Idéologie, conscience et combat politique en Afrique

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Faisant suite à son premier ouvrage Côte d'ivoire, L'audace de la rupture, Justin Koné Katinan montre qu'il est un citoyen libre et qu'il a pleine conscience de l'histoire. Il s'inscrit à la suite des devanciers de la lutte, particulièrement du président Gbagbo, victime du néocolonialisme. Il appelle à un sursaut nationaliste et panafricaniste.
Publié le : dimanche 1 novembre 2015
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EAN13 : 9782336395074
Nombre de pages : 264
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Justin KONÉKATINAN
Idéologie, conscience et combat politique en Afrique
Préface du ministre Lazare Koffi Koffi
afriqueliberté
Idéologie, conscience et combat politique enAfrique
Afrique Liberté Collection dirigée par Claude KOUDOU Afrique Liberté est une collection qui accueille essais, témoignages et toutes œuvres qui permettent de faire connaître l’Afrique dans toute sa diversité et toute sa profondeur. Cette collection qui reste ouverte se veut pluridisciplinaire.Son orientation sera essentiellement axée sur les rapports entre l’Afrique et l’Occident. Elle refuse l’afro-pessimisme et se range résolument dans un afro-optimisme réaliste. Sur quels repères fonder l’Afrique d’aujourd’hui ? Telle est une des questions majeures à laquelle cette collection tentera de répondre.Afrique Liberté se veut un espace qui doit explorer l’attitude de l’Africain ou des africanistes dans ses dimensions mentale, scientifique, culturelle, psychologique et sociologique. Dans un monde en proie à de graves crises, un des enjeux majeurs de cette plate-forme serait de voir comment faire converger les différents pôles de compétences pour hisser l’Afrique à la place qui doit être véritablement la sienne. Déjà parus Lazare Koffi Koffi,Si la graine ne meurt, 2015. Lazare Koffi Koffi,Reflets d’espérance, 2015. Jean-Claude Djéréké,Réflexions sur l’Église catholique en Afrique, 2014. Raphaël Dagbo,: la passion d’uneLaurent Gbagbo espérance démocratique,2014. Lazare Koffi Koffi,Expression de combat, 2014. Jean-Claude Djéréké,Abattre la Françafrique ou périr. Le dilemme de l’Afrique francophone, 2014. Bédi Holy,Côte d’Ivoire. Sous le règne du faux, 2014. Lazare Koffi Koffi,Côte d’Ivoire ma passion. Une expérience de foi en politique, 2014.
Justin KONEKATINANIDEOLOGIE,CONSCIENCEET COMBAT POLITIQUEENAFRIQUEPréface du ministre Lazare Koffi Koffi L’Harmattan
DU MEME AUTEUR Côte d’Ivoire. L’audace de la rupture, L’Harmattan, Paris, 2013© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07691-1 EAN : 9782343076911
Au camarade Aboudrahamane Sangaré, président intérimaire du Front populaire ivoirien. Respect renouvelé pour sa constance dans son engagement et son humilité au service du combat pour la libération du président Laurent Gbagbo et la restauration de la Côte d’Ivoire.
A tous les prisonniers tant civils que militaires, otages du régime Ouattara, qui paient pour leur fidélité au président Laurent Gbagbo. Des anonymes aux plus illustres d’entre eux, notamment, Madame Simone Ehivet Gbagbo, les ministres Charles Blé Goudé, Hubert Oulaye, Assoa Adou, Moïse Lida Kouassi, Sébastien Danon Djédjé, Raphaël Dogbo. Je n’oublie pas Justin Koua et tous les jeunes du Fpi qui sont chaque jour, traqués pour être emprisonnés.
Au peuple de Côte d’Ivoire en lutte pour se libérer du néocolonialisme. Aux Africains du continent et de la diaspora qui cherchent inlassablement la voie pour leur vraie et définitive libération. Demain sera pour l’Afrique.
AVANT-PROPOS
 Chaque combat politique repose avant tout sur la promotion d’une certaine conception de la société humaine. De ce point de vue, la lutte politique est indéniablement un phénomène social. Chaque acteur politique est sous l’influence de sa société. Étant né après les indépendances, je pourrais dire, comme les Sud-africains nés après 1994, «I’mborn free», c’est».-à-dire, « je suis né libre Malheureusement, chemin faisant dans la vie, je me rends compte que ma situation d’homme libre n’est pas meilleure que celle de mes parents nés pendant la période coloniale, et de mes aïeuls nés pendant la période d’esclavage. Cette prise de conscience de mon état de liberté conditionnelle sinon surveillée, me révolte. Je suis donc un homme révolté et je l’assume. Je suis révolté contre l’oppresseur, mais également et surtout, contre l’opprimé que je suis. La crise militaro-politique qui a secoué mon pays dont les effets n’en finissent pas de mourir, amplifie en moi chaque jour cette révolte. L’inacceptable supplice que subit le peuple ivoirien à travers la déportation du président Laurent Gbagbo et l’assassinat ignoble de Mouammar Kadhafi, dans le silence complice de l’Afrique (sa mémoire n’a même pas eu droit à une minute de silence comme c’est de coutume, au siège de l’Union africaine de la part de ses pairs qui sont pourtant tous des morts en sursis), entretiennent à mon niveau, une forme de doutesur l’objectif poursuivi par les luttes politiques en Afrique. La crise interne que traverse le Front populaire ivoirien, mon parti, et les thèses défaitistes entendues ici et là, sur l’orientation du combat politique que doit mener ce parti, dans les conditions particulières de son histoire, achèvent de me convaincre de la forte corruptibilité de l’élite politique africaine ; laquelle corruptibilité est le premier fer rouge qui marque de façon indélébile, le dos des populations africaines. L’opinion que je me fais de cette corruptibilité de l’élite politique africaine, m’amèneinvariablement à la conclusion
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