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La science politique en France

De
136 pages
Avant-proposPréfaceChapitre 1. La science politique, objet et méthodeChapitre 2. Histoire des idées politiquesChapitre 3. Théorie politiqueChapitre 4. Opinion publique et électionsChapitre 5. Partis et groupes de pressionChapitre 6. Institutions politiques et administrativesChapitre 7. Institutions comparéesChapitre 8. Relations internationalesChapitre 9. "Area studies"Périodiques spécialisésIndex des auteursListe des éditeurs
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Sous la direction de Jean Meyriat
La science politique en France 1945 - 1958
Bibliographie commentée
1960
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Copyright ©Presses de Sciences Pof Parisf j5-jç ISBN numrique : 9ù8jùjêb85êjz ISBN papier : 9ù8jùjêb5z5-9 Cette œure est protge par le droit dvauteur et strictement rsere à lvusage pri duclientç Toute reproductionou diusionauproit de tiersf à titre gratuit ouonreuf de tout oupartie de cette œure est strictement interdite et constitue une contreaonprue par les articles Lzzèxj et suiants duCode de la proprit intellectuelleç Lvditeur se rsere le droit de poursuire toute atteinte à ses droits de proprit intellectuelle deant les uridictions ciiles oupnalesç
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Table Avant-propos(Jean Meyriat) Preface. La science politique en France, enseignement et recherche : données fondamentales(Jacques Chapsal) Chapitre I. La science politique, objet et méthode(Jean Meyriat) Chapitre II. Histoire des idées politiques(Jean Meyriat) Chapitre III. Théorie politique(Jean Meyriat) Chapitre IV. Opinion publique et élections(Jean Meyriat) Chapitre V. Partis et groupes de pression(Jean Meyriat) Chapitre VI. Institutions politiques et administratives(Jean Meyriat) Chapitre VII. Institutions comparées(Jean Meyriat) Chapitre VIII. Relations internationales(Jean Meyriat) Chapitre IX. “Area studies”(Jean Meyriat) Périodiques spécialisés(Jean Meyriat)
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Avant-propos
Jean Meyriat
C ette bibliographie présente les publications françaises de science politique parues au cours des huit ou dix dernières années. Certains travaux un peu plus anciens, quoique toujours postérieurs à la Libération, y ont été mentionnés en raison de leur importance ; mais la plupart des titres datent des années qui ont suivi 1950. C’est d’ailleurs l’époque où le rythme des publications françaises en ce domaine s’est accéléré. D’autre part, le relevé des titres a été opéré pour l’essentiel en 1958, et les ouvrages et articles parus jusqu’à la fin de cette année ont été examinés de façon systématique. En revanche nous n’avons poussé qu’exceptionnellement notre enquête jusqu’aux premiers mois de l’année 1959, pour ajouter à notre tableau l’indication d’un petit nombre de travaux récents. Notre bibliographie est évidemment sélective. Elle repose sur une connaissance aussi complète que possible de tous les travaux publiés ; mais nous avons retenu pour les citer ici seulement ceux qui nous étaient recommandés par leur importance, par leur originalité ou encore parce qu’ils se trouvent seuls à traiter d’un sujet particulier, ou à indiquer une direction nouvelle de recherche. Nous avons retenu aussi bien des articles de revues, moyen d’expression essentiel pour une science en train de se faire, que des livres ; mais notre sélection a été sensiblement plus sévère pour la première de ces catégories. Il nous a semblé nécessaire de mentionner aussi des publications d’une espèce particulièrement développée en France : ce sont des cours, professés en particulier dans les Instituts d’études politiques et les Facultés de droit ou des lettres, qui sont souvent polycopiés par des maisons spécialisées, et qu’il est alors possible d’acquérir. Certains sont repris par la suite dans des ouvragesplus achevés, mais unplusgrand nombre ne
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connaissent pas d’autre élaboration. Etant donné le rôle qu’ils jouent dans la formation des étudiants et la diffusion de la pensée des spécialistes universitaires, leur omission aurait créé une lacune certaine dans notre tableau. Par contre, nous avons délibérément éliminé les travaux qui n’ont pas été publiés sous une forme permettant de se les procurer à l’étranger, quel que puisse être leur intérêt ; c’est le cas de beaucoup de thèses de doctorat. Notre bibliographie enfin est classée et commentée. Les neuf chapitres entre lesquels nous avons réparti les quelques six cents titres que nous avions retenus correspondent à peu près aux divisions de la matière utilisées par l’Association internationale de science politique, avec les aménagements appelés par le traitement que leur ont réservé jusqu’à présent la majorité des auteurs français. Mais il nous semble que les lecteurs étrangers ne seront pas trop dépaysés par ce plan. Ade chaque chapitre, nous avons classé les titres dans l’ordre l’intérieur alphabétique du nom de leur auteur, les ouvrages d’un même auteur étant rangés dans l’ordre chronologique de leur parution. Les titres ont été numérotés de façon continue, et il leur est fait référence par leur numéro d’ordre dans les textes d’introduction qui ouvrent chaque chapitre. Lorsqu’un titre devait figurer dans plusieurs chapitres, il n’a été décrit qu’une fois, dans la liste bibliographique du premier des chapitres où il apparaît, et il est ensuite rappelé par le même numéro qui lui a été donné la première fois. Un bref commentaire, non pas critique mais descriptif(parfois évaluatif), accompagne les titres de tous les livres (auxquels sont assimilés les cours polycopiés). Mais il aurait fallu trop de place pour traiter de la même façon les articles de périodiques, et nous en donnons seulement les titres. Un commentaire d’ensemble de tous les titres retenus pour chaque chapitre est d’ailleurs donné dans la notice qui l’introduit ; nous avons essayé, à propos de chacune des grandes branches de la science politique, d’y montrer les tendances des chercheurs et auteurs français au cours de la période considérée, les thèmes auxquels ils se sont le plus intéressé, les lacunes aussi que leurs travaux laissent subsister. Cette bibliographie est largement une œuvre collective. J’assume la responsabilité de la conception d’ensemble, du choix et du classement des titres retenus, de la rédaction finale des introductions et notices. J’ai fait contrôler le texte de chaque chapitre par un ou plusieurs de mes collègues, professeurs à l’Institut d’études politiques de Paris ou directeurs d’études
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et de recherches à la Fondation nationale des sciences politiques, particulièrement compétents dans la spécialité considérée ; j’ai bénéficié de leurs critiques et suggestions, et je les remercie de leur aide. Mais surtout je n’aurais pu établir la bibliographie elle-même sans le concours et le dévouement de toute une équipe, constituée par plusieurs de mes collaborateurs à la Fondation nationale des sciences politiques : Michèle Maume, Serge Hurtig, Louis Bodin, Jean-Claude Casanova, Pierre Gerbet, Guy Hermet, Françoise Kempf, Alain Lancelot, Jean Ranger, Daniel Saltet. Si ce travail a un mérite, c’est en grande partie à eux qu’il le doit, et à leur bonne grâce à s’intégrer dans une équipe. Paris, septembre 1959
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Preface. La science politique en France, enseignement et recherche : données fondamentales
Jacques Chapsal
1 . Cette Bibliographie doit présenter l’ensemble des publications de la science politique française depuis la guerre et spécialement depuis les environs de 1950. Le développement des publications est, dans une très large mesure, lié à de profondes réformes concernant la place de la science politique dans les structures universitaires françaises, les plus spectaculaires de ces réformes se situant les unes en 1945 (création des Instituts d’études politiques), les autres en 1954 (réforme de la licence en droit). Aussi convient-il de faire un tableau d’ensemble des modalités d’organisation de l’enseignement et de la recherche, et de leur évolution [1] depuis la seconde guerre mondiale . 2.situation française, si profondément différente des structures anglo- La saxonnes, s’explique avant tout par les caractères fondamentaux de notre Université :a)ancienne, remontant au début du division XIXe siècle, en cinq Facultés correspondant aux disciplines traditionnelles (droit, lettres, sciences, médecine, pharmacie) ;b) cloisonnements rendant difficile la mise en route d’études neuves ou interdisciplinaires ;c) place considérable tenue par les Facultés de droit, non seulement à cause du caractère général, systématique et « culturel » de l’enseignement du droit en France, mais aussi en raison du développement du droit public et du rattachement de l’économie aux Facultés de droit (ce qui date duXIXe siècle, mais n’a été officiellement consacré qu’en 1957 par le titre « Faculté de droit et des sciences économiques ») ;d) absence d’une Faculté des sciences sociales. D’où la situation qui, malgré plusieurs projets de réformes, devait se
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perpétuer du dernier quart duXIXe siècle au milieu duXXe :a) la science politique n’avait pas pénétré dans les programmes officiels des Universités ;b) le centre d’enseignement était un établissement d’initiative privée, fondé par Emile Boutmy en 1872, l’Ecole libre des sciences politiques ;c) comme en témoignait ce pluriel, très révélateur des conceptions françaises, il ne s’agissait pas seulement de la science politique stricto sensu et de « government », mais aussi des études économiques et sociales ;d) cet établissement extra-universitaire avait en fait conquis une place fort importante dans l’enseignement français, notamment parce qu’il formait la quasi-totalité de ceux qui entraient par concours dans les postes les plus élevés de la Fonction publique ; c’est en fonction des carrières administratives que s’orientait l’enseignement des sciences politiques en France. 3.Aussi, est-ce par la réforme de la Fonction publique que furent posés, en 1945, les principes d’une transformation des structures et d’une répartition nouvelle des tâches. Instituant l’Ecole nationale d’administration, pour former les jeunes hauts fonctionnaires, le Gouvernement créait, pour y préparer les étudiants, des Instituts d’études politiques, chargés de « coordonner et compléter les enseignements des Facultés de droit et des Facultés des lettres en matière économique, administrative et sociale ». Deux soucis inspiraient cette création : donnerà l’ensemble « sciences politiques » une place officielle dans l’Université, et le faire échapper au monopole parisien. Les Instituts d’Université n’ont ni l’ampleur ni la rigidité des Facultés ; leur statut très souple a permis des réalisations différentes à Paris et en province. 1. A Paris, il s’agissait d’intégrer l’Ecole libre des sciences politiques à l’Université, tout en lui laissant une grande autonomie, d’où la formule spéciale d’une gestion par la Fondation nationale des sciences politiques, institution « semi-publique » succédant à l’ancienne Ecole et ayant par ailleurs des tâches nouvelles sur lesquelles nous reviendrons. L’Institut de Paris compte maintenant 2 500 élèves et auditeurs, et est à certains égards plus proche d’une Grande Ecole que d’une Faculté. 2. En province, de jeunes Instituts étaient créés ex nihilo et se tenaient, par la force des choses, dans une mouvance beaucoup plus étroite des Facultés et de l’Université. On n’en a d’ailleurs pas institué dans les 17 Universités, mais, par créations successives de 1945 à 1956,
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dans 7 d’entre elles : Strasbourg, Grenoble, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Alger et Aix-Marseille. Leur nombre d’étudiants, faisant au total environ un millier, variait, en 1958, de 100 à 350 suivant les Instituts. La centralisation parisienne demeure, là comme ailleurs, mais Paris n’a plus de monopole et le rôle des Instituts de province va en se développant.
4.Instituts d’études politiques, on devrait ajouter à ce titre : « économiques et sociales », tout comme le titre de la « London school of economics» comporte aussi « and political science ». C’est là que se trouvent actuellement réunis, dans notre Université, les ensembles les plus interdisciplinaires des diverses branches des sciences sociales. Si l’on veut présenter un classement des cours qui y sont professés, on peut prendre comme exemple le programme de l’Institut de Paris : sur 120 cours, on en compte 30 de sciences politiques et administratives, 20 d’ « area studies », 20 de relations internationales, 10 d’histoire et géographie, 10 de sciences sociales, 30 de sciences économiques (surtout : politiques économiques, secteurs de l’activité économique, et vie des affaires) ; il y a environ 60 % des enseignements qui intéressent la science politique (au sens large) et la bibliographie qui est ici présentée. Il est d’ailleurs évident que pour bien des enseignements leur affectation à l’une des disciplines majeures est quelque peu arbitraire, ainsi en va-t-il par exemple de tout ce qui concerne le développement des fonctions économiques et sociales de l’Etat. 5.Ayant un statut, non de Faculté, mais d’établissement en quelque sorte « latéral », les Instituts d’études politiques ne connaissent pas les mêmes servitudes que les Facultés, mais ils n’ont pas les mêmes ressources. Leur corps professoral est très varié ; ils n’ont pas de professeur à temps plein, cours et conférences sont assurés par des hommes qui ont ailleurs leur activité principale : certains sont professeurs de Facultés (droit, lettres) ou de l’enseignement du second degré, d’autres (en nombre fort importantà Paris, c’est une vieille tradition de l’Ecole des sciences politiques) appartiennent à la haute fonction publique ou aux milieux dirigeants des affaires, et, vivant dans leur métier les problèmes administratifs, économiques ou sociaux, ont plus pour rôle d’expliquer le fonctionnement des rouages de l’Etat que d’en faire la théorie. Ce système a des avantages certains : il évite le recrutement exclusif et définitif dans une corporation ayant le monopole de l’enseignement, il permet de choisir sur un très large éventail les personnalités les plus
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