//img.uscri.be/pth/1b13da175b47c2ef9fa9a1ad1bd389dd3c57f91e
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 12,75 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Le mouvement Goush Emounim et la colonisation de la Cisjordanie

De
192 pages
Deux peuples se déchirent depuis bientôt quarante ans pour obtenir préséance sur une région commune en Palestine. les uns l'appellent la Cisjordanie, les autres, la Judée-Samarie. Cette région appartient-elle aux Juifs ou aux Palestiniens ? L'importance de cette question ne réside pas tant dans sa réponse que dans la compréhension des enjeux entourant la colonisation juive de la Cisjordanie. Tel est l'objet de cette étude, un groupuscule précis au sein de la tendance sioniste religieuse qui proclame haut et fort l'appartenance de la Judée-Samarie au peuple juif.
Voir plus Voir moins

Le mouvement Goush Émounim et la colonisation de la Cisjordanie

Histoire et Perspectives Méditerranéennes Collection dirigée par Jean-Paul Chagnollaud Dans le cadre de cette collection, créée en 1985, les éditions L'Harmattan se proposent de publier un ensemble de travaux concernant le monde méditerranéen des origines à nos jours.
Déjà parus Colette JUILLIARD, Le Coran au féminin, 2006. René DOMERGUE, L’intégration des Pieds-Noirs dans les villages du Midi, 2005. Kamel KATEB, Ecole, population et société en Algérie, 2005. Ahmed B. BERKANI, Le Maroc à la croisée des chemins, 2005. Melica OUENNOUGHI, Les déportés algériens en NouvelleCalédonie et la culture du palmier dattier, 2005. Anne SAVERY, Amos Oz, écrire Israël, 2005. R. CLAISSE et B. de FOUCAULT, Essai sur les cultes féminins au Maroc, 2005. Nordine BOULHAIS, Histoire des Harkis du Nord de la France, 2005. Jean-François BRUNEAUD, Chroniques de l’ethnicité quotidienne chez les Maghrébins français, 2005. Ali HAROUN, Algérie 1962 – La grande dérive, 2005. Yoann KASSIANIDES, La politique étrangère américaine à Chypre (1960-1967), 2005. Abdelaziz RIZIKI, La diplomatie en terre d’Islam, 2005. Jean-Pierre CÔMES, La guerre d’Algérie et ses fantômes, 2005. Louis Saïd KERGOAT, Frères contemplatifs en zone de combats. Algérie 1954-1962, 2005. Jilali CHABIH, Les finances des collectivités locales au Maroc, 2005. Yves SUDRY, Guerre d’Algérie : les prisonniers des djounoud, 2005. Samya El MECHAT, Les relations franco-tunisiennes. Histoire d’une souveraineté arrachée. 1955-1964, 2005.

Isabelle SAINE

Le mouvement Goush Émounim et la colonisation de la Cisjordanie

L’Harmattan 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris FRANCE
L'Harmattan Hongrie Könyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest Espace L’Harmattan Kinshasa Fac..des Sc. Sociales, Pol. et Adm. ; BP243, KIN XI Université de Kinshasa – RDC L’Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE L’Harmattan Burkina Faso 1200 logements villa 96 12B2260 Ouagadougou 12

www.librairieharmattan.com harmattan1@wanadoo.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr © L’Harmattan, 2006 ISBN : 2-296-00318-4 EAN : 9782296003187

On doit vivre de préférence en terre d'Israël, même dans une ville dont la majorité des habitants sont des païens, et l'on ne doit pas vivre en dehors du pays, même dans une ville dont tous les habitants sont des Juifs. Car habiter dans le pays vaut toutes les prescriptions de la Torah. Ketoubot, 110 b

AVANT-PROPOS Ce passage du Talmud, que nous avons placé en exergue de cette étude, se traduit également par « Quiconque réside en Eretz Israël est comparable à celui qui a un Dieu. Quiconque habite à l'étranger est comparable à celui qui n'a pas de Dieu ». Cette dernière interprétation est d'autant plus frappante qu’elle illustre une conception géocentrée qui ne fait pas l'unanimité au sein des judaïsmes. Moïse Maimonide, éminent rabbin au XIIe siècle de notre ère, relativisait l'importance de cette prescription de résidence en Terre d'Israël en ne la rangeant pas au rang des 613 commandements. En revanche, pour certains sionistes religieux, ceux qui se réclament autant de la mouvance orthodoxe que du mouvement sioniste, cette conception centralisatrice de la Terre promise constitue une valeur religieuse suprême. Ce célèbre passage du Talmud évoque, à lui seul, une des réalités du conflit qui sévit à l'est de la Méditerranée depuis bientôt quarante ans. Deux peuples se déchirent pour obtenir préséance sur une région commune en Palestine. Les uns l'appellent la Cisjordanie, les autres, la Judée-Samarie. Cette région appartient-elle aux Juifs ou aux Palestiniens ? L'importance de cette question ne réside pas tant dans sa réponse que dans la compréhension des enjeux entourant la colonisation juive de la Cisjordanie, véritable obstacle à l'instauration d'une paix ultérieure. Tel est l'objet de cette étude, un groupuscule précis au sein de la tendance sioniste religieuse qui proclame haut et fort l'appartenance de la Judée-Samarie au peuple juif.

9

INTRODUCTION DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE

L’inextricable relation entre religion et politique a suscité une immense littérature destinée à comprendre la place de la religion au sein de l’État d’Israël. État d’Israël souvent qualifié d’État juif et démocratique, sans être ni théocratique ni laïque. Une théocratie impliquerait la souveraineté de Dieu ou d’un représentant de Dieu tandis que l’État laïque nécessiterait une séparation nette et précise de la politique et de la religion, où cette dernière se retrouverait reléguée à la sphère privée et sous l’autorité du premier. Le nouvel État hébreu ne constitue ni l’une ni l’autre de ces situations mais plutôt un genre d’État hybride qui revêt un caractère spécifique. La question plurivoque de l’articulation des notions de religion et politique en Israël trouve son fondement au sein de plusieurs éléments. Premièrement, le sionisme, comme mouvement politique et organisé pour le retour du peuple juif à Sion1, recèle une problématique antagonique. Il permet de redonner aux Juifs une identité souveraine et politique officiellement perdue depuis l’an 135 de notre ère, mais en puisant son essence dans la religion juive, celle qui a justement permis la survivance deux fois millénaire du peuple juif de l’assimilation. En d’autres mots, « le sionisme entend replacer les Juifs dans l’histoire profane du monde en les dotant d’une identité nationale et politique ». Il ne veut pas « abolir l’appartenance collective au peuple juif, mais la reformuler en des termes nouveaux sans nier le rôle passé de la religion et en préservant intact l’élan messianique. » (Dieckhoff, 1993, p. 160) Également, selon le guide préconisé par Theodor Herzl (Herzl, 1990), l’État des Juifs du vingtième siècle se voulait originellement une entité calquée sur le modèle politique européen (laïcité), d’où il est issu, totalement
1

Sion est l’équivalent poétique dans la Bible de la Montagne du Temple ou de Jérusalem en général.

13

dépourvu d’un élément religieux dominant2. Mais la lettre du statu quo3, quarante-quatre années après la mort de Herzl, allait modifier cette donne et engendrer une entité unique où religion et politique se côtoient subrepticement. De plus, comme le système politique israélien favorise la représentation proportionnelle intégrale, à l’image de l’Organisation sioniste mondiale4, plusieurs groupes religieux prennent part au processus décisionnel en Israël.
2

D’ailleurs, Herzl rejette sans équivoque la possibilité d’une théocratie dans l’État des Juifs. Il affirme que « si la foi maintient notre unité, la science nous libère. C’est pourquoi nous ne permettrons pas aux velléités théocratiques de nos chefs religieux d’émerger. [...] Ils n’ont pas à s’immiscer dans les affaires de l’État qui les distingue, car cette ingérence provoquerait des difficultés extérieures et intérieures » (Herzl, 1990, pp. 94-95). 3 Ce document, appelé à tort « lettre du statu quo », était destiné à rassurer les Juifs orthodoxes sur les questions du shabbat et des lois matrimoniales afin que ces derniers ne s'opposent pas à la création de l'État d'Israël devant la commission UNSCOP (Friedmann, 1990, p. 37). Aujourd'hui, on croit que cette lettre permettait de « garantir l’exclusivité des tribunaux rabbiniques en matière de statut personnel des Juifs, faire en sorte que le shabbat et les fêtes juives soient reconnus officiellement comme jours de repos et puissent ainsi être respectés sans entrave, garantir le respect des lois alimentaires dans toutes les institutions publiques dépendant de l’État et préserver l’autonomie du système d’éducation ultra-orthodoxe » (Greilsammer, 1991, p. 50). 4 « Le système politique de l’OSM a fortement influencé le système politique israélien. [...] En raison du nombre élevé de membres (100 000 adhérents en 1899 et plus de 2 millions en 1946 répartis dans une cinquantaine de pays) et des divisions idéologiques, chaque parti à l’intérieur de l’Organisation a créé son organisme politique et présenté des candidats aux élections pour le Congrès ». Le mode d’organisation de l’OSM « s’inspirait des mouvements de masse, partis politiques et syndicats, avec leurs cartes de membres et leurs élections. Il s’inspirait encore plus de la démocratie parlementaire avec le rôle des partis, le suffrage proportionnel, les coalitions gouvernementales. Une démocratie très décentralisée, rendue nécessaire par l’éparpillement de ses membres, la proportionnelle pour promouvoir un sentiment d’appartenance [...] » (Bauer, 2000, pp. 8-9).

14

Depuis cette date historique de la déclaration d’Indépendance de l’État d’Israël, le 14 mai 1948, plusieurs politologues et sociologues s’attardent à la compréhension des différents enjeux sous-jacents à l’interpénétration des notions de religion et de politique en Israël. Plusieurs angles sont possibles pour approcher cette articulation complexe. La majorité s’entend pour dire que l’analyse de l’enchevêtrement de la religion dans le système politique et juridique israélien constitue un élément essentiel, nécessaire à l’élaboration du caractère mixte de l’État hébreu (Birnbaum, 1970 ; Abramov, 1979 ; Liebman et Don-Yehiya, 1983, 1985 ; Trigano, 1990 ; Greilsammer, 1991 ; Klein, 1991, 1997 ; Weiler, 1991 ; Bensimon, 1992; Dieckhoff, 1993 ; Dowty, 1998 ; Bauer, 2000 ; Ajchenbaum, 2002). L’étude des partis religieux constitue également une donne indispensable pour comprendre l’imbrication de la religion et de la politique en Israël. Selon Julien Bauer : Les partis religieux en Israël présentent deux facettes : ils sont l’expression israélienne des partis religieux démocratiques et une expression politique du judaïsme en Israël. Leur importance ne réside pas uniquement dans le rôle crucial qu’ils jouent dans le système politique israélien mais dans leur rôle comme point de convergence entre religion et politique, entre judaïsme et Israël. (Bauer, 1991, p. 10 ; voir aussi Schiff, 1977 ; Liebman et Don-Yehiya, 1985 ; Greilsammer, 1986, 1988 ; Drezon-Tepler, 1990 ;) D’autres auteurs s’intéressent à l’étude de groupes religieux juifs pour essayer de saisir la relation qui s’impose entre judaïsme traditionnel et État moderne. Ces 15

groupes, que l’on peut rassembler sous le terme d’orthodoxie juive, présentent sensiblement les mêmes caractéristiques : croyance en la primauté absolue du Tanak et du Talmud, observance des 613 commandements (mitsvot) de Dieu, réclusion de la société en petites communautés autonomes et absence de participation directe à la politique environnante. En revanche, certains groupes de ces « hommes en noir », selon l’appellation d’Ilan Greilsammer, sont fortement présents politiquement en Israël et occupent une place déterminante dans le processus décisionnel des questions séculières (Rabinowicz, 1982 ; Liebman et Don-Yehiya, 1983 ; Greilsammer, 1988 ; Friedmann, 1986, 1989 ; Ravitzky, 1989 ; Weiler, 1991). Un autre angle prédominant au sein de l’étude de l’articulation religion-politique en Israël consiste en l’analyse de ces deux notions lorsque la religion et la politique, souvent antithétiques, se radicalisent pour former ce que plusieurs auteurs nomment le fondamentalisme juif (Lustick, 1988 ; Kepel, 1991 ; Dieckhoff, 1999). Toutefois, le concept de fondamentalisme juif reste nébuleux, et l'ensemble des auteurs traitant de ce sujet ne s’accordent pas sur une signification commune (nous étudierons ce concept au chapitre cinq). Mais que la définition du fondamentalisme juif soit d’ordre religieux ou d’ordre politique, plusieurs auteurs s’entendent pour reconnaître que certains mouvements utilisent la politique pour modifier la société selon des objectifs religieux, ou usent de la religion à des fins politiques. Notre étude se situe au point adjacent de tous ces angles de recherche. Nous tenterons de mieux comprendre l’articulation entre religion et politique en Israël en focalisant notre attention sur un mouvement extraparlementaire composé de Juifs orthodoxes qui usent de la politique pour modifier la société en fonction de 16

visées religieuses. Ce mouvement appelé Goush Émounim, le Bloc des Croyants, a la caractéristique unique en Israël de lier inextricablement les notions de religion et de territorialité. En effet, la délimitation du territoire du nouvel État hébreu constitue, selon lui, une valeur religieuse suprême qui déterminera la Rédemption du peuple juif et de l’humanité. Pour comprendre le Goush Émounim, il faut préalablement connaître la situation préconisée par l’État israélien depuis sa victoire de la guerre de Six Jours en juin 1967. Depuis cette date fatidique, non seulement l’État hébreu occupe illégalement les territoires palestiniens, la Cisjordanie (comprenant la Judée et la Samarie), la Bande de Gaza et la partie Est de la ville de Jérusalem, mais il poursuit une politique de fait accompli, défiant en cela les accords multilatéraux et les résolutions du Conseil de Sécurité. La décennie suivant la victoire de juin 1967 — victoire redonnant aux Juifs l’intégralité d’Eretz Israël (Terre promise dans le Tanak) de la Méditerranée au Jourdain5 — s’est caractérisée par une politique de colonisation
5

Cette affirmation n’est pas exacte. Les différentes périodes d’habitation de la terre d’Israël par le peuple juif diffèrent quant à la détermination des frontières, élément important qui ne permet pas d’identifier précisément les frontières d’Eretz Israël. Voir le chapitre intitulé « The Borders of the Promise Land » in Weinfeld, Moshe, The Promise of the Land. The inheritance of the Land of Canaan by the Israelites, Berlkeley, University of California Press, 1993; le troisième chapitre « The Land of the Conquest » in Buchanan, George Wesley, The Consequences of the Convenant, Leiden, E. J. Brill, 1970 ; Biger, Gideon, « The Names and Bounderies of Eretz-Israel (Palestine) as Reflections of Stages in its History », in Kark, Ruth, (ed.), The Land that Became Israel, New Haven and London, Yale University Press, 1990 et Hoffman, Lawrence A., (ed), The Land of Israel: Jewish Perspectives, Notre-Dame, University of Notre-Dame Press, 1986. .

17

sécuritaire selon le plan Allon du gouvernement travailliste. Ce plan préconisait la colonisation de la Cisjordanie selon un principe de compromis territorial visant des frontières maximalement sécuritaires et un ajout minimal de population arabe à l’État d’Israël, cela afin de ne pas menacer la majorité juive constituante. En 1977, au moment de la chute de l’idéologie dominante depuis la création de l’État d’Israël (le camp sioniste-socialiste) et de l’entrée au pouvoir du Likoud (Fédération de la droite israélienne), la politique alloniste de colonisation de la Cisjordanie a été ignorée pour céder la place aux principes colonisateurs radicaux d’un nouveau mouvement irrédentiste israélien : le Goush Émounim. Ce dernier promouvait comme objectif paroxystique « l'israélisation » de la Cisjordanie et comptait y parvenir en établissant une présence juive constante, en transformant la composition démographique pour atteindre une majorité juive et, enfin, en promouvant une éventuelle annexion de la Cisjordanie à l’État d’Israël. Penseurs, politologues et sociologues ont tenté, depuis sa naissance en 1974, de résoudre la problématique que ce nouveau mouvement imposait aux relations entre religion et politique en Israël. Plusieurs ouvrages ou articles traitent : des raisons sous-jacentes à son émergence (Schnall, 1979 ; Aran, 1986, 1988 ; Lustick, 1988), du fondement de ses idéologies et de sa vision du monde (Shilhav 1985 ; Lustick, 1988 ; Friedmann, 1990 ; DrezonTepler, 1990 ; Dieckhoff, 1999), de sa structure organisationnelle, politique et sociale (Sprinzak, 1985 ; Ben-Zadok, 1985 ; Bauer, 1985 ; Dieckhoff, 1990), de ses méthodes et tactiques de colonisation (Shafir, 1985 ; Schnall, 1985 ; Weisburd, 1989) et, finalement, de son caractère extrémiste (Weisburd, 1989 ; Sprinzak, 1991 ; Peleg, 2002).

18

Or, ces auteurs n’abordent pas directement une question essentielle et épineuse dans le contexte actuel où Israël occupe toujours les territoires palestiniens et où les dernières décennies ont clairement démontré l’urgence d’un retrait israélien des territoires : le poids du Goush Émounim dans la politique territoriale palestinienne de l’État d’Israël6. Quel rôle détient le Goush Émounim dans la décision israélienne — vieille de trente-six ans — de ne pas se retirer des territoires occupés ? Son incidence estelle négligeable ou importante ? Parmi tous les ouvrages précédemment cités, seul l’article de Gershon Shafir (1985) traite de l’incidence du Goush Émounim, mais de manière incomplète selon nous, en se concentrant uniquement sur la politique colonisatrice du gouvernement israélien de 1974 à 1984. Le rôle du Goush Émounim, en effet, ne s’étend pas exclusivement à la colonisation de la Judée-Samarie. Le Goush Émounim constitue un groupe présent sur l’échiquier politicoreligieux israélien et véhicule des idées irrédentistes déjà partagées par une partie de la population. Son influence auprès des gouvernements successifs d’Israël ne résiderait pas simplement dans le nombre de colonies qu’il a pu implanter dans les territoires occupés et dans le nombre de volontaires qu’il a pu convaincre pour s’établir sur ces terres. Son positionnement et ses choix d’alliances politiques, ses idées développées à partir de la pensée

6

On pourrait croire que l’ouvrage de Newman (1985) qui s’intitule The Impact of Gush Emunim. Politics and Settlement in the West Bank répond précisément à notre question. Bien que nous nous en soyons inspirée, ce livre rassemble les études de multiples auteurs sur des éléments qui caractérisent le Goush Émounim. Ainsi, bien que cet ouvrage nous apportera plusieurs informations essentielles, il ne se préoccupe pas de connaître le poids du Goush Émounim sur la politique territoriale palestinienne d'Israël.

19