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L'euro et l'asthénie française

De
144 pages
L'économie française va mal et le moral des populations est au plus bas. Le malaise est devenu international. Comment en est-on arrivé là ? Dans cet ouvrage, un large panorama économico-politique de la France contemporaine dans son environnement mondial sert de cadre à l'analyse. Il revient donc sur les causes de l'asthénie française, et est rédigé à l'attention de tout lecteur et électeur curieux d'esprit et intéressé par la vie économique et politique.
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Couverture

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4e de couverture

4e Image couverture

Questionner l’Europe

Collection dirigée par Bruno Péquignot

 

Les questions européennes sont aujourd’hui au centre de la vie sociale, économique culturelle et politique en France comme dans l’ensemble des pays qui participent à l’Union européenne ou non. Cette collection accueille des ouvrages qui contribuent et participent aux débats et controverses sur ces questions.

 

Déjà parus

 

David DUARTE,Le récit de l’Europe. Pour un imaginaire politique européen, 2017.

Jean-Daniel BOYER et Maurice CARREZ,Marchés, réseaux commerciaux et construction de l’Europe, 2016.

Patrice VIVANCOS,L’Europe à contre-pied, 28 villes, 28 pays, 28 thèmes, 2016.

Hugues RABAULT (Dir.),L’ordolibéralisme, aux origines de l’Ecole de Fribourg-en-Brisgau, 2016.

Richard SITBON,La France, peuple élu de l’Europe ?, 2016.

Katja BANIK,Les relations Chine-Europe : à la croisée des chemins, 2016.

Arno MÜNSTER,La réprobation de l’Allemagne ou les vraies raisons du nouveau ressentiment anti-allemand, 2016.

Yves ACHILLE,L’Europe dans l’impasse, 2015.

Mathieu PETITHOMME,Dépolitiser l’Europe,Comment les partis dominants évitent le conflit sur l’intégration européenne, 2015.

Marie-Claude MAUREL, Pascal CHEVALIER, Guillaume LACQUEMENT (coord.), Transfert et apprentissage du modèleLeaderen Europe centrale, 2014.

Titre

Alain Valleray

 

 

 

 

 

 

L’euro et l’asthénie française

 

Histoire d’une passion malheureuse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Troisième partie – Euro mon amour, une passion fatale ?

Introduction

« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. » (Bossuet)

 

Les Français d’aujourd’hui (ou plus précisément la majorité d’entre eux) sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Pourtant ce n’est pas le bonheur qu’ils affichent mais une insatisfaction tenace, une peur de l’avenir, bref, abstraction faite des états d’âme individuels, en leur corps social ils sont habités par un grand malaise qui peut les rendre négatifs au-delà même parfois des symptômes du mal. Il serait indélicat et carrément erroné, en terme d’appréhension, de la situation de les traiter « d’enfants gâtés ». C’est que l’économie française, nous le savons tous bien, accumule les performances médiocres ou aussi les contre-performances ; en une phrase elle souffre d’asthénie et se dévitalise. Cette faiblesse se communique aux Français, notamment à ceux qui sont victimes du chômage et de la précarité. Une partie des classes moyennes se sent elle aussi menacée et le malaise se propage à une majorité d’habitants.

Ce mal-être est répété à longueur de journées ou presque. Il est ainsi tentant de mettre en exergue la réflexion de Bossuet. Les analystes et divers chroniqueurs qui contribuent à modeler l’opinion des Français et dans une certaine mesure à influencer leurs votes, paraissent effectivement chérir les causes du mal qui minent le moral de nos concitoyens.

Mais quelles sont ces causes ? Un rapide survol des analyses des experts met en évidence une belle palette d’explications, ils sont loin d’arriver aux mêmes conclusions. Pour réduire le champ de l’observation à celui qui est perçu par l’opinion publique, d’évidence une cause principale émerge du bruit médiatique : l’absence de réformes. Le diagnostic est répété en boucles par ses laudateurs et prend une dimension quasi-obsessionnelle ; réformons et l’économie française retrouvera sa vitalité.

Néanmoins, d’après un ensemble d’économistes reconnus et prestigieux pour quelques-uns d’entre eux (qualifiés d’hétérodoxes), l’euro serait la cause principale des maux dont souffrent -parmi d’autres- les Français. Le débat reste confidentiel ; même si quelques journalistes ont intégré ces analyses, notamment dans les colonnes du quotidien Le Monde, le diagnostic ne franchit pas vraiment le plafond de verre médiatique.

L’euro est un acquis sacré ; tenter de remettre en cause son existence serait un crime contre l’avenir. Y a-t-il besoin d’être un grand économiste pour avoir des doutes sur sa capacité à atteindre les objectifs qui lui ont été assignés ? Probablement pas. Pourtant quasiment tous les économistes, dans un premier temps, ont soutenu l’existence de la monnaie unique. A ma connaissance, le premier économiste de renom à avoir douté du bienfait de sa création et mis en garde contre les effets pervers susceptibles d’être engendrés par son adoption a été Alain Cotta, dans les années 1990, alors que cette monnaie n’était encore qu’un projet ; mais ses critiques ont alors été saluées par un scepticisme appuyé. Comme chacun le sait, le projet a fait son chemin jusqu’à la création effective de l’euro. Et la France qui allait être une des principales victimes de la monnaie unique allait en être le principal promoteur. Le pays s’engagea avec passion dans sa mise en œuvre avant d’en être un zélé supporter. Les élites du pays ne cessèrent guère de faire allégeance et même de multiplier leurs proclamations d’amour. Car effectivement la fascination l’emporte sur l’esprit d’analyse. Ce n’est qu’ultérieurement alors que manifestement les bienfaits annoncés n’étaient pas au rendez-vous et que les dysfonctionnements économiques devenaient patents que le club des économistes « hétérodoxes » s’est étoffé.

Réfléchir sur les conséquences de l’introduction de l’euro, tenter de montrer ses effets pervers est donc le projet ici proposé. Mais la monnaie unique n’est qu’une des pièces d’un mécano complexe. L’euro, assurément, est « le bras armé » de l’Union européenne. Cette dernière vit dans un environnement en voie de mondialisation sous la houlette des Etats-Unis. Il est difficile de passer sous silence les motivations de ses acteurs, ceux qui influencent la marche du monde.

Certes notre Union européenne, née du renforcement de la CEE, n’est pas l’enfant de cette mondialisation. L’Union a ses ambitions et ses objectifs nés de l’histoire parfois calamiteuse de l’Europe du 20ème siècle. Néanmoins existe entre l’entité européenne et la puissante vague économique une inspiration commune. Le libre-échange, expliquent les économistes depuis le 19ème siècle, autrement dit l’abaissement ou l’abolition des droits de douane qui permet la libre circulation des produits entre les pays, est source de prospérité supplémentaire pour les peuples qui l’adoptent. Il ouvre le champ à une nouvelle ère de l’histoire de l’humanité. Le projet européen a ainsi rencontré la marche de la mondialisation ; il a été influencé par elle, aspiré par la puissante dynamique mise en mouvement et dans une certaine mesure mis sous sa tutelle. L’Union européenne et l’euro sont ainsi des pièces d’un ensemble mondial (un système) plus vaste, ses composantes interagissent. Il paraît donc inévitable de présenter à grands traits le mouvement de mondialisation, ses principaux acteurs, leurs buts effectifs, sans négliger leurs motivations cachées.

Ainsi l’Histoire est en marche. Le prologue qui est proposé au lecteur sert « de toile de fond » avant l’examen de la problématique. La France avait voulu bousculer le monde avec la Révolution de 1789. A la même époque un autre mouvement commençait modestement sa vie avant de prendre un essor considérable ; la révolution industrielle allait transformer le monde et la France elle-même et contribuer grandement à réduire son influence. Dans cette mouvance qui a traversé les siècles, au-delà des turbulences souvent tragiques des évènements, une dynamique puissante était lancée qui allait nous conduire à la mondialisation ici présentée, promue principalement par la volonté des entreprises américaines parties à la conquête de monde. Présenter les traits caractéristiques de cette mondialisation, principalement ceux qui allaient affecter les économies européennes, sera l’objet de la première partie.

L’Union Européenne est née en 1958 de la volonté des peuples du Vieux Continent d’échapper au destin tragique qui marqua le 20ème siècle ; les buts initialement proclamés étaient la paix et la prospérité. Présenter les traits caractéristiques de cette Union, giron de la monnaie unique, sera l’objet de la deuxième partie. Naquit ainsi un immense espoir et une ambition sacralisée après des ravages et des tueries de masse qui n’avaient jamais été égalés et qui ont traumatisé la conscience des hommes de ce siècle singulier. Pour les peuples, français notamment, la dimension affective est très importante et, perspective enthousiasmante, le cœur pouvait faire alliance avec la raison. C’est dans cette ambiance que l’Union européenne allait se développer. Jusqu’aux chocs pétroliers des années 1970, la Communauté économique européenne avec ses pays membres progressa effectivement dans la réalisation des buts proclamés. Par la suite la belle mécanique parut se détraquer. La mondialisation, certes en gestation dans la période antérieure, prit alors son nom et commença à afficher son visage. La mondialisation américaine et l’Union européenne croisèrent alors leurs chemins et leurs ambitions. Pour l’Europe ce fut le début du dérèglement des prévisions et la multiplication des déboires ; les objectifs successivement proclamés à grand renfort de communication ne furent plus jamais atteints. Les forces économiques mises en mouvement à partir de ces deux pôles de développement auraient pu ajouter leurs bienfaits. Mais les ambitions étaient trop différentes. Les entreprises de l’hyperpuissance américaine avaient comme but inavoué le contrôle du monde entier dans le cadre de règles du jeu (le capitalisme libéral) imposées grâce à la suprématie du leader. Quelques-uns des pays partenaires allaient être vainqueurs plus que les autres comme le prédit si crûment le président Nixon au début des années 1970. Par ailleurs le mouvement de libération des échanges des produits et bien plus encore celui des capitaux, en l’absence de règles stabilisatrices, contribua à engendrer de puissantes turbulences. La mondialisation contribua ainsi à contrarier le développement du projet européen au risque même de réduire l’influence internationale de la jeune entité qui commençait à afficher ses ambitions.

L’idée de monnaie européenne (troisième partie) est un rêve déjà relativement ancien que caressaient ouvertement les partisans d’une « Europe-Etat » dès les années 1970. Néanmoins c’est plus précisément en réaction aux menaces présentées ci-dessus que fut enfanté l’euro, mais dans la précipitation. Il devait à la fois protéger ses membres des turbulences extérieures et contribuer à la promotion d’une puissance européenne autonome. Mais « les parents » n’avaient sans doute pas les mêmes objectifs. La France a une vision à la mesure de son ancienne puissance, mais en décalage avec sa force actuelle, au demeurant déclinante ; le coparent allemand a la sienne, à la mesure de sa force actuelle, en pleine progression et de ses ambitions, qui restent dans une certaine mesure nationales. Les deux visions sont-elles conciliables ? L’euro, de surcroît, enferme les pays membres dans un carcan difficilement compatible avec l’état d’hétérogénéité effective des économies nationales.

En France, la passion qui avait accompagné la construction de l’ensemble européen se reporta tout naturellement sur l’euro, une passion française, mais aveuglante on le montrera. L’euro, dans le cadre des buts proclamés, devait contribuer à la promotion de la prospérité de l’ensemble de ses membres et resserrer les liens qui les unissent. Mais là encore rien ne s’est passé comme prévu. Les objectifs de progression du pouvoir d’achat ne sont pas au rendez-vous ; le chômage et la précarité au contraire sont des invités indésirables et dans une moindre mesure s’accompagnent d’une progression des inégalités. De surcroît, les économies au lieu de se rapprocher ont divergé. Ces dysfonctionnements sapent les bases des anciens consensus entre les groupes sociaux. Le choc économique de 2007/2008 n’a fait que renforcer les difficultés, plongeant les pays membres dans une grande période de stagnation.

Ainsi l’Histoire poursuit sa marche en avant, mais voilà qu’elle paraît hésiter. La foi en l’Europe régresse ; apparaît ou se renforce nettement une division marquée entre ceux qui continuent d’y croire, parfois passionnément et ceux qui doutent de l’Union ou qui carrément la rejettent, sans doute aveuglément. Dans ce contexte, s’estompe l’ambition européenne au détriment probablement de la renaissance d’ambitions nationales. Mais le malaise n’est pas seulement européen. La mondialisation libérale a eu le très grand mérite de propager la révolution industrielle très au-delà de ses anciennes limites et a augmenté le nombre des pays effectivement en voie de développement ; mais elle bouscule les peuples. Contrairement aux promesses affichées par ses promoteurs américains, la prospérité est au rendez-vous mais seulement au bénéfice d’une minorité. A ses côtés prospèrent les déçus et même les victimes ; leurs rangs n’ont guère cessé de s’étoffer depuis le milieu des années 1970. Ni la mondialisation libérale, ni même l’Europe, ne sont celles des peuples et ceux-ci veulent s’inviter à la table de négociation. Alors, épilogue, forcément provisoire, l’Histoire hésite et bégaie.

Prologue
La marche de l’Histoire
Le primat de l’économie et le déclin français

L’homme a atteint une nouvelle étape de sa (très) longue aventure lorsqu’il a pu mettre en œuvre les moyens qui allaient lui permettre de multiplier les forces productives et par conséquent les richesses produites, au bénéfice d’une minorité dans un premier temps. Le 19ème siècle inaugura ainsi une nouvelle aire de l’histoire de l’humanité. Les hiérarchies en furent bousculées, tant à l’intérieur des pays entre les groupes sociaux, qu’entre les pays eux-mêmes.

Quant à la France, elle allait être plongée, trop souvent à son corps défendant, dans une arène internationale redoutable (19ème /21ème siècle). Sa puissance allait dépendre dorénavant de ses performances économiques : le destin de notre pays, happé par le déclin, fut alors tourmenté.

I- La vitalité de la France dans le champ de l’Histoire, un lent déclin

Nous avons tous gardé le souvenir de la grandeur française. Rappelons brièvement que les 17ème et 18ème siècles paraissent marquer l’apogée de sa puissance. Le champ de l’Histoire paraissait être circonscrit au continent européen. Dans ce cadre qui peut paraître de nos jours singulièrement rétréci, la France pesait sur le destin de ce monde ; assurément, elle n’y exerçait pas une domination à la manière américaine (seconde moitié du 20ème siècle et première moitié du 21ème), mais elle faisait partie du club fermé des plus puissants.

Elle devait sa vitalité à sa superficie, associée à son organisation étatique et au poids que lui procurait sa démographie ; il convient d’y adjoindre sa vitalité intellectuelle et le poids de son économie. Mais en la matière, la France, sans conteste, était déjà devancée par le Royaume-Uni et la Hollande (centres économiques de la zone européenne pendant deux siècles).

Puis vinrent la Révolution et l’Empire. Les élites politiques aristocratiques qui faisaient de la résistance (litote ?) furent sommées de s’adapter, dans la douleur. La puissance française brilla alors de tous ses feux. Pourtant Waterloo, « morne plaine », marqua officiellement le début du déclin.

En 1815, la France tomba de haut ; mais elle eût pu tomber plus bas encore sans l’intercession du Royaume-Uni. Notre « meilleur ennemi » ne fut pas illuminé par la grâce, d’essence chrétienne forcément. Non, « la perfide Albion », à défaut d’être « une hyperpuissance », avait bien compris que pour régner il lui fallait diviser et pour mettre en œuvre cette politique il ne fallait pas que la France soit trop affaiblie.

Les responsables politiques français ne tirèrent que médiocrement parti de cette aubaine. En effet, sur les ruines de l’Empire napoléonien, dans l’espace politique ouvert par le désastre militaire, s’engouffrèrent les hommes de la Restauration, qui dura bien plus longtemps que le régime du même nom. L’ombre de cette dernière – ou mieux encore son fantôme – allait hanter l’esprit d’une partie très influente de l’élite politique et économique et peser assez lourdement sur le destin du pays pendant presque un siècle et demi (jusqu’à la chute du régime de Vichy). Il fallait gommer autant que faire se pouvait les conquêtes de la période précédente et sans aménité. Manifestement, la Révolution n’en finissait pas d’effrayer et d’alimenter les cauchemars d’une partie des élites. Notre histoire alors ne cessa d’être agitée, tourmentée même, victime de la lutte entre les « Restaurateurs » et les « Modernes », héritiers de notre Révolution.

Pendant ce temps, l’Histoire, imperturbable, poursuivait sa marche en avant sous la houlette des pays novateurs, en fait principalement la Grande–Bretagne dans un premier temps. Dès lors l’accumulation et la distribution des richesses allaient changer de bénéficiaires et avec eux la source principale du pouvoir. S’en suivit, comme l’on sait, un renouvellement et une exacerbation de la lutte des classes et par ricochet un renouvellement des sources du pouvoir étatique.

Le 19ème siècle marqua ainsi le triomphe de la Grande-Bretagne parce que, la première, elle sut réunir et mettre en mouvement les forces qui allaient engendrer le développement de l’économie et fonder sa puissance ; de surcroît, celle-ci fut renforcée par l’existence d’un imposant empire colonial et par l’impressionnante croissance de la population britannique. Ainsi confortée, la perfide Albion prit hardiment et orgueilleusement le leadership du monde en développement et apparut dans toute sa splendeur.

Pendant que notre redoutable adversaire prenait son envol, surfant sur la vague économique, notre pays restait fasciné par son passé, empêtré dans ses querelles entre les anciens et les modernes. L’industrie donc était devenue le principal moteur de la puissance économique et étatique. Chez nous, la mise en œuvre de la révolution industrielle fut assez lente et laborieuse ; les retards ne cessèrent guère de s’accumuler et se préciser le déclin du pays.

La politique économique dynamique du Second Empire n’empêcha pas complétement la poursuite du déclin relatif, surtout si l’on y inclut sa chute, fort piteuse. Pendant ce temps, les Etats-Unis d’Amérique prenaient leur envol. Quant à l’Allemagne, elle termina sa réunification en 1871 après la déroute militaire de notre pays, un nouveau choc. Partis en retard dans la compétition, ces deux pays progressèrent alors à marche forcée.

La France, humiliée et affaiblie de nouveau, allait glisser vers le rang de puissance intermédiaire, observée par le Royaume-Uni et par l’Allemagne. Le premier conforta alors une puissance que la seconde allait bientôt chercher à contester.