//img.uscri.be/pth/259dfad9e54215c21aa9241bd69f1736e659b778
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

L'Afrique est-elle le fardeau de l'humanité ?

De
107 pages
L'Afrique est, pour certains, le continent de toutes les merveilles, la terre des origines. Pour d'autres, elle est le fardeau du monde, le continent de la pauvreté, des conflits etc. Au regard de ses deux positions et face au mouvement ascendant de la mondialisation, l'Afrique a-t-elle encore des chances d'amorcer son développement ? Ou est-elle condamnée à rester dans sa léthargie ?
Voir plus Voir moins
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
EAN Epub : 978-2-336-69805-2
AVERTISSEMENT
Cet ouvrage, loin de résoudre l’ensemble des questions liées au développement du continent africain, entend participer, à son humble niveau, au débat sur l’économie globale, des questions pendantes de son évolution. L’auteur espère contribuer positivement à l’enrichissement des débats déjà menés par d’éminences grises, mais inépuisés. Ainsi, l’objectif de faire partager la vision de cette Afrique effritée et convoitée de tous malgré son apparent handicap serait atteint et l’auteur « libéré » de son « mal-être intérieur ».
NOTE DE L’AUTEUR
Depuis des décennies, retentit en moi l’ardent désir de m’exprimer auprès de tous les intellectuels et hommes libres de toutes conditions. Non pas dans mon univers professionnel, de dirigeant syndicaliste au premier rang dans mon pays la Côte d’Ivoire, ni dans une quelconque tribune politique – ça m’intéresse peu –, mais plutôt dans un cadre de liberté certaine. Mon destin, à ce niveau-là, se confond avec ma vision profonde des choses : la défense du droit des faibles et celle liée à la communauté d’intérêt. L’Afrique y tient une place de choix ! La rédaction de cet ouvrage est partie d’un constat récurrent : L’Afrique, continent des mille merveilles, est, au fur et à mesure de son évolution, devenue la « réserve » d’un gigantisme désolant. Alors se pose en moi une multitude de questions, entre autres : quel apport utile des intellectuels Africains pour son émergence ? Comment mener des échanges réflexifs pour un meilleur devenir de ce « patrimoine commun ? » Pourquoi aurions-nous tort en accusant toujours les autres du désastre de notre continent ? Pourquoi cette Afrique – là serait mal partie et refuserait le développement ? Enfin, quelle image retenir d’elle ? Ma réponse se mue alors en une forte conviction « consécrative » de la vérité qui s’accommode de la trilogie suivante :démocratie participative, développement durable et partage équitable des richesses. Car, en réalité, de notre point de vue, tant que laquestion de la responsabilitébien aussi personnelle que collective n’est pas ancrée et acceptée dans l’esprit et dans la praxis des Africains eux-mêmes, il serait illusoire de penser développement et de panser les plaies dues aux contradictions internes inhérentes à la réalité de la vie en communauté. Ma contribution à ce niveau est modeste certes, mais pleine de générosité pour une meilleure prise de conscience des acteurs et “consommateurs” des débats généraux sur le développement de notre continent. Ceci est un simple témoignage du don de soi pour l’Afrique.
DEDICACE
Je dédie cet ouvrage : – à ma mère et à mon père ; – à mon épouse, Clémentine, à mes enfants, Ibrahim, Idrissa, Gniré, Katchéné, Bérè, Ismaêl, Nadiebet, à mes petits-enfants ; – à mes frères, et sœurs ainsi qu’à mes deux grandes familles de Kolia et de Kouto.
Je dédie également cette œuvre à tous les Africains ; et principalement à tous ceux qui ont perdu des proches dans les conflits.
Prions ensemble pour une Afrique nouvelle sans guerre, sans famine, sans pandémie, profitable à la nouvelle génération.
REMERCIEMENTS
Je suis tout particulièrement reconnaissant à Dieu qui m’a donné la santé, l’inspiration et l’opportunité d’écrire ce livre.
Mes remerciements vont également à l’endroit de tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à sa réalisation.
PREFACE
Tout un programme, un programme ambitieux qui aspire à contribuer à l’éveil des consciences. – Eveiller l’âme d’un continent puissant qui s’ignore, – Eveiller la foi d’un continent envié qui se méconnaît, – Eveiller le pneuma d’un continent convoité qui semble faire peu de cas de lui-même. – Eveiller l’égrégore de peuples unis sur la même terre et qui n’ont pas conscience de leur puissance. Voilà, pour l’Afrique, le défi auquel s’attaque l’œuvre de Traore Dohia Mamadou. Cette Afrique de tous les espoirs, mais cette Afrique encore en « dormance », aujourd’hui objet de tant de sollicitations. Ils sont légion les africains et non africains auxquels il aurait plu d’associer leurs noms au travers d’une préface à cette belle œuvre. Je suis honoré et exprime ma gratitude à l’auteur pour m’y avoir invité. Tous les fils de notre Afrique se doivent d’unir leurs efforts pour lui construire un avenir. Cette œuvre apparemment titanesque passe par notre sensibilisation, la sensibilisation des générations présentes mais surtout celles de demain, celles qui devront combattre à armes et à armures égales les petits-fils et arrière-petit-fils des générations qui ont inventé le numérique. Ils auront autant d’arguments et peut – être plus, car à peine sortis tout droit de l’agriculture primaire, des bois sacrés et de nos vieux canaris dont ils garderont jalousement les stigmates, certains sont parvenus au faîte de la classe des sommités des temps modernes. ère A l’image de l’icône Modibo Diarra de la NASA qui conduisit la 1mission d’atterrissage sur mars et du Président américain B. Obama, certains dignes fils ont changé la perception des Africains et rallumé la flamme de l’espoir en Afrique. Notre Afrique, cette Afrique que j’aime tant, Cette Afrique du partage et de la solidarité, Cette Afrique des valeurs, Cette Afrique de mon espoir, devenue aujourd’hui l’espoir et l’avenir de toute la planète, Cette Afrique, mon Afrique, nous inspire d’entrée de jeu deux énigmes. Nos anciens nous racontent qu’un soir, sur le chemin du retour d’un voyage initiatique, un sage montra à ses fils spirituels cinq puits dans une clairière. Sur les cinq puits, quatre s’alimentaient mutuellement par des jets d’eau qui sautaient le cinquième situé pourtant au milieu de cette plage de puits. A l’interrogation d’un fils, le sage répondit : « Vous voyez, ce sont les cinq parties habitées de notre planète terre, appelées continents. Celle du milieu, c’est l’Afrique. Le reste du monde s’est construit des axes d’entraide mutuelle, l’Afrique en est absente. » Puis, poursuivant le chemin, les fils aperçurent une colonie installée le long d’un grand fleuve, habitant sous de grands arbres, des logements de fortune. Leur père spirituel leur apprit que ce peuple est continûment frappé par la famine et la malnutrition. Non loin, sur un sol granitique, impropre pour les pédologues à toute activité agricole, se perchait sur des pics rocheux escarpés un village dont la beauté laissait les jeunes hagards. Les habitants y sont sans cesse à la tâche. Il n’y aurait ni hamac, ni chaise berçante, ni fauteuil à bascule et les habitants bien nourris étaient tous biens portants. Le sage dit aux jeunes : « Vous voyez, sur les berges où la forêt laisse tous les ans une couche humifère qui fertilise