l'exercice repose donc sur le juste équilibre, entre le respect des utilisateurs et de l'environnement, la nécessité de distribuer de l'eau à un prix accessible pour tous et la rentabilité des investissements nécessaires à la réalisation de tels projets. Une transparence et une bonne gouvernance semblent alors incontournables pour réussir cet objectif.

5 http://www.maUr/mxdoc/maf/Info.asp?par=218. 6 http://www .observateurocde.org/news/fulIstory. dans_le_secteucde_l%92eau_:_la_recherche_d%92un_

p hpl aid/687/Les _partenariats_ %E9quilibre.html.

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