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La renaissance de la République Démocratique du Congo

208 pages
La RDC, depuis longtemps, est ballottée au gré des vagues, tantôt vers le meilleur, tantôt vers le pire. Misant sur la renaissance de la République démocratique du Congo, les auteurs ont levé l'option de la mobilisation de l'intelligence congolaise comme condition sine qua non pour doter ce pays d'une capacité d'anticipation, d'innovation et de compétitivité. Ainsi ont-ils réaffirmé que la création d'un marché d'idées à côté des marchés de biens et services, donnera au projet une refondation, une visibilité et un sens.
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Achevé d'imprimer par Corlet Numérique - 14110 Condé-sur-Noireau 2007 - Imprimé en France 44841 - Dépôt légal: novembre N° d'Imprimeur:

La renaissance de la République Démocratique du Congo

Etudes Africaines Collection dirigée par Denis Pryen et François Manga Akoa

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Fédération des Congolais de l'étrangerSous la direction de
Mw AYll.,A TSlllYEMBE, STEPHAN TUBENE ET ALPHONSE KASONGO

La renaissance de la République Démocratique du Congo
Enjeux et perspectives

L'HARMATTAN

(Ç) L'HARMATTAN, 2007 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com harmattan I@wanadoo.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-04573-6 EAN : 9782296045736

SOMMAIRE
Préface Introduction I. Renaissance politique de la République Démocratique du Congo Renaissance de l'État en RDC Renaissance de la nation Renaissance de l'armée... Renaissance des services de sécurité en RDC II. Renaissance économique de la République Démocratique du Congo Quelle stratégie pour réduire la pauvreté? III. Renaissance sociale de la République Démocratique du Congo Communauté des lieux, résistance et développement.. IV. Renaissance culturelle de la République Démocratique du Congo « Renouveau des capacités créatrices des arts et lettres » Le patrimoine culturel congolais et éco-village
V. Renaissance géopolitique Démocratique du Congo et diplomatique de la République 159

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13 15 27 41 49

55 57

71 73

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VI. Rapport général et déclaration de Washington Discours de clôture, Mme Mushengeshayi, députée, RDC

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Préface

Rapport général du deuxième congrès ordinaire de la FCE 22 au 24 juillet 2005 AMERICAN UNIVERSITY School of International Service 4400 Massachusetts Avenue NW Washington, DC 20016, USA
Le colloque intitulé «La contribution des Congolais de l'étranger à la renaissance du Congo: les grands enjeux de la troisième République », est une initiative de la Fédération des Congolais de l'Étranger (FCE( II a été organisé en marge de son deuxième congrès tenu à ['American University à Washington, du 22 au 24 juillet 2005, après celui de Bruxelles, tenu à l'Université Libre de Bruxelles, du 29 au 30 juin 2002. C'est ici qu'il sied de rappeler que, outre son souci d'œuvrer à l'amélioration de l'image et des conditions de vie des Congolais de l'étranger et à leur intégration dans les pays d'accueil, la FCE a pour objectif d'être «une boîte à idées» dont l'ambition est de réveiller les intelligences et rassembler les dévouements des Congolais sur le destin de la République Démocratique du Congo, notre patrie en danger, voici des lustres. Et ce, par le sens critique, le dialogue et l'intelligence de ses élites, toute tendance confondue, dans le respect de la dignité humaine et des opinions contraires.
I La FCE (Fédération des Congolais de l'Étranger) est une association à but non lucratif, créé à Paris en 2001 et paru au Journal officiel de la République française, le I I mai 2002 (siège social: 15, passage Ramey 75018 Paris: casaka22(aJyahoo.fr; téléphone: 0033 6 67 68 08 24).

Convaincue de la lourde responsabilité qu'implique cet engagement, la Fédération des Congolais de l'Étranger a ouvert un cycle des « Grands débats sur les chantiers de la transition ». La réponse positive des élites congolaises à cette initiative a permis d'organiser les colloques et d'éclairer l'opinion sur les thèmes suivants: « L'armée républicaine et la relance économique », Paris, octobre 2003.

- « La question de la nationalité en République Démocratique du Congo », Paris, France et Raleigh, USA; juillet 2004 - « La question de la nationalité et de la constitution en RDC », Kinshasa, Palais du Peuple (séminaire à l'attention des députés et sénateurs), août 2004. - « Bilan de la transition », Kinshasa, Palais du Peuple, décembre 2005. Toutefois, à la suite des débats avec les acteurs politiques, les acteurs de la société civile notamment les Eglises, les professeurs et les étudiants de l'Université de Kinshasa sur ce qui a été fait et sur ce qui reste à faire au-delà de la transition, il y a lieu de se faire une opinIOn. D'après ces observations, l'enthousiasme débordant des uns et le pessimisme outrageant des autres, cachent l'absence de « projet de renaissance du Congo », en phase avec les défis de la mondialisation et en rupture avec des incantations stériles professées sans cesse par la classe politique congolaise, qu'il s'agisse de la crise politique, économique, sociale, culturelle, géopolitique etc. Faute de renouveler les concepts et les pratiques discursives à la lumière de la réalité congolaise, peu d'idées neuves ont émergé, faute d'un « marché congolais d'idées» depuis 1990. Tant et si bien qu'à cause de cette béance, l'intelligentsia congolaise arc-boutée sur des certitudes vacillantes, depuis des décennies, a privé et prive encore les décideurs politiques, économiques, sociaux et culturels congolais d'un « modèle

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alternatif de changement », à partir duquel pourrait surgir un nouveau départ, une autre perspective, une autre visibilité. C'est pour faire face à cette carence et éclairer l'opinion congolaise au-delà de la transition, que la FCE a choisi le thème de la « renaissance du Congo» et mobilisé l'intelligentsia congolaise pour jeter les bases de « l'invention du futur possible », c'est-à-dire les nouveaux chemins du destin collectif. Ce colloque a réuni de nombreux experts congolais et amis du Congo. Il a été articulé autour de nouvelles approches susceptibles d'apporter une contribution positive au débat sur cette crise multidimensionnelle (politique, économique, sociale, culturelle, géopolitique et diplomatique) qui ravage le pays depuis le 30 juin 1960. Qu'il me soit permis, à travers ces quelques lignes, d'adresser les remerciements les plus chaleureux de la FCE, à tous les participants à ce congrès notamment les professeurs, les chercheurs, les hommes et les femmes d'affaires, les diplomates, les militaires, les représentants des organisations internationales, les députés congolais, les étudiants, les responsables des partis politiques, les églises et les mouvements religieux, pour avoir répondu positivement à notre invitation et pris en charge leurs frais de voyage et de séjour à Washington, DC. Que vive la République Démocratique du Congo!
Stephan Tubene, Ph.D. Professeur à l'Université de Maryland (USA) de la FCE Président fédéral

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Introduction

Du 22 au 24 juillet 2005, la Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE en sigle) a organisé son deuxième congrès ordinaire sur le sol américain. Alors que le premier congrès ordinaire, organisé à Bruxelles, il y a trois ans, avait pour but de mettre en place une structure faîtière de la diaspora congolaise, le Congrès de Washington tente de répondre à la question suivante: « Que peut ou doit être l'apport des Congolais de l'étranger à la renaissance de notre pays, la ROC? ». Ce questionnement constitue une prise de conscience réelle sur la participation active des congolais de l'étranger au développement de la ROC. Cette participation peut être pensée de deux manières: 1. L'utilisation directe par l'Etat congolais des compétences et expériences diversifiées que possèdent les Congolais de l'étranger

- 2. L'utilisation indirecte ou encore mieux l'offre du savoirfaire des Congolais de l'étranger aux diverses structures de la vie sociale, politique et économique de notre pays. Si le premier point relève de la responsabilité du décideur national qui est l'Etat congolais, le deuxième est pendant au bon vouloir des Congolais de l'étranger. C'est dans cette logique qu'une année auparavant, la FCE avait très activement participé à la discussion parlementaire en ROC, relative à la loi sur la nationalité et le nouveau projet de constitution. La FCE a mis ses compétences et expériences à la disposition du législateur congolais chargé d'élaborer des lois. La même année, 2004, la FCE a été sollicitée par le Parlement pour conduire une réflexion sur le bilan de la transition qui dure déjà

plus de 15 ans. L'enjeu de cette évaluation a été de produire un travail impartial, incontestable et transparent sur un sujet qui l'était moins, étant donné la radicalisation de l'opinion et l'antagonisme pouvoir/opposition poussés par l'incompétence, l'irresponsabilité et l'absence de leadership à la tête du Congo, selon le schéma 4+ 1. Outre la participation très active de l'ensemble des institutions de la transition, spécialement l'Assemblée nationale dirigée par son président, honorable Olivier Kamitatu, les effets de ce colloque n'ont pas tardé à se faire sentir dès la publication des actes intitulés La transition en RDC: bilan, enjeux et perspectives aux éditions l'Harmattan, en juin 2005. Il faut noter un autre événement qui a pesé sur le contenu des travaux de ce deuxième congrès: c'est l'organisation de la semaine congolaise au Congrès américain. En effet, l'archevêché des églises presbytériennes de l'Etat de Virginie avait, après une mission d'évaluation de ses actions humanitaires au Congo, organisé une semaine de lobbying auprès du Congrès américain en apportant un témoignage sur le chaos dans lequel végète la RDC, et sur la volonté des Congolais de voir le Congo renaître sur tous les plans. La FCE avait pris une part très active aux travaux de cet atelier. Quant aux assises du Congrès de Washington, elles ont été restructurées autour de deux parties: le colloque sur la renaissance et le conseil fédéral de la FCE. Ainsi, a-t-on noté une très grande participation des diplomates, des professeurs d'Université, chercheurs, des hommes et des femmes d'affaires, des religieux, des organisations internationales non gouvernementales, des partis politiques, du gouvernement congolais, de l'Assemblée nationale, des étudiants. Nombre de ces participants sont venus de France, d'Italie, de Belgique, de Grande-Bretagne, d'Allemagne, de Colombie, de Mauritanie, du Canada, des USA. Etaient également présents à ces travaux, des organismes internationaux telles que le PNUD, la MIDA, la Francophonie, le DR Congo Forum. Le Congrès des USA, le Département d'Etat américain et l'Union européenne avaient également envoyé un message de soutien. L'organisation de ce grand forum de Washington a été placée sous le patronage de l'American University, qui a gracieusement

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pris en charge tous les aspects relatifs à l'organisation matérielle, et mis à notre disposition des amphithéâtres pour les sessions en plénière, des salles de réunion pour les travaux en ateliers et tables rondes, la grande salle de banquet pour abriter la soirée culturelle organisée par les mamans de Washington, DC. L'occasion est propice de remercier tous les participants venus de très loin pour réfléchir sur l'avenir de notre pays. L'histoire seule saura reconnaître les apports de chacun à cette lutte pour la renaissance de notre pays aussi bien sur le plan politique, social, économique, spirituel, géopolitique, géostratégique. Nous disons également merci aux autorités académiques de American University, plus particulièrement au professeur Brad David, qui a accepté de patronner les travaux de ce Congrès. Nos remerciements vont également à l'ambassade du Congo à Washington, DC, pour sa participation active aux travaux de ce congrès; aux mamans de Washington, DC, pour la soirée culturelle qu'elles ont animée en faveur des participants au congrès; au patriotisme de tous les participants congolais pour avoir pris en charge leurs frais de voyage et de séjour aux USA. Ce qui est une première!
Alphonse Kasongo, PhD Président de la FCE-USA et 2éme Congrès Ordinaire de la FCE Président du

Il

I.
Renaissance politique de la République Démocratique du Congo

Renaissance de l'Etat en RDC

La problématique de refondation de l'Etat de plusieurs peuples ou république pluriethnique en RDC Introduction
A l'instar des arts et lettres, des sciences et technologies, des biens et services constitutifs de la richesse nationale, les institutions sont des productions sociales. A ce titre, elles ne sont pas une fin en soi, car elles constituent une ressource au service d'une fin: la communauté politique et son projet de société démocratique. Autrement dit, c'est le lien de cause à effet entre la communauté politique et le projet de société démocratique, qui donne un sens à l'action de la société sur elle-même, c'est-à-dire à la gouvernementalité. Or, aussi paradoxal que cela puisse paraître, de l'Etat Indépendant du Congo (1885) à la République Démocratique du Congo (1997), en passant par le Congo belge (1908) et la République du Zaïre (1971), aucune communauté politique n'a été créée, aucun projet de société démocratique inventée pour réveiller les intelligences et rassembler les dévouements des congolais. Bien au contraire, en comblant ce vide abyssal par le règne incontesté des figures paternelles de Léopold II (roi des Belges), de la Belgique (puissance coloniale) et de Mobutu Sese Seko (maréchal des champs des ruines), les conditions objectives du chaos congolais ont été pérennisées. Pour changer la donne institutionnelle, force est, au préalable, d'inventer un nouveau pacte démocratique et un nouveau pacte

républicain, inscrits dans le champ d'action historique des peuples du Congo. Il s'agit de créer les formules autochtones de légitimation de l'Etat et de redistribution du pouvoir, basées sur la double culture de l'Etat segmentaire (royaume du Kongo, empire Lunda, royaume Kuba, royaume Luba etc..) et des sociétés sans Etat (Yaka, Anamongo, Azande, Shi, Nande, Fuliro, Tshokwe, Pende etc..). La culture de l'Etat segmentaire foumit les outils de fondation d'une république pluriethnique, plurinationale, post-nationale ou cosmopolite, garantissant l'intérêt général, l'égalité des droits et des devoirs à l'ensemble des peuples et des citoyens, y compris le droit à la différence. Il s'agit d'inventer le néo-républicanisme comme synthèse de la culture monarchique congolaise et de la culture républicaine occidentale. La culture des sociétés sans Etat foumit les outils de refondation d'une démocratie de proximité, réhabilitant ainsi la libre administration et l'autonomie de gestion pratiquées jadis par des gouvernements segmentaires des clans, des lignages, des tribus ou ethnies, des principautés avec le principe néolibéral de « moins d'Etat ». Partant de cette grille de lecture, la renaissance de l'Etat devrait s'articuler autour de trois variables: refondation du pacte républicain (1), du pacte démocratique (2) et du pacte constitutionnel (3).

1- Le nouveau pacte républicain: la RDC cfest quelle république? A la lumière de son histoire, de sa culture et de sa structure sociale pluriethnique, pluriculturelle, pluri-identitaire, depuis la création de l'Etat indépendant du Congo jusqu'à nos jours, la RDC doit être une république de plusieurs peuples, fédératrice des langues, des cultures, des identités, des terroirs, des religions, à partir de son oeuvre de connaissance et d'investissement. Poser le problème de la sorte, c'est rompre avec l'idéologie ambiante de reproduction voire de réappropriation du modèle

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étranger de l'Etat-nation, abusivement assimilé à l'Etat de droit. Et ce, pour deux raisons au moins: D'une part, l'Etat-nation n'est pas un modèle universel d'invention du politique et de démocratie. Il demeure le produit de l'histoire et de la culture occidentale dans sa diversité, façonnées par les acteurs localisés, selon les stratégies politiques singulières. Par conséquent, il n'est ni intemporel, ni a-historique, ni même « l'efficacité de l'ordonnancement juridique », selon Kelsen. D'autre part, son primat unificateur, homogénéisant et individualiste, est antinomique à la logique de segmentarité, de différenciation et d'hétérogénéité caractérisant la société congolaise pluriculturelle, pluri-identitaire et pluriethnique. Dès lors, le nouveau pacte républicain est une alliance entre les ethnies et les citoyens pour fonder une communauté politique pluriethnique ou post-nationale, sur le double consentement des peuples dits ethnies et des individus dits citoyens. L'emboîtement de ces deux pôles de légitimation de l'Etat et de légitimité du pouvoir, scelle la volonté de vivre ensemble en vue de réaliser un destin commun, dans le respect du droit à la différence, dans une nation nouvelle pensée comme « communauté des peuples et des citoyens ». Dans cet esprit, l'Etat devient le régulateur des intérêts publics et privés, afin de lutter contre les inégalités. Ce processus de réconciliation de la modernité traditionnelle avec la modernité importée exige quelques préalables: L'affirmation des principes de l'unité dans la diversité (la reconnaissance des peuples du Congo n'entraîne ni la modification de la structure des ethnies, ni la modification des frontières internes et externes de la ROC), car le destin de chaque peuple dit ethnie se joue dans l'Etat qu'i! a cofondé avec d'autres peuples du Congo et des citoyens; La réhabilitation des ethnies comme peuples, nations sociologiques ou nationalités (les Kongo, les Lunda, les Luba, les Kuba, les Yaka, les Nande, les Azande, les Anamongo, les Pende, les Tshokwe etc..), est un préalable car, les ethnies correspondent bel et bien à la définition objective (communauté de caractères) et subjective de la

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