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© Jean-Pierre Fourcade, 2016

ISBN numérique : 979-10-262-0539-5

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Courriel : contact@librinova.com

Internet : www.librinova.com


 

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

 

De ma paisible retraite, une réflexion prospective sur le bilan de mes soixante années d'activités professionnelles et politiques me paraît nécessaire au moment où notre pays est confronté à de grandes difficultés politiques, économiques et sociales. Lors des prochaines élections présidentielles, nous allons devoir choisir un candidat capable de mettre en œuvre des réformes susceptibles de rétablir la confiance en améliorant la sécurité des citoyens, en redressant l'économie, sans détruire notre modèle social. C'est facile à dire, mais difficile à réaliser comme en témoignent les années, voire les décennies que nous venons de vivre. Il est pourtant essentiel de reprendre un nouveau cap en définissant un projet à long terme et en mobilisant tous les citoyens autour de lui, tout en s'éloignant des querelles de personnes et des désirs de revanche qui perturbent l'univers politique d'aujourd'hui.

 

Qui suis-je pour évoquer la nécessité de réformer la société française et en proposer quelques moyens ? Fils d'un médecin installé à Marmande (Lot-et-Garonne) et petit-fils de percepteur, j'ai fait des études de droit et de sciences politiques à Bordeaux. Reçu à l'École Nationale d'Administration, j'y ai fait ma scolarité de 1952 à 1954, et suis entré à l'Inspection Générale des Finances. Je me suis marié en 1958, trois enfants sont venus rapidement constituer notre famille et sept petits-enfants arrivent aujourd'hui à l'âge adulte. Après avoir passé seize ans dans la fonction publique, période où j'ai vérifié des services administratifs, travaillé dans des cabinets ministériels et assumé la responsabilité de la direction du commerce intérieur et des prix au Quai Branly, j'ai démissionné de la fonction publique pour rejoindre le secteur privé. Après quelques recherches, je me suis orienté vers le secteur bancaire. C'est au Crédit Industriel et Commercial que j'ai découvert l'entreprise en prenant la tête d'un réseau de banques bien implantées en région parisienne et en province.

De 1970 à 1974, j'ai pris la mesure des difficultés de beaucoup d'entreprises industrielles et commerciales confrontées à une forte inflation et une vive concurrence. C'est là que j'ai constaté que notre pays prenait du retard par rapport à nos partenaires européens et que son tissu économique s'affaiblissait. Toutefois, ayant toujours été tenté par l'action politique, je me présentai aux élections municipales dans la ville de Saint-Cloud où je résidais : j'en devins maire en 1971 et conseiller départemental en 1973.

En 1974, le nouveau président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, auprès duquel j'avais longtemps travaillé, me proposa de le remplacer au ministère de l'Économie et des Finances dans le gouvernement Chirac. Comme j'avais participé à sa campagne, j'acceptai volontiers sans me douter des difficultés que j'allais rencontrer. Après quelques mois de travail sérieux, j'entrai en conflit avec le Premier ministre Jacques Chirac, conflit qui portait déjà sur la relance de l'économie française. Au bout de quelques mois difficiles marqués par le départ de Jacques Chirac, Raymond Barre prit les commandes et je devins ministre de l'Équipement, du Logement et des Transports. En 1977 je quittai le gouvernement et fus élu au Sénat au titre du département des Hauts-de-Seine. J'y restai jusqu'en 2011. Siégeant au groupe des Républicains, je m'occupai d'abord de questions financières, puis je présidai pendant quinze ans la commission des Affaires Sociales. De plus, je fus vice-président du Conseil Régional d'Ile-de-France, chargé des transports puis des finances, de 1986 à 1995.