LA RENAISSANCE DE L'AFRIQUE

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La posture victimaire de l'élité politique africaine est le maître mot de cet essai qui déflore les non-dits de la duplicité qu'elle induit et qui ne ncesse de conduire l'Afrique dans le néant,près d'un demi siècle après les indépendances. Comment se fait-il qu'un continent aussi riche potentiellement se retrouve en queue de peloton dans la course à la mondialisation? C'est que la victimisation qui est au coeur de cette vaste entreprise de renoncement de l'Afrique sonne comme un jeu de dupes que seule une élité décomplexée doit combattre pour faire émerger avec pragmatisme un Etat supranational africain.
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 250
EAN13 : 9782304011326
Nombre de pages : 259
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Titre
La renaissance de l'Afrique
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Titre Alban Alexandre Coulibaly
La renaissance de l'Afrique
Essai
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01132-6 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304011326 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01133-3 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304011333 (livre numérique)
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« L’idéologie de la victimisation avec son corollaire, la repentance des Français, est non seulement injustifiée, mais elle est contreproductive. » Malika Sorel, in Le puzzle de l’intégration, éditions Mille et une Nuits, 2007. .
Mes vifs remerciements à N. COMTE pour son aide précieuse. A Antony et Solange COULIBALY pour leur soutien.
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Introduction
INTRODUCTION
Pourquoi l’Afrique se meurt ? Pourquoi l’Afrique n’a-t-elle pas décollé depuis les indé-pendances des Etats qui la composent ? Pour-quoi l’Afrique se vautre-t-elle dans la victimisa-tion séquelle de l’esclavage et de la colonisa-tion ? Pourquoi l’Afrique est le continent de la mauvaise gouvernance ? On pourrait multiplier à l’infini ce type de questionnement sur les res-sorts de la stagnation, voire de la régression de l’Afrique, pourtant berceau de l’humanité et de 1 la civilisation pour s’en tenir à Lucy et à l’Egypte pharaonique, deux indices de la fé-condité anthropologique et culturelle africaine passée. Au-delà du débat sur l’antériorité nègro-africaine en Egypte, c’est lieu de rappeler ici que l’Egypte éclairait le monde par la brillance de sa civilisation alors que dans le reste du monde la barbarie régnait en maître. Certes, l’Egypte avait 1 Voir à cet égard Cheikh Anta Diop, «Nations nègres et culture», Présence africaine, 1979.
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La renaissance de l'Afrique
perdu son indépendance et son aura au moment même où Hérodote le grec la visita. Conquise d’abord par les Perses en – 525, à partir de ce moment là, elle n’aura de cesse d’être soumise à la domination étrangère : des Perses en passant par les Macédoniens avec Alexandre, les Ro-mains, avec Jules César (-50), les Arabes au VII e siècle, les Turcs auXVI, les Français, avec Na-e poléon, puis les Anglais auXIXsiècle. Ce bref rappel historique montre que l’Afrique a connu son heure de gloire qu’il convient de faire partager aux africains dans une perspective de continuité historique et pé-dagogique et non de mythification. En consé-quence de quoi, le but premier et ultime de cet ouvrage vise précisément à exorciser le mal « sempiternel » qui ronge l’Afrique, c’est-à-dire les séquelles de l’esclavage et de la colonisa-tion dont son « élite » se drape pour refuser de voir la réalité du monde telle qu’elle est. Par ce biais, nous voulons esquisser les voies et moyens pour qu’enfin, l’Afrique se tourne réso-lument vers le développement économique, so-cial et culturel dans un monde globalisé. Par conséquent, il ne s’agit pas ici de se la-menter sur les conséquences de l’esclavage et de la colonisation, bien au contraire, il s’agit de po-ser les bases d’un développement original de
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