Israël Palestine : la paix est possible

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En ce début d'année 2004, le conflit isarélo-palestinien est dans l'impasse. Pourtant les représentants des deux peuples, à Camp David en 2000 et à Taba en 2001, n'avaient jamais été aussi près de réussir à trouver le chemin d'une paix juste et durable. Pour essayer de comprendre ce qui s'est alors passé, trois rencontres ont été organisées autour de quelques personnalités ayant participé à ces négociations: Yossi Beilin, Yossi Sarid, Avraham Burg, Yasser Abed Rabbo et Ahmed Qoreï aujourd'hui Premier ministre palestinien. Ce livre reprend leurs principales interventions qui permettent de mieux saisir la portée des événements que représente la signature, le 1er décembre 2003, d'un accord de paix israélo-arabe.
Publié le : jeudi 1 janvier 2004
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EAN13 : 9782296339866
Nombre de pages : 140
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Israël- Palestine: la paix est possible

En couverture: Ahmed Qurei, Raymond Fomi et Avraham Burg se retrouvent au moment de la clôture du colloque du 23 janvier 2002 à l'Assemblée nationale à Paris.
@ Editions L'Harmattan, 2003 ISBN: 2-7475-5376-0

Sous la direction

de

Isabelle Avran, Jean-Paul Alain Gresh, Giovanna

Chagnollaud, Tanzarella

Israël-Palestine: la paix est possible

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

Les Cahiers de Cont1uences Collection dirigée par Jean-Paul ChagnoIlaud
Ils constituent le prolongement de la revue Confluences Méditerranée

Déjà parus dans cette collection:

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Méditerranée, l'impossible mur, de Bernard Ravenel (1995) Algérie, les islamistes à l'assaut du pouvoir, d'Amine Touati (1995) Israéliens-Palestiniens, la longue marche vers la paix, de Doris Bensimon (1995) Les cultures du Maghreb, sous la direction de Maria-Angels Roque (1996) Le partenariat euro-méditerranéen après la Conftrence de Barcelone, de Bichara Khader (1997) Regarde, voici Tanger, de Boubkeur El-Kouche (1997) Jérusalem, Ville ouverte, sous la direction de Régine DhoquoisCohen, Shlomo Elbaz et Georges Hintlian La République de Macédoine, nouvelle venue dans le concert européen, sous la direction de Christophe Chiclet et Bernard Lory (1998) L'Europe et la Méditerranée, stratégies politiques et culturelles (XIXe et ITe siècles), sous la direction de Gilbert Meynier (1999) Le guêpier kosovar, sous la direction de Christophe Chiclet et Bernard Ravenel (2000) Méditerranée, défis et enjeux, de Paul Balta (2000) Palestiniens et Israéliens, le moment de vérité, sous la direction de Jean-Paul Chagnolaud, Régine Dhoquois-Cohen et Bernard Ravenel (2000) La Tunisie de Ben Ali: la société contre le régime, sous la direction d'Olfa Lamloum et de Bernard Ravenel (2002) Chroniques d'un pacifiste israélien, d'Uri Avnery (2002) Les langues de la Méditerranée, sous la direction de Robert Bistolfi (2002) La Méditerranée des Juifs, exodes et enracinements, sous la direction de Paul Balta, Catherine Dana, Régine DhoquoisCohen (2003)

INTRODUCTION

En cet hiver 2003, le conflit israélo-palestinien est dans l'impasse. La feuille de route qui devait conduire à la création d'un Etat palestinien en 2005 est au point mort. Yasser Arafat reste menacé d'expulsion par le gouvernement d'Ariel Sharon, le Hamas n'a pas désarmé, l'armée israélienne fait peser sur les Palestiniens une véritable chape de plomb tandis que la colonisation continue de s'étendre chaque jour un peu plus en Cisjordanie. Les perspectives de négociations sont bouchées. Cela signifie que la violence sous toutes ses formes va se déchaîner encore et encore. Dans cet affrontement meurtrier, le gouvernement israélien est en position de force. Comme il dispose du soutien inconditionnel des Etats-Unis, il peut donc pratiquement tout faire pour poursuivre l'occupation des territoires palestiniens et la répression de ses habitants. Dans ce but, il a même entrepris la construction d'un mur de plus de huit mètres de haut supposé séparer les populations alors qu'il a pour objectif d'enfermer les Palestiniens sur une petite partie de la Cisjordanie en encerclant les villes et en expulsant des dizaines de milliers d'habitants de leurs terres. Partout ailleurs, cette entreprise absurde et tragique aurait été unanimement dénoncée mais là presque rien ne se passe et le monde regarde passivement se construire cet immense ghetto... Dans ce contexte particulièrement lourd, il ne faut cependant pas oublier qu'il n'y a pas si longtemps, des négociations officielles avaient été engagées à Camp David (en juillet 2000) puis surtout à Taba (en janvier 2001 - cf. annexes) entre Palestiniens et Israéliens. Jamais les deux peuples n'avaient été aussi près de réussir à trouver les chemins d'une paix juste et durable. Pour essayer de mieux comprendre ce qui s'était passé à la conférence de Taba et faire entendre les voix de ceux qui, dans chaque camp, se battent pour une paix équitable qui seule
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permettra un jour la réconciliation des deux peuples, nous avons demandé à quelques acteurs de ces. négociations de venir s'exprimer à Paris à l'Assemblée nationale, au cours de trois rencontres successives au cours desquelles nous avons aussi voulu insister sur le rôle que l'Europe peut et doit jouer pour contribuer à la paix: - La première, en mai 2001, a réuni quelques personnalités connaissant bien le conflit israélo-palestinien : Hervé de Charette (ancien ministre des Affaires étrangères), Alain Joxe (directeur d'études à l'EHESS), le général Cot, Madjid Bencheikh (professeur de droit international), et André Parent (sous-directeur EgypteLevant au Quai d'Orsay) autour de deux anciens ministres présents à Taba, Yossi Sarid et Yasser Abed Rabbo. - La seconde, en janvier 2002, a permis d'entendre à l'invitation du président de l'Assemblée nationale Raymond Forni, le président de la Knesset, Avraham Burg, le président du conseil législatif palestinien Ahmed Qorei (Abu Alaa) et l'ambassadeur Miguel Angel Moratinos. - La troisième, en février 2002, a permis au public invité de dialoguer avec Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo qui, ensemble, avaient entrepris un voyage en Europe pour faire connaître et promouvoir les idées de Taba . Ce livre reprend quelques-unes des principales interventions de ces trois journées avec le parti pris de donner la parole aux acteurs directement engagés sur le terrain. En raison même de la conjoncture terrible que traverse aujourd'hui le conflit israélopalestinien, nous pensons que ces textes demeurent plus que jamais d'actualité. Cette conviction vient d'être encore renforcée par la signature, le 1er décembre 2003, d'un projet de paix entre les deux peuples - désormais connu sous le nom d'accord de Genève (cf. annexes) prévoyant la création de deux Etats, chacun des deux peuples reconnaissant solennellement le droit de l'Autre à avoir un Etat. Parmi les principaux signataires, on retrouve Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo, les négociateurs de Taba, avec, à leurs côtés, plusieurs responsables importants comme Avraham Burg (ancien président dé la Knesset), Amram Mitzna (président sortant du 6

parti travailliste), Qaddoura Fares (député du Fatah) ou Mohammed Ourani (également député du Fatah) et bien d'autres. Violemment combattue par le gouvernement d'Ariel Sharon qui y voit un «complot» de la gauche pour le renverser et pratiquement ignorée par l'administration Bush à l'exception de Colin Powell, cette initiative a été saluée à travers le monde, notamment par le gouvernement français et le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, comme un acte politique courageux confirmant la possibilité d'une réconciliation historique entre les deux peuples. Cet accord, qui fait référence aux résolutions 242 et 338 de l'ONU, est le premier à proposer des compromis sur toutes les grandes questions sur lesquelles les Israéliens et les Palestiniens se déchirent depuis tant d'années: Jérusalem, les réfugiés, les colonies, les frontières et la sécurité. Même si aujourd'hui les rapports de forces et la situation qui prévaut sur le terrain semblent rendre bien difficile sa mise en œuvre à court terme, cet accord montre qu'une paix juste et durable est possible dès lors que des responsables politiques ont à la fois la volonté et le courage de la construire.
Isabelle A vran, Jean-Paul Chagnollaud, Alain Gresh, Giovanna Tanzarella.

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Note sur l'organisation Les responsables de ces rencontres sont Isabelle Avran (journaliste), Jean-Paul Chagnollaud (professeur des universités, directeur de la revue Confluences-Méditerranée), Alain Gresh (journaliste, rédacteur en chef du Monde diplomatique), Giovanna Tanzarella (déléguée générale de la Fondation Seydoux). Ils ont pris cette série d'intitiatives de manière totalement indépendante et à titre personnel. Pour la seconde session, sur leur suggestion, Avraham Burg et Ahmed Qureï, ont été officiellement invités par le président de l'Assemblée nationale, Raymond Forni qui a ensuite lancé une importante initiative pour soutenir ce dialogue israélo-palestinien. Le financement de ces journées a été assuré par Le Monde diplomatique et les éditions L'Harmattan qui publient la revue Confluences Méditerranée. L'Assemblée nationale a prêté gracieusement ses locaux et mis à la disposition de ces débats ses services d'accueil et de traduction; nous tenons ici à en remercier chaleureusement son président, Raymond Forni, sans qui ces rencontres n'auraient pas pu se tenir.

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PRENIIERE RENCONTRE : 31 mai 2001

ALLOCUTION DE M. LE MINISTRE YOSSI SARID
31 mai 2001

Mesdames,

Messieurs,

J'aimerais commencer par un commentaire personnel. La présence de Vasser Abed Rabbo et de moi-même en cette occasion importante illustre au mieux un des éléments les plus surréalistes du conflit israélo-palestinien. L'histoire et la difficile réalité continuent de nous décrire comme des opposants et parfois même comme des ennemis. Mais en fait Yasser Abed Rabbo et moimême sommes amis. Nous nous sommes rencontrés à maintes reprises; nous sommes tous les deux partenaires dans les négociations des huit dernières années et nous avons développé des relations personnelles. De mon côté je peux dire qu'il n'y a pas une once d'animosité entre nous. Ce surréalisme est du réalisme et, dans des temps aussi terribles, cela nous donne un peu d'espoir. Je ne crois pas que les relations personnelles basées sur le respect et la confiance résolvent les problèmes entre les nations. Mais en l'absence de telles relations, il n'y a aucune chance de résoudre les problèmes profondément enracinés qui nous divisent en tant que représentants de nos peuples, que ce soit Yasser Abed Rabbo représentant loyalement le peuple arabe palestinien et ses intérêts ou moi-même, représentant le peuple juif d'Israël et nos propres intérêts. Accordez-moi de raconter une autre anecdote nous concernant tous les deux. Quand j'étais ministre de l'Education dans le gouvernement précédent, j'ai décidé d'inclure dans les programmes des lycées d'Israël quelques poèmes écrits par un excellent poète, mon ami Mahmoud Darwish. Je n'ai pas pris cette décision seulement au motif que Mahmoud Darwish était palestinien. Ma décision était basée sur le fait qu'il est une des voix les plus importantes de la littérature et est considéré comme un des grands poètes de la culture arabe. J'ai été sévèrement critiqué et attaqué par la droite pour cette décision.
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Alors, sans un mot de ma part, Yasser Abed Rabbo est venu à mon aide. En tant que ministre palestinien de la Culture, Yasser Abed Rabbo a annoncé qu'il croyait qu'il était correct d'inclure des écrivains israéliens dans les programmes éducatifs palestiniens. C'était une annonce importante et certaines plaintes de la partie israélienne ont été atténuées. Là était une preuve tangible de la signification du mot réciprocité. Il est très important que de plus en plus d'enfants israéliens et palestiniens étudient leurs voisins et se connaissent davantage les uns les autres afin d'éradiquer les stéréotypes et les haines sanguinaires. Depuis lors, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts - ou, comme on le dit dans notre région, dans le Jourdain - et cette eau est tristement empoisonnée et souillée. L'ex-Premier ministre Ehud Barak a offert à Yasser Arafat une proposition à long terme. Je sais que la partie palestinienne croit qu'Arafat ne pouvait pas accepter cette offre. Je ne suis pas d'accord. Restituer 95 % et plus des territoires occupés, ce n'est pas une petite chose, déraciner des dizaines d'implantations n'est pas une petite chose. Diviser Jérusalem afin de donner aux juifs ce qui appartient aux juifs, aux musulmans ce qui appartient aux musulmans et aux chrétiens ce qui appartient aux chrétiens, ce n'est pas une petite chose, et pardessus tout, bien sûr, l'établissement d'un Etat palestinien indépendant à côté de l'Etat d'Israël. Cette proposition n'est pas parfaite mais elle est la meilleure possible. Même s'il est difficile pour les Palestiniens d'accepter, même si leurs raisons sont valables, nous devrions nous souvenir que ce n'était pas moins difficile pour Ben Gourion d'accepter le plan de partition de 1947. Mais il l'a accepté malgré tout. A cause de ces propositions et du fait qu'aucun accord n'a été acquis sur la base de ces propositions, Barak et son gouvernement ont perdu le pouvoir. Le camp israélien de la paix, que je représente ici, est tombé dans une profonde désespérance. Tout le monde nous dit maintenant: vous voyez, vous avez été même incapables d'obtenir un accord avec les Palestiniens, malgré votre empressement sans précédent à faire des concessions aux Palestiniens. Avec l'échec des négociations, l'Intifada a commencé et une fois encore des Israéliens et des Palestiniens payent de leur vie. Le gouvernement précédent tombé, Ariel Sharon a été élu comme Premier ministre et nous avons régressé de beaucoup, beaucoup 12

d'années. Malheureusement, il est impossible au gouvernement israélien actuel d'adopter les propositions du gouvernement précédent et les chances d'obtenir un règlement permanent à court terme sont proches de zéro. Pendant les discussions de Taba, auxquelles Yasser Abed Rabbo et moi-même avons participé, nous étions très près d'un accord. Maintenant nous en sommes très loin. A mon avis Yasser Arafat a fait une erreur quand il a rejeté le projet d'accord. Mais maintenant, étant donné la situation tragique actuelle, je ne peux pas m'asseoir et tenir un discours sur l'erreur d'Arafat. Nous avons une tâche bien plus urgente devant nous que d'analyser le passé: nous devons prévenir l'explosion d'une guerre dans notre région. La situation de fuite en avant est suffisante pour conduire à une guerre, sans même aucune intention ou désir de guerre d'aucun côté. Même si personne n'est intéressé par la guerre, nous pourrions nous retrouver face à elle. De telles choses se sont produites par le passé dans le malheureux Moyen-Orient. Chacun peut voir la prochaine guerre arriver mais beaucoup de gens la considèrent comme un événement inéluctable sur lequel nous n'avons aucun contrôle. Les politiciens et les journalistes jouent le rôle de météorologues annonçant l'approche d'un ouragan, comme si rien ne pouvait être fait que de s'enfuir. Nous ne sommes pas du genre à nous enfuir. Nous sommes ici et notre obligation la plus importante et la plus urgente en ce moment est de prévenir la guerre. Contrairement à un ouragan, la guerre n'est pas inévitable. A mon grand désarroi, en ce moment, nous ne parlons pas d'une solution permanente ou d'un accord qui durerait pour les générations à venir. Actuellement, notre agenda est la prise en compte de la nécessité d'arrêter toute détérioration supplémentaire dont l'issue fatale est évidente pour tous. Alors, et seulement alors, nous pourrons vivre et voir. Mais d'abord nous devons vivre. A la fin, une guerre amènera seulement les parties de retour à la table de négociations; il n'y aura pas de place pour un retour en arrière quand nous, Palestiniens et Israéliens, serons brisés et aurons tous répandu plus de sang. Pourquoi de telles conclusions ne peuvent-elles être atteintes qu'après la catastrophe et non avant? La table des négociations a maintenant quelque chose de solide sur quoi s'arrêter. Le rapport Mitchell, responsable et équilibré, est
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une base. A ce stade, il n'y a rien d'autre. Chacun agit comme s'il adoptait le rapport mais il ne peut y avoir d'adoption seulement au nom des apparences. Le rapport doit être adopté d'une pièce, comme un marché global. Les recommandations ne peuvent être adoptées sélectivement, en acceptant ce qui est confortable et en ignorant ce qui ne l'est pas. Il est crucial que d'autres parties intéressées et responsables aient leur place à la table des négociations, en premier lieu et par-dessus tout les Etats-Unis, mais aussi l'Europe et les deux pays arabes qui ont des accords de paix avec Israël: l'Égypte et la Jordanie. Si l'administration américaine pense qu'elle pourra garder une distance de sécurité avec le conflit et ne s'impliquer que temporairement et de façon limitée, c'est une erreur. De plus, au lieu de différer, il vaut mieux anticiper l'immense conflagration et joindre nos forces avec l'Europe pour traduire le rapport Mitchell en un plan de travail avec un calendrier spécifique. Si ce modèle de négociation internationale conjointe prouve son efficacité, il peut aussi engendrer une présence internationale stationnée entre les Palestiniens et nous. Une telle présence internationale pourrait même superviser de près l'application du rapport Mitchell. Maintenant que nous sommes au centre d'une grave crise, des mesures de confiance sont plus essentielles et plus urgentes que jamais auparavant. Même les gens avec de bonnes intentions des deux côtés ne savent pas s'il y a quelque chose ou quelqu'un à croire. Nous devons d'abord les soutenir et les renforcer. Israël ne doit pas prendre des mesures destinées à détruire l'Autorité nationale palestinienne. La chute de l'Autorité palestinienne serait le meilleur moyen d'aller vers un désastre, en faisant échouer tout ce qui avait été achevé et accordé jusqu'à maintenant et en ramenant la région entière vers les années les plus dangereuses. Israël doit faire son possible pour diminuer la terrible souffrance des habitants de la bande de Gaza et de la Cisjordanie. L'argent appartenant à l'Autorité palestinienne devrait être transféré régulièrement et non retenu. Malgré toutes les difficultés complexes, de plus en plus de Palestiniens devraient pouvoir gagner leur vie honorablement en Israël. Israël devrait s'abstenir de tirer sur les foules de manifestants. Nous devons tous être convaincus sans douter que les forces de sécurité utiliseront leur puissance de tir uniquement dans des circonstances de légitime 14

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