Et si l'occident n'était pas responsable des problèmes de l'Afrique ?

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En prenant appui sur les deux discours de Nicolas Sarkozy à Dakar et de Barack Obama à Accra, l'auteur pose la question sans détours : et si l'Occident n'était pas responsable des problèmes de l'Afrique ? Ce livre présente les deux personnalités des présidents américain et français, puis le contexte et les textes. L'auteur fera ensuite une analyse comparative avant de laisser libre cours à sa réflexion personnelle.
Publié le : dimanche 1 novembre 2009
Lecture(s) : 59
EAN13 : 9782296236660
Nombre de pages : 164
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SHANDA TONME

ET SI L’OCCIDENT
N’ÉTAIT PAS RESPONSABLE
DES PROBLÈMES DE L’AFRIQUE ?

De Nicolas Sarkozy à Barack Obama

POINTSDEVUE

A toutes les générationsd’Africains
victimesde l’intolérance, dumensonge,
deserreursetde l’oppressionvolontaires
ouinvolontairesde leurspropresélites.

Introduction

DansletrainTVG qui meramène deLilleà Parisence
milieudumoisde juillet 2009, j’ai encore la tête lourde, le
regard imparfaitetlamémoirequelque peu confuse, justes
conséquencesd’une nuit agitée.Je mesuisen effet rendu
dans cetteville dunord de la France pourprendre part aux
cérémoniesde mariage de manièce, étudiante enAllemagne.
La veille j’ai effectué letrajetde mon hôtelaulieudes
cérémonies,situé dansla banlieue de la ville,à bord d’untaxi
conduitpar unCambodgien.Chaque fois que j’emprunteun
taxi n’importe oùdansle monde, j’essaietoujoursde
développer uneconversationaveclechauffeur.Généralement,
j’apprendsbeaucoup des taximen.Cesgensconstituent une
source formidable etintarissable d’informations, neserait-ce
que parladiversité etlaquantité despersonnes qu’ils
transportent,côtoientinvolontairementet servent.Ils sontpartout
lesmêmes:ouverts,serviables,attachésàleur travail,
disponibles,chaleureux.Il est très rare d’enrencontrer quisoient
fermésetapathiques.Etlorsquec’estlecas,vouspouvez
toujoursforcerlavoixenusantde milleastuces, pourensuite
découvrir qu’aufond,certainsconservent unecertaine
méfiance,une marge de distancetant qu’ilsnesontpas rassurés.
En fait,sivousjouezlesmessieursoulesdamesimportantes,
ils vouslerendentbien ensecantonnantdans un
professionnalismestrict.Cesontdesgens qui, pourlaplupart, ont une
vierigoureuse etn’entendentpoint se départirdecequ’ils
sont, de leur statutpour satisfaireàquelque opportunisme.A
l’opposé,sivous vousêtes sympathique
dèslapremièreapproche,unclimatde familles’installeavecparfois
unespontanéitésurprenante.Untaximan peut vous raconter toutesa
vie letempsd’un dépôtdetrente minutes,vousparlerdes
derniersdéveloppementsdansle monde etnoter unàuntous

lesmembresdugouvernementdeson pays.Cesontencore
lesmêmes qui, lorsquevousêtesnouvellementarrivé dans
uneville, peuvent vousindiquer très rapidementoù
setrouvent voscompatriotes voiretelle ou telle personne,tel endroit
pour s’amuser,tel dancing,telcinéma,telbonrestaurant.Par
contre, il estcourant que les
taximentravaillentpourlapolice,aveclesconséquences que l’on devine lorsqu’ils’agitde
pays totalitaires.
Dansl’ensemble, leclient aplutôt tout àgagner
àmontrerdebonnesdispositionspourdes contacts
aveclechauffeurdetaxi.
Montaximancambodgien estjustementdugenre ouvert,
causeur,sympathique.Evidemment, le fait que
jesoisafricaina crééune intimité de fait,unesorte desolidarité des
étrangers.Une foislesprésentationsfaites, il n’apas tardéà
rentrerdanslevif detousles sujets qui luitaraudaient
l’esprit.Je n’ai pascachéque je merendaisàun mariage.
-Oh,vous venezdoncdeParis ?J’ai de lafamilleà Paris
moiaussi.Jesuisinstallé ici depuismonarrivée enFrance il
yadix septansetjeconduisletaxi
depuisdixans.J’aiquatre enfants quisont tousàl’université maintenant.Le premier
est un garçonquiterminesesétudesà Polytechnique.Il était
troisième pourleconcoursd’entrerdanscette école.Le
deuxième est une fillequiterminerasesétudesde médecine
dansdeuxans.Letroisième estaussiàl’université etpoursuit
desétudesen pharmacie.Enfin le dernier quiaseizeans,
vientderéussir sonbaccalauréat scientifique
etaspireàdeveniringénieur.Il est trèsintéressé parlespontsetchaussés.
Chaque fois qu’ilvoit un pont, ils’arrête pourbien l’admirer
etjuretoujoursdeconstruire desponts quiserontencore plus
impressionnants,s’ilréussit sonrêve.
Surce, je félicite mon nouvelamiquirenchérit:

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-Monsieur,vous savez, nousdevons travailler trèsdur
pourmontrer que lesEuropéensn’ontpaseu tortde nous
accueillirchezeux.En plusle monde d’aujourd’hui,c’estla
compétition.Je prophétiseque mesenfants retourneront
construire leCambodge pourl’éleverauniveaude l’Europe.
LesEuropéensnesontpasaussi intelligents que nous.Ilsont
simplementpris uneavance importanteà cause desnombreux
problèmes que nousavonseus.VoyezlesChinois, ils vont
bientôtdominercomplètement toutParis.Ilyades quartiers
oùilscontrôlent touslesimmeubleset touteslesboutiques.
Ils sont trèsforts, parcequ’ilsontcompris queseul letravail
estimportantet qu’avecletempsetde lapatience, il
estpossible derattraperetmême de dépasserl’Europe.
Je félicite mon interlocuteuretlui dis que je partageses
observations sur toute laligne.C’estalors qu’ilrevientàla
charge pourparlerdesAfricains.
Que pensez-vousdeBarackObama, me demande-t-il.
Sansme laisserletempsderépondre, ilrépondaussitôtà
saproprequestion:
Monsieur, je pensequec’est un hommebien.Si
lesAfricainspouvaientcopier son exemple, ils
réaliseraientbeaucoup dechoses.Chaque jour, jevoislesAfricainsiciqui font
n’importequoi et s’exposentauxennuisaveclapolice.Ce
n’estpasbon.Certainsneveulentpas travailleretcherchent
toutletempsà
créerdesproblèmes.CheznouslesCambodgiens, nousfaisons trèsattention pour que lesnôtresnesoient
pas ridicules.Nous veillons scrupuleusementici pour que les
gensne dévientpas.Je pensequesi lesAfricains
sontpauvres,c’estpourles raisons que jevoisici.Beaucoup d’entre
euxnesontpas sérieuxetneveulentpasfaire
d’efforts.Regardezceshistoiresderappeurset toutescesconneries.On
trompe lesjeunesNoirsici etils
sontprisaupiège,sousprétextequ’ils sontdesartisteset quec’estlamode.C’estla

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folie.Le diplôme d’ingénieuroude médecin
estplusimportant quecesbêtises.
Voyezmonsieur, jetravaillaisd’abord pour
unecompagniequi nous rendaitlavie dure.Nousétions vingtdeux
Asiatiques.Aujourd’hui nous sommes touspartisetnous
avonsfondé notre proprecompagnie.Nousavonscommencé
parêtretousindépendants,
enrachetantdeslicences.JeconnaissaispersonnellementaumoinscinqdesneufAfricains
quitravaillaientavecnousdansla compagnie.Ilsétaient
constammentenconflitaveclespatrons, discutant toutle
tempspourde petiteschosesderien du toutet se plaignant
régulièrementderacisme.Il n’estpasbon detropse plaindre.
Cesgens-làn’aimentpasceux quise plaignent.Je
nesupportaispascespatrons, maisje gardaismoncalme pour sauver
l’essentiel et réussirmon plan.Vous voyez que j’airéussi,à
force decalme etderuse.Il fautêtrerusé lorsqu’on n’estpas
ensituation de force et surtoutlorsqu’on nourritdesprojetsà
longterme.LesEuropéensetlesAméricainsontoccupé
notreterritoire maisilsn’ontpasgagné laguerrecontre nous.Et
mêmesitel étaitlecas, jeconsidèreque laviecontinue et
c’estcequechacun devientaprès quicompte.
Vous savez, monsieur, poursuit-il,ceque j’aimeavec
BarackObama,c’est qu’il ditlavérité.J’ai écoutéson discours
dernièrementetjecrois que pour une fois, ila bien parlé.Il
faut que lesAfricainslecomprennentbien etméditent toutce
qu’iladit.Personne n’est responsable d’unautre etpersonne
ne ferarien pour unautre.Regardez,
lesFrançaisetlesAméricainsétaientcheznous.Ilsontfaitlaguerre, perpétré des
crimesetdétruitnotre pays.Maisaujourd’hui, nous sommes
deboutetchaqueCambodgien estdéterminé.Nousavançons
vite etnousallonsleurmontrer que nous sommes un peuple
travailleuretintelligent.Seuleslesétudesde mesenfantsme
retiennentici.Deretour auCambodge, je m’occuperai d’une
rizière de plusieurshectaresdansmonvillage.

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Toute lanuit,
lesparolesdecechauffeurdetaxicambodgiensouriantavecde grosseslèvrescontinuaientde défiler
dansmon espritcomme des scoopsenboucle deCNN.Je
suisd’autantplus troublé encette matinéecalme d’été
européenque lorsde monvoyage deuxjoursplus tôtdeParisà
Lille, je m’interrogeais surl’apportde
l’Afriqueaudéveloppementdes technologies,surladiscipline deses
sociétéshumainesmodernes,sur sesEtats.LeTGVest une merveille,
unsymbole de l’avancementde lascience etdes
technologies.J’étaisimpressionné parladiscipline etl’organisation
extraordinaireàlagare oùj’aiacquismonticketdetrain.En
Afrique, parcontre,rien n’aglobalementbougé ou trèspeu
depuis vingtcinqans.Icitouta changé depuismesannées
d’étudiant.Plusde différence entre prendre letrain
ouprendre l’avion.Lesprocédures sontpresque lesmêmesainsique
leconfortintérieur.
LeCambodgien m’atraumatiséau senspropre du terme
etm’arenvoyéauxconfinsde mon histoire personnelle, de
marelationavecle monde, de mes rapportsaveclascience,
avecmesaînés,avecladiaspora,avecl’intelligence noire.
Et siseulementce monsieur venaitde me livrerle plus
décisif desmessagesavecpourobjectif de me mettre en
mission pourparler, pourexpliquer, pour redresser, pourallumer
une flamme deconscience nouvelle, d’autocritique
etderéveilchezlesAfricains ?Et siseulementilvoulait,àtravers
un discoursdidactiqueconvenud’avance, me direcequ’il
n’apaspuetn’apas vouludireàsescollègues
taximenafricainsaveclesquelsilatravaillé?Jesuismaintenantparcouru
par un étrange frissonqui fait vibrerlittéralement tousmes
sens.Quand je penseque j’ai déjà consacré plusieursécrits,
desouvragesauxproblèmesde l’Afrique, je me demandesi
ce monsieurn’apasété mandé pourme diresimplement que
je n’ai encorerien fait,que je n’ai pasencore ditl’essentiel,
que nosproblèmesdemeurententiers.

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J’ai passé enrevue le déroulementde lasoirée, d’ailleurs
manquée puisque profondémentchoqué etindisposé, j’ai
quitté lasalle desfêtesavantle débutdesfestivités.En effet,
deretouràl’hôtel, j’ai empruntéunautretaxi etj’ai eudroit
àun discours semblableà celui duCambodgien.Maiscette
foisils’agissaitd’unFrançaisd’origineréunionnaise.C’est
untaxique j’aicommandé et quis’estdéplacé ducentre de la
ville pour venirmechercheraulieudescérémonies situé
dansla banlieue.La conversationavaitcommencécomme
d’habitude pardesmots simplesetfraternels.Je n’ai pas
manqué de lui direque jerentrais sansavoirprispartaux
festivités, lerepasetlasoirée dansante.Letaximanvoulut
savoirpourquoi.
Lesmariés sontdeuxjeunescadres
résidantenAllemagne etlesinvités sontconstituésen majorité decequi
pourraitêtreconsidérécomme la crème d’une diasporadetrès
hautequalification.Je mesuisentretenulonguementavec
certains:docteurs, ingénieurs, professeurs,
médecins,spécialistesdetasde disciplines souventemployésdansde grandes
firmesd’envergure
mondiale.Ladiscussionaététrèsengagée etfrancheavantlamesse dansl’après-midi.Je
leurdemandaisderentrerenAfrique pourinvestirdansdesprojets
de développement.Touscesjeunesétaientcatégoriqueset
critiques:pas question derentrer.Nous vivonsoùnous
sommesetnous sommesceque lavie nousdonne ici.
L’Afrique, onaoublié eton neveutmême plusentendre
parler.L’Afrique ne nousarien donné,sinon lamisère,
lesdictateurs, lahaine, ladésolation.Je nerentreraique
pourprendre maretraite,affirme l’un.Je nerentrerai jamais,soutientle
suivant.Je nereparsdetempsentemps que
pourdesfunéraillesdesproches,rétorque le dernier.Detoute façon,que
lesEyadema, lesBongo, lesBiyaetlesWadeconfisquent
tout, on leurlaisse l’Afrique,rétorqueunradical.

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Lesoir, le momentde lagrande fêtearrivé, je me
présenteà20heurescomme préalablementannoncésurlesbillets
d’invitation.Jusqu’à23heures, jesuis témoin
d’uneambiance d’un désordre dégoûtant.Cesontlesmêmesjeunescadres
de haute facturescientifique etintellectuellequisontpourtant
lesorganisateurs.Personne detoutescesgrandesgueulesde
l’aprèsmidi, n’al’airde faire preuve d’uneréelle
démonstration deresponsabilité etd’attention.Jeréaliseque desinvités
européens semblentperdusetdécontenancésmaisn’osentpas
le dire.J’ai noté danscecontextequelquesdépartsfurtifs,
sousforme de protestationsilencieuse.Je
prendsdoncladécision de fairequelquechose.J’aiappelé l’un desingénieurs
aveclesquelsj’ai échangé danslajournée et quisoutenait
mordicus que l’Afrique estperdue, mal gouvernée, mal
organisée,sansavenir.Je l’ai entraînévers troisautresdeses
compagnonset, en grand frère, je leurai dit:
-Mais, petitsfrères, n’est-ce pas vous qui me
disiezaujourd’huiquevousaviezdéfinitivementchoisi deresteren
Europe parceque l’Afrique estmal gouvernée, mal organisée
etconfisquée pardesincapables ?Alors que
merépondezvousfaceàune organisationaussichaotique?Avez-vous
encore lanotion d’heure, de parole donnée, de prévision, de
responsabilité?Est-ceainsiquevousentendezgouverner
l’Afriquesi jamais vousenaviezlapossibilité?Entrevouset
ceux qui gouvernentactuellement,quelle différence
faitesvousetoù vous situez-vousdonc?Laréponseaétéun
embarras total,tournantàla blague dugenre, l’heure
estmodulable.Detoute façon,c’estlafête.Allonsgrand frère,tune
vaspasnousenvouloirpour si peu.
C’estaprèscetéchangeque j’ai décidé de m’enaller
pourmarquerladifférence, pourleurdonner une leçon en
grandeurnature, mais surtoutpourleurfairecomprendre leur
absence de maturité, lastérilité etl’inconséquence de leurs
nombreusescritiques.

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Lechauffeur réunionnaisintervient:
-Ah, mon frère, le problème desAfricainsicià Lille,
c’est qu’ilsaiment trop lafête.C’est toutletempset souvent
leschoses seterminentmal.Nevousfâchezpascontrevos
frères, ils sontcommecelaici et vousne pouvez
rienychanger.Plusils sontallésàl’école, plusils
sontmauvais,vantardsetirresponsables.Je préfèreceux qui nesontpasallésà
l’école.Ceux-làsontplus responsablesetplus solidaires.En
pluscesontles seuls qui envoient régulièrementde l’argent
aupayspouraiderlafamille.
Lerapprochementdecesdeux
rencontresproduitdesenseignementsgraves.Peut-êtrebienque
l’Afriqueaperduplusieursgénérationsdansdesinutilités, dansle mensonge etla
roublardise.Faudrait-il parlerd’erreurfatale?Comment se
fait-ilque dansma cinquantaine, je découvre, en intellectuel
ethomme descience,quetoute mon éducation,toutesmes
convictionset toute maperception de l’histoire etdumonde,
ontpuêtreratées ?
Mais qu’est-cequecelapeutbiensignifier,que je
m’aperçoive dufossé entre lafaçon dontj’appréhende ma
personnalité etlesinteractionsavecle monde, d’une part, et
le jugementnégatifsansappelque développentdespersonnes
de différentesculturesetde différentescivilisations surma
personne, d’autre part ?En fait,ce n’estpasde moiqu’il
s’agitetje nesuis sansdouterien par rapportaux sommités
qui m’ontenseigné et qui m’ontinculqué lespremiers
théorèmesmathématiquesetlivré lespremières règlesde
grammaire.Il estindéniablequec’estde l’Afriquequ’ils’agit, etil
estincontestablequ’ilvafalloirconvoquer tousmesmaîtres
etaînésafricains.
Mais toutcelam’arriveaumomentoùjecontinue
d’analyserle discoursdeBarackObamadevantle parlement
ghanéen etalors que danslescœurscomme danslesesprits

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de nombreuxAfricains,unecertaine gênealentementmais
sûrementcontrarié lesmille et unecritique
propulséescomme desminesanti personnelles, lespourfendeursdudiscours
deNicolasSarkozydevantlesétudiantsàl’UniversitéCheick
AntaDiop deDakar.
Fondamentalement, la question mérite dorénavantd’être
poséesansdétours :et si l’Occidentn’étaitpas responsable
desproblèmesde l’Afrique?
Lafuite enavantestimpossible,toutcomme lesilence
estdevenucoupable.Aussisuis-je, ici etmaintenant,
interpellé par un impérieuxdevoirdecommuniquer, d’écrire,
derevoirde plusprès,touscesadjectifs,toutescesévidences,
toutesceslittératures,toutescespromessesdanslesquelles
j’ai étési longtempsmoulé.
LesdiscoursdeNicolasSarkozyetdeBarackObama
constituentles tempsévénementielslesplus transformateurs
etlesmieuxchargésde promesses surle destin de l’Afrique
depuisladéclaration desNationsUnies surl’octroi de
l’indépendanceauxpeupleset territoiresnonautonomesde
l’AssembléeGénérale de l’Organisation desNationsUnies
(résolution 1514).
NicolasSarkozyetBarackObamareprésententauplan
interne dansleurpays respectifsetauplan international, deux
personnalitéspolitiquesetdiplomatiquesparvenuesau
sommet,surdes stratégiesderupture etdonnantdesmessagesde
changementindéniables.Cesprésidents qui fontfigure de
jeunespremiers, n’ontpas simplementété
élusaveclapromesse ferme de faireautrementetdesecomporterautrement.
Ilsontétéchoisispour servirdetremplin, debase d’appui, de
ban d’essai d’une nouvelle façon d’organiseret
d’instrumentaliserles rapports sociauxetles
relationsinternationales.

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