L'évaluation en peacebuilding

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Les théories du peacebuilding ne sont guère travaillées en France. Ce courant universitaire jouit pourtant d'une réelle reconnaissance académique aux États-unis et dans maints pays d'Europe. L'enquête menée par Marie-Agnès Tur, doctorante au Centre de Recherche sur la Paix, se situe dans le sillage de ces travaux. Son interrogation principale est la suivante : comment évaluer des projets de construction de la paix initiés par une ONG, dans un pays en sortie de crise ? On pourra ne pas partager l'ensemble des réflexions et recommandations proposées par l'auteure. Il n'en demeure pas moins qu'il s'agit de l'un des rares exercices de publication en langue française d'un travail qui demeure par trop isolé dans sa problématique en France.
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 276
EAN13 : 9782748196429
Nombre de pages : 212
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L'évaluation enpeacebuilding
Marie-Agnès Tur
L’évaluation enpeacebuilding
Une introduction aux indicateurs de paix
Conflits, sécurité et peacebuilding Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9642-2 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748196429 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9643-0 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748196436 (livre numérique)
Préface
Préface
Héritage d'une histoire intellectuelle et universitaire spécifique à la France, l'approche des relations internationales émanant dupeacebuilding n'est guère travaillée ni même connue dans l'hexagone. Ce courant universitaire jouit pourtant d'une réelle reconnaissance académique aux États-Unis et dans maints pays d'Europe, en Scandinavie particulièrement. L'univer-sité d'Uppsala, en Suède, s'y est spécialisée depuis longtemps, par exemple. L'un des mérites de cette approche est de travailler le conflit en terme de processus de changement social bloqué, et donc d'appréhender le conflit dans la totali-té de ses composantes, et non en se centrant sur ses seuls aspects politiques et militaires. Dans le cadre des conflits contemporains, dans un contexte qui n'est plus celui de la Guerre froide, le courant dupeacebuil-ding: celui de se présente au moins deux avantages concentrer en amont sur la prévention des conflits, en terme de «Early Warning»: c'est la problématique des indicateurs d'alerte précoce travaillée désormais par maintes organisations de sécurité, à l'échelle interna-tionale et régionale. Second avantage, en aval cette fois : comment travailler à la mise en oeuvre d'une paix durable dans un pays en sortie de crise ? Lepeacebuil-ding dispose d'un corpus de réflexions et de pratiques sur les mesures incitatives ou désincitatives en matière de paix et de conflit qui le situe parmi les plus fruc-
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L’évaluation enpeacebuilding
tueuses des approches de recherche-action, corpus qui est aujourd'hui repris par des institutions comme l'OCDE. L'enquête menée par Marie-Agnès Tur, doctorante chercheure au Centre de Recherche sur la Paix de la Faculté des sciences sociales et économiques, se situe dans le sillage de ces travaux enpeacebuilding. À la fois «academic etpracticionner», M.A Tur bénéficie de la connaissance héritée d'une longue présence sur le ter-rain et parle donc d'expérience, confrontée aux travaux dupeacebuildinget notamment aux approches de laSwiss Peace Foundation. Son interrogation principale est la suivante : comment évaluer des projets depeacebuilding, initiés par une ONG, dans un pays en sortie de crise ? La question est complexe, qui aborde tout à la fois les problématiques spécifiques à la question del'évaluation, déjà fort discutées en elles-mêmes, celles del'Étatet de sa viabilité sur la scène internationale, celles durôle éventuel d'un acteur potentieldes relations internationales – l'ONG –, et enfin, les interrogations propres auxmé-canismes de changements sociaux.On pourra ne pas partager l'ensemble des ré-flexions et recommandations proposées par l'auteure. Il n'en demeure pas moins qu'il s'agit de l'un des rares exercices de publication en langue française d'un tra-vail qui demeure par trop isolé dans sa problématique au sein de la production scientifique de notre pays. On espère qu'il ouvrira ainsi la voie à un dialogue fruc-tueux avec les différents milieux concernés par les nouveaux enjeux de la paix et de la sécurité. FrançoisMABILLE, Doyen de la Faculté des sciences sociales et économiques
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