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Elections présidentielles 2012

De
180 pages
Certaines publicités vantent le fait que les nouveaux produits mis en vente sont le fruit des idées émises par les Français. Les idées de quels Français? Les idées des cadres qui fonctionnent en vase clos. Dans ce système qui n’est pas à notre écoute, on voit disparaître de nombreux produits du marché sous prétexte que ceux-ci ne correspondent plus aux attentes et aux besoins supposés des consommateurs. Il en est de même pour les programmes proposés par les candidats aux élections. Les idées émises sont celles d’un cercle fermé constitué de responsables politiques, permanents des partis et experts. Ces personnes, issues du même monde, sont souvent loin du terrain, déconnectées de la réalité. Lorsqu’elles sont en contact avec la base, c’est pour entendre les doléances. En ne prenant pas le temps d’écouter les suggestions et le bon sens de la France profonde, les remarques et solutions proposées sont bien souvent abandonnées, rejetées ou déclarées inapplicables. Cet ouvrage rassemble des idées recueillies par l’auteur auprès de Françaises et Français dits "d’en bas" auxquelles il a joint ses propres réflexions. Ce n’est pas le programme d’un nouveau candidat à l’élection présidentielle de 2012, mais des propositions émises par la majorité silencieuse pour enrichir le débat en cours.
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Du même auteur
Le Jeu des 7 familles politiques, éditionsPublibook, 2006
Élections présidentielles 2012
André Guillemaut Élections présidentielles 2012Les 31 propositions humaines et concrètes dun français den bas
Publibook
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Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication aux Éditions Publibook en 2011
« On voit mieux la société den bas que den haut Den haut, on ne voit que des crânes ! »
Michel Serres
Depuis que lHomme est sur cette Terre, des conflits armés existent de par le monde. Aujourdhui, les médias nous infor-ment régulièrement de lévolution de la situation sur le terrain des opérations en Afghanistan, Pakistan, Gaza, Soudan, Soma-lie, Irak, Libye, Syrie, et ailleurs, nous présentent les images des engagements militaires, fusillades, attentats, déplacements de populations, vie civile quotidienne, centres provisoires dhébergement, nous dressent la liste des morts et nous tiennent avisés des négociations diplomatiques en cours. Il existe également un conflit mondial, non catalogué dans la catégorie des guerres, et peu médiatisé. Il est vrai que les ar-mées traditionnelles terre, air, mer, ne sont pas engagées. Les hostilités en question qui utilisent comme armes la finance, léconomie, le social et le non respect de notre planète, génèrent cependant encore plus de morts et plus de blessés. Cette guerre nest pas cantonnée à quelques pays, elle est planétaire et tou-che sournoisement les populations de tous les États des deux hémisphères. En cas de conflit armé, les États concernés mobilisent des troupes. La résistance individuelle, puis collective, sorganise. Une certaine solidarité se met en place. Les épouses des hom-mes partis combattre au front arrivent à trouver un emploi qui leur permet de survivre, avec leurs enfants. Des idées nouvelles percent. Des créations industrielles voient le jour. Face à ce conflit économico-financier, spéculatif, environ-nemental et social, sommes-nous aujourdhui capables de faire de même ? Sommes-nous prêts à organiser la résistance, mettre en place une certaine solidarité, faire percer des idées nouvelles, tenir compte en premier lieu de lhumain, faire naître de nou-
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veaux emplois, rétablir des finances saines, réparer nos dégrada-tions terrestres, nous investir, nous organiser, créer ? En cas de conflit traditionnel, les hommes et les femmes non mobilisés prennent les armes. Face à ce conflit sociétal, les hommes et les femmes, les jeu-nes et les seniors, nont aucune alternative à la mondialisation des échanges économiques, aucun contrepoids à la capacité financière des quelques sociétés internationales plus puissantes que les 30 États les plus pauvres du monde, aucun pouvoir pour atténuer le déséquilibre entre les investissements boursiers et les investissements du travail, pour combattre la spéculation sur les produits miniers et les denrées alimentaires, pour éviter que lexploitation du sous-sol des pays en voie de développement profite plus aux dirigeants de ces États quà la population, au-cun système politico-économique venant réduire les fossés, les écarts qui se creusent entre les plus riches et les plus pauvres, entre le Nord et le Sud. 1 milliard dhumains de par le monde : hommes, femmes et enfants est sous-alimenté. Plusieurs dizaines de millions dhommes et de femmes sont sans emploi, sans ressource, ayant perdu leur toit, vivant dans la misère, la pauvreté et la tristesse. Pouvons-nous rester indifférents à ces souffrances et à ces in-justices ? Les statistiques économiques sont là pour nous rappeler que le monde se scinde en deux, avec une population de plus en plus riche et une population de plus en plus pauvre. Les pays dits émergents progressent depuis quune classe moyenne a vu le jour. Les pays en voie de développement navanceront pas tant quil ny aura que deux classes. Et dans nos pays dits riches, nous avons tendance à régresser au même rythme que la classe moyenne. Une faible fraction de cette po-pulation rejoint la classe dirigeante. Une fraction plus importante se bat individuellement pour ne pas perdre son em-ploi et tomber dans les bas fonds.
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