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Guerre et conflits modernes

De
272 pages
C'est dans le but de faciliter la lecture nouvelle des relations conflictuelles internationales, à l'heure où d'importants changements s'opèrent dans le monde, que ce lexique a été réalisé. Il regroupe les abréviations, les acronymes, les appellations et les expressions usités dans le domaine des relations internationales.
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GUERRE ET CONFLITS MODERNES

Collection Défense, Stratégie & Relations Internationales (D.S.R.I) (Dirigée par Manga-Akoa François)
Depuis la chute du Mur de Berlin le 09 novembre 1989 qui a entraîné celle du Bloc socialiste est-européen dirigé et dominé par l'Union soviétique, puis celle de l'URSS le 08 décembre 1991, signant ainsi la fin de l'affrontement entre les pays du pacte de Varsovie et ceux de l'OTAN, la guerre a pris plusieurs formes inédites jusqu'alors. Le terrorisme international, les guerres asymétriques, la guerre économique se sont exacerbés grâce au développement exponentiel des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Par ailleurs, la privatisation de l'usage de la force, jusqu'alors réservé à l'Etat, a rendu possible l'externalisation de plusieurs services de l'Etat. En effet, plus que jamais, se vérifie l'adage de Héraclite qui affirme que la guerre est la mère de toute chose. Tel un veilleur qui attend l'aurore, la collection D.S.R.I scrute l'horizon de ce nouveau siècle, décrypte et prospecte l'actualité internationale en ses aspects politiques, diplomatiques, stratégiques et militaires. Dernières parutions

Marie-Irène NGAPETH BlYONG, Cameroun. Ccombats pour l'indépendance, 2008. Pierre-Paul DIKA, La nouvelle Afrique du Sud face à la mondialisation: les défis globaux d'une puissance africaine, 2008. Édouard BIZIMANA, Quelle diplomatie pour les pays postconflit ?, 2008. Mehdi BELAID, Le Mouvement de Libération du Congo. De la guérilla au parti politique, 2008. Mamadou Aliou BARRY, Le commerce moderne des armes en Afrique. Données chiffrées, circuits et acteurs, 2008. Pierre-Paul DIKA, Les fondements de la politique étrangère de la nouvelle Afrique du Sud: acteurs, facteurs et instruments, 2008. Alain FOGUE TEDOM, Enjeux géostratégiques et conflits politiques en Afrique noire, 2008. Côme Damien Georges A WOUMOU, Le Couple CamerounGabon au sein de la CEMAC, 2008.

Richard M. Keuko

GUERRE ET CONFLITS MODERNES
Petit lexique pour comprendre les notions

L'IItmattan

Mise en pages: Julien Denieuil

@ L'Harmattan,

5-7, rue de l'Ecole polytechnique j 75005Paris
http://www.librairiehannattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fi harmattan 1@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-06978-7 EAN:9782296069787

2008

A mon épouse et mes enfants pour le temps que je leur ai dérobé.

Préface LES MOTS ET LES ACTES

Un lexique a nombre d'utilités, mais au premier chef celle de préciser, ou de refonder, le langage d'une matière complexe. Et chacun sait qu'en matière de stratégie, de politiques de sécurité, cette recherche sur le langage, cette tentative d'unifier et de légitimer la langue utilisée, sont particulièrement importantes. C'est que la stratégie est affaire de représentations, et les représentations affaire de mots. Les stratégies sont ces projections de l'esprit humain qui tentent d'organiser nos manoeuvres dans un monde de conflits, face à l'Autre. Et ces projections s'appuient sur ce que nous comprenons de ce que nous dit cet Autre, sur ce que nous traduisons dans notre langue de ses projets, de ses moyens, pour déterminer les nôtres. Ces mots, nos mots, dessinent aussi le discours que nous tenons à notre propre camp pour expliquer nos objectifs, nos décisions, ce que nous lui demandons de faire ou de soutenir. Et ces mots forment l'image que nous projetons sur l'Autre, pour le convaincre de prendre la décision que nous souhaitons, l'impressionner, l'inhiber, le contraindre à se plier à notre volonté, dans la négociation ou le conflit: bref notre stratégie déclaratoire, qui vise à éviter ou à économiser l'usage de la force physique. Dans ces mots de la stratégie, la précision est particulièrement nécessaire. Hélas, le débat stratégique s'organise aujourd'hui soit autour des mots de la technique, soit à partir des mots de tout le monde. Les premiers sont de plus en plus présents en raison de l'accélération du progrès scientifique, et du poids de l'idéologie technicienne américaine: ici, le lexique a pour rôle d'abaisser l'écran derrière lequel s'abritent vrais ou pseudo spécialistes pour nous écraser de leurs arguments d'autorité. Mais l'essentiel du vocabulaire du raisonnement stratégique est fait des mots du quotidien. Guerre, sécurité, armée, contournement, attaque, défense, etc. : chacun croit comprendre ces termes et entend les utiliser... Les discours de sciences humaines sont souvent menacés par le n'importe quoi tapi sous la fausse évidence. Et le danger est particulièrement grand dans des matières dont le langage fait mode, ce qui est le cas quand on parle de sécurité. Tout est dit « sécuritaire » aujourd'hui, et le vocabulaire

stratégique s'installe au coeur des débats sociaux de toutes natures. Plus la mode est là (la sécurité est sociale, psychologique, alimentaire, sanitaire, énergétique...), et plus il importe de donner à chaque fois un sens précis aux mots du commun. L'importance du langage dans le domaine stratégique est bien connue, en particulier depuis les années 60, où la culture de la « sécurité internationale» s'est développée sur l'idée qu'une transparence minimale était nécessaire entre adversaires, pour limiter la dangerosité des armes en présence. Si le nucléaire était vraiment dangereux, comme l'affirmait et le codifiait le doctrine de la Destruction mutuelle assurée (la fameuse MAD), alors il fallait s'assurer que les acteurs du jeu nucléaire échangeraient des signes compréhensibles, relativement codifiés, pour maîtriser la situation en général et particulièrement le temps de la crise nucléaire. Il s'agissait bien de refuser de se laisser gouverner par la rhétorique, de refuser que les mots nous entraînent à l'abîme. Ces mots devaient peser leur poids juste, et juste leur poids. Leur nécessaire précision en situation de crise est d'ailleurs illustrée par la classique exigence des lexiques militaires: en situation de combat, le soldat a besoin de savoir sans autre interprétation possible ce qu'on lui demande de faire, ce dont il s'agit. .. On peut aussi aujourd'hui invoquer un besoin particulier de lexicographie. Nommer les choses, c'est les faire vivre et les ordonner. Et le monde déstructuré que nous avons hérité des années 90 a besoin d'être repéré, d'être nommé. Après tout, c'est bien un changement de structure du système international que nous avons vécu - un de ces changements rares, qu'on ne connaît aux temps modernes qu'une ou deux fois par siècle. Ce changement n'est pas encore identifié, spécifié: on ne sait encore nommer ce qui lui donne sa stabilité, ni ce qui le menace, à la longue, d'instabilité, en termes d'acteurs, de manœuvres, de moyens, de menaces, nouveaux. Il est donc encore plus nécessaire qu'analyses et prospectives se développent à partir de concepts, d'éléments de langage clairs. Les pitoyables résultats de la War on Terror de l'administration Bush expriment assez le danger des concepts non maîtrisés, qui tournent en slogans: rien de plus dévastateur que les slogans pour l'intelligence stratégique. Pour toutes ces raisons, on découvrira avec grand intérêt le travail de Richard Keuko, qui s'efforce de couvrir avec rigueur un éventail très large d'éléments de langage. Un tel lexique doit être regardé comme un véritable essai, un bouquet de propositions à remettre sans cesse sur le métier, pour reprendre et préciser toujours ce dont nous parlons, c'est-àdire ce que nous vivons. Il s'agit bien là d'éléments de langage, donc d'ébauches de compréhensions communes.

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Car ce langage stratégique est conflictuel: le mythe de Babel est celui du monde sans conflit. Et comme toute langue des hommes, il est évolutif. Si la présente édition n'est pas un commencement, elle est encore moins une fin. Elle doit s'apprécier comme une étape précieuse dans notre infinie recherche de l'intelligence du monde. Dominique David Directeur exécutif, Institut français des relations internationales Ancien Secrétaire général de la Fedn Rédacteur en chef de Politique étrangère. Membre du Conseil scientifique de la Défense.

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Introduction

L'homme d'aujourd'hui, quel que soit son niveau d'instruction, est incapable de saisir toutes les données relatives à un domaine quelconque, même lorsqu'il s'agit de son domaine de spécialisation. Le progrès technique, les néologismes, les expressions et les acronymes devenus langage ont rendu la compréhension des textes et des discours plus laborieuse, obligeant celui qui s'informe à recourir à un assistant, un guide contenant les clés qui lui permettront d'accéder au langage utilisé par le communicateur. C'est dans le but de faciliter la lecture nouvelle des relations conflictuelles internationales, à l'heure où d'importants changements s'opèrent dans le monde, que ce petit lexique a été réalisé. Il est bien entendu qu'il ne contient qu'une partie de ce que le lecteur aimerait y trouver, pour l'aider à mieux comprendre l'évolution globale de la situation internationale. Nous pensons néanmoins qu'il saura y trouver une assistance efficace pour saisir l'essentiel des démarches entreprises pour renforcer la paix et la sécurité dans le monde, des négociations entre les nations qui confrontent les nécessités de souveraineté et d'ordre intérieur à un besoin de coexistence pacifique avec le reste de l'humanité. Ce glossaire s'adresse prioritairement aux spécialistes des relations internationales, en particulier à ceux qui s'intéressent à leur aspect conflictuel et à la recherche de solutions pacifiques à travers les négociations bilatérales, multilatérales, ou de décisions de droit international: diplomates, polémologues, militaires, étudiants en relations internationales, droit public et science politique, chercheurs et enseignants des différents domaines de la vie internationale sont les principaux concernés. Néanmoins, cet ouvrage sera un fidèle compagnon du journaliste chargé des chroniques internationales, de même que sa rédaction claire et simplifiée en fait un guide utile pour tous ceux qui suivent ou s'informent sur les événements parus à travers le monde. Le contenu est présenté sous la forme d'un lexique, regroupant les abréviations, les acronymes, les appellations et les expressions usités dans le domaine des relations internationales. Lorsqu'elle existe, une traduction en langue anglaise est donnée (plusieurs abréviations et acronymes contenus dans les textes français conservent leur forme de la langue anglaise). La conception de certains

tennes et groupe de mots varie selon l'idéologie politique du pays, qui leur donnent un contenu différent. Dans ce cas, nous nous efforçons de donner les différentes définitions, telles que comprises au moins à l'Est et à l'Ouest. Préparé d'abord en langue anglaise pour le compte du Département des Affaires du Désannement (Department for Disarmament Affairs) du Secrétariat général des Nations unies, lorsque j'y séjournais en qualité d'interne, ce lexique a obtenu l'autorisation du sous-secrétaire général chargé du département pour une traduction en langue française, après le succès qu'il a connu auprès des délégations américaine et soviétique. C'est donc la version française de ce travail de compilation et de recherche qui vous est aujourd'hui proposée. La première version date de 1987. Depuis, pas mal de choses ont évolué, les frontières du monde ont bougé: l'Est n'existe plus, du moins dans sa compréhension stratégique. La guerre froide s'en est allée. L'ennemi d'aujourd'hui n'est plus forcément étatique, mais groupusculaire et obscur. N'empêche, le monde n'est pas plus en sécurité, bien au contraire. Comme dit un auteur, la relative sécurité que nous procurait la confrontation entre les deux superpuissances s'est détériorée avec la disparition de celle-ci. La résurgence du fait religieux et du fanatisme qui l'accompagne parfois, les revendications criardes des populations appauvries par un système d'échanges injuste, le nationalisme, les velléités impérialistes, la conscience écologique, etc. sont autant de phénomènes nouveaux ou anciens qui accroissent les angoisses et perturbent la sécurité internationale du 21è siècle. Et si on se fie aux études prospectives, les trente prochaines années vont être marquées par des menaces de toutes sortes, malgré les outils de plus en plus nombreux de régulation du système international et l'interdépendance économique. La montée en puissance de nouveaux acteurs conduiront à des rivalités exacerbées, de même que les besoins croissants d'approvisionnement en ressources stratégiques entraîneront la dégradation des relations entre les États de manière irréversible. Les États continueront d'être confrontés à des organisations non étatiques, en particulier terroristes, dans des luttes asymétriques au cours desquelles la technologie et l'imagination pourront ponctuellement inverser le rapport de force. En défmitive, la paix, la tranquillité, l'ordre parfait dans les relations internationales ne sont pas pour demain. Sauf si, conscients de ce que nous sommes tous embarqués dans un seul et même bateau, les uns et les autres se décidaient à prendre les dispositions nécessaires pour résoudre toutes les sources de tension avant que celles-ci ne se transfonnent en casus belli.

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A

ABM (A: Anti-Ballistic Missile): Missile anti-missile balistique. Missile d'interception destiné à la destruction des missiles balistiques stratégiques, ou de leurs têtes nucléaires pendant la phase de vol. Le terme BMD (Balistic Missiles Defense), Défense anti-missile balistique est souvent employé à la place d' ABM qui est utilisé surtout dans le cas du traité ABM de 1972. Le traité ABM n'est plus en vigueur depuis juin 2002. ABRI: Revêtement ou tout autre construction sur terre, servant de bouclier à un système d'armes nucléaires et son équipage dans sa phase de prélancement. La fortification de l'abri dépend de l'importance attachée au système d'armes. ACA (A: Arms Contrai Agency): Agence pour la maîtrise des armements. Agence de l'UED, créée en 1954, suite à la révision du traité de Bruxelles. ACAST (A: Advisory Committee on the Application of Science and Technology to Development) : Commission consultative sur l'utilisation et de la de la Science et de la Technologie à des fins de développement. Organe des Nations Unies. ACB : Armes chimiques et biologiques. ACC (A: Administrative Committee on Co-ordination): administrative des coordinations. Organe des Nations Unies. ACCELERATEUR: chargées et des ions. Commission

Appareil servant à accroître la rapidité des particules

ACCORD: Entente formelle, négociée entre deux ou plusieurs partenaires aux intérêts divergents. Un accord peut prendre plusieurs formes: traité, protocole, accord exécutif, etc. ACORD D'ABUJA: Accord signé le 5 mai 2006 à Abuja (Nigeria), en vue de ramener la paix dans le Darfour, vaste région de l'Ouest soudanais ravagée depuis 2003 par l'un des conflits les plus violents de la planète, avec ses 180 000 morts et ses 2 millions de personnes déplacées. Les négociations de paix d'Abuja sur le Darfour ont débuté en août 2004, sous l'égide de l'Union africaine, et ont abouti en mai 2006 à un accord global, portant sur les aspects de sécurité, de partage du pouvoir et de partage des richesses. L'accord risque d'avoir un impact limité sur le terrain, puisqu'il n'a été paraphé que par le

gouvernement et les représentants de l'une des trois tendances rebelles (MLS branche Minni Minawi) qui réclament une meilleure répartition des richesses et luttent contre le nettoyage ethnique pratiqué par les milices arabes soutenues par le pouvoir de Khartoum. Une partie des rebelles non signataires a organisé un nouveau mouvement, le Front de rédemption national, NRF). La conclusion de cet accord mené par les États-Unis témoigne d'un succès, même relatif, du volontarisme américain pour le Darfour. Ayant en effet qualifié la situation au Darfour de génocide, l'administration américaine ne pouvait pas se permettre d'être tenue pour responsable d'un nouveau scandale humanitaire, notamment aux yeux d'une opinion publique franchement critique à l'égard de sa politique en Irak. Après des mois d'atermoiements sans doute liés à la volonté de Washington de préserver le Soudan, partenaire dans la lutte contre le terrorisme, l'Amérique a montré qu'elle pouvait peser concrètement dans le sens de la paix. La crainte d'une contagion de la violence, concrétisée par les tentatives de déstabilisation du Tchad, où les États-Unis possèdent des intérêts pétroliers, a sans doute compté. L'accord d'Abuja a déjà produit un effet positif: Khartoum n'exclut plus le déploiement d'une force de l'ONU pour remplacer les soldats de l'UA impuissants à faire respecter le cessez-le-feu. Cet assouplissement de la position des autorités soudanaises aboutira en 2008 à la création d'une force hybride d'interposition, composée de soldats de l'union africaine et de casques bleus de l'ONU (accord UA/ONU/Soudan du 12 juin 2007). ACCORD DE GREENTREE: Accord portant sur les modalités d'application de l'arrêt de la Cour internationale de Justice rendu le 10 octobre 2002 au sujet du différend opposant le Cameroun au Nigeria, à propos d'une zone frontalière recouvrant la presqu'île de Bakassi. Cet accord prévoit le transfert du pouvoir sur la zone querellée aux autorités camerounaises en août 2008. Cependant, il est prévue que le Cameroun s'engage à: appliquer dans la zone un régime spécial transitoire pour une durée des cinq ans non renouvelable, faciliter aux ressortissants Nigerians vivant dans la zone l'exercice de leurs droits, et aux autorités civiles Nigerianes l'accès aux populations Nigerianes installées dans la zone; à ne pas appliquer sa législation douanière ni sa législation sur l'immigration aux ressortissants Nigerians vivant dans la zone qui se rendent directement du Nigeria dans la zone dans le but d'accéder à leurs activités; autoriser les officiers et le personnel en uniforme des forces de police Nigerianes à avoir accès à la zone; accorder le passage inoffensif dans les eaux territoriales de la zone aux navires battant pavillon du Nigeria. (Annexe I de l'accord de Greentree). L'application du régime spécial compris dans l'accord de Greentree (banlieue de New York, EUA) établit une espèce de co-administration de ce territoire entre le Nigeria et le Cameroun, qui ne prendra effectivement fm qu'en 2013, à la fm de la période couverte par le traité.

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ACCORD EXECUTIF (A: Executive Agreement): Dans le contexte législatif américain, un accord executif désigne un accord international conclu entre le président des EUA et des chefs d'États étrangers, ne requérant pas l'approbation formelle du Sénat et donc sa ratification. Un tel accord est conclu en vertu des pouvoirs constitutionnels du président, chef suprême (Commander in chief) en matière de relations internationales, et de ceux qui lui sont délégués par le Congrès. Les accords exécutifs peuvent être déclarés nuls par l'action du Congrès, et ne lient les présidents suivants qu'avec le consentement de ceux-ci. Ils prennent la forme de convention, accord, accord intérimaire, protocole ou pacte, dont ils ont juridiquement la même forme contraignante (même s'ils sont politiquement moins importants). ACCORD SUR LES DONNEES DE BASE: Informations provenant de l'URSS et des EUA lors des négociations SALT Il, sur leurs systèmes d'armes respectifs, et ayant servis de base des discussions. Avant SALT Il, les négociations se faisaient essentiellement sur la base des données fournies par les EUA. Cet accord prévoit que les données présentées par chaque partie doivent être acceptées par l'autre partie, avant d'être incluses dans un traité. ACCORD DE VLADIVOSTOK: Une des charpentes de l'accord SALT Il, obtenue et signée à Vladivostok en novembre 1974, après des négociations entre Gérald Ford et Leonid Brejnev. D'importantes concessions furent faites de part et d'autres, les soviétiques acceptant par exemple la fixation d'un seuil égal pour les lanceurs d'armes stratégiques des deux parties, et l'ajournement des questions concernant les FBS (Foward Base Systems), systèmes d'armes avancées situés en périphérie de l'Union soviétique. En retour, les Américains ont accepté de repousser les discussions sur le bombardier soviétique Backfire, dont les performances sont extrêmement controversées. L'accord, établi sous la forme d'un accord exécutif (mais adopté plus tard par le Sénat US), prévoyait un avancement de la conclusion de l'Accord SALT Il, en 1975 ou au plus tard 1976. Néanmoins, deux points essentiels restaient non réglés, l'absence d'un accord sur les missiles de croisière et la résistance croissante des EUA à négocier avec les Soviétiques et à continuer le processus SALT. ACCORD INTERMAIRE: L'un des deux accords signés le 26 Mai 1972, plus connu sous le nom d'accord SALT I (l'autre étant le traité ABM) ; cet accord établit un gel de 5 ans sur le déploiement de lanceurs d'ICBM ou de SLBM, et devrait initier les démarches préparatoires pour les négociations SALT Il; l'accord intérimaire a expiré le 3 Octobre 1977. Néanmoins, une déclaration conjointe américano-soviétique affirmait leur volonté de ne pas entreprendre d'actions pouvant aller à 15

l'encontre des dispositions contenues dans l'accord déclaration est toujours en vigueur.

SALT I. Cette

ACD (A : Arms Control and disarmament): Maîtrise des Annements et Désannement. Processus comprenant la limitation, l'équilibre, la réduction et le désannement des forces nucléaires et conventionnelles. ACDA (A: Arms Control and Disarmament Agency): Agence US créée en 1961 par l'Arms contrai and disarmament Act. Principale agence de l'administration US responsable de la politique de la maîtrise des annements. Le directeur de l'agence est le conseiller du président des EUA et du ministre de la Défense, sur les questions de désannement; il est aussi le chef de la délégation US aux négociations sur la maîtrise des annements. ACE (A: Allied Command Europe): Commandement Allié en Europe; tête de l'OTAN. ACI (A : Airport Council International) : Organisation de l'aéronautique civil regroupant 475 aéroports internationaux et autorités aéroportuaires, soit environ 1200 plates-fonnes dans 152 États. Son but, commun avec celui de l'lAT A, est de promouvoir un transport aérien safe, secure and efficient (sûr, sécurisé et efficace). ACQUISITION: Recherche, détection d'un objet se déplaçant dans l'espace, et pouvant constituer une menace. Technique de détection radar. ACTION DE LEVIER: En tenne de défense anti-missiles, désigne l'avantage obtenu par un système de défense qui intercepte un missile dans sa phase de propulsion, détruisant d'un seul coup toutes les ogives et leurres contenus dans le bus, avant qu'ils ne soient déployés. L'intervention précoce entraîne une forte réduction en tenne de coût, et diminue l'angoisse posée par les autres étapes du système de défense. ADM: Annes de destruction massive. Annes conçues pour tuer une grande quantité de personnes, sans discrimination. Les annes de destruction massive peuvent être des explosifs, des annes nucléaires, biologiques, chimiques ou radiologiques, mais le tenne ne concerne pas les moyens de transport ou de propulsion de l'anne quand ces moyens sont séparables de l'anne. La prolifération des ADM préoccupe depuis de longues années la communauté internationale. De nombreux traités ont été adoptés dans ce domaine, et des instruments de contrôle mis en place.(voir TNP(Ol/07/1968), Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des annes chimiques et sur leur destruction (10/04/1972), Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des annes chimiques et sur leur

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destruction(13/0l/1993), Traité nucléaires, nCE (24/09/1996».

d'interdiction

complète

des

essais

ADM (A: Atomic Demolition Mine): Mine atomique de Démolition. ADP (A: Automatic Data Processing): Traitement automatique de données. ADSORPTION: Contraire d'absorption; action de retenir en surface des solides, des liquides ou des gaz. AEC (A: Atomic Energy Commission): Agence US pour Ie développement pacifique et militaire de l'énergie atomique; actif de 1945 à 1975. AED: Agence européenne de défense. L'AED est une agence de l'Union Européenne créée le 12 juillet 2004. Elle fait partie du second pilier de l'UE, la Politique Etrangère et de Sécurité Commune (PESe). Son Comité Directeur est constitué des Ministres de la défense des 24 États Membres participants (tous les membres de l'UE excepté le Danemark) ainsi que d'un représentant de la Commission Européenne/DG Industrie. La principale mission de l'AED est de soutenir le développement des capacités militaires de l'Union Européenne en appui de la Politique Européenne de Sécurité et de Défense qui correspond à la composante militaire et de sécurité de la PESC. Elle est organisée selon quatre divisions sur les capacités de défense, la R&T, l'armement et l'industrie/marché. Ainsi, elle couvre tous les domaines nécessaires pour mener à bien un Processus Complet de Développement des Capacités (PCDe). A cette fm, elle travaille en relation étroite avec l'État-major de l'UE ainsi que son Comité militaire. Le siège de l'AED est à Bruxelles (Belgique). AEDS (A: Atomic Energy Detection System): Système de détection d'engins nucléaires; système US comprenant un ensemble d'appareils acoustiques, sismiques et de détecteurs de radioactivité utilisé pour détecter les essais nucléaires soviétiques; les détecteurs sont implantés dans 23 stations autour de la terre, de manière à encercler l'URSS. Ce système a été installé à la fm de la 2nde guerre mondiale et a détecté la première explosion soviétique de 1949. AEROSOL: Suspension ou dispersion de petites particules (solides ou liquides) dans un gaz (comme l'air) ; les particules sont généralement très petites (10 microns de diamètre) et peuvent rester suspendues très longtemps. Les aérosols sont la forme courante de dispersion d'agents BW (biologique) et CW (chimiques).

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AFAP (A: Artillery fired d'artillerie.

atomic projectile):

Projectile

atomique

AFB (A: Air Force Base) : Base de Forces aériennes. AFCENT(A : Allied Forces Central Region): Forces Alliées de la Région du Centre (OTAN). AFDL: Alliance des forces démocratiques pour la libération du Zaïre. Mouvement armé d'opposants au régime mobutiste. Soutenue essentiellement par des troupes venues du Rwanda, de l'Ouganda et du Burundi, la rébellion des Banyamulenge, qui éclate le 13 octobre 1996 au Sud-Kivu, est à l'origine de la création de l'AFDL, et donc du renversement de régime de Mobutu. Laurent-Désiré Kabila en est nommé coordinateur par ses trois protecteurs et alliés. Les rebelles de l'AFDL entreront dans Kinshasa moins d'un an plus tard et contraindront le président Mobutu à exil, après 30 ans de pouvoir. Le IS mai 1997, Laurent-Désiré Kabila s'autoproclame président de la République démocratique du Congo, nouvelle dénomination du Zaïre. AFNORTH (A: Allied Forces North Region): Forces Alliées de la Région du Nord (OTAN). AFSOUTH (A: Allied Forces Southern Region) : Forces Alliées de la Région du Sud (OTAN). AGENT CHIMIQUE: Dans la terminologie de la guerre chimique, tout solide, liquide ou gaz qui, grâce à ses propriétés chimiques peut provoquer des lésions, des effets irritants ou mortels sur des êtres vivants. AGENT TW: Toxine utilisée comme arme dans la guerre chimique. AGRESSION: Comportement ayant pour but d'infliger un dommage à un autre organisme vivant lorsque ce dernier est motivé par le désir de ne pas subir un traitement pareil. Sur le plan international, un acte d'agression désigne l'emploi par un État, un groupe d'États, une organisation d'États ou toute entité étrangère ou extérieure, de la force armée ou de tout autre acte hostile contre la souveraineté, l'indépendance politique, l'intégrité territoriale et la sécurité humaine des populations d'un autre État. Les actes suivants constituent des actes d'agression, sans déclaration de guerre par un État, groupe d'États, organisation d'États ou acteurs non étatiques ou entité étrangère: 1 - L'utilisation de la force armée contre la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance politique d'un État, ou tout autre acte incompatible avec les dispositions de la Charte des Nations unies. 2 - L'invasion ou l'attaque du territoire d'un État membre par les forces armées, ou toute occupation militaire, même temporaire, résultant d'une telle invasion ou d'une telle attaque, ou

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toute annexion par l'emploi de la force du territoire ou d'une partie du territoire d'un État membre. 3 - Le bombardement du territoire d'un État, ou l'emploi de toutes armes contre le territoire d'un État. 4 - Le blocus des ports, des côtes ou de l'espace aérien d'un État. 5 - L'attaque contre les forces armées terrestres, navales ou aériennes d'un État. 6 L'utilisation des forces armées d'un État qui sont stationnées sur le territoire d'un autre État avec l'accord de l'État d'accueil, contrairement aux conditions prévues par la Charte des Nations Unies. 7 - Le fait pour un État d'admettre que son territoire qu'il a mis à la disposition d'un autre État soit utilisé par ce dernier pour perpétrer un acte d'agression contre un État tiers. 8 - L'envoi par un État ou en son nom ou la fourniture de tout soutien à des groupes armés, à des mercenaires et à d'autres groupes criminels transnationaux organisés qui peuvent perpétrer des actes hostiles contre un autre État, d'une gravité telle qu'ils équivalent aux actes énumérés ci-dessus, ou le fait de s'engager d'une manière substantielle dans de tels actes. 9 - Les actes d'espionnage qui pourraient être utilisés à des fins d'agression militaire contre un État tiers. 10 L'assistance technologique de toute nature, les renseignements et la formation au profit d'un autre État, pour utilisation aux fins de commettre des actes d'agression contre un État tiers. Il - L'encouragement, le soutien, l'acceptation ou la fourniture de toute assistance aux fms de commettre des actes terroristes et autres crimes transfrontières violents organisés contre un État tiers. Menace d'agression: Tout acte ou déclaration hostile d'un État, groupe d'États, organisation d'États ou acteur(s) non étatique(s) qui, sans déclaration de guerre, pourrait aboutir à un acte d'agression, tel que défmi ci-dessus. Non-agression: Tout acte pacifique d'un État, groupe d'États, organisation d'États ou d'acteur(s) non étatique(s) qui ne constitue pas un acte d'agression, tel que défmi cidessus. AIDES A LA PENETRA nON: Engins montés sur le vecteur de postpropulsion qui contient les corps de rentrée, dans le but de faciliter la manoeuvre de celui-ci dans l'espace et la pénétration des corps de rentrée dans l'atmosphère; les aides à la pénétration sont soit des leurres, soit tout autre mécanisme destiné à détourner la surveillance des systèmes de défense anti-missiles. AlEA: Agence internationale de l'énergie atomique.(voir lAEA).

AIRLAND 2000 : Aussi appelé Armée 21, ce terme désigne le concept
stratégique de l'armée U.S pour la période allant de 1995 à 2030; il suppose que les découvertes technologiques feront du champ de bataille du futur un espace extrêmement fluide, nécessitant une plus grande maîtrise de la manoeuvre et le soutien des systèmes de surveillance ou d'armes situés dans l'espace. 19

AIT (A: Asian Technologie.

Institute

of Technology):

Institut

Asiatique

de

AK (R : Automat kalashnikova) : Arme automatique soviétique. ALA T : Aviation légère de l'Armée de terre. ALARME TACTIQUE: Système de détection d'une attaque effective, avant le déclenchement du combat. ALBEDO: Ratio de la quantité d'énergie réfléchie par une surface sur la quantité reçue par la surface, exprimé en pourcentage. ALBM (A: Air-Launched Ballistic Missile): Missile balistique aéroporté. ALCM (A: Air-Launched Cruise Missile): Missile de croisière aéroporté. Missile lancé à partir d'un engin volant (avion) ; le missile de croisière est indépendant, aérodynamique, et destiné à opérer dans l'espace intra-atmosphérique, contrairement à l'ALBM. ALCS (A: Airbone Launch Control System): Système de contrôle aéroporté de lancement de missiles; supplée le système principal basé au sol. ALERTE AVANCEE: Détection rapide du lancement d'un missile ou de manoeuvres hostiles d'un ennemi; généralement effectuée par des satellites de surveillance ou des radars à longue portée. Les systèmes d'alerte avancée peuvent détecter un missile 15 secondes après son lancement. ALERTE TERRESTRE: État de veille destiné à réduire le temps de préparation des opérations et d'accroître les chances de survie, en maintenant prêt à opérer les forces et le personnel militaire. ALERTE STRATEGIQUE: Indications confirmant (ou laissant prévoir) l'intention d'attaquer d'un ennemi. Renseignement sur la préparation de ses forces, selon un plan d'attaque. ALPC : Armes légères et de petit calibre. Les ALPC sont les principaux armements utilisés dans 46 des 49 conflits régionaux qui ont sévi depuis 1990, tuant 500 000 personnes par an selon certaines estimations. (voir Armes légères). ALPS (A: Accidental Launch Protection System): Système d'interception anti-missiles composé de missiles intercepteurs de type Eiris, ou d'une combinaison de missiles Eiris et Hedi. Ce système pourrait être compatible avec le traité ABM. AL-QAIDA: mouvement terroriste à ramification internationale, de tendance islamiste intégriste. Fondé par Oussama Ben Laden en 1987, est 20

devenu une organisation transnationale dirigée contre le monde occidental depuis 1988. Bien qu'AI-Qaida soit le nom le plus communément utilisé, le groupe s'est exprimé en 2003 sous le nom de Qaedat al-jihâd, « la base du jihâd ». Son inspiration religieuse prend ses racines dans l'idéologie de Sayyid Qotb et d'Abdel Salam Faraj, activiste kharidjite, qui l'a fait évoluer à partir de l'organisation Maktab al-Khadamat fondée dans les années 1980 par Oussama Ben Laden. AI-Qaida a reçu de multiples dons en provenance de pays islamiques et - pour contenir la menace soviétique

-

du gouvernement

des États-Unis.

Ces pays

souhaitaient

fmancer,

recruter et former des moudjahiddins dans le cadre de la première guerre d'Afghanistan, pour alimenter la résistance afghane contre les soviétiques. Après le retrait de ces derniers en 1989, AI-Qaida a trouvé une nouvelle cible, les pays occidentaux, avec à leur tête les États-Unis, qu'ils condamnent pour leur interférence dans les affaires intérieures des nations islamiques, et ce dans l'intérêt unique des sociétés occidentales. Le mouvement recourt au terrorisme pour faire entendre ses revendications. La plus retentissante action terroriste attribuée à AI-Qaida l'attentat du Il septembre 2001, menée sur le sol américain. Viennent ensuite les attentats de mai 2003 à Casablanca, de mars 2004 à Madrid, de juillet 2005 à Londres et d'avril 2007 à Alger qui ont été revendiqués par l'Organisation AI-Qaïda au Maghreb islamique (anciennement GSPC). ALGOGENE : Substance provoquant la douleur. AMF(L)(A: ACE Mobile Force (land): Forces mobiles terrestres du Commandement Suprême Alliée en Europe. ANTARCTIC TREATY: Signé à Washington le 1er décembre 1959, entré en vigueur le 23 juin 1961, ce traité préconise, pour l'intérêt de l'humanité, que la région Antarctique soit à jamais réservée à des opérations pacifiques (scientifiques) et ne devienne jamais un sujet de discorde entre les nations. Dans son article 1er, l'Antarctique doit être préservé de toute activité de nature militaire telle que l'installation de bases militaires ou la construction de fortifications, l'exécution de manœuvres militaires, et le test de tout type d'armes. ANTlAMERICANISME: L'antiaméricanisme ou l'américanophobie décrit une position méfiante ou hostile vis-à-vis des EUA. Selon le contexte, il peut s'appliquer simplement envers sa politique, mais aussi envers sa société, son histoire, sa culture ou son peuple. Historiquement, un antiaméricanisme d'idéologie communiste fut imposé dans les pays d'Europe centrale et de l'Est, et relayé par les partis communistes des pays alliés des États-Unis. En réaction à la menace soviétique, les dirigeants américains menèrent une politique anticommuniste qui culmina

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avec le maccarthysme. Le soutien des États-Unis à Israël depuis sa création en 1948, puis le maintien de troupes « infidèles» sur les lieux saints de l'Islam en Arabie saoudite après la première guerre du Golfe contribuèrent à développer un sentiment antiaméricain dans le monde arabe. Aujourd'hui, la gestion unilatérale de la menace terroriste, l'intervention militaire en Irak en 2003, le soutien aux méthodes israéliennes contestées de lutte contre les groupes palestiniens terroristes, le blanc-seing délivré au gouvernement russe pour sa « lutte contre le terrorisme» lors de la seconde guerre de Tchétchénie sont quelques uns des griefs qui nourrissent l'antiaméricanisme à travers le monde. ANTI-CITES: Attaque des centres urbains, des industries et des populations en vue d'infliger à l'ennemi des pertes inacceptables. ANTICORPS: Immunoglobuline; molécule protéine capable de garrotter et de neutraliser un antigène. Un anticorps est composé d'unités de quatre polypeptides (deux chaînes lourdes et deux légères), attachées ensemble par des liens disulplides. ANTIFORCE: Caractérise les projets militaires et les systèmes d'armements destinés à détruire les forces de l'ennemi. Attaque antiforce: Attaque visant les installations militaires et les sites de missiles de l'ennemi. Stratégie antiforce: Stratégie consistant à utiliser les forces nucléaires pour détruire les forces conventionnelles ou nucléaires de l'ennemi. Demande un nombre important d'armes nucléaires de grande précision. ANTIGENE: Molécule capable d'induire la production in vivo d'un anticorps neutralisant. ANTISERUM: Sérum contenant des anticorps; peut être obtenu en administrant des antigènes à un animal, ou par infection. ANTI-SIMULATION: Action de tromper les capteurs (détecteurs) de l'ennemi, en lui faisant prendre une cible réelle pour un leurre. ANTITOXINE: Anticorps destiné à lutter contre les toxines.

AOA (A : Airbone Optical Acijunct): Elément optique aéroporté. AOR (A: Atlantic Ocean Region): Région Océan atlantique. AOS (A : Airbone Optical Sensor) : Détecteur optique aéroporté. APA (A : Active Penetration Aid): Arme qui supplée un système d'armes plus important (généralement des armes nucléaires) en créant une brèche

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dans la défense de l'ennemi. Engin rattaché à un système d'armes pour le diriger. Les missiles air-air et air-sol en sont les principaux exemples. APC (A : Amour Piercing Discarding Sabot): Sabot perce-blindage. APL: Armée populaire de libération. Désignation de l'armée chinoise. APR: Armée patriotique rwandaise, appellation de la nouvelle armée rwandaise après la prise du pouvoir par les Tutsi du Front populaire rwandais (FPR) en 1994. APOGEE: Distance maximale entre la surface de la terre et l'orbite d'un satellite. Le point le plus éloigné de cette orbite par rapport à la terre. APPROCHE GRADUEE: Technique d'approche de la cible, utilisée pour surmonter les difficultés constituées par plusieurs séries de défense ABM. Plusieurs salves de projectiles sont tirées à la fois, obligeant le système de défense à intervenir chaque fois à une distance de plus en plus rapprochée de la cible, compte tenu de son temps de réaction et de réarmement. En répétant la manoeuvre à plusieurs reprises, la cible finit par être atteinte et détruite. APPRONUC : Autorité provisoire des Nations Unies au Cambodge. APT (A: Automatic Picture Transmission): Système de transmission automatique d'images; monté sur des satellites ou des avions de surveillance. AQUIFER: Strate souterraine composée d'une matière poreuse et perméable, qui peut retenir et retransmettre une importante quantité d'eau. ARABSA T : Satellite (de télécommunication) arabe. ARCHITECTURE SPATIALE DE SECURITE NATIONALE: Rapprochement s'opérant entre le secteur militaire et le secteur civil spatiaux américains, les moyens militaires s'adaptant au nouvel environnement interne et externe. L'objectif recherché est de structurer les rapports de manière à tirer un avantage maximum des capacités spatiales militaires, civiles, commerciales, de renseignement, alliées ou même amies. ARDC (A : Air Research and Development Command): Agence US pour la R&D aérienne. ARGUMENT DE PERIGEE: L'angle ou l'arc, tel que vue du centre d'une orbite elliptique, depuis le noeud ascendant jusqu'au point le plus près visible par l'oeil de la caméra.

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ARPA (A: Advanced Research Projects Agency): Agence US de recherche sur les technologies avancées. ARME A ECLAIR: Système d'armes utilisant l'énergie des éclairs lumineux, des particules ou sous-particules atomiques pour détruire des cibles. Exemple: le laser; application IDS. ARME A FAISCEAUX DE PARTICULES: Arme spatiale utilisant des atomes d'hydrogène ionisés accélérés par un champ électrique. Deux projets US en cours, le projet Clair Heritage pour les particules chargées, et White Horse pour les particules neutres. La difficulté réside dans la miniaturisation des accélérateurs et l'approvisionnement en très grande quantité d'énergie. ARME A SOUS-MUNITIONS (A: Cluster weapons): Conteneur transportant de nombreuses armes, de taille plus réduite, les sousmunitions. Selon la terminologie des Nations unies, l'arme à sousmunitions comprend deux éléments: 1) La munition à dispersion, qui est
un conteneur

-

également

appelé

«munition

mère»

-

conçu

pour

disperser ou éjecter des sous-munitions multiples. Elle peut être larguée ou lancée de plates-formes aériennes (avions, hélicoptères, etc..) ou tiré de systèmes au sol ou en mer (missiles, roquettes, canons d'artillerie, etc.). 2) Les sous-munitions, qui recouvrent toutes les munitions ou charges explosives conçues pour exploser à un moment donné après avoir été lancées ou éjectées de la «munition mère». Ces sous-munitions sont appelées bombes de petit calibre ou «bombette » (bomblets en anglais) lorsqu'elles sont éjectées d'une munition à dispersion larguée par air, grenades lorsqu'elles sont lancées par un canon, roquette, missile, ou encore mines terrestres mises en place à distance. A une altitude déterminée, la «munition mère» s'ouvre et disperse les bomblets sur une surface variant d'un terrain de football à plusieurs hectares. Anti-matériel ou anti-personnel, elle permet de traiter des surfaces étendues en demandant moins de missions que les munitions classiques. C'est la raison pour laquelle ont les appelle aussi des «armes de saturation de zone». Les effets des sous-munitions varient selon la nature de la cible à détruire: anti-personnel, anti-infrastructures, anti-véhicules, incendiaires, toxique, etc. Selon des chiffres admis par les autorités militaires et en fonction des conditions climatiques et environnementales, 5 à 30% de ces bomblets n'explosent pas à l'impact (failure rate) et constituent dès ce moment un danger permanent pour les populations, même longtemps après la fm des hostilités. Ce danger est d'autant plus grand pour les enfants que ces sous-munitions non explosées se présentent sous la forme attrayante d'un petit cylindre, semblable à une canette de soda. Les armes à sous-munitions son~ l'objet de nombreuses critiques, à cause de leur effet à retardement. Elles violent le deuxième Protocole de la 24

Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques adoptée le 10 octobre 1980, qui interdit explicitement l'utilisation d'armes frappant sans discrimination les combattants et les populations civiles, et impose que toutes les mesures soient prises afin d'assurer la protection des populations civiles contre leurs effets. En effet, une proportion importante Gusqu'à 70%) de sous-munitions n'explosent pas à l'impact, constituant alors un danger durable pour les populations locales (surtout les enfants qui les prennent pour des jouets) et ce jusqu'à plusieurs décennies après les conflits. Il y aurait en 2006 plusieurs milliards de sous-munitions en stock à travers le monde, représentant une menace de prolifération colossale. Des nombreuses tentatives de réglementer leur utilisation n'ont pas abouti. En février 2007,46 pays se sont engagés à aboutir d'ici 2008 à un traité d'interdiction. La Norvège et l'Autriche ont également adopté des moratoires sur ces armes. Malheureusement, les principaux pays détenteurs de BASM tels que la France, l'Inde ou Israël ne se montrent pas empressés de signer un accord d'interdiction. Toutefois, le Protocole V de la Convention sur certaines armes classiques adopté en 2003 et entré en vigueur le 12 novembre 2006 sur les restes explosifs de guerre exige que les parties à un conflit armé procèdent à l'enlèvement de toutes les munitions non explosées. En mai 2008, un accord a été obtenu à Dublin, suite à des négociations auxquelles participaient III pays. La Chine, les EUA et la Russie étaient absentes des discussions. La signature officielle de l'accord est prévue pour fm 2008. On peut cependant déplorer que l'accord laisse la possibilité pour les pays signataires de continuer à traiter avec des pays non signataires, ce qui laisserait la porte ouverte à la prolifération. ARME CLIMATIQUE: Les armes climatiques désignent des techniques élaborées pour avoir une influence sur le déroulement des climats à des fins stratégiques. Les armes climatiques ont été développées sur la base des travaux du physicien Nikola Tesla sur l'électromagnétisme et sur l'ionosphère. Aux États-Unis, la technologie s'affine en vertu du programme de recherche HAARP (High-frequency Active Aural Research Program) (voir cet acronyme), qui s'inscrit dans l'Initiative de défense stratégique (IDS) dite «guerre des étoiles». De récentes données scientifiques laissent croire que le programme est bel et bien opérationnel et qu'il serait en mesure de déclencher inondations, sécheresses, ouragans et tremblements de terre. Du point de vue militaire, le programme HAARP est une arme de destruction massive. Il peut constituer un instrument de conquête capable de déstabiliser de manière sélective l'agriculture et l'écologie de régions entières.

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L'intérêt des scientifiques militaires pour l'utilisation des systèmes météorologiques à titre d'arme potentielle est connu depuis le début des années 1960. Dans son livre Between Two Ages paru dans les années 1970, l'ancien conseiller à la Sécurité nationale Zbigniew Brzezinski prévoyait déjà que « La technologie va doter les dirigeants des principaux pays de techniques capables de mener en secret une guerre dont seules des forces de sécurité réduites au minimum seraient au courant... On pourrait utiliser des techniques comme la modification des conditions climatiques pour engendrer des périodes prolongées de sécheresse ou d'orage.» ARME ETHNIQUE: Agent Bw ou Cw, capable de se servir des différences génétiques entre plusieurs groupes ethniques distincts à des fins hostiles. ARME NON-LETHALE (A : Non-lethal weapon) : Nouvelle génération d'armes ayant pour dénominateur commun un usage retenu de la violence, une limitation de la létalité. Les armes non-létales (ANL) visent à handicaper, à incapaciter, à mettre (temporairement) hors d'état de combattre des combattants (ou des foules hostiles), sans intention de tuer, ni même de «faire couler le sang». Il s'agit, par exemple, de fusils à rayon laser, de grenades «abasourdissantes», de générateurs à inftasons. Sous cet angle, les ANL s'inscrivent dans la filiation des armes et munitions utilisées par les forces de l'ordre: gaz lacrymogènes, balles en plastique. Les ANL visent à limiter les «dommages collatéraux» sur les populations civiles, les inftastructures civiles et l'environnement au sens large. Sous cet angle, les ANL poursuivent et renouvellent la quête ancienne du ciblage et de la «précision ». Les ANL visent moins à détruire les matériels, les moyens de transport, les inftastructures, militaires ou civils, qu'à paralyser leur fonctionnement. Elles utilisent des super-acides capables de liquéfier à peu près n'importe quel matériau, des inhibiteurs de combustion pour bloquer les moteurs, des substances transformant les routes et les pistes d'atterrissage en patinoire, ou des colles qui engluent sur place n'importe quel type d'équipement. Se rattachent aussi aux ANL les armes qui perturbent les systèmes d'information et de communication, en provoquant une «panne stratégique» (strategic immobility) par le déclenchement de virus informatiques qui insèrent de fausses instructions dans les logiciels, ou par l'émission d'impulsions électromagnétiques capables de dégrader des composants électroniques. La plupart des ANL sont d'application duale, c'est-à-dire qu'elles servent comme armes de guerre et armes de maintien de l'ordre. Toutefois, il convient de noter que la mise au point et l'emploi de ces armes sont parfois incompatibles avec certains traités et accords internationaux, notamment le Traité sur les armes biologiques, la Convention sur les armes chimiques, le Protocole

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de Genève (pour les sédatifs, les calmants, les super-acides), ou la Convention sur les armes inhumaines. Les ANL recourent abondamment aux technologies civiles, souvent faciles à acquérir et à maîtriser; ce qui amplifie les risques de dissémination. ARME (BOMBE) NUCLEAIRE: dénomination couramment attribuée à toute arme dont l'explosion résulte de l'énergie libérée par une réaction atomique (fission ou fusion, ou les deux à la fois). Les bombes atomiques (bombe A) et bombes à hydrogène (bombe H) sont toutes les deux des bombes nucléaires. Il est aussi vrai de les appeler des bombes atomiques, puisque dans les deux cas il s'agit d'énergie provenant de la fusion d'un coeur atomique; néanmoins, on appelle généralement bombe A les armes nucléaires dont toute l'énergie est produite par fission, et bombe Hies armes nucléaires dont l'énergie est partiellement au moins produite par fusion (réaction thermonucléaire) d'isotopes d'hydrogène. Législation: La Cour Internationale de Justice (CU) de la Haye a estimé que « la menace ou l'emploi d'armes nucléaires serait généralement contraire aux règles de droit international, applicable dans les conflits armés, et spécialement aux principes et règles de droit humanitaire. Mais elle ne peut conclure de façon défmitive que la menace ou l'emploi d'armes nucléaires serait licite ou illicite dans une circonstance extrême de légitime défense dans laquelle la survie même d'un État serait en cause ». ARME RADIOLOGIQUE (A: Radiological Weapon, RW): Les armes radiologiques sont tous les engins autres que les explosifs nucléaires, conçus pour utiliser la radioactivité comme moyen de destruction. Toute matière radioactive autre que celle produite par une explosion nucléaire, destinée à provoquer des dommages, par dissémination ou propagation. ARME TACTIQUE: Arme de courte portée (inférieure à quelques kilomètres), et de petite puissance explosive (inférieure à quelques milliers de tonnes de TNT). ARMES EURO-STRATEGIQUES: Forces nucléaires de théâtre à grande portée, généralement destinées aux missions sur le théâtre européen. ARMES LEGERES: Les armes légères incluent les armes à poing, les pistolets, les fusils, les pistolets-mitrailleurs, les mortiers, les grenades et les missiles légers. « Les armes de petit calibre» sont les mitrailleuses lourdes, les lance-grenades sur affût, les canons portatifs antiaériens, les canons antichar et les lance-missiles portatifs antichar. Ces armes tuent une personne toutes les deux minutes dans le monde, dans les pays déchirés par les conflits civils (où la plupart des victimes sont des civils) et dans les cas d'homicides liés à la délinquance ou aux drogues, de suicides ou d'accidents mortels. 27