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L'UDPS FACE A LA CRISE CONGOLAISE

176 pages
L'UDPS, depuis 1980, a largement démontré la nécessité de sa présence. Cet " aide-mémoire " est destiné à réhabiliter le politique dans un pays dévasté et étêté. Il donne à connaître la position du Parti le mieux implanté territorialement sur une possible sortie de la crise. Les mémorandums, déclarations, prises de position les plus récentes de son dirigeant historique, Etienne Tshisekedi, figurent en annexes.
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Collection « Points de vue»

L'UDPS FACE A LA CRISE CONGOLAISE

Par Le Bureau de Représentation de l'UDPS en Belgique, au Grand Duché de Luxembourg et auprès des Institutions Internationales en Belgique

UDPS REPRESENTATION

BELUX

L'UDPS FACE A LA CRISE CONGOLAISE

L'Harmattan 5-7,rue de l'École Polytechnique 75005 Paris.. FRANCE

L 'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9

Les auteurs de cet aide-mémoire sont tous des membres militants de l'UDPS en Belgique exerçant des fonctions officielles à la Représentation. François Tshipamba MPUILA est né à Tshibimbi au Kasai, le 20 août 1949. Gradué en philologie de l'Université du Congo, il est Docteur en médecine de l'Unikin et PhD en
- sciences biomédicales de la KUL (KatholiekUniversiteit

Leuven en Belgique) option physiologie. TIest représentant de l'UDPS au Belux depuis le 2 mai 1997. Victor Nzuzi KABAMBA est né à Kinshasa le 21 juin 1950. Ingénieur technicien électro-mécanicien, il est diplômé ingénieur industriel mécanicien de l'ISm (Institut Supérieur Industriel de Bruxelles en Belgique). TI.est ReprésentantAdjoint de la Représentation au Belux. Grégoire Kamba MBUYI est né à Kipushi au Katanga le 25 juillet 1957. Ingénieur des mines de l'Université du Congo en 1982, il est Docteur en sciences appliquées de l'UCL (Université Catholique de Louvain en Belgique). TIexerce la fonction de Directeur de cabinet au bureau de Représentation de l'UDPS au Belux. Raphaël Mutambayi KASHALA, né à Lubumbashi au Katanga le 16 avril 1948 est ingénieur civil mécanicien sorti de l'UCL. Consultant et homme d'affaires, il est conseiller auprès du bureau de Représentation au Belux. Cette analyse reflète la position officielle de l'UDPS. Elle est l'œuvre de l'ensemble de tous les membres du bureau de Représentation que les auteurs remercient tous dans leur anonymat.
Copyright L'HARMA IT AN 1999 ISBN: 2-7384-8355-0

AVANT-PROPOS

A Vous, Monsieur Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, Président National de l'UDPS, Chef de file de l'Opposition démocratique, Premier ministre du Gouvernement Légal de la Transition, l'Elu de la Conférence Nationale Souveraine, le Symbole de la conscience patriotique et démocratique du Peuple Congolais depuis 1980, et devenu par la force des événements le Porte-Parole du Peuple Congolais dans sa lutte de libération, A Vous, Messieurs Isidore Kanana Tshiongo Wa Minanga et Anaclet Makanda Shambuyi, Membres du Groupe des Treize Parlementaires Fondateurs de l'UDPS, restés fidèles à l'idéal du combat démocratique jusqu'au sacrifice suprême de votre vie, A Vous tous, Combattants de l'UDPS et autres Compatriotes, civils et militaires, Martyrs morts debout au front du combat mené par le Peuple Congolais pour sa dignité et sa liberté,

Notre combat et ce livre constituent notre manière de vous rendre hommage et justice et de vous honorer.
A vous, générations futures, voici la preuve que tous vos aînés n'ont pas été lâches devant l'esclavage,

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la servitude, le mépris, l'oppression, l'exploitation et la dictature. Pour vous préparer un avenir meilleur dans votre propre pays, ils ont sacrifié leurs vies, leurs familles, leur santé, leurs carrières et renoncé à la fortune facile. Vous n'avez qu'une seule manière d'honorer tous ces Martyrs de l'indépendance et de la démocratie: c'est de vous inspirer de leur exemple et de poursuivre leur combat.

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PREFACE
L'Union pour la Démocratie et le Progrès Social, en sigle "UDPS" parti dont nous avons la fierté et la lourde responsabilité de représenter la Direction politique et de défendre les intérêts auprès du Royaume de Belgique, du Grand Duché de Luxembourg et des Institutions Internationales en Belgique existe depuis 1980 et tire sa raison d'être, son inspiration et son fondement dans les aspirations profondes et légitimes du Peuple Congolais. L'UDPS focalise ainsi corollairement son combat sur la reconquête de la dignité humaine du Peuple Congolais et sur l'instauration d'un Etat de droit réellement indépendant, souverain, démocratique, moderne et prospère au Congo.

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La majorité du Peuple Congolais est déjà imprégnée du projet de société de l'UDPS; elle le porte et le soutient. C'est ainsi que les Fondateurs qui désertent l'UDPS deviennent ipso facto des épaves politiques: ils se suicident politiquement. Tous ceux qui s'attaquent à l'UDPS se heurtent contre une résistance populaire généralisée, ouverte ou tacite, mais réelle. De nombreux partenaires ont également déjà compris le sens de la lutte de l'UDPS et l'encouragent.

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Néanmoins, certains Congolais n'ont pas encore perçu que la lutte de l'UDPS vise la véritable libération du Peuple, y compris d'eux-mêmes et de leurs familles, car il n'y a qu'un Etat de droit démocratique qui puisse le mieux respecter les libertés et les droits de l'homme et donc la dignité de la personne humaine; assurer par la loi et par le droit une protection réelle et efficace des biens et des personnes; rendre tous les Citoyens égaux devant la loi et devant la protection que celle-ci procure; et garantir à tous les Citoyens l'égalité des chances. Par ailleurs, certains partenaires n'ont pas encore compris que la démocratisation du Congo est le meilleur gage de la paix sociale et de la stabilité politique dans ce pays et même dans toute la région, et une garantie effective et durable de leurs propres intérêts et de leurs investissements. fi nous a donc paru important de consacrer la présente préface à un rappel succinct des principes et du sens du combat de l'UDPS. Le combat de l'UDPS revêt un caractère inédit et particulier par rapport aux étapes antérieures de la lutte du Peuple Congolais contre la dictature. Avant l'avènement de l'UDPS en 1980, le combat du Peuple Congolais était récurrent, varié et multiforme. Récurrent, il procédait par des vagues aiguës manifestations estudiantines, grèves des fonctionnaires, lutte armée du FLNC, critiques des milieux universitaires... - entrecoupées de périodes

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plus ou moins longues d'accalmie. Varié, le combat l'était aussi bien dans ses revendications amélioration des conditions matérielles et académiques des étudiants, augmentation des salaires, réformes politiques et économiques... - que dans ses stratégies - lutte sociale à l'intérieur du pays et lutte politique à partir de l'extérieur -. Multiforme, il l'était dans ses modèles: étudiants et travailleurs meneurs, professeurs courageux. .. L'UDPS commença par recenser, hiérarchiser et définir les aspirations et les revendications du Peuple Congolais. Elle en présenta ensuite, dans un projet de société, la synthèse la mieux élaborée et la plus adéquate. De 1980 à 1982, l'UDPS proposa en dix points contenus dans la conclusion de la Lettre Ouverte au Président Mobutu du 1ernovembre 1980, la démocratisation de son régime, en vain. Dès 1982, l'UDPS se posa et s'imposa alors en tant que Parti politique anti-système; proclama son combat éminemment politique et permanent; et installa ce combat à l'intérieur même du pays, c'est-à-dire au sein de la population et au cœur même de la dictature afin de miner, progressivement mais sûrement, tous les piliers du régime sur le terrain même. Nous présentons quelques aspects du projet de société de l'UDPS en cinq primats. Le premier primat est la lutte contre le mépris dont le Peuple Congolais est victime de la part des autres peuples et contre les complexes que le Congolais a sécrétés contre lui-même, qui

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l'enchaînent et bloquent sa libération. L'UDPS lutte pour l'identité ontologique, axiologique, culturelle et spirituelle du Peuple Congolais; pour l'égalité des peuples; et pour la tolérance et l'enrichissement culturel réciproque entre peuples de différents clans, tribus, nations et races. L'UDPS s'oppose par conséquent à l'esclavage, à la servitude, à l'oppression, à l'exploitation, au racisme, à la xénophobie, au tribalisme, au clanisme et à
l'aliénation culturelle.

Le deuxième primat est l'Intérêt Supérieur de la Nation. L'intérêt de la Nation passe devant tout autre intérêt, individuel ou d'une fraction d'individus. La Nation est et demeure une valeur sublime dont on ne peut, sous aucune condition, aucune forme, aucun prétexte et aucun alibi, hypothéquer l'indépendance, la souveraineté, l'intégrité territoriale et le développement. C'est pourquoi l'UDPS condamne tout ce qui peut aliéner et subjuguer l'indépendance et la souveraineté nationales et l'intégrité du territoire, notamment toute prise de pouvoir initiée, planifiée et parrainée par des étrangers; le fait de se maintenir au pouvoir grâce aux troupes étrangères; la signature des contrats léonins... Le troisième primat est la démocratie. L'UDPS a choisi la voie démocratique et la légitimité populaire pour accéder au pouvoir, l'exercer et s'y maintenir. L'UDPS veut que le Peuple Congolais devienne la source, le fondement et le premier bénéficiaire de tout exercice du pouvoir au Congo. C'est pourquoi elle

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combat toute forme de dictature et toute prise de pouvoir par les armes. L'UDPS affirme que la démocratie est une exigence et une valeur universelles. C'est cette valeur et cette exigence l'inaliénable vocation des hommes à prendre en charge leur destin, individuel et collectif qui constituent l'unité profonde de toutes les conceptions de la démocratie. La démocratie est une exigence et un instrument de la liberté, de la justice, du contrôle de la collectivité sur la croissance et sur le bon usage de la prospérité.

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L'UDPS considère que la liberté est le bien le plus cher à l'homme, le bien que nous recevons en naissant et non d'un César ou d'un quelconque chef temporel. Aucun chef temporel n'a ni le droit ni le pouvoir de la brimer et de aliéner. Aucun peuple ne doit y renoncer, sous peine de voir sa nature humaine même se dégrader. Or, la démocratie est indissolublement liée à la liberté. Sa définition la plus simple, le gouvernement du peuple par le peuple, n'acquiert son plein sens qu'en considération de ce qu'elle exclut: le pouvoir d'une autorité qui ne
procéderait pas du peuple.

Mais puisque la liberté-autonomie, c'est-à-dire l'absence de contrainte, le sentiment d'une indépendance tant physique que spirituelle, est vulnérable, les hommes ont voulu la protéger, sinon contre tous les dangers qui la menacent, du moins contre le plus redoutable d'entre eux: celui que constitue un pouvoir politique arbitraire. Ainsi est née

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l'idée de la liberté-participation, qui consiste à associer les gouvernés à l'organisation et l'exercice du pouvoir pour empêcher l'avènement d'un pouvoir politique arbitraire. Or, pour participer à l'organisation et à l'exercice du pouvoir, les gouvernés doivent jouir de toutes leurs libertés politiques et civiles et de leurs droits fondamentaux, qui sont, en fait les facultés naturelles de l'homme. C'est pourquoi l'UDPS considère que le degré de civilisation d'un homme est intrinsèquement lié à son degré d'intériorisation des idées et des valeurs relatives au respect et à la promotion des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux de la personne humaine; à la conscience qu'il a du fait que seul le système démocratique peut, le mieux, respecter et promouvoir la nature humaine; et à la qualité de sa participation au combat que mène l'humanité pour le respect des libertés et des droits de la personne humaine dans le monde en général et dans son propre pays en particulier. L'homme est libre, et c'est pour qu'il le demeure que l'exercice de la fonction politique doit être aménagée de telle sorte qu'il puisse le contrôler par différents mécanismes de contrôle de pouvoir: élections, délégation du pouvoir, séparation de trois pouvoirs traditionnels, presse libre, opposition politique, constitution, existence de la société civile et de toute sa vie associative: organisations interprofessionnelles, estudiantines, interconfessionnelles. ..

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La démocratie n'est pas seulement une manière d'être des institutions, elle est plus encore une valeur et une exigence morale dont le contenu est déterminé à la fois par l'insatisfaction que procure une situation présente et par l'image de ce que serait un ordre politico-social meilleur. C'est pourquoi le système démocratique contient en lui-même un dynamisme qui a fait de lui l'un des facteurs les plus .puissants de

l'évolution des sociétés et des peuples.

Le progrès social fait partie de la défInition même de l'UDPS au même titre que la démocratie. L'UDPS lutte donc également pour la justice sociale. La liberté appartient à tous, certes, mais il n'est pas donné à chacun de pouvoir en user. Le combat de l'UDPS consiste à établir l'égalité dans la possibilité de cet usage afm que la liberté ne soit pas le privilège de quelques-uns. Car, partout où les gouvernés se choisissent librement leurs dirigeants et prennent conscience de la puissance incluse dans le bulletin de vote, ils se rendent maîtres de l'appareil gouvernemental. TIsne subordonnent plus le pouvoir à une liberté préexistante, mais ils en font l'instrument de la création d'une liberté effective. TI faut éviter que la liberté politique ne soit qu'une liberté formelle destinée à servir d'alibi à ceux qui, détenant la puissance économique, ne soient seuls

à l'utiliser pour consolider leur domination. Qu'importe que l'homme soit libre de penser, si l'expression de son opinion l'expose à un suicide social; qu'il soit libre de discuter les conditions de son

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travail si sa situation économique l'oblige à se plier à la loi de l'employeur; qu'il soit libre de voter si les moyens de propagande, la presse et les candidats euxmêmes sont inféodés aux détenteurs du capital. En réalité, la liberté n'est pas une donnée préexistante sûre qu'il s'agirait de protéger, elle est une faculté qu'il faut conquérir. C'est pourquoi l'UDPS ne lutte donc pas seulement pour la démocratie politique, celle qui protège les libertés politiques et civiles et les droits fondamentaux de la personne humaine, mais elle lutte aussi pour la démocratie sociale. Elle vise l'affranchissement des Congolais de toutes les contraintes qui les oppriment et leur participation à l'établissement des règles qu'ils sont tenus d'observer. La situation économique étant à l'origine de nombreuses formes d'oppression que les Congolais subissent, c'est sur la transformation des structures, non seulement politiques, mais aussi économiques et des rapports sociaux que l'OOPS portera aussi son effort, et veut doter le pays des institutions qui, sous le titre général de sécurité sociale, protégeront les Congolais contre les risques de la vie et les aléas de la chance. La démocratie, impliquant la maîtrise de l'homme sur son propre destin, doit lui assurer le contrôle de toutes les puissances qui paralysent sa libération.

Le quatrième primat est le recours à la nonviolence, au dialogue, à la concertation et à la négociation pour résoudre les conflits politiques. L'OOPS s'oppose au recours à la violence, à la force et aux armes pour résoudre les conflits politiques.

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Mais c'est à la lumière de l'intérêt supérieur de la Nation que l'UDPS négocie en we d'instaurer un Etat de droit démocratique. C'est dire qu'au cours de futures négociations, l'UDPS ne cédera jamais sur les fondements d'un Etat de droit réellement indépendant, souverain et démocratique déjà posés par la Conférence Nationale Souveraine. En cas d'échec de négociations, l'UDPS recourt à la résistance non année. La stratégie non-violente, si éprouvante face à la tyrannie d'un Mobutu et d'un Kabila, a été la méthode la plus judicieuse et la plus efficace pour transformer la mentalité de la population: seule voie pour amener à un changement collectif et initier un développement endogène. Cette stratégie évite qu'il y ait, à la fm de la course, un héros solitaire ou un seigneur de guerre. Elle débouche sur la victoire de tout un peuple et rend cette victoire irréversible. Le cinquième primat est le partenariat. L'UDPS veut mettre fin aux relations de dépendance, de domination et d'exploitation imposées au Congo par des étrangers avec la complicité d'une minorité de Congolais égoïstes, anti-patriotes, anti-démocrates, opportunistes et aventuriers. Ces relations ont substantiellement contribué à maintenir le Congo dans un état de sous-développement permanent. L'UPDS est pour les relations de partenariat avec tous les pays amis du Congo, c'est-à-dire des relations basées sur le respect de l'indépendance et de la souveraineté mutuelles, visant les intérêts de nos peuples respectifs

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et tissées entre les gouvernements représentatifs de nos peuples respectifs. Par son combat, l'UDPS reste fidèle à l'Afrique précoloniale profonde. Plusieurs auteurs, africains et étrangers, ont déjà définitivement démontré que la personne humaine, dans l'Afrique précoloniale, avait conservé sa consistance ontologique, axiologique, culturelle et spirituelle. Elle était une évidence première et irrécusable, un sujet libre et responsable, un centre de créativité et de décision: conception parfaitement compatible avec la démocratie. Les Africains n'ont pas attendu Montesquieu pour connaître et vivre la démocratie: le système démocratique était le mode ordinaire et dominant de gouvernement en Afrique précoloniale. Ce système avait des affinités essentielles avec la démocratie athénienne dans la Grèce antique. La Grèce antique, berceau de la culture et de la civilisation occidentale, s'était même inspirée de la culture et de la civilisation africaines d'antan. Alors que l'Occident a évolué dans le sens de la libération toujours plus grande de la pensée et de l'esprit et dans le sens de la participation toujours plus effective et maximale des gouvernés à l'organisation et à l'exercice du pouvoir, l'Afrique a w s'abattre sur elle, à partir du lSème siècle, différents systèmes d'asservissement lui imposés de l'Extérieur. Au Congo, ce fut la traite des esclaves, la colonisation, la dictature mobutiste, la dictature kabiliste et la

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dictature à venir du RCD/MLC en cas de leur victoire militaire. Ces systèmes ont réussi leur objectif grâce à la complicité d'une minorité de Congolais ayant accepté bien volontiers d'être le Cheval de Troie contre leur propre Patrie et les Bourreaux de leur Propre Peuple. Ces Congolais ont pour noms: les Kapitas fournisseurs d'esclaves aux négriers occidentaux et arabes pendant la traite des esclaves; les Kapitas médaillés pendant la colonisation belge; les partis politiques dits "modérés" à l'indépendance;

la Conakat et le groupe de Binza - dont Mobutu était
déjà le chef de file de 1960 à 1965; le groupe de Binza dont Mobutu était le chef de file et la force publique congolaise de 1965 à 1990; le groupe de Binza, le MPR, les vagabonds politiques et une milice clanico-tribale à la solde de Mobutu de 1990 à 1993; le groupe de Binza, le MPR, les vagabonds politiques, voie et une milice clanico-tribale les auteurs de la 3ème à la solde de Mobutu de 1994 à 1997; Kabila et AFDL de 1997 à 1998; Kabila, AFDL, CPP, RCD et MLC de 1998 jusqu'à ce jour.

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Ces systèmes visent, tous, les objectifs communs: bloquer la dynamique interne de la société congolaise; vider la population de sa substance ontologique, axiologique, culturelle et spirituelle, la dépersonnaliser, l'enivrer des anti-valeurs et l'aliéner mentalement; empêcher la mise en place des institutions démocratiques; combattre les patriotes et les démocrates: les éliminer politiquement et physiquement, empêcher qu'ils n'accèdent au pouvoir ou empêcher qu'ils ne l'exercent s'ils y sont arrivés par

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