LE BOUCLIER ANTIMISSILES AMÉRICAIN APRÈS LES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE 2001 ?

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De toujours, au 20e siècle, les Etats-Unis cherchent à se doter d’une « défense sans impasse » et c’est dans cette perspective qu’il faut situer les projets américains de défense antimissiles. Les attentats du 11 septembre 2001 ont obligé les Etats-Unis à réexaminer « le niveau de priorité de la défense antimissiles dans les investissements consacrés à la sécurité ». Les Etats-Unis vont confirmer après ce drame leur volonté de maintenir leur supériorité mondiale, donner la priorité à la sécurité de leur pays par rapport à toute autre considération.
Publié le : dimanche 1 décembre 2002
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EAN13 : 9782296305342
Nombre de pages : 177
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LE BOUCLIER ANTIMISSILES AMERICAIN APRES LES ATTENTATS DU Il SEPTEMBRE 2001 ?

@L'Hannattan,2002 ISBN: 2-7475-3412-X

Sous la direction de

Pierre

PASCALLON

LE BOUCLIER ANTIMISSILES AMERICAIN APRES LES ATTENTATS DU Il SEPTEMBRE 2001 ?

L'Harmattan 5-7, rue de l'Ecole Polytechnique 75005 PARIS FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 BUDAPEST HONGRIE

L'Harmattan Italie Via Bava, 37 10214 TORINO ITALIE

Collection « Défense»
.
Le moment n'est hélas pas venu - peut-il d'ailleurs venir? où la force militaire pourrait être reléguée dans le « linceul de pourpre où dorment les Dieux morts», chers à André MALRAUX. Le monde est en effet constitué de longtemps sinon de toujours « d'Etats-Nations» dont le nombre ne cesse de progresser et progressera sans doute encore au XXlème siècle s'il faut en croire la prophétie du Père Serge

BONNET: «Le XXIème siècle sera plus encore que le XXème siècle le siècle des Nations».

.

Se pose à ces «Etats-Nations» le problème de leur défense, c'est-à-dire la fonction vitale d'assurer leur sécurité, leur paix, leur indépendance, l'obligation de préserver et de pérenniser les signes forts d'une identité nationale à travers les accidents de l'Histoire, à savoir: un territoire et la communauté consciente des hommes qui l'habitent. On peut convenir en effet d'appeler «politique

de Défense»

l'ensemble

des

mesures

et

dispositions

de

tous ordres prises par le Pouvoir pour assurer la sécurité et l'intégrité du territoire national dont il a la charge et, par ricochet, la paix du peuple qui y vit. Pour utiliser les termes très voisins retenus par l'ordonnance du 7 janvier 1959, la Défense « a pour objet d'assurer en tout temps~

.

en toutes circonstances et contre toutes les formes d'a9ression~ la sécurité et l'intégrité du territoire ainsi que la vie de la population». Cette collection entend accueillir les réflexions qui touchent le domaine de la Défense ainsi défini, domaine global, multiforme, en constante évolution, en privilégiant bien sûr le cas de la France et de l'Europe dans un contexte qui est désormais, ici aussi, de plus en plus d'emblée« mondialisé ». Pierre PASCALLON

PUBLICATIONS
DANS LA COLLECTION « DEFENSE»

Défense

et renseignement, pour les drones?, militaires,

1995 1998

Quel avenir

Les transmissions Quelles perspectives francais?, 2000 Quelles

2000
porte-avions

pour le deuxième

perspectives

pour

le

Transport

Aérien

Mi Iitai re francais?,

2001 pour la France à l'aube du XXIème

Quelle défense siècle?, 2001

Quelles perspectives pour le renseignement et aérien francais après le Kosovo?, 2001
La guerre des missiles, 2001

spatial

Les Armées francaises l : La Marine Nationale,

à l'aube du 21ème siècle.

Tome

2002

Cet ouvrage contient comme texte majeur celui de la conférence prononcée par Aymeric CHAUPRADE, Professeur au Collège Interarmées de Défense, le 14 mars 2002, au Sénat, à la demande du Professeur Pierre PASCALLON, Président du Club "Participation et Progrès" . Nous remercions chaleureusement Aymeric CHAUPRADE pour sa gentillesse à avoir honoré notre invitation ainsi que pour sa disponibilité tout au long des débats au cours desquels de nombreuses questions lui furent posées. Merci aussi à lui d'avoir accepté que nous publiions sa conférence. Nous n'oublions pas de remercier le Président Xavier de VILLEPIN, grâce à qui cette réunion a eu lieu dans le prestigieux décor du Sénat. Merci, Monsieur le Président, pour votre fidélité et votre amitié... D'autres personnalités ont bien voulu nous fournir un texte pour compléter cette publication et nous les en remercions. Nous avons jugé indispensable (Cf Partie I) de faire précéder ces textes de réflexions plus anciennes sur ce sujet - avant les attentats du Il septembre 2001 -, car elles gardent toute leur signification dans la perspective historique indispensable sur cette question.

SOMMAIRE

Introduction Générale

...

page 9

Partie I : LE BOUCLIER ANTIMISSILES AMERICAIN AVANT LES ATTENTATS DU Il SEPTEMBRE 2001 Partie II : LE BOUCLIER ANTIMISSILES AMERICAIN APRESLESATTENTATS DU Il SEPTEMBRE 2001
Annexes.

page 25

page 85
139

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Glossaire

et

sigles.

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169

Bibliographie..

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.. ..

.. .. .. .. .. .. .. .. .. .. page

173

Table des matières

page 179

INTRODUCTION

GENERALE

par Pierre P ASCALLON Professeur Agrégé de Faculté

1- De toujours, au 20èmesiècle, les Etats-Unis cherchent à se doter d'une« défense sans impasse »lleur permettant de confirmer, voire d'approfondir, leur leadership mondial. C'est dans cette perspective qu'il faut situer les projets américains de défenses antimissiles. Il ne s'agit pas en effet
- avec leurs projets antimissiles - de remplacer la dissuasion

vue comme «sanctuarisation », mais de la compléter si possible pour parvenir à une défense «globale»: on voit bien les projets antimissiles comme de la «super sanctuarisation» et on entend ainsi avoir une supériorité en toute hypothèse, dans toutes les situations, pour toutes les formes de menaces et de conflits, assurant une invulnérabilité du territoire US. A dire le vrai, les Etats-Unis se sont préoccupés de défense antimissiles dès 1945, après avoir constaté l'impact que le bombardement de Londres par les V-2 avait pu avoir sur la population. Mais on peut dire que les recherches ont réellement commencé dans les années 50, lorsque les Américains ont pris conscience des progrès des Soviétiques en matière de missiles balistiques et elles se sont

considérablement accélérées après le lancement du 1er
SPOUTNIK en 1957. Oui, c'est bien à cette période que vont se développer, dans le cadre de l'affrontement stratégique

entre l'Est et l'Ouest, ce qu'on appelle désormais - non sans
une certaine emphase - les programmes de «bouclier antimissiles », pour protéger le territoire américain contre une éventuelle agression par des missiles balistiques soviétiques porteurs de charges de destruction massive. C'est ainsi qu'en 1956-57, moins d'un an après le 1eressai de missile intercontinental russe, les Etats-Unis étudiaient le programme «DEFENDER» qui prévoyait un système de défense antimissiles basé dans l'espace, programme dit
1

Cf. J. ISNARD : « L'Amérique cherche une défense sans impasse », Le

Monde, 22 mars 2002.

-11-

« BAMBI» (<< Ballistic Antimissile Boost Interceptor») : on imaginait quelque 3.600 satellites en orbite basse avec des intercepteurs « NIKE-X» devant atteindre la cible selon le principe du «Hit to Kill» (<<ercute pour tuer»). Ce p programme «BAMBI» a été abandonné en 1964, après 13,5 milliards de dollars (dollars constants 2000) de dépenses. En 1967, c'est le programme «SENTINEL» - relayé ensuite par le programme «SAFEGU ARD» prévoyant quelque 2.500 intercepteurs « SPARTAN» et « SPRINT» : il s'agissait d'abord de protéger les principales villes américaines contre une attaque nucléaire limitée, puis les principaux sites militaires; programme qui sera rendu caduc par la signature du Traité ABM qui interdit à chacun de mettre l'ensemble de son territoire à l'abri des coups de l'autre. En effet, on s'en souvient, les Etats-Unis et l'ex-URSS signent en 1972 le Traité ABM (<< Anti Ballistic Missiles») qui limite strictement à deux (puis à un seul en 1974) le déploiement de missiles antimissiles et prohibe la mise en place de systèmes pour la défense du territoire2. En 1976, le Congrès américain décide d'ailleurs de mettre fin au déploiement du seul site construit l'année précédente, à Grand Forks (Dakota du Nord), pour protéger des silos d'engins intercontinentaux MINUTEMAN. Aussi bien, pendant une dizaine d'années environ, les défenses antimissiles vont passer quelque peu au second plan et la scène internationale sera dominée par la querelle des « Euromissiles », cet épisode des Euromissiles s'achevant en 1983 par l'installation sur le sol du vieux continent des fusées PERSHING et CRUISE américaines devant permettre

-

2

Le Traité ABM - on le sait - a été considéré depuis cette date comme la clef de voûte de la stabilité stratégique dans la mesure où il préserve la capacité dissuasive non seulement des Etats-Unis et de l'URSS, mais également des trois autres puissances dont le statut nucléaire a été consacré par le TNP (Traite sur la Non Prolifération des annes nucléaires du 1erjuillet 1968). -12-

de « recoupler » véritablement la défense de l'Europe et celle de l'Amérique et mettre fin aux inquiétudes nées du déséquilibre créé dans nos nations par la présence des SS-20 soviétiques3. Au même moment, en 1983, le Président Ronald Reagan lance le projet IDS (Initiative de Défense Stratégique), plus connu sous l'appellation de « guerre des étoiles». C'est le projet de bouclier antimissiles le plus ambitieux jamais élaboré: il s'agit en effet, grâce à l'utilisation de lasers, de radars et d'intercepteurs basés à terre et dans l'espace, d'être capable de détruire tout missile balistique menaçant le territoire des Etats-Unis4. La « Strategie Defense Initiative Organization» est créée en 1984; quelque 26 milliards de dollars (valeur 2000) vont être investis dans ce programme qui n'a jamais abouti. Les Américains devaient reconnaître en effet, à la fin des années 80, que leur ambition était sans doute démesurée - le système s'est heurté, semble-t-il, à des obstacles techniques apparemment insurmontables -, et ils vont se concentrer davantage, à partir des années 87, en

fonction des évolutions internationales, sur - on a la double
vocation des missiles antimissiles5 - le développement d'une défense antimissiles de «théâtre », et le développement d'une défense antimissiles de « territoire », plus limitée que l'IDS. Le développement d'une défense antimissiles de « théâtre» ? Il est vrai que la guerre du Golfe du début de la
3

Cf. P. PASCALLON: «Les Etats-Unis et la défense de l'Europe », La Les missiles balistiques soviétiquesbien sûr, et peut-être et surtout -

4

Croi~ 9-10 septembre 1984.

dans le même mouvement - de mettre l'économie soviétique à genoux et les soviétiques face à la réalité de leur échec économique. On ne peut que constater que le défi économique qu'a représenté l'IDS a contribué - entre autres facteurs - à accélérer l'effondrement de l'Union Soviétique. 5 Cf. J. ISNARD : «La double vocation des missiles antimissiles », Le Monde, 02 mars 2000.

-13-

décennie 90 va donner - de 1992 à 1995 - un grand essor aux programmes de défense antimissiles visant la protection d'un théâtre d'opérations. Il s'agit bien de la «défense antimissiles de théâtre» (<< Theater Missile Defense»: « TMD »), concept couvrant en réalité une large gamme de systèmes allant de la défense localisée de troupes en opérations ou de points sensibles - on pense au système «PATRIOT» -, à la protection de zones plus vastes d'un rayon d'une centaine à plusieurs centaines de kilomètres, à l'image des systèmes terrestre « THAAD » (<< Theater High Altitude Aera Defense ») et naval «NTW» (<< Navy Theater Wide» ). Mais notre réflexion sur le « bouclier antimissiles » porte sur la défense antimissiles pour protéger le teITÎtoire national, la défense antimissiles stratégiques, concept relevant de la «NMD» (<< National Missile Defense »). Il va être exclu - après les bouleversements géostratégiques des années 1989-91 : effondrement de l'URSS, d'acquérir à grand prix un système protégeant les Etats-Unis contre les forces balistiques nucléaires russes. D'où la guerre des étoiles «allégée» qu'entend mettre en place en 1991 le Président Bush (senior) avec son projet «GPALS» (<< Global Protection Against Limited Attacks»), autour des 1.750 intercepteurs à terre et dans l'espace censés protéger les Etats-Unis d'un tir accidentel ou non autorisé d'engins intercontinentaux. L'élection de Bill Clinton en 1993 va remettre en cause le « GPALS ». Le Secrétaire d'Etat à la Défense, Lee Aspin, ajoute que «son destin avait été scellé avec l'effondrement de l'URSS». Pourtant, pendant la campagne présidentielle de 1996, Clinton va relancer l'idée d'une défense antimissiles pour protéger le territoire américain: c'est la création de la « BMDO » (Ballistic Missile Defense Organization») et Ie lancement du «Deployment Readness Program », programme optant pour des solutions précises pour une -14-

défense antimissiles limitée. Mais l'avènement d'une Majorité Républicaine au Congrès à partir de 1994, l'écho grandissant rencontré par la question de la prolifération balistique dans le monde avec notamment et surtout la menace des Etats «voyous », «parias» (les «Rogues States ») : Corée du Nord, Iran, Irak, Inde, Pakistan - qu'on pense à l'évaluation effectuée à l'été 1998 par la Commission Rumsfeld, crédibilisée quelques semaines plus tard par le tir d'un engin Nord-coréen -, allaient ouvrir la voie à une « guerre des étoiles bis », les Démocrates et les Républicains votant main dans la main au Congrès le «National Missile Defense Act» en 1999. «Guerre des étoiles bis»? Pas complètement pourtant. Si, en effet, le projet NMD élaboré par l'Administration Clinton, sous la pression parlementaire, hérite de «l'Initiative de Défense Stratégique» de Reagan, le concept d'intercepteurs de missiles par « collision directe », il n'entend pas constituer pour autant un « bouclier absolu». Son caractère est moins ambitieux et plus réaliste, tant dans le dimensionnement du système et dans les technologies retenues que dans les objectifs et les coûts financiers: la 1ère phase du projet consiste à déployer vers 2005 une centaine d'intercepteurs en Alaska pour faire face à un tir en provenance de la Corée du Nord, dont la détection se ferait au moyen de radars au sol; la seconde - vers 2011-2012 - verrait le déploiement d'environ 100 intercepteurs supplémentaires sur un deuxième site et de capteurs dans l'espace: le système serait destiné à arrêter au maximum quelques dizaines de têtes accompagnées d'ALAP (aides à la pénétration) en provenance d'Asie du Nord-Est ou du Moyen-Orient. le soin à son successeur à la Maison Blanche de déployer ce bouclier antimissiles6. George W. Bush - élu - va intégrer
6

Bill Clinton annoncera le 1er septembre 2000 qu'il laisse

Cf. I-I. MEVEL: «Clinton se défausse sur les antimissiles», Le -15-

Fi2aro, 2-3 septembre 2000.

les deux concepts de NMD et de TMD sous la dénomination de « Missile Defense» (<< MD ») et, pour ce qui concerne la NMD, il va reprendre l'idée d'un système de défense antimissiles plus large et plus ambitieux que celui de l'Administration Clinton, au point que les commentateurs - à l'été 2001 - ont cru pouvoir parler d'un «retour» de la «guerre des étoiles» ou, au moins, d'une partie du programme de la « guerre des étoiles». Ce système, d'abord teITestre, s'attachant à détruire les missiles assaillants par «percussion directe» dans la dernière partie de leur trajectoire, deviendrait en effet, à terme, un système beaucoup plus développé, dit «multicouches »7, intégrant une composante navale, voire spatiale (avions et satellites), permettant de détruire les missiles balistiques dès leur phase de lancement, c'est-à-dire avant qu'ils aient pu prendre de la vitesse et lancer des leurres; système qui s'affranchirait définitivement des limites posées par le Traité ABM, jugé obsolète8; système qui protègerait non seulement les 50 Etats américains, mais aussi leurs Alliés.

7

Cf AFP: «Les Etats-Unis vont accélérer le développement de leur
multicouches» », Le Monde., 14 juillet 2001.

bouclier antimissiles«
8

Cf. AFP : « Washington prévoit d'effectuer des essais d' antimissiles contraires au Traité ABM », Le Monde., 19 juillet 2001. C'est en juin 2002 que la décision de G. Bush, annoncée en décembre 2001, de se retirer du Traité américano-msse antibalistique est devenue effective. -16-

II-C'est dans ce contexte que sont survenus les attentats du Il septembre 2001 qui ont obligé les Etats-Unis à réexaminer «le niveau de priorité de la défense antimissiles dans les investissements consacrés à la sécurité» 9. Pour la première fois de leur histoire depuis 1812, les Etats-Unis ont été frappés par un ennemi extérieur sur leur territoire continental. particulierlo - ont cru pouvoir avancer, trop rapidement, que les Etats-Unis allaient abandonner leurs efforts en matière de « Missile Defense» ; le thème du « bouclier », en particulier, serait disqualifié par ces évènements. Un tel système ne permettrait pas, en effet, de parer à une menace réelle du type de celle du Il septembre et il faudrait donc que les Américains concentrent leurs efforts sur d'autres domaines, et bien sûr d'abord et surtout -pour ne pas dire uniquement-, se consacrent à la lutte contre le terrorisme. Il n'en a rien été. Certes un système antimissiles aurait été totalement impuissant face à des attentats du type de ceux du Il septembre, mais il est clair, aux yeux des Américains Il , que la menace balistique de «l'Axe du Mal» (Irak, ... ) demeure, et les Etats-Unis doivent donc poursuivre le déploiement du « bouclier antimissiles », voire accélérer sa mise en place en partant du principe que celui-ci protègerait au moins de ce type de menaces. Il est vrai en effet que plus encore qu'avant les attentats du Il septembre, les Etats-Unis vont confirmer après ce
9

Un certain nombre d'observateurs -

français en

Débat entre K-B PAYNE et 1. CIRINCIONE dans la Revue de Cf. par exemple Georges LE GUELTE: «L'avenir de la défense

l'OTAN, hiver 2001-2002.
10

antimissiles », dans P. BONIFACE: Les lecons du Il seotembre, IRIS, PUF,2001. Il Les sondages effectués après le Il septembre montrent le soutien croissant de l'opinion publique américaine aux dépenses de défense et à la défense antimissiles en particulier. -17-

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